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mar. 18 novembre 2014

Le trente-quatrième kilomètre

J'en suis à l'avant-dernier chapitre. Il me reste 28 pages à traduire. Moins d'un dixième du livre. Tu veux voir mon joli tableau de suivi ? Regarde mon joli tableau :

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Ché biau, hein ?

Eh ben j'en bave un petit peu. J'ahane. J'ai l'impression d'être un marathonien en plein dans le fameux mur - Oooh je t'entends ricaner d'ici Le Goût, mais toi non plus t'as jamais fait de course à pied, hein, alors camembert.

Ces dernières pages ne sont pas plus difficiles que les 250 qui les ont précédées. Mais elles ont un goût étrange, que je découvre pour la première fois. Alors que la fin se profile, je piaffe comme un cheval qui sent l'écurie, j'ai hâte de goûter au sentiment d'avoir terminé. Le suspense est assez mou, mais tout de même, j'ai envie de savoir comment ça se finit (bien, évidemment, mais bien comment ?).

Mais d'un autre côté... Le Chou m'a dit qu'on avait le cœur gros quand on terminait une traduction. Post-liberum animal triste ? Et puis, tant que ce livre n'est pas terminé, ça veut dire que je vais gagner des sous. Mais après ? Combien de temps avant la prochaine traduction ? Et y en aura-t-il seulement une prochaine?

Je pose ces questions de manière purement théorique, car pour le moment je n'éprouve pas encore cette angoisse. J'espère que je n'en aurai pas trop le temps...

mar. 11 novembre 2014

C'est mardi c'est Milky

Je prends sur le précieux temps de sieste pour honorer notre rendez-vous.

Hiboute est en plein dans le début du langage, elle ne parle toujours pas beaucoup (nous venons de recenser une dizaine de mots qu'elle utilise régulièrement) mais elle adore qu'on lui nomme les choses, c'est merveilleux de voir son intelligence s'épanouir de jour en jour. Hier, dans l'imagier des formes, elle me montre le nuage. Je dis donc "Nuage." Elle me regarde alors, frappée : "Oh !". Et elle se précipite vers la salle de bains où se trouve, sur le bord de la baignoire, un joujou que nous aimons beaucoup toutes deux : un nuage (qu'on remplit d'eau pour faire pleuvoir dans le bain).

Et en ce moment c'est comme ça tous les jours, les associations, les liens, la reconnaissance, je suis complètement fascinée et extrêmement attendrie de la regarder vivre.

mar. 04 novembre 2014

Luxes

Hier, j'ai travaillé au café. J'en ai un pas loin de chez moi, service onctueux, musique pas forte, avec un coin tranquille où je peux m'installer pour plusieurs heures.

Parfois le matin, avant le réveil de la maisonnée - autant dire à l'aube - je vole une petite heure de travail. Cette heure-là est incomparable, exquise.

Je peux travailler en pouilleuse : pyjama, peignoir en polaire, grosses chaussettes de laine moelleuse. Plus de problème de décence, plus de T-shirt enfilé à l'envers, plus d'auréoles de transpiration, plus de chaussures qui font mal aux pieds.

Je peux aller au cinéma en semaine quand il n'y a personne, et travailler le samedi soir si ça me chante. Et j'en profite largement. (un peu trop même, en octobre : étourdie par cette liberté toute neuve, j'ai dépensé un peu trop d'argent et de temps... bah, faut bien s'ajuster)

Je travaille assise à mon bureau, affalée dans le canapé, calée dans le lit avec mes oreillers. Je fais des pauses quand ça me chante, je n'ai pas besoin d'attendre la récré pour aller faire pipi.

Évidemment, je n'ai toujours pas de tickets restaurant, et je crois bien que je n'en aurai jamais.

Évidemment, je n'ai pas la sécurité de l'emploi, mais elle me coûtait beaucoup trop cher. Et peut-être que je savourerais moins ma chance si je la savais acquise pour toujours.

En bonus : un truc qui m'a fait rire sur Twitter cette semaine :
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via @TechnicallyRon

ven. 31 octobre 2014

Come back (du-du-dududu-duuu), Milky come back (dududu-duuu)

Bon, très clairement, bloguer tous les jours, j'y arrive plus. Enfin, j'y arrive plus : je ne me force pas. Mais j'ai plus envie. Et le fait d'écrire déjà une bonne partie de la journée n'y est sans doute pas étranger. C'est pas grave, vous savez quoi ? Je vais redevenir régulière, mais sur un autre rythme. On va dire que je vais écrire tous les... je sais pas, tous les mardis par exemple. Oui, je sais, là on est vendredi. Ce que vous êtes psychorigides, c'est incroyable.

Et parce que les chansons à prise rapide me manquent, je choisirai le titre qui m'inspire le plus dans la semaine en cours.

En attendant mardi prochain, je vous mets une photo halloweenesque, puisque c'est aujourd'hui paraît-il.

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jeu. 16 octobre 2014

Transition

Je voudrais vous raconter ma joie de faire ce nouveau boulot, mais je n'ai pas fini d'écluser ma peine d'avoir failli au précédent. Je voudrais faire les deux en même temps mais ce n'est pas possible, chacun son tour, on ne se bouscule pas.

Qu'elle me paraît loin, l'époque où je postais ici tous les jours ! C'était il y a quelques mois seulement pourtant. Il y a eu un passage où ce n'était plus du tout possible, parce les journées étaient trop courtes, ou trop longues, enfin c'est pareil... mais maintenant que Hiboute est tous les jours à la crèche, j'ai de nouveau le temps. Seulement, l'envie, je l'ai moins, parce que... eh bien parce que j'écris déjà toute la journée. Hé oui : je fais de la traduction.

C'est le seul point commun entre mon ancien boulot, instit, et le nouveau : j'ai pas eu de formation. Traductrice, manifestement c'est plus facile, puisque je m'en sors beaucoup mieux. Et puis, je doute moins de moi. Faut dire, ce boulot-là, je l'ai eu en faisant un bout d'essai ; pas en passant un concours qui n'avait qu'un lointain rapport avec le boulot en question.

Naturellement, c'est un métier qui a beaucoup moins de sens qu'instit. En même temps, remarque le Tigre, tu ne trouveras RIEN qui aura plus de sens que l'enseignement. On va dire que pour la transmission, je mise tout sur Hiboute. Au moins j'aurai foi en ce que je lui apprendrai... Parce que justement, en tant qu'instit, souvent j'avais des doutes sur le bien-fondé de telle ou telle notion. Et je ne suis pas la seule : filez vite voir ce joli documentaire (24 minutes) tant qu'il est visible (et s'il ne l'est plus, il y a cet article qui raconte presque tout).

Il parle presque de moi : il parle de jeunes instits (comme moi) envoyés dans une école parisienne située entre les maréchaux et le périphérique (comme moi) et qui galèrent même pour descendre les escaliers au moment d'aller en récré (comme moi). Comme moi, ils ont des élèves qui se battent, qui ne savent pas lire, qui sucent leur pouce, qui ont des histoires familiales louuuurdes. Mais contrairement à moi, eux sont restés, eux ne se sont pas découragés. Presque pas. Vers la fin, il y en a un qui dit ça, et je l'ai souvent pensé : « Ça m’affecte que personne dans ma classe ne sache ce qu’est un coquelicot. Ça m’affecte énormément. J’en viens à douter des priorités, à douter de ce dont je ne devrais pas douter : à quoi ça va leur servir de savoir ce qu’est un COD, s’ils ne savent pas ce qu’est un coquelicot ? »

Bon enfin c'est du passé pour moi. Je cauchemarde encore régulièrement à ce sujet, je n'ai pas vraiment cicatrisé et je ne sais pas combien de temps il faudra, mais c'est pas très grave. J'ai désormais un boulot que j'aime. Il faudra que je vous raconte : je traduis du mommy porn. C'est quoi le mommy porn ? C'est assez bien résumé ici par exemple. Ce n'est pas glorieux mais c'est rigolo, et je suis fière quand même, enfin non pas fière, mais à l'aise dans mes baskets, et heureuse. Insolemment heureuse.

Il faudra que je vous raconte, mais une autre fois.

jeu. 02 octobre 2014

C'est une poupée qui fait non

Hiboute a 19 mois aujourd'hui. J'aurais préféré parler d'elle le jour de ses 18 mois plutôt, ça faisait plus un compte rond, enfin je me comprends... Mais bon, le mois dernier je n'avais vraiment pas le temps.

Je regrette parfois de ne pas prendre le temps de noter régulièrement la façon qu'elle a de grandir.... Elle reconnaît son immeuble quand on marche dans la rue, elle fait bien attention de ne pas coller ses gommettes Barbapapa les unes sur les autres, elle adore patouiller dans le lavabo avec le savon, son aliment préféré c'est l'avocat.

Tous les matins elle touche successivement notre nez, notre bouche, nos yeux, nos cheveux, puis elle fait de même avec les siens, et elle attend de nous que nous énumérions tout cela - ce que nous faisons, avec dévotion. Tous les matins elle réclame pour boire dans nos tasses de café, tous les matins nous répondons "C'est du café, c'est pas pour les bébés", et tous les matins elle se résigne sagement.

Elle se débrouille désormais pas trop mal pour manger et boire seule - à moins que je ne me sois habituée à ce qu'elle repeigne la cuisine tous les soirs.

Les chaussures la passionnent, elle lève un index attentif en écarquillant les yeux quand elle entend un bruit qui l'intrigue, et elle aime toujours me caresser les cheveux pour s'endormir. C'est parfois très attendrissant de marcher avec elle dans la rue (surtout quand elle pousse sa petite poussette avec son lapin dedans, alors là, le trottoir est plein de flaques de gens qui ont fondu en la voyant), et parfois c'est super relou (elle caresse tous les murs dégueus et les poteaux pleins de pipi de chien, elle court dans l'autre sens, ou bien vers les voitures, elle se tortille si je l'attrape pour aller plus vite, etc).

Après une longue phase monomaniaque de "maman" elle prononce désormais volontiers "papa", et évidemment, ÉVIDEMMENT, elle dit aussi "non".

Qu'on ne se méprenne pas : si cette petite ne parle pas ou si peu, elle sait en revanche très bien se faire comprendre, même des grands pas très familiers des petits (cette patience qu'ont les enfants à réclamer quelque chose d'imbitable, ça me fascine. J'ai la sensation qu'à leur place je me serais déjà énervée depuis belle lurette). Mais pour les habitués, elle a tout de même développé une langue des signes qui lui permet d'aller un peu plus vite :

  • Tire la langue : J'ai soif, esclave / Où est ma tétine, esclave ?
  • Tape ses poings l'un contre l'autre : Chante pour moi, esclave.
  • Incline sa tête contre sa main : Chante "Meunier tu dors" pour moi, esclave / Tu me fatigues avec tes chansons, je veux aller dormir maintenant.

Et ainsi de suite.

C'est notre petite Chouquette chérie. Même quand y a pas crèche, je l'aime, c'est vous dire.

Allez, la prochaine fois, je vous parle de mon nouveau boulot, quand même ! Les journées passent tellement vite...

ven. 19 septembre 2014

Le tag du phénix

Faisons une pause dans les chansons à prise rapide (hum. Au cas où ça ne se serait pas vu encore.)

Couac fait un revival 2004 (en vrai j'ai un peu oublié quand c'était, la "grande époque" des blogs) avec un tag. Un tag, pour les ignares des blogs, c'est un questionnaire qu'on se refile comme un rhume, mais en plus sympa.

Je refile donc à Cécile, Gilda, Liliplume, et puis Heure Bleue et Le Goût des Autres qui à publier tous les jours ne refuseront sans doute pas une idée de note... Si ?

1 - est-ce-que ça t'arrive de porter des chaussettes trouées et de te dire que tu t'en fous parce que personne n'est au courant ? Si oui, tu troues tes chaussettes plutôt au niveau du pouce ou du talon (ou ailleurs !) ?

Non, parce que je trouve ça jouissif de jeter des chaussettes trouées à la poubelle, surtout si je réalise le combo "chaussettes sales" (je ne les ai pas remises à la machine, j'ai l'impression d'avoir économisé une lessive) + "faire la poussière une ultime fois avec avant de les jeter".

2 - quels sont tes prénoms, les deux ou trois ? En es-tu contente ? Pourquoi tu t'appelles comme tu t'appelles ?

Je ne m'appelle que Valentine et j'en suis contente, mais il est arrivé aux gens de croire que je mentais en disant que je n'avais pas de deuxième prénom parce que j'en avais trop honte. Mon grand-père croit que c'est à cause de sa tante (une connasse, apparemment) et ma mère le laisse croire, mais en fait pas du tout, c'était juste comme ça.

3 - raconte-nous un détail précis de ton rêve de vie pour le futur ?

Argh c'est horrible parce que je n'ai que des détails de ménagère qui me viennent, genre j'aurai un placard à balais comme ma grand-mère, et un auvent pour être dehors sans être sous la pluie comme ça on n'aura pas à rentrer le linge qui sèche en cas d'orage... Sinon, dans ma vie future, j'aurai retrouvé la souplesse de mes quinze ans, parce que je me serai mise au yoga. C'est peut-être cette année, ma vie future, qui sait.

4 - elle est comment ta culotte pref' de pref' ?

C'est la misère dans mon tiroir à culottes, entre les trop petites, les trop grandes et les trouées (oui autant je balance les chaussettes sans problème, autant les culottes, comme j'ai du mal à en acheter, j'ai du mal à les jeter...) Il y en a une encore décente, à rayures blanches et roses, qui me va bien.

5 - qu'est-ce-que tu adores dans ta vie (à part tes amis et ta famille) ? Que voudrais-tu, au contraire, y améliorer ?

J'adore mon nouveau boulot ! Dont je vous parlerai un peu plus très bientôt. Parfois j'ai envie d'introduire plus de rituels dans ma vie mais je ne sais pas si ce serait une amélioration, si ça ne me gonflerait pas très vite en fait. Faudrait que j'essaie, quand même.

6 - que veux-tu comme cadeau pour Noël ?

De très bons chocolats, ou des billets de spectacle. En tous cas du consommable ou de l'immatériel (c'est ma ligne de conduite depuis quelques années, depuis que je me suis aperçue qu'il était très difficile de pousser les murs pour avoir plus de place, surtout à Paris).

7 - quel âge as-tu le sentiment d'avoir ?

Le mien, 30 ans.

8 - dans quel lieu as-tu aperçu pour la première fois la personne dont tu es amoureuse ?

A la terrasse du café qui se trouve à l'angle de la rue du Faubourg Saint-Antoine et de la rue des Immeubles industriels (quel cool nom de rue, au passage).

9 - tu es plutôt thé, café ou chocolat au p'tit dej' ? (ou autre chose !)

Café au lait.

10 - montre-nous la photo de tes dernières vacances qui te fait le plus rêver. Nous avons assisté à un mariage à Cadaques, qui est un endroit de rêve (mais pour y accéder, il y a d'abord la route en lacets qui est un cauchemar...).

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11 - quel blog aimerais-tu voir renaître de ses cendres ?

Il n'est pas tout à fait en cendres mais tout de même, j'aimerais la revoir plus souvent : Absofruitly !

mer. 10 septembre 2014

224/397 : Quelque part dans la nuit

(Chéri m'injoncte : Faut que tu blogues ! J'obéis.)

Quelque part dans la nuit, les pleurs d'une mistouflette relou. Elle a perdu sa tétine, ou elle a soif, ou elle a fait un cauchemar, ou elle en a juste marre d'être toute seule dans son lit, loin de maman qu'elle ne voit QUE toute la journée depuis le 30 août - je rappelle que l'adaptation à la nouvelle crèche commence le 15 septembre.

Quelque part dans la nuit, une mère courage (bien moins que les authentiques Congés Parentaux et autres véritables Mères Au Foyer, mais courage quand même) se lève pour tenter de rendormir rapidement la poupette, si possible dans son lit à elle. Ou bien elle ne se lève pas et c'est le papa qui s'y colle. Mais il oublie la tétine, il verse le biberon d'eau sur l'enfant façon Ice Bucket Challenge (Cherchez pas, il est trois heures du mat) et de toute façon quoiqu'il arrive, une demi-heure plus tard Hiboute re-hurle pour un autre motif débile.

Quelque part dans la nuit, après abdication parentale, une pénible pimprenelle, lovée dans les oreillers de ses esclaves, parvenant du haut de ses 81 centimètres à prendre TOUTE la place, ne retrouve pas vraiment le sommeil. Qu'il est relaxant alors de tirer les cheveux de sa reum. Reum bien remontée qui finit par s'enfuir avec son oreiller pour trouver asile sur le canapé. La primprenelle hurle, furieuse qu'on lui ait arraché son jouet. Ne parvient même plus à réveiller son père, finit par se calmer.

Quelque part dans la nuit, Le Chat se met à faire la ravine dans le salon, vient me miauler son haleine de croquette dégueulasse, ronronne beaucoup trop fort, ne se couche pas, me colle son trou de balle sous le nez. Bref, ils ont tous décidé de me faire chier.

Et comme ça, de biberon d'eau en dégueulis félin, on arrive aux portes de la journée d'après.

Tout ça pour remercier bien bas ma chère frangine, qui sentant ma détresse au bout de huit jours de ce régime, a embarqué Hiboute pour nous laisser souffler un peu avant le deuxième round.

Et aussi pour dire aux parents qui n'ont pas d'autre mode de garde qu'eux-mêmes (oui je pense beaucoup à toi ces jours-ci Elisabeth...) : vous êtes des héros et personne ne vous rend hommage, c'est d'une injustice terrible. Vous méritez tant de médailles, de lauriers, de monuments (et surtout si on revendait toute cette camelote, on pourrait construire tant de crèches...).

Je bâcle ma conclusion parce qu'il me reste moins d'une heure de sieste pour souffler et faire tout ce qu'il est impossible de faire avec une petite chérie dans les jambes. On se retrouve la semaine prochaine...

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Quelque part dans la nuit" de Charles Aznavour

lun. 18 août 2014

200/397 : Du matin jusqu'au soir

Ça fait un bail qu'on ne s'est pas vus, vous et moi, hein ?

C'est que, au lendemain de ma dernière note, nous sommes partis chercher asile chez mes parents, à Biniou-City : Hiboute n'ayant plus de crèche pour trois semaines, Le Tigre se retrouvant avec du boulot par-dessus la tête, j'entrais en dépression nerveuse rien qu'à l'idée de cette vingtaine de jours à rester toute seule avec elle, du matin jusqu'au soir.

Chez ses grands-parents, il y avait le chien, les chats (plus accommodants que notre Chat à nous), la balançoire, l'autre balançoire, le toboggan, le bac à sable (oui le jardin de mes parents c'est un peu Disneyland)... Sans parler de toute la gamme familiale, des cousins (modèles disponibles : 12 ans, 6 ans, 4 ans) aux arrière-grands-parents en passant par l'oncle et la tante. S'occuper de Hiboute dans ces conditions, c'était beaucoup plus léger, facile et agréable.

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Malgré tout, du temps pour moi, il n'y en avait que pendant la sieste (heureusement le toboggan ça fatigue), et j'ai préféré l'utiliser à autre chose qu'à bloguer. Au début, fâchée de louper mon marathon des 397 chansons à prise rapide, j'ai envisagé de rattraper mon retard, et puis non, décidément, je ne pourrai pas cocher toutes les cases : j'ai encore trop de Hiboute et pas assez de temps, jusqu'à la mi-septembre. Il y aura donc encore quelques trous d'ici là, des étapes que je ferai en avion comme les coureurs du Tour de France.

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Du matin jusqu'au soir" d’Édith Piaf

mar. 29 juillet 2014

180/397 : Refaire l'histoire

Rien de tel qu'un manuel scolaire, en appui sur les Saintes Instructions Officielles du ministère, pour refaire l'Histoire.


Je suis assez d'accord avec cet article-là, sur le sujet. Il me semble que c'est un champ à repenser de A à Z à l'école. En tous cas, c'est un sujet que je trouve passionnant : qu'est-ce qu'on veut transmettre aux enfants ? C'est quoi, l'Histoire ? Qu'est-ce qu'il est important de savoir ? Pourquoi ?

Pour aller très très vite, je trouve qu'il y a trop de gavage et pas assez de développement de l'esprit critique. J'ai dû attendre la classe de Terminale pour prendre conscience que l'Histoire, ce n'était pas des faits, mais des constructions (quand je vous dis qu'on développe pas assez notre esprit critique à l'école...). Et c'était avec la prof de... philo. On pourrait très bien comparer des manuels scolaires de différentes époques dès l'âge de dix ans, non ? Quant à ce que j'ai pu apprendre à l'école primaire en Histoire, j'ai strictement tout oublié, comme la plupart d'entre vous je pense.

Les adultes déplorent le fait que les jeunes sont complètement perdus dans la chronologie et mélangent Charlemagne avec l'Antiquité, situent Napoléon au Moyen âge. Pour moi, l'Histoire s'apparente à la topologie d'une ville : ce n'est que lentement, parce que je l'arpente régulièrement, en prenant des chemins de traverse, en revenant souvent à mon plan en deux dimensions... que je finis par faire des connexions : ah, cette rue-là dont je connaissais l'autre extrémité débouche donc sur cette place-ci, que je rallie généralement en empruntant ce passage-là qui lui-même... etc.

Pour l'Histoire, c'est la même chose : des pièces de puzzle isolées que je parviens petit à petit à assembler les unes aux autres, de promenade en questionnement, avec des coups d’œil réguliers à la frise chronologique. La fiction m'a énormément aidée à poser des cadres pour mémoriser des dates, des faits (Louis XVI, en lui collant la tête de Jason Schwartzman, j'y arrive beaucoup mieux). Ensuite, j'aime garnir le squelette avec des lectures plus documentaires ; et dans ma classe idéale, en prof idéale, je procéderais davantage ainsi... Une fois que j'aurais répondu aux questions du début de cette note (autant dire que je ne me sens pas tout à fait prête à reprendre les rênes).

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Refaire l'histoire" de Johnny Halliday

lun. 28 juillet 2014

179/397 : La douceur de vivre

Nous avons tous les deux passé une journée un peu pénible, pas très satisfaisante, notre fille aussi était fatiguée, donc relou, autant dire que je ne m'attendais pas à ce que la douceur de vivre vienne me cueillir ce soir ; et pourtant...

Après le dîner de la poupette, nous sommes tous les trois montés sur la terrasse, elle a joué dans son bac à sable avec beaucoup de sérieux, pendant que nous goûtions assis par terre une bière artisanale en profitant des derniers rayons de soleil. Et puis elle est venue jouer à nous faire des chatouilles, j'ai arrosé mes plantes (deux pelées trois tondues), les oiseaux striaient le ciel au-dessus de nous, la rumeur de la ville nous parvenait de loin. On était bien.

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "La douceur de vivre" de Johnny Halliday

dim. 27 juillet 2014

178/397 : Ça peut changer le monde

Dans quelle mesure les voitures du futur, celles qui conduisent toutes seules, changeront-elles le monde ?

En attendant, je me demande si les spots de la sécurité routière changent réellement quelque chose à la sécurité routière. Personnellement, ils m'ont permis d'améliorer ma vitesse... au sprint dont la ligne d'arrivée est le bouton "mute" de mon ordinateur. Je. Ne. SUPPORTE PAS. De les écouter.

Parce que je suis trop sensibilisée à la cause, je pense... et que les années passant, je deviens de plus en plus une mauviette. Du coup, quand j'entends le début de ce spot intitulé "Ça va aller", avec la petite fille qui a peur parce que son papa roule trop vite (oh là là mais quel suspense, on se demande bien comment ça va se terminer cette histoire), je change de pièce, ou je ferme l'onglet responsable.

Toutefois, si ça peut changer le cours de ne serait-ce qu'une vie, je me permets de partager avec vous l'argument pragmatique qui me semble être le plus efficace : "Rouler plus vite ne permet même pas de réellement gagner du temps. Sur un trajet de 220 km, le temps économisé en roulant à 140 au lieu de 130 est d’à peine 7 minutes sur un trajet de 3h45."

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Ça peut changer le monde" de Johnny Halliday

sam. 26 juillet 2014

177/397 : Que restera-t-il ?

Que restera-t-il de ces quelques expositions de photos vues à Arles ce weekend ? Et des catalogues feuilletés à la librairie parce que les expos en question étaient trop éloignées du centre-ville (et qu'il faisait si chaud qu'on était quand même mieux dans la cour ombragée, à patauger dans la bassine avec Hiboute) ? J'ai eu un petit coup de foudre pour Chema Madoz, j'ai trouvé Depardon pépère, j'ai admiré la technique de Vik Muniz sans être particulièrement touchée par son travail, j'ai trouvé sublime la femme de David Bailey, plus intéressante que les photos de son mari qui sont déjà pas mal.

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Que restera-t-il ?" de Johnny Halliday

ven. 25 juillet 2014

176/397 : Ceux qui parlent aux étoiles

Je n'ai pas pratiqué le spiritisme davantage qu'un adolescent lambda durant mes jeunes années, et pourtant, ça me fascinait drôlement. Je me suis un peu calmée, mais on ne me fera toujours pas affirmer que les fantômes n'existent pas. Ce n'est pas vraiment une conviction intime, c'est plutôt de l'ordre du vœu : je crois parce que j'aime croire. J'aime l'idée qu'on puisse parler aux morts parce que ça me conforte dans celle, tout aussi plaisante, qu'on retrouve tout le monde après. Que le temps passé sans ceux qu'on aime n'est pas définitif.

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Ceux qui parlent aux étoiles" de Johnny Halliday

jeu. 24 juillet 2014

175/397 : L'Eldorado

Le livre qui m'accompagne en ce moment parle du Canada. Ce matin, voici ce que je lis au sujet des Haïdas, peuple amérindien de la côte Ouest :

"L'abondance de nourriture et la modération du climat laissaient aux Haïdas, comme à leurs homologues des régions tropicales, énormément de temps pour faire la fête, guerroyer, raconter des histoires, fabriquer des œuvres d'art monumentales et confectionner de gigantesques pirogues. Bref, pour développer une culture complexe."

Ah oui, ça a l'air sympa, je me dis, assise sur mon strapontin de la ligne 6.

"On estime que la population locale se composait d'esclaves, parfois jusqu'à quarante pour cent."

Ah... oui... Bon. Pas facile à trouver, l'Eldorado !

(Le livre en question : L'arbre d'or, vie et mort d'un géant canadien, de John Vaillant)



397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "L'Eldorado" de Johnny Halliday

mer. 23 juillet 2014

174/397 : Allumer le feu

Je vous propose d'aller regarder Flamma, un type qui allume un feu rien qu'avec des objets trouvés chez Ikéou. Moi qui ne tiens guère en place devant une vidéo sur internet (le multitasking m'a tuer), je suis restée scotchée pendant les sept minutes que dure celle-ci. Et puis, en cas de fin du monde, ça peut être utile de savoir faire ça, on ne sait jamais.

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Allumer le feu" de Johnny Halliday

mar. 22 juillet 2014

173/397 : Possible en moto

L'absence de deux-roues (hormis les vélos) m'avait frappée à New York. Les avenues me semblaient pourtant tout à fait praticables, et pas moins dangereuses que les rues parisiennes. Alors quoi ? Une bête histoire de tarif d'assurance ? Une simple préférence culturelle ? Je n'ai pas d'explication ; si quelqu'un la connaît...

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Possible en moto" de Johnny Halliday

lun. 21 juillet 2014

172/397 : Sans profession

Peut-être que dans quinze jours je serai en mesure de me proclamer t****. Ce serait ma nouvelle profession, au moins jusqu'à décembre. Je pourrais enfin arrêter, à la fatale question "Et toi, tu fais quoi dans la vie ?", de répondre "Bin euh, j'étais instit, enfin je le suis toujours d'un point de vue administratif mais enfin bon je ne suis pas sûre de remettre les pieds dans une classe un jour, donc bon, disons que je suis sans profession..." (à ce stade, soit l'interlocuteur s'est enfui, soit il commence à me psychanalyser, et moi j'ai envie de me noyer dans un mojito).

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Sans profession" de Johnny Halliday

dim. 20 juillet 2014

171/397 : Décalage horaire

Quand E. s'est arrêtée de rire parce qu'elle venait de s'apercevoir que je ne rigolais pas en parlant d'aller me coucher à minuit - nous nous trouvions toutes deux alors au beau milieu d'une fête qui battait son plein - je me suis dit qu'il ne s'agissait pas d'un fuseau horaire mais d'une galaxie de décalage. Je suis une extraterrestre, je ne vois que ça comme explication : ma planète d'origine effectuant sa rotation sur elle-même en 26 heures, depuis que je suis arrivée ici, j'ai perpétuellement deux heures de sommeil en retard.

397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Merci" de Johnny Halliday

sam. 19 juillet 2014

170/397 : Perdu dans le nombre

Fête d'anniversaire ce soir. Pas de cadeau perdu dans le nombre : il y avait un pot commun pour offrir un appareil photo à l'intéressée. Même chose pour le mariage de la semaine dernière : les sous de tout le monde ont financé le voyage de noces.

Vous préférez des attentions individuelles ou un gros cadeau vous ? Et quand c'est vous qui offrez?
(J'écris du caca boudin aujourd'hui. Le tigre considère qu'il vaut mieux ne rien écrire alors, et moi je veux respecter - tant bien que mal certes- le jeu. Je pense qu'on a tous les deux raison.)


397 chansons à prise rapide ?
Aujourd'hui "Perdu dans le nombre" de Johnny Halliday

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