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jeu. 04 février 2010

Bambi

Le temps d'avoir à nouveau le droit de faire du sport, l'envie de courir s'est envolée.

Alors aujourd'hui, j'ai pris le bus pour le cours de Vincennes, et j'ai chaussé mes rollers (pas encore étrennés depuis leur achat l'été dernier), assise sur un banc.

Je me lève du banc.

Ouh là. Ca roule drôlement bien ces trucs.

Ouuuh. Mais où est-ce que j'ai mis mon centre de gravité ?

Au secours, une pente de 0.01 % ! Je ne sais pas m'arrêter ! Aaaah ! Ah ouf, un poteau.

Je repars.

Ouh là là. Hé mais c'est vachement dangereux !

Je vais agripper cette poubelle l'air de rien en attendant que la bande de jeunes qui ne demande qu'à se moquer de moi me dépasse. Ils n'ont pas cours à cette heure-ci ? (note to self : pour toute autre activité humiliante, s'installer ailleurs qu'à 50 mètres d'un collège-lycée)

Finalement, j'ai tenu environ dix minutes en faisant des allers-retours sur un trottoir pas trop fréquenté, bien lisse, bien plat et régulièrement planté de poteaux.

J'hésite à présent, entre prendre des cours, retourner sur le cours de Vincennes (mais à 4 heures du matin cette fois), ou bien remiser ces saloperies à roulettes au fond de mon placard et tenter la piscine municipale.

dim. 31 janvier 2010

Conséquence visible et immédiate de ma flemme congénitale sur mon état de santé

Le tournevis qui va bien est à la cave, et je n'ai pas envie de descendre à la cave.

Alors à la place, j'utilise un Laguiole. Non seulement c'est idiot, mais en plus ça ne marche pas.

Snap ! a fait le couteau en me mordant le doigt.

Plic-ploc, le sang dans le lavabo.

La pseudo-pharmacienne qui se prétend infirmière (peut-être celle-là qui a vendu les mauvais médicaments à Heure Bleue) m'a fait un pansement à l'asepsie douteuse, j'aurais préféré que mon papa me fasse un point de suture, mais je suis à Paris et un point de suture à Paris, ça se paye, dans les 4 heures d'attente aux urgences.

Quels autre maux n'ai-je pas évités ainsi ? Dans quelle forme (physique et mentale, surtout mentale bien sûr) serais-je si je n'étais pas si désespérément cossarde ?

lun. 25 janvier 2010

Mort / Vivant

Ce weekend, nous avons dîné chez un ami d'enfance de ce garçon, là, qui est cher à mon cœur.

J'étais impatiente de rencontrer cet ami qui, je l'avais remarqué sur des photos, présente une ressemblance frappante avec le frère aîné de mon père, que je n'ai pas connu car mort d'un cancer (un peu comme tout le monde), à 20 ans (un peu moins comme tout le monde).

Ce frère, notamment, me manque. J'aurais voulu connaître sa voix, ses attitudes, sa relation avec mon père. Se serait-il marié ? Avec qui ? Aurais-je eu pour lui une profonde affection, ou bien une sympathie toute relative ? Qu'est-ce qui aurait été différent dans nos rapports avec mes grands-parents, si la famille n'avait pas explosé en vol ?

J'ai passé la soirée à scruter à la dérobée les traits de l'ami, faisant le compte des points communs et des différences.
La bouche, tout aussi généreuse, les yeux tiens, comme les miens, l'air un peu d'ailleurs, les pommettes, les lunettes, les mêmes cheveux très bruns, et puis... le nez moins long, la carnation plus méditerranéenne, le menton pas pareil.
Quant au timbre, quant aux gestes, qu'aurais-je bien pu reconnaître ? Je les ai épiés et enregistrés, avidement, tout de même.

C'était une rencontre un peu troublante, un peu émouvante, juste un peu. Je ne suis pas déçue ; il n'y avait rien de plus à espérer, que de rencontrer quelqu'un d'autre. C'est bien toujours comme ça que je l'ai connu, ce garçon qui n'a pas eu le temps d'être mon oncle ; en creux.

Mon neveu m'écrit une carte postale du ski : "Je sens que je vais avoir mon flocon". La tournure m'émeut, sans que je sache bien pourquoi.

ven. 22 janvier 2010

Idée de génie politique

J'aime bien ce boulot, aider les gamins à faire leurs devoirs. Je ferais même bien quelques heures de plus, si je pouvais ; seulement ils vont tous à l'école en même temps, et du coup, ne sont tous disponibles qu'aux mêmes moments (et moi, pas suffisamment douée pour l'ubiquité).

On ne pourrait pas leur faire faire les trois huit, à l'éducation nationale, histoire que moi je rentabilise mes journées ?

lun. 18 janvier 2010

Job d'étudiante sans étudiante

Vous avez pour divertir de votre chômage, décidé de donner quelques cours particuliers à une poignée de gamins, par l'intermédiaire d'un concurrent d'A-caca-domia.

Chaque heure travaillée vous coûte une heure de métro, car tous ces enfants habitent les beaux quartiers, ces beaux quartiers qui abritent des ambassades de pays minuscules et des consulats de lointaines îles inconnues.

Les dames pas si vieilles que vous croisez dans le hall des immeubles des beaux quartiers s'inquiètent de votre jeune présence dépourvue de rangs de perles, et vérifient avec tact que vous n'êtes pas un bandit de grand chemin venu subtiliser leurs oeufs Fabergé : "Mais, je ne vous connais pas je crois ? Vous êtes la maman des petits du cinquième peut-être ?...".

Il faut savoir patte blanche montrer...

Vous visitez des appartements dont la superficie vous laisse rêveuse. Il arrive que vous vous y égariez... Heureusement, la nounou philippine est là pour vous indiquer le bon chemin lorsque vous hésitez à un croisement.

sam. 16 janvier 2010

Le kyste, épilogue.

Hier, consultation post-op : tout va bien - mon chirurgien est une personne concise - et c'est donc la fin officielle de ma convalescence.

Je récupère le compte-rendu opératoire. Je passe sur l'étage sus-mésocolique (suce mes quoi ?), l'implantation du trocart de FIG (du trocart de qui ??), blablabla... Ah ! Le contenu du kyste est citrin avec un volume de 3 litres.

TROIS LITRES !!!... Ma parole, ce n'est plus un kyste, c'est une bon dieu d'outre ! Un f*cking Jéroboam ! (et du coup, je suis déçue de n'avoir perdu qu'un kilo et demi dans l'histoire... Je me sens lésée.)

La paroi de ce kyste est peu épaisse, souple, lisse, nacrée - cherchez pas, l'outre a été mise en beauté par Estée Lauder...

... Non mais quand même, trois litres. Je visualise trois briques de jus de pomme, je me demande comment j'ai pu tenir six mois comme ça - bon, ok, ça tournait à l'obsession, mais plutôt du type "Zut, il va falloir que je fasse des abdos" que "Zut, il va falloir que je me fasse hospitaliser". Les mécanismes qui se sont mis en place dans ma tête pour m'empêcher de penser que ce qui m'arrivait était pathologique me fascinent.

... Mais avant l'épilogue, il y a Le Retour de la Vengeance du Kyste : l'intrusion chirurgicale et les flots de bétadine qui s'ensuivent n'ont guère été appréciés par les populations locales, qui se sont rebellées en choisissant Dame Cystite comme figure de proue.
Je ne la connaissais pas, elle est attachante... voire collante... ok j'ai toutes les peines du monde à la faire dégager.
Du coup, avec les médocs, je pisse vert fluo, c'est, ... hum, distrayant.

ven. 15 janvier 2010

Les noceurs

Ca m'énerve de ne pas savoir parler de ce que j'aime.

Le weekend dernier à Bruxelles, l'adorable Couac m'a fait découvrir une bédé intitulée Les noceurs, de Brecht Evens. Graphiquement, c'est un vrai coup de foudre : c'est très très beau, riche, c'est complètement fou et incroyablement maîtrisé en même temps. Quant à l'histoire... Je viens d'effacer tout ce que j'ai pu écrire dessus, je ne sais pas raconter. Et pas moyen de trouver le moindre résumé sur le net, sans doute parce que le livre vient juste de sortir.

Il y a ce Robbie, d'un charisme incroyable, qui fascine tout le monde et dont tout le monde est amoureux. Il y a un ami tristounet. Des tas de filles plus ou moins jolies. Une fanfare yougoslave. LA boîte de nuit, qui est un personnage à part entière. Des chaussures magiques ("Chaque fois que je les ai portées, j'ai baisé"). Hum, je m'arrête là, lisez-le, c'est mieux.

lun. 11 janvier 2010

Feu

C'est la fin de la nuit. Mon sommeil s'allège et je monte doucement, comme une bulle d'air chaud, rejoindre les vivants.

Soudain, je prends conscience de craquements venant du dehors. Une lueur épileptique se promène sur les murs de la chambre ; une voix déformée par un mégaphone me parvient faiblement. De là où je suis, on dirait peut-être un affrontement calme et presque muet entre des policiers et des casseurs. Une bataille au ralenti de fantômes distraits.

Intriguée, je m'approche de la porte-fenêtre et je laisse couler mon regard plus bas, sur le boulevard ; il y a bien un petit camion de police, et une femme en uniforme qui parle dans la radio mais aucun saccage en vue, pas de débris, pas de sang, rien. Une seconde plus tard, je lève les yeux vers l'immeuble d'en face et je sens mes tripes se tasser brusquement au fond de mon ventre : au sixième étage, appartement de droite, un incendie.

Bois consumé métal fondu, torrent de feu vorace qui roule dans les pièces et prend de grandes goulées d'air par les fenêtres dévorées, fumée noire, fumée grise, pompiers, évacuations, mamies en robe de chambre, bébés encharpés contre leurs mères, grande échelle (just in case), lance à eau, torches de pompiers dans l'obscurité, flammes jaunes contre fumée blanche, asphyxie du feu lente mais sûre dans une guerre stratégique rondement menée.

La terreur qui persiste à baigner un recoin ancestral de la cervelle face un tel spectacle, c'est dingue. Je savais que je ne risquais rien mais quelque chose en moi se recroquevillait de peur.

(J'écoute et regarde ça en ce moment, il n'est pas impossible qu'il y ait un rapport)

jeu. 07 janvier 2010

Et puis il y a la poterie qui me manque...

  • Un nouveau stop-motion dans l'air, avec une copine musicienne (si on compare les projets à deux à une partie de ping-pong, c'est elle qui est au service).
  • Un livre pour enfants en chantier, avec une copine illustratrice (là, c'est à moi de servir).
  • Un autre stop-motion encore, avec une copine danseuse.
  • Un plan de reportage sonore et/ou photographique avec une copine journaliste

Dieu que je suis bien entourée !

  • Un montage sonore qui émerge lentement, un autre en stand-by, une demi-douzaine dans la tête (Sainte-Procrastination, si vous pouviez m'oublier cinq minutes, ça me ferait des vacances).
  • Des centaines de photos qui piaffent d'être triées, tirées, retouchées (faut que je me paye une sonde pour calibrer mon écran, et les travaux de mon futur-alleluia-labo ne sont pas terminés).

Le vœu que je me fais à moi pour 2010, c'est de déborder d'énergie créatrice.

ven. 01 janvier 2009

Deux (mille dix) pour le prix d'une

Je n'arrivais pas à me décider entre les deux versions de la carte de voeux confectionnée hier ; ou plutôt, moi je préfère la version nature, tandis que tout le monde me jure que la dorée est mieux (en tous cas, tous ceux qui n'osent pas avouer qu'ils préfèrent carrément les cartes unicef).

Alors je doute et je viens vous demander votre avis, mes chéris, en même temps que j'en profite pour vous souhaiter une année douce et chatoyante.


voeux2010a
Vous pouvez cliquer sur les images pour les voir en plus grand





























voeux2010b

(images réalisées avec un compact et Paint, si c'est pas léché c'est faute de moyens...)

mer. 30 décembre 2009

Non-ël et le Noël An

Comme le 24 et le 25 c'était Non-ël (1), nous redescendons tous à Biniou-City pour fêter, en quelque sorte, le Noël An (2).

Activités prévues pour ces quelques jours de rattrapage : promenades dans mon Nivernais chéri, vin chaud et petits gâteaux avec les amis, enregistrements sonores et peut-être atelier sténopé avec mon neveu, si ça l'intéresse.


(1) Pour ceux qui n'ont pas suivi, mon neveu subitement malade (pas grave-grave mais impressionnant, sur un gringalet d'amour comme lui qui a la force physique d'une mouche en temps normal) a passé le 24 et le 25 à l'hôpital.

(2) Jeu de mot gracieusement offert par volé à mon amie Amélie

jeu. 24 décembre 2009

Transhumance bourguignonne

Question pique-niques ferroviaires je crois que je m'embourgeoise grave.

Ce coup-ci j'avais prévu du pain craquant avec des aubergines à la russe (une tuerie) et du lassi à la rose (je nourris une grande passion pour le lait ribot, tu rajoutes une cuillère à soupe d'eau de rose, un peu de sucre roux et hop).

Amiens
je suis foutraque, ça c'est le pique-nique partagé avec Couac lors de notre virée amiennoise - aujourd'hui c'était pas photogénique

Une petite fille a lu par-dessus mon épaule la dernière bédé de Sfar (cadeau-pas-de-Noël de ce garçon qui m'est cher) et à peu près tous les gosses et toutes les grands-mères du wagon ont fait risette à Gretchen.

Ce soir chez mes parents, Noël c'est pour de faux : la gastro nous a raflé la moitié de la famille, alors on a le champagne sans les cadeaux (on n'aura pas tout perdu).

ven. 18 décembre 2009

Convalescence

Comme prévu, mais cela demeure irritant, j'ai une faculté de concentration équivalente à celle d'un enfant de trois ans. Tout m'ennuie au bout de 5 minutes, je n'ai plus sommeil, le temps suinte laborieusement. D'avoir prévu et tenté de parer le coup rend cette convalescence moins pénible tout de même ; j'ai suffisamment d'occupations estampillées CBD (Cerveau en Bas Débit) pour aider la journée à s'écouler tant bien que mal.

  • Noyer dans l'eau bouillante les puces de Balagan
  • Lire un demi-chapitre
  • Plier un T-shirt, ranger un livre
  • Préparer un thé à la vanille
  • Lire un autre demi-chapitre
  • Ecouter Mère-Grand au téléphone (croyez-moi, c'est une vraie BA)
  • Broder trois points sur une nappe commencée il y a cent ans (mon mariage est prévu pour la St-Glinglin, c'est bon, elle sera prête pour mon trousseau)
  • Considérer d'un air ahuri la tonne de paperasse à envoyer à la sécu (remettre à plus tard)
  • Regarder des Buster Keaton avec ce garçon, là, qui est comme qui dirait cher à mon coeur
  • Commander un ou deux cadeaux de Nowel pour ne pas avoir à les transporter moi-même (et être très philosophe quant aux retards de livraison)
  • Rêvasser en regardant les flocons de neige (ou rien, les fois où il ne neige pas)
  • Contempler mon ventre débabybelisé (tiens j'avais oublié ce pli, là)

Et on reprend depuis le début... Fastoche, non ?

Durant les travaux l'exposition continue # 5

hosto5

jeu. 17 décembre 2009

Durant les travaux l'exposition continue # 4

hosto4

mer. 16 décembre 2009

Je suis reviendue

Merci pour tous vos petits mots, vous êtes des vrais choux à la crème !

Exit le babybel.

Mais j'ai encore du fromage blanc à la place du cerveau (me suis fait coller aux mots fléchés force 2, la honte intersidérale) alors je laisse le blog en pilote automatique encore quelques jours...

Durant les travaux l'exposition continue # 3

hosto3

mar. 15 décembre 2009

Durant les travaux l'exposition continue # 2

hosto2

lun. 14 décembre 2009

Durant les travaux l'exposition continue # 1

hosto1

dim. 13 décembre 2009

Voyage voyage (1)

Eu la nuit dernière, ce rêve merveilleux où l'on découvre une nouvelle pièce dans son appartement...

Je pars tout à l'heure me constituer prisonnière faire hospitaliser.

Selon que j'ai de la moule ou pas, je resterai entre 2 et 5 jours à Tenon-les-bains.

Je me suis dit que cette absence forcée était l'occasion idéale pour me servir de la fonction programmation de ce blog (2) et de vous proposer des photos de mon séjour new-yorkais (photos mal travaillées avec un logiciel pas adapté sur un laptop fatigué, et sans calibration d'écran donc couleurs peut-être pas terribles je m'en excuse par avance)(y a pas à dire, je sais vendre).

On commence maintenant ?

hosto0

Voilà, donc ce sera une par jour, le matin à 8h30 - vous aurez la possibilité de cliquer sur les images pour les voir en plus grand. J'espère que ça vous plaira !

(1) Si vous avez commencé à hululer le refrain de cet insubmersible tube, vous avez gagné toute ma considération.
(2) blog qui a 7 ans aujourd'hui, le grand garçon !

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