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jeu. 28 avril 2016

Grosse journée aujourd'hui (118/366)

Je dois me faire livrer 5 plants de tomate + des graines d'oeillets d'Inde + de la ciboulette (allez le soleil alleeeeeez vas-y mais vas-y donc installe-toi, tu as le droit, c'est le PRINTEMPS, on a eu notre dose de giboulées MERCI), et aussi le nouveau roman que je dois commencer à traduire.

Dé-bor-dée !

mar. 26 avril 2016

Les vacances à l'avance (116/366)

L'anticipation d'un voyage qui sera peut-être plus idyllique que le voyage lui-même :

Le Tigre va représenter l'Ogre dans un festival à Saint-Malo pendant un weekend à rallonge.

Je me suis dit que tant qu'à passer quatre jours seule avec la petite chérie, autant les passer sur une plage malouine plutôt qu'à Paris, avec le bonus d'apercevoir son papa de temps en temps.

Oui j'aurais pu aussi en profiter pour descendre voir ma famille en Bourgogne, c'est sûr. Mais le problème de la Bourgogne, c'est que ça manque cruellement de bord de mer.

Bref, nous avons cassé la tirelire pour un hôtel qui donnait sur la plage, et il me reste à étudier le programme du festival qui, paraît-il, propose des animations pour les petits.

Peut-être qu'il va pleuvoir tout le weekend. Peut-être qu'Hiboute sera une purge de bout en bout. Peut-être qu'il y aura une armée de méduses sur la plage. Peut-être que le Tigre sera trop crevé le soir pour faire quoi que ce soit. Peut-être qu'on va faire une overdose de crêpes.

Mais pour le moment dans ma tête, nous faisons des pâtés de sable dans la joie et la bonne humeur, nous prenons le petit déjeuner face à la mer, nous passons régulièrement dire coucou au Chou entre une glace et un spectacle, et même, comme je suis incroyablement optimiste, Hiboute fait une sieste de temps à autre. Pour le moment, donc, je biche !

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(coucher de soleil au Sénégal. Ben quoi, c'est le même océan...)

ven. 15 avril 2016

Quand on parle de l'Ogre... (105/366)

Bon c'est un bonheur-du-jour un peu en retard, mais ça m'a fait tellement plaisir de voir le travail acharné de mon aimé remarqué à la téloche à une heure de grande écoute ! (coucou Vincent B., tes employés ont un talent fou décidément)

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Ouais paye ta capture d'écran, je sais. Il bouge tout le temps Augustin Trapenard, aussi.

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Si vous voulez regarder ce "Point Trapenard" (ça dure 1 minute 30, pub comprise) à la gloire d'Angela Carter et des éditions de l'Ogre, c'est par ici !

mer. 13 avril 2016

La petite maison (103/366)

La note "flashback" de Liliplume me rappelle un bon moment du weekend dernier :

Je sors Hiboute du bain et nous nous installons sur le lit parental pour crémer ses abattis sujets à l'eczéma. Attiré par nos gazouillis, le Chou nous rejoint et on est sur un bateau, il ne faut pas descendre car il y a des crocodiles par terre.

On est des loups ! enchaîne la mignonne. Nous lançons donc des Aouuu un petit moment, puis Papa Loup se roule en boule et déclare Moi je suis un tatou. Toi aussi ? propose-t-il à notre chouquette. Mais non, rétorque-t-elle avec patience, je suis une personne !

Et puis on fait la petite maison (pour faire la petite maison : assis face à face, enlacez-vous en laissant juste assez de place pour que la petite chérie de votre choix vienne se blottir au milieu. Tenez la position aussi longtemps que vous le désirez. Soupirez d'aise).

On est bien, tous les trois, sur notre lit-refuge-bateau. Je cite Annie Ernaux qui cite Alexandre Dumas : "Il n'y a de bonheur réel que celui dont on se rend compte quand on en jouit"...

mar. 12 avril 2016

La religion (102/366)

Hier soir, D m'accompagnait à la crèche pour récupérer Hiboute. D est l'oncle d'Amérique, pas souvent là, et Hiboute était si contente de le voir qu'elle se mit à faire n'importe nawak.

Allez viens Chouquette, on va prendre l'apéro ! lui dis-je alors pour l'inciter à venir mettre son manteau.

Ah, j'entends souvent ça, remarqua malicieusement la dame de la crèche.

C'est vrai que toutes les occasions sont bonnes... Et j'adore ça. J'adorais déjà ça petite, quand des copains débarquaient à l'improviste à la maison et qu'on sortait les verres et des petits machins à grignoter. J'aime que ça puisse être aussi basique qu'un sachet de cacahouètes, comme j'aime concocter des petites tartinades maison. J'aime que les enfants fassent leur vie en venant réclamer un bout de concombre trempé dans le houmous de temps en temps. J'aime qu'on discute à deux, à cinq, à huit, j'aime me poser pour boire un verre de cidre ou un thé glacé, au chaud dans le canapé ou dehors au soleil, en attendant que le gratin ait fini de cuire ou avant de décider qu'on n'a rien à bouffer à la maison et de commander des assiettes de frites pour tout le monde. J'aime que ce soit immédiatement la fête, que ça dure vingt minutes ou que ça traîne jusqu'à 22h.

J'aime que ce soit presque tous les soirs.

Vive l'apéro ! (et je termine sur ce cri du cœur parce qu'il est l'heure d'aller préparer le fameux gratin)

ven. 08 avril 2016

"Arrivée d'une nouvelle perturbation sur la Bretagne" (98/366)

Le bonheur du jour est une séquence de télévision jouissive, bien qu'amère : voir Vincent Bolloré s'en prendre plein la tronche sur sa propre chaîne de télé pendant 6 minutes (oui, il faut se payer DEUX pubs avant).

Non seulement l'équipe du Zapping est une virtuose du montage, mais en plus, elle est sacrément culottée - et ce courage me fait du bien.

Là un article du Monde qui en parle aussi, avec la vidéo dedans et un peu plus de détails que moi.

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mar. 05 avril 2016

Moi, maniaque ? (95/366)

Petit bonheur de névropathe :

En décorant le gâteau d'anniversaire de ma belle (fêtée très en retard, ce qui nous aura permis de profiter d'une météo clémente), arriver du premier coup à un nombre exact de séries jaune-orange-magenta-violet-indigo-bleu-vert-brun pour un cercle arc-en-ciel parfait.

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ven. 01 avril 2016

Fabriquer (un texte, un objet) (91/365)

Les jours où je ne participe pas aux Bonheurs du jour ne sont ni plus malheureux ni plus heureux que les autres, ils sont seulement un peu plus chargés.
Les amis, la famille, le boulot, le repos passent fatalement avant le blog. Mais fatalement, au bout de quelques jours, je me sens lasse de consommer de l'internet, et l'envie de produire, plutôt, devient de plus en plus pressante. C'est peut-être une des clés de l'équilibre (et donc du bonheur, allons-y carrément) : trouver le bon dosage dans l'alternance consommation / production.

D'ailleurs, je suis beaucoup plus heureuse d'avoir participé à la fabrication de patères pour notre entrée que si j'étais entrée dans un magasin pour en acheter tout bêtement. Ce sont des patères en bois que j'ai d'abord croquées au dos d'une enveloppe en demandant à mon papa s'il n'avait pas des branches de la bonne dimension dans son bûcher.

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Le modèle n'a rien de très original (j'avais vu l'idée dans un livre de DIY) mais je trouve le résultat très beau, tout simple. Le bois brut sent bon, il est solide et doux au toucher (avant de fixer les différentes pièces entre elles, on a beaucoup manipulé les palets avec Hiboute, comme des jeux très élémentaires, sans mode d'emploi). Mon père aussi était content de fabriquer un truc, je l'ai bien vu !

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Et il y a un petit supplément d'âme : le bois provient d'un arbre que j'ai vu toute ma vie dans le jardin de mes parents (et qu'ils ont fini par couper il y a quelques années, car il était devenu trop envahissant). Alors, même quand ils auront vendu cette maison et ce jardin, je garderai ce petit bout de mon enfance, bien à l'abri chez moi. C'est cool, non ?

mar. 22 mars 2016

Envers et contre tout (81/366)

Aujourd'hui est un jour où j'ai particulièrement envie d'écraser mon bonheur, mes bonheurs à la gueule des minables que ça défrise.

... Et le temps de terminer cette phrase, la colère retombe, et l'incompréhension, la lassitude remontent comme une bulle d'huile au-dessus.

Je repense à un joli texte que j'avais vu passer sur FB après le 13 novembre, (impossible de remettre la main dessus, bien sûr, on dirait que FB fait exprès de rendre les souvenirs encore plus confus et mal rangés que dans la vraie vie) si vous le retrouvez vous ça me ferait plaisir de le relire et de le partager.

C'était une "lettre à un terroriste", d'un musicien je crois. Il invitait le type qui comptait se faire exploser à s'assoir d'abord un moment à une table du bistrot où il donnait un petit concert. De prendre le temps, peinard, de se commander un petit verre de vin, de le déguster, et d'écouter deux-trois chansons, tout ça. D'essayer de parler à une fille, pour voir.

Vous voyez le genre.

Bref.

J'étais heureuse ce matin tôt, bien avant l'heure du lever, d'entendre les oiseaux chanter dehors, au chaud dans mon lit.

Heureuse de sentir la peau du Tigre sous ma main, chaude et souple.

Heureuse de boire un café chaud juste comme il faut, peinarde dans la maison endormie.

Heureuse de voir la petite chérie sortir de sa chambre au radar et venir se jeter dans mes bras, comme un naufragé vient s'écrouler sur la plage après la tempête.

Heureuse des traits d'humour et de bonté sur Internet pour contrer la noirceur du monde.

Heureuse de travailler - un travail qui n'a pas beaucoup de sens, c'est vrai, mais qui ne fait de mal à personne, et qui m'intéresse, et qui m'instruit. Heureuse d'apprendre.

Heureuse de marcher dans ma ville, inquiète mais en paix, quoi qu'on en dise.

Heureuse d'écouter ma prof de yoga, son accent à couper au couteau qui mélange les tu et les vous et multiplie les anglicismes charmants.

Heureuse de profiter du soleil printanier.

Heureuse de voir des gens créer de belles choses, de les voir se casser la nénette et partager leur travail.

Heureuse de connaître ce sentiment de plénitude, de bien-être particulier induit par la création.

Heureuse de parler avec mes amis qui s'inquiètent les uns pour les autres.

Heureuse de réfléchir aux manières d'accommoder les beaux légumes du Campanier.

Heureuse d'observer ma fille qui grandit. D'être là pour l'accompagner dans ce truc difficile et fou et absurde et cool et triste qu'est la vie.

Heureuse de retrouver mon amour.

Heureuse de la quiétude du soir.

Ce n'est qu'une bulle.

Mais pour le moment, elle existe.

mer. 16 mars 2016

Décider (un peu) avec son argent (75/366)

Coup de fil de mon nouveau banquier du Crédit Coopératif pour m'annoncer que ça y est, il a bien reçu mes sous.

Satisfaction de penser que mon argent, mon bel argent, devrait être utilisé d'une manière plus morale qu'il ne l'était à la Souciété Générale. (enfin NORMALEMENT)

Tous les jours apportent de quoi désespérer du monde. Il y a largement de quoi se sentir impuissant. Mais bon, en quittant une banque de salopards, j'ai un tout petit peu la sensation de reprendre le contrôle, et de faire de la politique, bien plus que quand je vote, en fait.

Et j'ai cette sensation aussi chaque fois que j'achète d'une certaine manière : d'occasion plutôt que neuf, local plutôt que d'importation, bio plutôt que poison, en vrac plutôt que suremballé, à un commerçant indépendant plutôt que chez Monouprix ou Amazoun. (Et régulièrement, cette histoire de choix, d'achat politique, ça me fait penser à la scène du plaidoyer pour la bière française dans Marius et Jeannette. J'ai cherché la vidéo sur internet mais pas longtemps, ou alors elle n'y est pas. Vous voyez ou il faut que je vous raconte ?)

Ci-dessous : les docs qui m'ont décidée à sauter le pas du changement de banque, trouvés sur le site du film Demain.
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mar. 15 mars 2016

La renaissance (74/366)

Dans le pot en plastique miteux, au pied des trois bouts de bois moribonds qui ont traversé l'hiver avec deux pauvres litres de terre caillouteuse pour toute compagnie, trouver deux minuscules feuilles de framboisier, toutes fraîches, d'un vert tellement vigoureux qu'il semble s'époumoner "C'est le printemps ! C'est le printemps ! Réveillez-vous bande de moules !"

Ce que j'aime cette époque de l'année, putain.

dim. 13 mars 2016

La bonne fatigue (71 & 72/366)

J'essaie de poster avant le réveil de ma chérie (edit : ah ben finalement c'est le réveil de mon chéri qui m'a mis des bâtons dans les roues. C'est rare !).

Hier, comme l'intégralité des Parisiens frustrés d'avoir passé le vendredi à regarder le soleil par la fenêtre, nous sommes sortis pour en profiter EN DIRECT.

Énorme balade de touristes : nous sommes allés voir Notre-Dame ("non, c'est la Dame de mon cousin" a décidé Hiboute, qui nous sort à tour de bras des mots d'enfant ces temps-ci), puis avons déjeuné au Panis - d'une qualité et d'un prix incroyablement honnêtes étant donné le flot de touristes à ses portes avant de repartir vers le boulevard Saint-Germain par les petites rues.

Nous avons fait une pause au square, même si Hiboute n'avait pas eu l'air de s'ennuyer jusque là. Puis nous n'avons réussi à l'en déloger qu'en lui proposant un tour à la librairie (l'idée était au départ de lui faire choisir son cadeau d'anniversaire, mais les trois livres miteux à quatre soixante de chez Boulinier ne constituent peut-être pas tout à fait un cadeau acceptable).

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Dehors, sur le boulevard Saint-Michel, les CRS prenaient place. On s'est retrouvés comme des cons sans bus pour rentrer chez nous. Remontant jusqu'au Luxembourg en espérant qu'ils n'avaient été déviés que jusque là, puis en envisageant de traverser le jardin pour aller en récupérer un autre rue Vavin, nous avons fini (enfin le Tigre a fini) par avoir une illumination glorieuse et tardive : le RER qui nous poserait à côté de la maison ! (Je me suis sentie très nouille de ne pas y avoir pensé)

Mais c'était trop dommage de rentrer avant d'avoir fait un tour au bord du bassin pour montrer les bateaux à Hiboute, alors, nous avons fait un crochet par le jardin. Comme 600 000 autres citadins assoiffés de soleil et fatigués de bitume, certes.

Puis nous sommes rentrés à la maison. J'ai été d'humeur merveilleuse tout du long, sauf quand il a fallu sortir du Luxembourg et que pour une quelconque raison (liée de près ou de loin à la manif, j'imagine), seule une grille était ouverte (avec un type planté là pour empêcher qu'on débloque l'autre, mais ne faisant rien pour réguler les flux), obligeant les gens à s'entasser devant puisqu'on ne passait qu'au compte-goutte (au point qu'à un moment on a cru à un contrôle d'identité en masse). Ça n'a pas duré plus de cinq minutes, mais j'ai perdu mon flegme à toute allure. BREF.

Nous sommes rentrés complètement claqués, crevés, rétamés de notre sortie au grand air. J'étais au lit à 21h50 (je n'arrive jamais à me coucher aussi tôt quand c'est juste une résolution) et à 22h je dormais.

Le bonheur du dimanche, donc, c'est de se réveiller fraîche et dispose à 7h15, et de profiter d'une petite matinée paisible de lecture arrosée de café. Bonheur de la famille, bonheur de la solitude... J'ai tout eu cette fois-ci !

jeu. 10 mars 2016

De la chouette musique (69/366)

Comment prendre un tube plus ou moins OK et le transfigurer en truc ultra-réjouissant et virtuose ?

Je sais pas, mais la bande du Postmodern Jukebox, elle, elle a tout compris.

Je vous mets deux de mes préférées, et vous défie de vous trouver encore morose après ça :

Un Give it away délicieusement 60s.

Et un irrésistible Call me maybe, plus du tout con-con.

Le second bonheur associé, c'est que je commence tout juste à fouiller dans cette malle pleine de trésors, et que je salive d'avance à l'idée de tout ce que je n'ai pas encore trouvé.

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mer. 09 mars 2016

La source inépuisable de bonheurs, envers et contre tout (68/366)

Les choses intéressantes dans ma vie en ce moment ne sont pas des bonheurs du jour. Ce sont des questions diverses, des préoccupations, des idées, petites ou puissantes, des colères, des envies...

Certaines, je pourrais les évoquer ici. Mais je voudrais le faire longuement et je n'ai pas le temps.

Alors, un petit truc amusant aujourd'hui : Hiboute a réclamé à ce que je la porte dans le dos comme elle a vu faire les Sénégalaises avec leurs bébés. J'avais l'impression que le séjour ne l'avait pas vraiment marquée (elle avait un peu délaissé ses pourquoi permanents pour des chouineries continuelles... une casanière en puissance ?), mais en fait, si, quand même un peu.

Mais le vrai bonheur du jour, de la semaine, du mois ? qui durera ce qu'il durera, c'est qu'elle s'endort beaucoup plus vite qu'avant le voyage. Fini le cirque de deux heures, on s'en sort en une quinzaine de minutes désormais (sachant que là-bas, ça lui prenait 45 secondes...). Et ça, je savoure.

mar. 08 mars 2016

Un ciné en amoureux (67/365)

On ne l'avait pas fait depuis deux ans, pour mes trente ans ; on était allés voir Grand Budapest Hotel. Ce soir, c'était Ave César, qui m'a bien plu (moins que GBH, mais je m'en doutais : je suis plus Wes Anderson que Joel et Ethan Coen).

Les bandes annonces étaient toutes plus ennuyeuses que les autres, à part peut-être celle de Rosalie Blum - qui m'a surtout donné envie de relire la bédé, pour l'instant.

Rentrée mais pas encore opérationnelle

C'est Anita qui a deviné, nous étions en Casamance, au Cap Skiring. La provision de soleil et de chaleur plus que l'expédition ethnographique, très clairement.

Les valises ne sont pas encore défaites et j'ai pris du retard dans ma traduction (enfin du retard sur mon avance mais c'est déjà assez pour m'aiguillonner), donc un vrai post de blog, c'est pas pour aujourd'hui.

Je voudrais bien vous raconter tous les zanimaux que j'ai vus là-bas, mais je me connais, le temps que je m'y mette, ça fera réchauffé j'en suis sûre...

C'est mon anniversaire, et comme tous les ans, pour des raisons bassement féministes, je suis en colère un peu plus que les autres jours, prise en sandwich entre les constats d'inégalités et de violences faites aux femmes, et les débiles navrants qui n'ont rien compris (ou que ça amuse de jeter de l'huile sur le feu, possiblement) et qui pondent des trucs du genre "C'est la journée de la femme, pas celle des racines" (oui pour vous vendre une teinture capillaire. Est-ce qu'on pourrait me lâcher la grappe avec mes poils et mes cheveux blancs et mon cul ? Occupez-vous du vôtre et allez vous faire sucer les yeux par des canards sauvages, comme dirait ma copine Pumpkin).

Bref. Ne me laissez pas trop traîner sur Twitter aujourd'hui, ou ce soir le Tigre-Chou va se retrouver à dîner avec Hulk.

jeu. 25 février 2016

Bon voyage (55/365)

Soit un départ à 4h du matin, 7 heures d'avion et une chouquette de 3 ans ou presque.

Le moment de plénitude, c'était pas gagné, et pourtant :

Après avoir réussi à m'étaler sur deux sièges et demi pour roupiller trois petits quarts d'heure (Hiboute glissée derrière mes jambes, le Tigre enroulé autour de ma tête), je me suis rassise entre mes deux amours et j'ai pu bouquiner peinarde, leurs têtes endormies posées sur mes genoux qui me chauffaient toutes deux les cuisses et le ventre.

lun. 22 février 2016

Don't give up (52/365)

Depuis 2008, tous les ans je prenais la peine de fabriquer une petite carte de vœux maison. Plus ou moins réussie, plus ou moins originale, plus ou moins satisfaisante, mais d'année en année je m'étais mise à trouver important de le faire. De faire au moins ça. Parce que, entre 2008 et aujourd'hui, j'ai eu des hauts et des bas, naturellement ; alors, faire ce petit geste créatif, symboliquement, c'était une manière de garder la lumière allumée.

J'ai beaucoup de mal à vous raconter ce truc, ça n'a l'air de rien mais je m'aperçois en l'écrivant que ça me remue un peu.

J'ai pondu le cru 2015 juste avant Charlie. La veille, en fait.

Attention, ce que je vais vous avouer est parfaitement ridicule, totalement irrationnel, et relativement gênant tant c'est ridicule et irrationnel.

Je ne sais pas trop pourquoi j'associe ces deux évènements, à part en raison de leur proximité temporelle. En l'espace de 24 heures, ils ont eu le temps d'avoir lieu tous les deux, mais c'est strictement la seule chose qui les rassemble. Et en plus, le temps, comme dirait Bébert, c'est vachement relatif.

Sauf que quelque part dans un recoin de mon cerveau ce jour-là, y a un fusible qui a disjoncté. Et dans ce recoin, depuis, il y a une corrélation débilissime qui prévaut :

je fais une carte de vœux --> c'est la fin du monde (ou équivalent)

Je crois que c'est un concept de base en psychanalyse... La pensée magique ?

Enfin toujours est-il que cette année, j'ai bloqué. Je ne me suis pas dit "ouh là là, si je fais ma carte pour 2016 il va y avoir des morts". Mais j'avais 2015 en tête et je n'arrivais pas, bizarrement, à trouver le temps de me mettre à cette fichue carte. Je ne l'avais écrit sur aucune to-do, je n'y pensais que vaguement, sans conviction. Je ne voulais pas vraiment m'y coller (certes, j'ai toujours procrastiné), je n'en avais pas ENVIE (alors que si, normalement j'éprouve un truc qui ressemble à de l'envie). Et de toute façon, tout le monde s'en fout, me disais-je.

Et c'est vrai. Tout le monde s'en fout. Et si je ne le fais pas, ça ne provoquera pas une remise en cause fondamentale de mon être. Si je ne fais pas de carte, ben y a pas de carte. C'est tout.

Mais si je fais une carte, il n'y a pas qu'une carte. Il y a regarder 2016 bien dans les yeux, lui prendre les mains et lui dire : je crois en toi. Fais de ton mieux. Je sais, t'as la pression. Mais allez. Vas-y, petit 2016. Allez.
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La poilade du samedi soir (50/365)

Un bonheur du weekend fut de lire ce Top 55 des Disney et de rigoler comme une loutre toutes les cinq minutes ("Le personnage de Dumbo ne parle pas, ne semble pas investi d’une délirante pulsion de vie et n’est vraiment pas très joli.")

Bien évidemment, je ne suis pas DU TOUT d'accord avec le classement du blogueur (Robin des bois en 31° position seulement ? Pardon ?), mais ça n'enlève rien au plaisir, bien au contraire.

ven. 19 février 2016

Mission accomplie + bonus WTF (49/365)

La semaine prochaine, on part en Afrique.

On avait pensé à tout. On avait fait faire le passeport de Hiboute. On avait pris rendez-vous pour les vaccins. On avait pensé au médicament contre le palu. L'anti-moustique : check. La crème solaire : check. Brassards, maillots de bain. Vêtements d'été. Et des sandales ? me demande ma mère.


...

Meeeerde, les pompes... (quelle idée, aussi, de changer de pointure tous les quatre matins.)

Eh ben je vous assure que trouver une paire de sandalettes taille 23 en plein mois de février, c'est pas une sinécure.

Mais j'ai triomphé (et j'ai bien fait rigoler une vendeuse à qui j'avais expliqué mon souci d'été en hiver : "C'est un problème de privilégié, bien sûr..."). J'ai même eu un peu de choix, entre les monstruosités mauves à paillettes et les coeu-coeurs argentés.

edit : OK je viens de le trouver, le vrai bonheur du jour, en fait : en cherchant la photo des fameuses godasses, je suis tombée sur cette description qui vaut son pesant de cacahouètes :

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Attends, attends. La boucle en métal JOUE AVEC LA LUMIÈRE ??? Non mais attends c'est complètement dingue, non mais je veux dire, c'est GUE-DIN !!! Que demander de plus, effectivement, à part : vous fumez quoi exactement, à la Halle ? On peut en avoir aussi ? Oui oui, je ferai attention, promis, c'est vrai que ça a l'air très très fort.

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