Le temps d'avoir à nouveau le droit de faire du sport, l'envie de courir
s'est envolée.
Alors aujourd'hui, j'ai pris le bus pour le cours de Vincennes, et j'ai
chaussé mes rollers (pas encore étrennés depuis leur achat l'été dernier),
assise sur un banc.
Je me lève du banc.
Ouh là. Ca roule drôlement bien ces trucs.
Ouuuh. Mais où est-ce que j'ai mis mon centre de gravité ?
Au secours, une pente de 0.01 % ! Je ne sais pas m'arrêter !
Aaaah ! Ah ouf, un poteau.
Je repars.
Ouh là là. Hé mais c'est vachement dangereux !
Je vais agripper cette poubelle l'air de rien en attendant que la bande de
jeunes qui ne demande qu'à se moquer de moi me dépasse. Ils n'ont pas cours à
cette heure-ci ? (note to self : pour toute autre activité
humiliante, s'installer ailleurs qu'à 50 mètres d'un
collège-lycée)
Finalement, j'ai tenu environ dix minutes en faisant des allers-retours sur
un trottoir pas trop fréquenté, bien lisse, bien plat et régulièrement planté
de poteaux.
J'hésite à présent, entre prendre des cours, retourner sur le cours de Vincennes (mais à 4 heures du matin cette fois), ou bien remiser ces saloperies à roulettes au fond de mon placard et tenter la piscine municipale.








