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sam. 12 mai 2012

Les moeurs la musique adoucit

Parfois j'ai le coeur écorché par des scènes de tous les jours dans le métro, la misère, la brutalité, le monde qui me semble moche moche moche et dur. Vite, je pense à autre chose, avec plus ou moins de succès. Désormais, pour faire barrage, je me remémorerai CECI.

J'ai versé une larme discrète au premier visionnage. Je l'ai re-regardé en me disant que l'effet de surprise était passé et que ça irait, et je me suis mise à chialer ma race... hum, à fleur de peau, moi ?

Peut-être, mais quand même, structurellement :

C'est nul qu'on ne soit pas dans un pays comme la Roumanie de Bartok, où tout le monde joue d'un instrument, le boucher autant que la coiffeuse ; que la musique classique soit un truc de riches. Ça fait tant de bien ! Ça et les chatons pour vaincre la guerre dans le monde, j'y crois à mort.

Sinon, on habite au-dessus d'une école de musique. Ça me rend vraiment toujours heureuse d'entendre le crincrin laborieux des violonistes débutants. (le voisin qui bosse Double Je au piano depuis 6 semaines, un peu moins, mais si c'est le prix à payer, d'accord quand même)

dim. 29 avril 2012

Ecrans à la maison et à l'école

Un article très intéressant sur la sur-connexion.

Voilà 6 ou 7 ans que je n'ai plus la télévision. Je freine des quatre fers pour avoir un smartphone. En cela je me sens "riche", c'est vrai.

J'ai en revanche un vrai syndrome de manque si je passe 24 heures sans pouvoir aller sur internet ; ce qui nous est arrivé en rentrant de vacances, la box avait cramé et on était trop fatigués pour s'occuper du problème le jour même. Le cas échéant, traînasser devant l'ordi n'aurait rien arrangé à la fatigue et aux yeux qui piquent, mais c'est ainsi : je suis légèrement intoxiquée. Je ne sais pas si cela me fait me sentir "pauvre", mais "dominée", sans doute un peu oui. Nous discutons avec A de journées web-free, on est d'accord là-dessus, ça nous fera du bien, une fois de temps en temps. Un jour, bientôt...

De là à raquer pour avoir une chambre sans internet à l'hôtel - ho, les gars, on peut aussi décider de passer un weekend sans, quand même !...

L'article pose également le problème des écrans à l'école. Sur ce point, je suis mitigée.

Déjà parce qu'une école où il n'y a pas d'écrans n'est pas forcément, comme l'école privée de l'article, une école où l'on pétrit son pain entre deux cours de tricot. Ensuite parce que je rêve d'un DMI dans ma classe... Pouvoir montrer un bout de danse contemporaine, l'image d'un mot qu'ils ne connaissent pas, faire des schémas en géographie, exposer sans délai et en grand l'image d'une œuvre d'art plutôt que de commander et d'acheter très cher un poster qui se décolorera si on le laisse affiché, jaunira si on le stocke dans une armoire.

D'un autre côté, les programmes, en France, obligent les instits (avec plus ou moins de succès) à faire passer aux écoliers le B2i : "brevet informatique et internet". Est-ce utile ou pas, d'après l'article non puisqu'on n'en est plus à la fracture numérique, et que les logiciels tendent vers une ergonomie la plus simple et la plus intuitive possible. Personnellement, je ne sais pas.

Ce que je sais bien en revanche, c'est qu'il n'y a pas d'horaire dévolu à l'enseignement des TICE (technologies de l'information et de la communication à l'école) (1) ; étant considérées comme des savoirs transversaux, elles ne sont pas censées être transmises en tant que telles aux élèves, mais comme un médium pour faire du français, des maths, de l'histoire etc. Je n'ai pas compris comment les élèves pourraient soudainement, de façon totalement magique, connaître les bases du traitement de texte ou comprendre l'architecture des dossiers sans que ça aie pris au moins un peu de temps. Et comme du temps, on en manque cruellement, à l'école, bin oui, c'est sûr, le B2i là-dedans, il passe un peu à la trappe. Je sais que je ne finirai pas le programme, alors j'essaie de taper dans les compétences primordiales, plutôt...

Mais effectivement, mes élèves, j'aimerais mieux qu'on leur prescrive du tricot (motricité fine), du yoga (concentration) et des cours de cuisine (notions de diététique). Et assurément, les écrans, ils n'en manquent pas, les gosses de ZEP. Ça ne veut pas dire qu'ils savent les utiliser avec discernement, mais je crois qu'on peut repousser leur apprentissage à un peu plus tard... Je ne sais pas hein ! Mais si c'est pour le faire vite et mal...

(1) Voici les horaires officiels de l'école élémentaire. Déjà, là où on se fout de notre gueule, c'est que les élèves n'ont pas réellement 24 heures de classe par semaine : si on retire l'horaire officiel des récrés, à savoir 15 minutes par demi-journée, ça ne fait déjà plus que 22 heures. Quelle arnaque !
Et s'il est en revanche bien normal de ne pas retirer le temps non-officiel, mais bien réel et incompressible, passé à se ranger, descendre/monter les escaliers (sans parler des embouteillages quand vous avez 250 élèves qui doivent monter par le même escalier le matin à 8h30)... Là j'avoue je préfère ne pas calculer exactement le temps perdu.

jeu. 26 avril 2012

3 millions de touristes français à NY, et moi et moi et moi...

Me voici revenue de notre semaine new-yorkaise en amoureux.

attention MPP : méga-problème de privilégiée (1)

Je n'ai pas peur en avion mais j'avais oublié combien c'était usant ; et deux fois huit heures de trajet en classe éco, à une semaine d'intervalle, avec le décalage horaire, c'est quand même super violent à encaisser (j'éviterai, à l'avenir, dans la mesure du possible).

voilà j'arrête d'être insupportable

C'était absolument délicieux d'être là-bas avec A...

Le premier jour, nous avons fait une longue promenade entrecoupée de siestes dans l'herbe et de regards enamourés sur des bancs. Le deuxième jour, j'ai retrouvé ma grande amie la cystite. On ne se quitte plus.

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Rien de dramatique, mais qui teinta mon séjour d'une couleur légèrement RELOU. (orange fluo, plus précisément, avec le premier médicament que j'ai trouvé - sachez-le, les ordonnances françaises sont absolument inutiles là-bas, si vous avez ce genre de problème récurrent, ne restez pas dans le déni comme moi, emmenez vos putains d'antibiotiques).

A partir du troisième jour, j'ai repris la liste des trucs que je voulais faire, du genre "Manger de la pizza", "traîner chez FAO Schwarz", "me perdre dans des coins zarbi" ou encore "nourrir les écureuils". Un programme intense, donc.

Un Tigre est caché quelque part dans ces images. Sauras-tu le retrouver ? IMG_4686.JPG

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Vous ne les trouvez pas ultra-sensuels, ces plissements veloutés de l'écorce ? IMG_4602.JPG
J'aime ce pays où même les distributeurs du métro sont graphiques...

Le sixième jour, j'ai parlé boutique avec Lola en dégustant d'exquises tartelettes.

Le septième jour, on a été forcés de ne rien faire : tempête
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Et après on est rentrés. Je suis toujours malade et j'ai un troisième trimestre à préparer pour lundi. Youpi !

(1) désolée, je ne sais plus qui a la paternité du terme...

sam. 14 avril 2012

Vis ma vie de ménagère approximative, part two

En ménage, j'ai parfois des élans de créativité qui produisent des résultats pour le moins... des résultats.

Chez nous, y a un vieux canapé tout pourri, beigeasse à l'origine, grisâtre aujourd'hui, et qui permet depuis de nombreuses années au chat d'exprimer ses pulsions d'animal sauvage et griffu (c'est-à-dire qu'il est inutile de songer à changer de canapé AVANT le décès de la bête, autant déchiqueter tout de suite les billets de 50).

Aujourd'hui, jour des vacances, dans un moment de dinguerie donc, je décide de passer les housses du canapé à la machine ; j'avais déjà fait, le résultat n'était pas bluffant mais mieux que rien, car on vit intensément dans ce canapé, on y travaille, on y joue, on y mange, on y bon vous voyez le genre.

Pour faire les choses bien, j'achète un savon détachant au fiel (comment on peut fabriquer un objet qui sert à se rendre propre à partir d'un truc aussi DÉGUEU que le fiel, mystère) et je frotte la zone où le chat s'installe toujours, et qui au lieu d'être simplement douteuse comme ailleurs, est devenue carrément crasseuse.

Puis, hop, en machine.

Eh ben ça a super bien marché, le savon au fiel. A présent le canapé est toujours de couleur indéfinissable, avec des traînées de propre.

Rien à voir, je découvre aujourd'hui les vidéos de Norman, très rigolo et talentueux. Et je m'aperçois que j'ai un airbus de retard, puisqu'apparemment le mec est déjà super-connu. Enfin encore un tout petit peu moins connu que Kyan Khojandi puisqu'on ne se paye pas encore de pub avant ses vidéos : profitons-en !

Design maison

Le Tigre est maladroit, d'accord, mais non sans une certaine grâce...

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mer. 11 avril 2012

Trépigne trépigne

Dans quelques jours, je pars rejoindre le Tigre-Chou à Nouillorque (où, pour les récents arrivés, je passai trois mois il y a trois ans de cela. Trois ans, déjà ?! Oh my god...).

Comme un rêve qui vous revient dans la matinée, ou comme un film lourdingue plein de gros flashbacks, les images de NY remontent librement à la surface sans que je cherche à les convoquer, indépendantes de moi, nettes et vives. Très nette et très vive, ma joie aussi de retourner là-bas, même si ce n'est que pour une semaine ce coup-ci.

Je pensais vous ressortir une petite photo vite fait, mais quand je me plonge dans mes archives new-yorkaises, je n'en ressors qu'au bout de plusieurs heures... A la place, j'vous mets des photos du 12ème plutôt. Hop, hop.

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sam. 24 mars 2012

Le bandit de Toulouse

Quand nous avons pris un moment en classe pour en parler, l'élève qui a résumé la situation aux 2-3 qui n'étaient pas au courant l'a désigné ainsi : "bandit". Terme ensuite repris et adopté par tous les élèves lors de la conversation, et j'ai trouvé ça très bien, encore un tout petit peu protecteur contre l'horreur, qu'à 8 ans on ne devrait pas avoir à fréquenter.

Il y avait un élève qui m'a glacée, il connaissait tous les détails, trop de détails, saloperie de télévision (et mère débile, putain...)

Mon patron me fait rigoler, à traiter personnellement le cas de la prof qui a imposé une minute de silence à ses lycéens pour le bandit. Depuis quand il faut remonter aussi loin (j'ai un peu de mal à dire "aussi haut") dans la hiérarchie pour s'occuper des barjots de ma confrérie ? Il ne ferait que ça, le pauvre homme, si ça relevait réellement de sa fonction.

sam. 10 mars 2012

Le MBQ de mes 28 ans

Héééé oui, cette semaine j'ai tourné 28. Si vous voulez me faire un cadeau, votre participation est la bienvenue !

Si vous participez sur votre blog, n'oubliez pas de le signaler ici pour qu'on puisse aller lire vos réponses.

  1. Si on vous offrait une 25ème heure par jour, qu'en feriez-vous ?
  2. Quelque chose que vous avez dû ou décidé d'arrêter de faire, et qui vous manque beaucoup moins que prévu ?
  3. Copiez-collez le lien vers un de vos clips préférés.
  4. Un anglicisme que vous trouvez bien pratique, et que vous n'aimez pas remplacer par du bon français (je sens que les réponses vont faire se tordre Le Goût d'exaspération :))) ?
  5. À quel(s) moment(s) avez-vous bien plus la sensation d'être un animal, plutôt qu'un être doué de pensée, de bon sens et de culture ?
  6. Le meilleur souvenir qu'un prof vous ait laissé ?
  7. Vous ne vous décidez pas à vous débarrasser de...
  8. Quelle est la dernière coïncidence amusante que vous avez rencontrée ?
  9. Vous faites partie des rares personnes qui aiment...

Vis ma vie de ménagère approximative

Nous avons un lave-vaisselle, yay !

Au passage, nous découvrons que quand tout est propre en même temps, y a plus assez de place dans les placards pour ranger.

Hum.

sam. 03 mars 2012

Couac m'a taguer

Voici les règles officielles :

  • - Chaque personne doit écrire 11 choses à propos d’elle-même sur son blog.
  • - Répondre aux 11 questions puis en créer 11 nouvelles.
  • - Vous devez choisir 11 personnes et mettre un lien de leur blog sur votre post.
  • - Rendez-vous sur leur blog afin de leur dire qu'elles ont été taguées.
  • - Ne faire aucun tag sans les prévenir.

Voici mon adaptation :

  • - je ne vais taguer personne, vous faites bien ce que vous voulez.
  • - j'ai la flemme d'inventer de nouvelles questions. Onze, en plus ! Allez, pour compenser je vous mets une photo de gens qui ont perdu leur lentille de contact.


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11 7 choses à mon sujet :

  • Je bois du café toute la journée, ce qui ne m'empêche absolument pas de m'endormir comme un chaton sur les coups de 19h45 dans le canapé.
  • J'ai un cerveau particulier qui reconnaît les gens un-peu-connus-mais-pas-trop dans la rue et se rappelle leur nom ; en général, on me regarde avec des yeux de merlan frit : "Qui ça ?"
  • En revanche, à l'enterrement de mon grand-oncle, j'ai dit bonjour à des tas de personnes en faisant semblant de savoir qui elles étaient.
  • Environ quatre mois sur douze, je joue compulsivement à des jeux flash sur internet (c'est A. qui les débusque pour moi). En ce moment, je joue à Burrito Bison Revenge : j'adore l'absurdité de l'histoire. Je joue comme une droguée, jusqu'au jour où je décide que ça suffit, et où j'arrête brutalement. Avant de reprendre un nouveau jeu quelques semaines plus tard...
  • Je déteste faire du shopping, je préfère quand mes amies me donnent leurs fringues : je porte en ce moment-même un pull ayant appartenu à Couac, je me sens accompagnée !
  • Mais j'achète quand même mes propres culottes, et j'ai à ce sujet un scoop : si vous rentrez dans le 14 ans de chez Poutit Bateau, autant acheter du 12 ans : elles ne sont pas plus petites... mais elles sont deux fois moins chères (et plus jolies, je trouve). Oui, l'arnaque.
  • L'autre jour, Chéri a mis son costume, moi mon collier, et on a pris le bus pour le tribunal. D'émotion, je lui ai pincé la cuisse tout le long des 90 secondes qu'il a fallu à la greffière pour tamponner nos papiers et nous déclarer pacsés. Hop !


Répondons à présent aux questions de Couac :

  • Que faites-vous quand vous avez une heure à tuer ?

Je vais prendre un café avec mon amoureux.

  • Comment vous êtes-vous retrouvé à vivre là où vous vivez ?

C'était plus grand que chez moi !

  • Au volant de quelle voiture vous imaginez-vous le mieux ?

Une AX pourrie avec un autoradio qui ne lit que des cassettes, une paire de bottes dans le coffre pour battre la campagne (je ne me vois pas conduire ailleurs que sur des petites départementales...)

  • Quel est l'habit qu'à chaque fois que vous le mettez vous vous haïssez de l'avoir mis, et pourquoi ?

J'ai un certain nombre de T-shirts trop vieux qui malgré les lavages sont imprégnés de l'odeur de transpiration, et à chaque fois j'oublie lesquels... Mais je me soigne.

  • Pouvez-vous dormir dans un lit pas bordé aux pieds, pouvez-vous dormir la fenêtre pas ouverte, et sans volets ni rideaux ?

Oui.

  • Quelle est la plus belle partie de votre corps, selon vous, et pourquoi ?

Je suis à peu près en paix avec mon corps dans sa globalité et c'est déjà bien...

  • Etes-vous plutôt "plein de chaussures pas chères" ou "une seule paire mais très chère" ?

Je suis "plein de chaussures mais chères".

  • A quel moment avez-vous pensé qu'un téléphone portable vous serait utile ? Pourquoi ?

J'avais 17 ans, mes parents étaient à 600 bornes et il fallait être majeure pour ouvrir une ligne fixe...

  • Avez-vous souvent la fève ?

Non (je n'aime pas la galette).

  • Quels sont les prénoms de vos grands-pères et grands-mères ?

Jean-Claude et Micheline, Bernard et Janine (oh ça va hein).

  • Buvez-vous de l'eau du robinet ou de l'eau en bouteille ?

Robinet, surtout l'hiver quand elle arrive bien froide.

mer. 22 février 2012

Ne rêve pas trop

Le weekend dernier, j'étais à Brubru chez mes chers amis Couac et Couacman. Une perle dans leur bibliothèque nous a fait hurler de rire :

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Un magnifique ouvrage qui explique aux gamines des années 70 comment devenir des petites filles modèles complètement FLIPPANTES, tendance On ne rigole pas avec les loisirs, attention, place au fun :

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(on peut cliquer sur les images pour voir mieux)

J'adore le passage où l'on se jure à soi-même de ne pas tomber dans les deux grandes tentations qui guettent tous les constructeurs de cabane.

Sinon il y a aussi quelques pages au sujet de la lecture, où cette gourde de Caroline pleure "comme un bébé" parce qu'elle n'a plus rien à lire (heureusement, son frère est là pour lui indiquer l'existence des bibliothèques). Allez, un petit paragraphe de sociologie d'une scientificité ébouriffante (science molle certes, mais alors là, façon camembert en fin de vie) :

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J'adore.

mar. 21 février 2012

Réfléchir ? Prendre du recul ? Beurk.

En ce début de vacances : fièvre, toux, morve.

Pas du tout un message subliminal (hyper subtil) du corps qui a tenu tenu tenu et qui peut enfin râler que ça va bien les 55 heures par semaine, se lever quand il fait NUIT (mais quelle horreur), travailler le weekend, etc.

Non, je sais que ce n'est pas mon corps qui me dit stop, parce qu'on vient de passer 15 jours en stage lui et moi, et le stage ça veut dire :

  • pas de travail à la maison, ni le soir ni le weekend, jamais
  • pas arriver 40 minutes en avance le matin à l'école (plutôt arriver 1h20 en retard à l'Hi-Hue-Éphème)
  • rentrer à la maison alors qu'il fait encore jour
  • poser ses fesses sur une chaise, attendre que ça se passe (au lieu de faire le show toute la journée devant une bande de gamins surexcités à l'approche des vacances)

Bref, tout ça pour dire que le corps, il profite à fond pendant ces stages (j'ai grossi et je n'ai plus de cernes).

Non, cette crève de début de vacances, c'est plutôt un message-subliminal-hyper-subtil de mon esprit, qui lui aussi après avoir pu bien se reposer doit se remettre au boulot : il faut préparer le prochain round. Et c'est une période horrible, où il faut de l'auto-discipline alors que le découragement et le doute m'accablent : j'ai à chaque fois le sentiment que je n'y arriverai jamais, que c'est trop difficile, voire impossible, qu'il me faudrait un boulot peut-être moins intéressant, mais moins prise de tête aussi...

Les vacances sont devenues un temps littéralement redoutable.

Du coup, la fièvre est une parade assez efficace pour remettre au lendemain le douloureux bilan de ce que je n'ai pas eu le temps de faire, et l'épineux casse-tête de la programmation à venir (qui doit donc inclure ce qui était prévu dans un premier temps PLUS ce qui était prévu avant et qui a été zappé faute de temps ; il y a des trucs comme ça que je traîne depuis la Toussaint...)

dim. 12 février 2012

Mémoire(s) d'une quiche

Aujourd'hui nous allons parler d'intelligence corporelle, ou kinesthésique. Oui tiens, on va plutôt parler d'intelligence kinesthésique, ça fera plus chic.

J'ai appris cinq fois à tricoter, autant vous dire ma capacité de résilience.

Je sais faire : les mailles à l'endroit, les mailles à l'envers (enfin la dernière fois que j'ai tricoté je savais) et c'est tout. Je n'ai jamais dépassé le stade du rectangle (si on n'est pas trop regardant sur les propriétés les plus connues du rectangle).

Bref et hier je me dis tiens j'ai bien envie de tricoter une écharpe - ça tombe bien, plus rectangulaire tu meurs.

Je m'en vais acheter ma laine, je retrouve des aiguilles, et c'est parti :

Aloooors, si je me souviens bien, ça commence avec une seule aiguille. Et me voilà partie, très fière de me rappeler comment on monte les mailles. Au bout de 38 mailles, je m'aperçois que j'ai fait une chainette, c'est-à-dire les mailles qu'on fabrique avec un crochet, pas une aiguille (c'est vachement plus dur avec une aiguille, d'ailleurs).

C'est un défaut de la mémoire : elle vous ressort les vieux dossiers en priorité. Là, Mère-Grand m'ayant appris le crochet dans ma plus tendre enfance, c'est cette technique qui m'est sortie des doigts toute seule, un peu comme quand vous essayez de vous mettre à l'espagnol, et qu'il n'y a que des mots d'anglais qui vous viennent à la bouche : votre cerveau va piocher dans "les mots qui sont pas comme d'habitude mais que j'ai quand même retenus à force". Là, le mien est allé farfouiller dans "les trucs rigolos qu'on peut faire avec du fil" et il n'a pas cherché plus loin. Merci, vieux.

J'ai tout redéfait, songé un instant à appeler ma reum pour qu'elle me réexplique la technique, comme tous les 4 ans quand me prend cette envie d'écharpe bissextile. Et puis je me suis rappelé combien ça avait été coton, cette affaire - pour ceux qui ne connaissent pas du tout le tricot, imaginez seulement si vous deviez expliquer au téléphone comment nouer ses lacets à un type qui n'aurait eu que des baskets à scratch jusqu'à ses 19 ans.

Une inspiration me saisit, je vais googler mon problème et trouver une petite vidéo ad hoc.

Eh bien, j'ai regardé la vidéo 12 ou 13 fois, à l'envers, au ralenti, en mettant sur pause toutes les deux secondes : impossible de monter une seule maille.

J'étais là comme une gogole devant mon écran, je m'étonnais quand même que le geste ne me revienne pas un tout petit peu. Jusqu'à l'intuition : ma môman ne m'aurait-elle pas appris à monter les mailles comme la gauchère qu'elle est ? Sans vraiment me le formuler, je change l'aiguille de main et j'attrape le fil de l'autre. Magique : d'un coup tout s'est mis en place, c'était comme finir par voir le vase entre les deux profils, le geste que j'exécutais péniblement de la main droite s'est instantanément fluidifié avec la main gauche. Et j'ai pu monter ces putains de mailles.

BREF, cette anecdote était PASSIONNANTE, je sais. Mais le sujet m'intéresse ; je voulais vous demander quelles étaient vos expériences de mémoire corporelle les plus fortes / intéressantes / étonnantes ? Là par exemple, j'apprends aux gamins la multiplication posée (avec plusieurs chiffres au multiplicateur), et j'étais assez fière d'avoir eu l'intuition de faire automatiser le geste à ceux qui avaient du mal à retenir l'algorithme : de faire un pas vers l'utilisation de la théorie des intelligences multiples (à laquelle je crois beaucoup).

ven. 03 février 2012

Supernanny, priez pour nous

Ces temps-ci je ressens beaucoup d'impuissance au travail.

Pas un jour ne se passe sans qu'en salle des maîtres nous ne parlions du cas de tel ou tel gamin problématique, et à chaque fois ou presque, le problème surtout, c'est la famille.

La gamine vampire, si irritante, dont la mère me dit "Mais je ne comprends pas, à la maison elle a tout ce qu'elle veut..."

Le gamin masochiste et fouille-merde qui va se faire massacrer quand il sera au collège, et que les parents, déclinant toute aide psychologique, enferment dans cette attitude d'un définitif "oui mais on l'a adopté à 2 ans et on ne sait pas ce qu'il a vécu avant".

Le gamin à l'ouest, fragile scolairement, qui aurait besoin de ne pas louper l'école, mais qui n'arrive pas à réveiller ses parents le matin - du coup il ne vient que l'après-midi.

Le lot de gosses qui se font frapper par leur parents, mais seulement quand ils ont fait une bêtise, et puis c'est culturel tu comprends, il faudrait faire un signalement pour le quart des élèves si on commençait, en plus ils ont déjà tellement de problèmes, ça ne les aiderait pas.

Nous suggérons le psy, l'assistante sociale, nous en appelons à la directrice, au médecin scolaire. La plupart du temps, autant de coups d'épée dans l'eau.

A l'Hi-Hue-Ephème on nous apprend qu'il n'y a pas de mauvais élèves, que des mauvais profs. Je trouve finalement qu'il y a surtout de mauvais parents ! Les enfants font de leur mieux, les enseignants font de leur mieux, et pourtant ça ne marche pas. Pincemi et Pincemoi tombent à l'eau, qui est-ce qui reste ?
Chéri me répète que les parents ne sont pas les ennemis. Je sais qu'il a raison, mais j'ai parfois bien du mal à m'en convaincre.

Pour ne pas finir trop pessimistement (1) : une enseignante chevronnée m'a raconté comment une fois, par des pratiques de classe particulières, elle avait aidé à résoudre un nœud familial qui rendait le gamin ingérable en classe, et les parents de plus en plus crispés avec l'école. L'année d'après, le môme était devenu... je cherche le mot, je sais que ce n'est pas très politiquement correct mais faute de mieux : il était devenu normal. Je garde cette histoire en tête pour me rappeler que parfois on peut changer les choses (et pour apprendre : ces pratiques professionnelles ne sont pas à la portée d'une débutante).

(1) Je SAIS que ça n'existe pas. Ça devrait, c'est pas ma faute.

sam. 28 janvier 2012

Ricanons un peu

Lu aujourd'hui dans un roman français, à propos d'une mouche : "(...) elle n'avait pas réussi à résister à l'odeur résineuse du papier tue-mouches. Ce fut plus fort qu'elle. Plus elle s'agitait, plus elle s'enlisait. Les quatre pattes y étaient cette fois-ci (...)"

Euh. Les ?... quatre pattes ? Vraiment ?

Je précise que le roman en question a été publié dans une grosse maison d'édition qui ne doit pas manquer de relecteurs...

Ça m'a rappelé un autre roman français où il était question d'un cheval qui "lapait à même le seau d'eau" - bon, à la rigueur, je conçois que tout le monde ne connaisse pas les subtiles différences entre un chien et un cheval, après tout, hein, de loin, quatre pattes, une tête, une queue, bon.

Mais une mouche, quand même !

Chéri trouve que je ne suis pas charitable de me moquer, que ça ne change pas grand-chose à la valeur intrinsèque du roman (qui est selon moi ici toute relative, mais bon). Il n'aime pas non plus quand je souligne un détail loupé dans un film ou une série en râlant "c'est pas vraisemblable !". Alors d'accord, j'attache peut-être une importance un poil maniaco-dépressive à la vraisemblance, mais en attendant, Y EN A QUI AURAIENT DÛ ÉCOUTER UN PEU PLUS PENDANT LES COURS DE SCIENCES NAT.

(signé : la vieille institutrice revêche avec du poil au menton)

mar. 24 janvier 2012

Petite note de fille amoureuse

Chéri (depuis l'autre pièce). - Mon amour ?
Moi. - Oui ?
Chéri. - Non, rien, c'était phatique.

Comme la nuit, quand j'avance une main ou que j'allonge une jambe, parce que je me suis réveillée tout à coup et que par mégarde, nos peaux ne sont plus en contact.

sam. 14 janvier 2012

Enseigner quoi, enseigner comment

Cette semaine, atelier de sérigraphie avec les élèves.

Que je les ai sentis à leur place ! Ce n'est que mon avis, et je projette peut-être un peu, peut-être beaucoup, mais j'avais la sensation qu'ils étaient enfin en train de faire ce pour quoi ils étaient faits. Un peu plus tard dans la même semaine, nous avons commencé à fabriquer notre lombricomposteur (pédagogiquement, c'était un peu nul : je n'ai pas pu attribuer de tâche à tout le monde, ou alors il aurait fallu en fabriquer trois...)

J'ai fait manipuler le cutter (dans le polystyrène, c'est facile) à quelques élèves. Qu'ils sont peu habiles !

J'ai la sensation qu'il faudrait consacrer beaucoup plus de temps à des activités plus manuelles, plus globales : cuisine, jardinage, bricolage, couture (qui n'a jamais tenu une aiguille et redéfait plusieurs fois un ouvrage monté à l'envers ignore peut-être que pratiquer la couture fait travailler l'esprit logique de manière certaine, et parfois cruelle).

serigraphie

... Et pourtant, on manque déjà de temps pour leur apprendre le reste. Je me demande "Dans quoi faudrait-il trancher ?" en songeant qu'il est fort possible que je ne pose pas exactement la bonne question.

Montessori, Freinet et compagnie, je suis bien évidemment très attirée par tout ça... Peut-être qu'un jour j'irai faire ma vie professionnelle dans une école privée qui laisse aux enfants plus de temps pour patouiller ; mais je crois aussi qu'avec beaucoup de travail, de recherches, de connaissance de l'EN, ainsi qu'une grande capacité à louvoyer pour convoquer les textes officiels quand ils sont arrangeants, et glisser les autres sous le tapis... Avec tout cela, il doit y avoir déjà moyen de travailler très différemment à l'intérieur du système.

C'est aussi un peu pour ça que je vais demander à travailler à mi-temps à partir de l'année prochaine : au départ, surtout pour moi, pour avoir le temps de vivre ma vie, boire le café avec mon amoureux au réveil, me promener, ne plus rater la poterie 3 fois sur 4... Avoir le temps mais aussi l'énergie, parce que si je suis tout à fait honnête, il m'en reste, du temps : seulement je l'emploie essentiellement à récupérer de la fatigue. Même pas deux semaines après la rentrée, je suis déjà une loque : vendredi soir à 18 heures, je luttais pour garder simplement les yeux ouverts (j'aime pas, ça me fait loucher).

Donc : un mi-temps. Beaucoup pour moi, mais aussi un peu pour ma "carrière" : je voudrais avoir le temps de me renseigner sur des pratiques alternatives, de lire, de réfléchir à ma pratique, éventuellement d'observer d'autres classes... Trouver le moyen de ne pas presser les élèves en permanence : "dépêchez-vous", "on est en retard", "on a un programme chargé aujourd'hui", tout ça j'en ai marre. Je voudrais voir s'il n'y a pas moyen de faire autrement.

Un mi-temps oui, mais financièrement ? pourriez-vous demander, et vous n'auriez pas tort. Eh bien, financièrement, ce ne sera pas la fête, et comme je ne tiens pas mes comptes ultra-rigoureusement j'ai un peu de mal à prévoir si ce sera chaud les marrons ou juste un peu serré. Ce qui est sensible en revanche, c'est que souvent, je dépense par fatigue, par manque de temps, par compensation. Et surtout, surtout : Travailler Plus pour Gagner Plus, peut-être, mais Travailler Moins pour Profiter Plus, ça j'y crois à mort.

Je n'ai pas eu le temps de tout regarder mais j'adhère déjà au premier quart d'heure : jusqu'au 17 janvier vous pouvez regarder ici le documentaire de Marina Julienne intitulé "L’École à bout de souffle". Il y a aussi un article si vous n'avez pas 52 minutes devant vous...

edit : j'ai regardé le documentaire en entier et bon, c'est parfois un peu caricatural : on ne fait pas que passer des évaluations à l'école, ni du travail sur fiches à la maternelle... Mais autant les évaluations en CE1 et CM2 sont obligatoires et nationales (et intéressantes en théorie mais biaisées en pratique), autant les photocopies en maternelle sont plutôt déconseillées par l'institution (mais 1. tellement pratiques quand on manque de temps et de matériel... hum. 2. parfois réclamées par les parents qui n'ont sinon pas de traces des journées de leur enfant).

mar. 03 janvier 2012

Voeux

voeux

Ce qui était devenu un rituel pour moi depuis quelques années, fabriquer une petite carte, avoir un geste créatif, fût-il minime, pour le début d'année, comme pour augurer des douze mois à venir... Ce rituel a bien failli passer à la trappe cette année, le travail me pompant toute velléité de créativité... (me pompant tout court, en fait).

Et puis hier veille de rentrée, pour esquiver comme je le pouvais la déprime (après avoir tenté l'astuce de cuisiner DEUX gâteaux au chocolat), j'ai pris un petit moment pour bricoler ça. Sous Open Office, c'est une gageure de faire un truc joli (même si j'aime la contrainte). Et c'est un peu triste de faire de ces statuettes de Rodin, magnifiques de grâce et de vie, une image médiocre.

Mais, comme les pantalons de jogging, les pâtisseries surgelées ou les ELLE dans une salle d'attente, une carte de vœux faite maison appartient à cet ensemble de choses, dans la vie, qui ont simplement le mérite d'exister.

Bonne année à vous, princes et princesses.

PS : on peut cliquer sur l'image pour mieux voir

PPS : j'ai pris la photo de départ à Beaubourg, dans l'expo Danser sa vie. Très chouette, je conseille.

jeu. 29 décembre 2011

2011, bilan illustré

Enfant, je trouvais que le temps se traînait. Il est passé à une vitesse normale disons entre 22 et 27 ans, et désormais, je perçois nettement son accélération, aiguë. C'est ça vieillir ? J'aurai beau mettre des bornes, ça ne changera rien au phénomène, mais qui n'éprouve pas ce besoin de faire le point ?

Une image par mois pour tracer un portrait de cette année... fatigante.

janvier2011

Janvier : trois jours de pause au milieu du concours et des partiels, Deauville-Trouville en amoureux, tout doux.

fevrier2011

Février : premier stage en responsabilité, classe de maternelle. Les enfants survivent, moi aussi mais de justesse.


toscane

Mars : le clémentinier entre dans nos vies à la faveur de mon anniversaire. Il est charmant, même le Tigre se met à l'aimer.


avril2011

Avril : révisions dans les Cévennes. Je cueille une tonne de thym sauvage qui embaume, et je découvre un mois plus tard qu'il a moisi dans la boîte où je croyais le faire sécher. Les tisanes de thym, ce sera donc pour l'hiver 2013.


mai2011

Mai : pour le concours je dois être calée en actualité de l'art contemporain : Anish Kapoor au Grand Palais.


juin2011

Juin : après une matinée fort éprouvante, le 21 juin, c'est la libération : fini le concours ! Après 12 mois de tension, advienne que pourra, je suis enfin en vacances.


juillet2011

Juillet : j'ai le concours, je dis au revoir à mon studio du 20ème et je m'installe officiellement avec le Chou.


aout2011

Août : Provence, dont je ne profite guère, la pression remontant déjà à toute allure à l'idée de la rentrée.


septembre2011

Septembre : je dis rentrée, je pourrais dire ouragan.


octobre2011

Octobre : vacances, je reprends mon souffle. Les émaux ont été collectés pour un projet de mosaïque qui verra le jour aux alentours de la Saint-Glinglin... (c'est difficile de garder du temps pour autre chose que le travail)


novembre2011

Novembre : j'ai très peu de photos de ce mois-là, et je n'ai le souvenir que d'un tunnel de boulot, alors qu'il a dû se passer des trucs, forcément (oui, tout de même, deux ans d'amour avec A !). Cette image-là, je ne sais même plus à quel moment je l'ai prise, je me rappelle juste qu'elle est ratée, que je voulais photographier autre chose (un reflet, mais je ne sais plus de quoi).


decembre2011

Décembre : all you need is love ! Ma nièce et mes neveux sont tout de même, il faut bien l'avouer, fort choupinous.


Ce bilan me laisse un poil amère, la gorge serrée, car, diffus ou concentré selon les moments mais toujours présent, j'ai laissé le stress me bouffer la vie et la santé. Et c'est con ! C'est vraiment trop con. Parce que ça corrompt le bonheur quotidien, la douceur immense, la joie permanente que j'ai à vivre avec l'homme que j'aime. Parce que merde, il y a quand même eu plein de bons moments.

Je crois que la bonne résolution pour 2012 s'impose d'elle-même... Rester zen.

mar. 27 décembre 2011

Images de Noël

L'atelier des lutins, emballages cadeaux de dernière minute, en cachette des enfants.

Le tartinage des toasts auquel je ne participe pas, occupée devant mon ordinateur à programmer les séances de maths pour les semaines à venir.

Ma nièce (bientôt 4 ans), debout au milieu des cadeaux déballés, les bras levés comme en incantation, les yeux vers le ciel "MERCI, PÈRE NOËL !".

Mon père qui se trémousse avec Just Dance sur la Wii.

Les cachotteries de mon amoureux, qui m'a offert une aquarelle originale de Brecht Evens, magnifique, une vraie folie. Sa fierté devant ma mine éblouie.

noir
Les bouilles de mon neveu et de ma frangine pendant la traditionnelle coupure de courant, merveilleux écrans rétro-éclairés...

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