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ven. 21 avril 2017

Une dernière petite louche de démocratie pour la route ?

Bon, pour cette fois c'est trop tard, mais quand tu vois le merdier, tu te dis qu'il faudrait changer les règles du jeu, à défaut de pouvoir changer les participants.

Cette bédé en trois pages (attention les littéraires, y a un peu des maths qui font peur au milieu) défend le principe du "jugement majoritaire" de façon très convaincante.

Et si vous avez envie de vous y essayer, il y a même une élection "parallèle"-test d'organisée ici (je conseille, ça défoule, même s'il manque la mention "à jeter aux crocodiles séance tenante" pour certains candidats).

J'aimerais bien vivre assez longtemps pour voir survenir ce changement de mode de scrutin !

jeu. 20 avril 2017

J'hésite moins

Il y a souvent cette expression qui revient dans les journaux, l'échiquier politique. C'est joli, et puis ça traduit bien le côté "coups" et "manœuvres" de l'exercice. Mais dans ma tête, en fait d'échiquier, je me représentais plutôt une bête ligne, voire carrément un segment, la droite, la gauche, le centre, terminé. Je ne dis pas que cette représentation était définitive ni exhaustive au regard ce qui se passe sous mon crâne, mais inconsciemment, c'est simplement le résultat du pouvoir des mots : on me parle de droite et de gauche, j'ai du mal à penser à autre chose qu'à un machin horizontal unidimensionnel. Même si je SAIS que c'est plus compliqué que ça, en vrai.

Et puis hier, je suis tombée sur ce questionnaire, qui permet de trouver son alter ego politique. Au départ, je l'ai fait pour m'aider à décider pour qui voter dimanche (oui, je fais partie des graaaands indécis pour ce premier tour), et si le résultat ne m'a pas considérablement surprise, en revanche j'ai vraiment apprécié cette représentation bidimensionnelle des positions politiques de chaque candidat. Ça ressemble déjà un peu plus à ce fameux échiquier, et puis ça me paraît plutôt efficacement synthétisé (j'avoue, je suis une vilaine citoyenne, je n'ai pas épluché moi-même tous les programmes). Je cite CrowdPac : "Notre système de notation positionne les candidats de manière objective sur deux axes idéologiques :

  • de progressiste à conservateur sur les questions de société ;
  • d’interventionniste à libéral sur les questions économiques."

Au final, ça donne ça :

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Si jamais ça peut aider d'autres indécis à faire leur choix...

mar. 18 avril 2017

Application du bicarbonate comme déodorant (trop sexy le titre)

A la demande générale, je vous raconte l'application, même si Le Goût a déjà bien défriché la question dans les commentaires. Alors oui, il y a la question de la granulométrie : le bicarbonate de soude, la plupart du temps (en tous cas dans les grandes surfaces), il ressemble à du sel fin. Ça adhère un peu moins que celui qui est fin comme de la maïzena, mais ça fonctionne déjà plutôt bien. Concrètement, pour le moment j'utilise comme contenant un pot à épices muni d'un couvercle à trous ; j'en saupoudre l'équivalent d'une grosse pincée dans le creux de ma paume et je frotte l'aisselle opposée avec (oui, j'en fais tomber un peu par terre au passage, mais bon rien de dramatique, surtout à côté des projections de litière du chat sur le sol de la salle de bains...) (non, son bac à litière n'a pas de petite porte, c'est un chat claustrophobe).

Jusqu'à peu, je n'avais à ma disposition que la version sel fin, mais le dernier paquet acheté (cette référence-ci) a la consistance du sucre glace. Et du coup, je projette de récupérer chez feue ma grand-mère l'une de ses nombreuses boîtes de poudre de riz munie d'une houppette pour la recycler en applicateur de déodorant, ce sera plus pratique. Et j'aime évidemment l'idée de donner une seconde vie à cet objet qui a pour moi une connotation un peu désuète. Je précise "pour moi" parce que je crois savoir que les personnes qui se maquillent continuent de manier la houppette pour déposer de la poudre libre sur leur zone T. Tout ça pour vous dire que si vous n'avez pas de grand-mère à poudre de riz sous la main, n'importe quel Sephora ou assimilé devrait faire l'affaire pour vous équiper. Googlez simplement "houppette".

Une dernière précision sur le bicarbonate : la marque que je vous ai indiquée ("La Droguerie écologique") commercialise les deux versions, sucre glace et sel fin, en les dénommant respectivement "bicarbonate technique" et "bicarbonate alimentaire". Mis à part la granulométrie donc, il s'agit exactement du même produit. Je ne nie pas que pour certains usages il soit primordial d'utiliser l'un ou l'autre (plus ou moins abrasif, plus ou moins soluble), mais pour d'autres, les deux fonctionnent indifféremment. Autrement dit, technique ne signifie pas "non alimentaire", et "alimentaire" n'implique pas que vous ne puissiez pas déboucher votre lavabo avec. Si j'ai préféré la version technique au départ, c'est tout bêtement parce que l'emballage n'était constitué que de papier, alors que l'alimentaire est conditionné dans un tube muni d'un couvercle en plastique.

Ah oui encore un truc : ma môman passait du sucre en poudre classique au mixeur pour en faire du sucre glace, quand j'étais petite. Si vous n'avez que du bicarbonate "sel fin" et que vous voulez essayer le "sucre glace", ça vaut peut-être le coup d'essayer cette solution mécanique...

mer. 12 avril 2017

D'une pierre deux ou trois coups

Qu'est-ce que la démarche de minimalisme / simplification a à voir avec l'écologie ?

J'observe chez moi une tendance au minimalisme dans plusieurs domaines, mais le premier qui me vient en tête, c'est la salle de bains, catégorie produits d'hygiène et autre cosmétiques.

Je ne tends pas à la simplification par conviction écologique, ni par rejet de la consommation à tout crin. C'est plutôt une sorte de deuxième effet kiss cool. Si j'élague, c'est plus... par flemme (chassez le naturel...).

Pourquoi une salle de bains minimaliste ? Parce que la liste des perturbateurs endocriniens et autres substances toxiques est tellement longue qu'il me paraît amplement plus facile de me rappeler quels produits je peux acheter sans me gourer (on dirait parfois qu'ils se comptent sur les doigts de la main), plutôt que de garder à l'esprit tous ceux qu'il vaut mieux éviter ; j'ai parfois l'impression en déambulant dans les magasins d'avoir un casque de réalité virtuelle sur la tête, qui me montre des rayonnages quasiment vides une fois éliminé tout ce je préfère ne pas acheter.

Par exemple, le déodorant. J'en ai un qui est dépourvu de toute cochonnerie. Enfin, je crois... J'entendais souvent dire que le bicarbonate de soude (encore lui, toujours lui) fonctionnait très bien aussi, alors j'ai procédé à mes petits essais : très prosaïquement, déodorant sur l'aisselle droite, bicarbonate sur la gauche, et le soir, analyse soigneuse des résultats :

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Ce fut sans appel : même si mon Sanex a une bonne odeur de propre à l'application (que j'aime beaucoup, c'est vrai, mais qui dure moins de 5 minutes je pense), dix heures plus tard, c'est l'aisselle au bicarbonate qui refoule le moins.

Et il se trouve que d'un point de vue écologique, ça m'arrange, puisque je trouve du bicarbonate vendu en sachet de papier kraft tellement basique (haha, basique, bicarbonate, vous l'avez ?) que je vais pouvoir le lombricomposter sur ma terrasse, tandis que le stick Sanex est conditionné dans un boîtier en plastique dont je ne suis même pas sûre qu'il soit recyclable.

Et des exemples de ce style, j'en ai des tas. Vous aussi, je parie, non ?

jeu. 06 avril 2017

Popi m'a cramer

Alors si vous vous demandiez, la réponse est non : la rédactrice en chef des Belles Histoires n'a jamais répondu à mon courrier.

Mais il semblerait que Bayard Presse ait gardé une dent contre moi, car il a envoyé un agent pour se venger, oui oui, en la personne d'un vieux Popi d'avril 2014.

Le Popi en question s'est sournoisement glissé dans la housse de couette de Hiboute afin de pouvoir infiltrer ma machine à laver, façon cheval de Troie. Le combat fut rude : sachez que le Popi supporte très mal d'être passé à 60°C, cf. document A.

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doc. A : J'ai eu un peu de mal à identifier le corps.

Mais ça fait partie de sa technique kamikaze : sous cette forme, il a pu occasionner un balourd (1) de compétition qui a tellement déséquilibré le tambour de notre lave-linge que le caoutchouc a littéralement fondu d'un côté, et s'est déchiré de l'autre. Oui ! Ce con de Popi a réussi à dézinguer notre machine à laver ! Salaud !

J'ignore combien c'est embêtant. La machine fonctionne toujours, mais est-ce que les bouts de caoutchouc qui manquent étaient très importants, ou pas trop ? Je n'en sais rien. Et surtout, est-ce que le tambour est revenu bien gentiment sur son axe, ou pas ? Je n'en suis pas sûre, et d'après ce que je lis, c'est quand même un peu la merde.

Bref, décidément Bayard Presse, c'est le Mal incarné.

(1) Cette histoire m'aura donc fait découvrir le sens technique de ce mot, et je vous avoue que je me sens toujours mieux quand je peux mettre un mot précis sur mes malheurs.

mer. 05 avril 2017

Passion poubelles

J'avais parlé il y a quelques temps de détailler un peu où j'en étais de mon cheminement écologique. Ce qui est bien c'est que c'est jamais fini, on peut toujours faire mieux ou différemment... On ne peut pas s'encroûter. Ce que je vous raconte n'est donc valable qu'à un instant t, dans quelques mois certaines choses auront peut-être encore évolué.

Ces derniers temps par exemple, parce qu'on m'avait offert ce livre-là (à la fois pas très réaliste parce qu'extrémiste, et en même temps fourmillant de pistes à explorer), et puis peut-être aussi que l'histoire de l'incinérateur à Ivry m'a pas mal travaillée, je suis devenue particulièrement sensible à la production des déchets, et à ce qu'on peut faire pour la limiter (je te vois venir, Le Goût : oui, l'homme le moins polluant du monde est un homme mort. Mais on peut envisager de faire mieux et de nettoyer davantage qu'on ne salope, peut-être).

Le classement de l'innocuité des déchets domestiques (on parlera du nucléaire un autre jour) est assez simple : ceux qu'on ne produit pas, exæquo avec les compostables > les papiers/cartons, recyclables > les plastiques recyclables > les plastiques non recyclables.

Je m'aperçois que je ne sais pas trop où placer les piles, car j'ignore de quelle manière elles sont traitées, et dans quelles proportions (je pense que ce n'est pas très complotiste d'envisager que le greenwashing pousse certaines enseignes à proposer des points recyclage bidon : je rappelle que quand je travaillais chez Exki, on faisait trier les déchets aux clients... pour ensuite tout mettre dans la même poubelle). C'est ça aussi que j'adore avec le traitement des déchets : on ne sait pas grand-chose, il y aurait des tas d'enquêtes à mener, de documentaires à faire ! (Enfin je ne sais pas si ça intéresse beaucoup de monde à part moi)

Bon j'ai déjà atteint mon quota de blabla pour aujourd'hui, donc ce n'est qu'au prochain épisode que je vous parlerai de mon déo et de ma crème de jour (je sais que vous trépignez d'impatience).

lun. 03 avril 2017

Il s'est passé quoi en mars 2017 ?

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J'ai remarqué un détail sur l'affiche de Baby Boss (?) qui m'a fait penser que les concepteurs n'avaient sans doute pas eu d'enfant : qu'est-ce que c'est que ces graduations pas du tout vraisemblables sur le biberon ?

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J'ai vu pas mal de jonquilles qui avaient l'air d'avoir regardé un ouragan de face. Une nouvelle variété ?

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J'ai croisé un "ami très cher" en allant au théâtre.

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Un immeuble de mon quartier était en train d'enfiler un pull.

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J'ai emmené ma petite Poucette voir son papa Ogre au salon du Livre.

ven. 31 mars 2017

Un post que je pourrais écrire toutes les semaines

Cette semaine j'ai vu passer trois polémiques, je vous laisse trouver le point commun :

  1. un livre éducatif qui parle de leur corps aux enfants, mais (comme d'habitude aurais-je envie d'ajouter) avec des différences de traitement flagrantes entre le sexe des garçons et celui des filles. Pour vous donner un exemple, si l'on y précise que le zizi des garçons s'appelle "pénis", on ne juge pas utile de dire que celui des filles se nomme "vulve" (à la place, on donne une ribambelle de surnoms enfantins. Le sexe des filles, c'est pas sérieux voyons).
  2. Il y a aussi eu Solange Te Parle, qui après avoir mené il y a 2-3 ans une série d'entretiens avec des femmes sur le thème de la sexualité, a transformé ce travail radiophonique en livre, sans en avertir les premières concernées. Les commentaires sont souvent très passionnés, dans un camp comme dans l'autre : ceux qui ont toujours su que Solange était une salope, et d'ailleurs ils ne supportent pas sa voix, et ceux qui la défendent en accusant les plaignantes d'être des connasses en mal de reconnaissance qui n'ont rien de mieux à faire.
  3. Enfin, l'affiche du festival de Cannes fait polémique car la photo de Claudia Cardinale qui a servi pour sa conception a été retouchée façon Barbie, avec la même subtilité qu'une pub l'Ouréal (je vous laisse vous rendre compte avec ce gif).

Bon vous avez deviné, le point commun, c'est le féminisme. Ou peut-être pour être plus précise, la définition du féminisme. Car pour ces trois exemples, systématiquement les "accusés" se défendent en clamant qu'ils sont féministes : à chaque fois on dirait que c'est l'emplacement de la frontière qui se joue. Une vraie guerre de tranchées, tout aussi absurde et bordélique. Je regrette que ce qui pourrait être un débat hyper constructif (mais, j'avoue, sans doute bien bordélique quand même) tourne au mieux au dialogue de sourds, au pire au pugilat. Il y a des gens sensés, modérés, qui expriment très bien les problématiques en jeu, mais sont-ils entendus, au milieu de tout ce bruit ? Je voudrais moins de passion et plus de dialogue.

jeu. 30 mars 2017

Comment aimer son prochain

Encore un mot sur le désert, ou plutôt sur les voyages de groupe, ou plutôt sur les randonneurs.

J'appréhendais un peu le côté "groupe", justement (je rappelle que je passe mes journées complètement seule, que je n'ai aucun collègue et que je m'en porte à merveille). Avec l'âge, j'ai appris à mimer ce qu'il faut pour avoir l'air sociable et être de relativement bonne compagnie, mais bon. Je me demandais à qui j'allais avoir affaire.

Et il se trouve que nous sommes tombés sur un groupe constitué de gens tous plus drôles et adorables les uns que les autres. J'ai énormément rigolé avec ces personnes, et je me suis sentie plongée dans un bon bain de gentillesse toute la semaine. Nous étions les bleus de la bande : j'avais bien campé deux ou trois fois dans ma vie, mais le Tigre n'avait jamais planté la moindre sardine jusque là ; à chaque fois, ils étaient plusieurs à venir voir si nous avions besoin d'aide, et globalement, chacun prenait soin des autres à sa manière.

Je me suis demandé quel était le facteur commun qui rassemblait ces gens ; à quoi c'était dû, cette bonne humeur et cette gentillesse généralisées : était-ce la chance tout simplement ? Les vacances ? Le goût du désert ? L'amour de la randonnée ? L'essence du camping ?

mer. 29 mars 2017

Grains de sable

Un mois qu'on est revenus du désert et je n'ai encore rien raconté !

Réparons cela.

Alors déjà : le désert, c'est pas QUE des dunes. Y a aussi de la caillasse et des plateaux argileux-spongieux qui font crounch-crounch sous les pieds (c'est une sensation absolument exquise). Mais il n'y a pas photo (et il n'y aura pas de photo parce que c'est imphotographiable), les dunes, c'est vraiment ce qu'il y a de plus beau. J'ai rarement éprouvé une telle émotion esthétique face à un paysage, une telle volupté visuelle. Je ne connais pas de courbes plus sensuelles que celles des dunes (même Laetitia Casta peut aller se rhabiller), de jeux d'ombres et de couleurs plus subtils que ceux de la lumière sur le sable : rien que selon la manière dont elle l'approche, en lui tombant droit dessus ou en arrivant de biais, elle le fait changer de couleur. Vous n'avez qu'à tourner la tête pour voir passer les dunes du bleu-gris au rouge flamboyant, c'est complètement fou.

Ensuite, quoi d'autre ? Le silence, grisant, aussi pur que la nuit (t'as toute la place pour voir des étoiles filantes).

On a vu des tas de bousiers, des fourmis cuivrées, un fennec, une gerboise (crevée d'accord, mais du coup on a pu la détailler plus à notre aise)...

Comme les paysages sublimes n'ont jamais empêché ces cons d'humains de tout saloper (paysage sublime ou trivial bas-côté d'une départementale, même combat), dans le désert, qu'est-ce qu'on trouve ? Des ordures.

Je n'ai pas pu m'empêcher d'en ramasser quelques-unes. Un compagnon de randonnée m'a dit qu'il avait ce réflexe aussi, mais qu'un certain fatalisme suspendait son geste : "Bah, qu'est-ce que ça changera, un bout de plastique de plus ou de moins ?". Et je pense que c'est la réaction que j'aurais eue il y a quelques années.

Mais il se trouve que depuis quelques temps, je me sens davantage reliée à mes semblables (ça devrait se calmer aux prochaines élections), et j'ai plus de foi en l'action collective, en l'accumulation des gouttes d'eau. Tout cela aboutit à un raisonnement différent : ces ordures étaient certes très voyantes, mais elles n'étaient pas si nombreuses. Et si chaque randonneur décidait d'en ramasser ne serait-ce qu'une ou deux, je parie qu'en quelques mois le changement serait déjà très visible.

(Je dis ça en passant. Je ne prends pas le temps d'approfondir ici la gestion marocaine des déchets, les bénéfices et les nuisances liés au tourisme dans la région saharienne, les politiques de tourisme responsable des tour-opérateurs et la réalité sur le terrain...)

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mar. 28 mars 2017

Brèves

  • Plaisir d'un jour de soleil : étendre la machine dehors, récupérer du linge qui sent les vacances (voui voui, même avec le bon air du 14e ça fonctionne).
  • Ce weekend je suis passée voir le Chou au salon du Livre qui cette année était tout rabougri.
  • J'ai trouvé un billet de 50 balles dans la rue l'autre soir. Il y a quelques semaines, c'était un billet de 5 euros. Faudrait que je me renseigne sur la couleur de celui de 500 pour pas le louper, le moment venu.

lun. 27 mars 2017

Avec quelle absence de jouet vous-êtes vous le plus amusé étant petit ? (vous ou vos enfants)

Hiboute passe énormément de temps à dessiner/colorier/découper/coller des trucs, ou à me déléguer tout ou partie de ces étapes pour jouer ensuite avec le produit fini. Je m'interroge vaguement sur l'intérêt de lui trouver ces poupées de papier toutes prêtes dans le commerce, avec leurs tenues et accessoires prédécoupés, mais je pense au fond qu'un tel achat finirait par prendre la poussière sur la table, en compagnie des cahiers de coloriage qu'on avait cru judicieux de lui offrir. Cette petite préfère le sur-mesure, manifestement ; et c'est vrai qu'on ne peut pas toujours prévoir de quoi elle se toquera. Ainsi l'autre soir, elle m'a demandé de lui dessiner... des épées, des tas de petites épées (qui furent dûment coloriées et découpées ensuite, bien entendu).

Naturellement, pendant ce temps on ne rentabilise pas la superbe maison de poupée offerte à Noël ; naturellement, ça n'empêche pas notre charmante enfant de réclamer parfois une tablette comme celle sur laquelle elle a vu jouer ses cousins aux dernières vacances ; naturellement, il y a tout de même 1000 merdouilles en plastique qui traînent dans la maison, apparues on ne sait trop comment au fil des mois.

MAIS j'adore qu'on, qu'elle passe autant de temps à ces jeux simples et sans prétention. C'est à la fois stimulant et reposant : on a besoin de trois fois rien, et tout est possible. Vive le low-tech, et vive l'infinie sagesse de Mme Musquin dans Le Père Noël est une ordure : "Alors qu'avec un bout de ficelle et un morceau de carton ils s'amusent comme des petits fous !"

ven. 24 mars 2017

Pérégrinations visuelles

(je me suis améliorée pour retrouver les sources)

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Le chat guerrier de Tetsuya Noguchi (qui s'est beaucoup promené sur Twitter).

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Kirsten Sims (trouvée sur Wetransfer. J'aime les grands espaces).

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Jack Nicholson en peaux de banane, par peut-être un certain Gordon ?

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Ernst Kreidolf, Hundefest.

jeu. 23 mars 2017

De la lecture et de l'écouture (politique, forcément politique)

Il y a quelques temps, Jaddo a recommandé un article du New York Times, un long article, en anglais (relativement facile), en disant que ça se lisait comme du petit lait. J'ai enfin pris le temps de le terminer ce matin (je m'accorde quelques jours de vacances entre la traduction que je viens de rendre et celle qui m'attend déjà - je suis bénie) et c'était effectivement une très bonne lecture : To Obama with Love, and Hate, and Desperation.

En deux mots, l'autrice raconte le courrier que recevait Obama tous les jours, et l'administration qui se chargeait de lire tout ce courrier et de lui en faire une sélection quotidienne (10 lettres, à sa demande). C'est d'une humanité ébouriffante, concentrée, pour le meilleur et pour le pire.

Lorsque je leur ai laissé libre cours, mes pensées, taquines, ont mis cette pratique en parallèle avec les sondages que commandait Sarko pour tâter le terrain au sujet de sa petite personne, de sa popularité et de l'intérêt qu'il aurait ou non pour celle-ci à épouser Bruni (j'y ai repensé parce que l'autre jour j'ai écouté Des citoyens qui changent le monde, qui dans sa deuxième moitié évoquait entre autres ce scandale mis au jour par Raymond Avrillier).

Donc on a, d'un côté de l'Atlantique, un président qui voulait écouter les voix d'individus, savoir ce qu'était leur vie ; et de l'autre, un mec qui sondait les gens sur sa life.

Dit comme ça, c'est caricatural bien sûr, et je veux bien admettre qu'il y a des nuances, mais enfin je pense que l'écume qui restera, c'est qu'on (oui le "on" de ma bulle de filtrage, bien sûr) aimait bien Obama, et que personne ne regrette Sarkozy. Et on n'avait pas peur des élections américaines, ça paraissait plié, et maintenant tout le monde hallucine. J'aimerais bien que la divergence se poursuive et que la trouille qu'on éprouve actuellement aboutisse à des présidentielles hallucinantes aussi mais dans l'autre sens : incroyable soulagement plutôt que stupeur accablée.

mer. 08 mars 2017

Dites 33

J'ai 33 ans aujourd'hui (l'âge du Christ, rajoute systématiquement une petite voix en moi, comme s'il fallait au minimum être mort et ressuscité arrivé à ce stade, sans quoi on avait raté sa vie - ça vaut bien la Rolex à 50 ans).

J'ai 33 ans et je ne sais toujours pas exactement ce qu'est un legging - c'est un caleçon ou un collant ? C'est indécent si je le porte tout seul ou je peux me passer de robe ?

J'ai 33 ans et je n'ai jamais eu de tickets resto (mais j'ai profité des chèques vacances lors de mon passage dans l'Héducation Nationale).

J'ai eu 12 emplois différents et mis les pieds dans 12 pays étrangers.

J'ai déjà dit "Servez-vous dans le frigo" à une jeune fille venue garder ma fille. Quinze ans plus tôt, je me servais moi-même dans le frigo des gens (en prenant soin de dissimuler une compulsion alimentaire) pendant que d'autres enfants dormaient une chambre plus loin.

Je ne sais toujours pas faire les pommes de terre sautées correctement, mais je maîtrise bien le houmous et j'ai déjà confectionné un rainbow cake.

Je n'ai pas déjà relu tout Proust parce que je n'ai pas fini de le lire une première fois, pour commencer.

J'ai déjà initié une conversation qui a atteint un point Godwin, je me suis déjà inscrite à un MOOC.

Je n'ai jamais fabriqué de gif animé. Je suis abonnée à Netflix mais je n'ai pas de compte Spotify.

J'ai testé la mooncup, je pratique le lombricompostage en amateur, j'ai une connaissance qui était au Bataclan.

Je n'ai jamais subi de shitstorm sur internet, je mange de tout (viande, gluten, sucre), je n'ai pas de smartphone.

Est-ce que tout ça fait de moi une jeune femme de son époque ? Et à défaut, de sa catégorie sociologique ? Sans doute.

ven. 03 mars 2017

Ma personne préférée

Hiboute a eu 4 ans hier.

Comme tous les jours en rentrant de l'école, elle a escaladé tous les rebords possibles du chemin.

Comme cela arrive une fois de temps en temps, elle s'est cassé la figure en dérapant sur l'un de ces rebords.

Comme cela n'arrive qu'extrêmement rarement, elle s'est fait mal, (belle bosse sur le front), assez pour pleurer.

Comme c'est systématiquement le cas, elle a réagi très... épidermiquement aux manifestations de compassion des passants (elle ne supporte pas qu'on prenne l'air désolé, qu'on s'exclame "Ooooh pauvre chouquette !", ça ne fait que redoubler ses pleurs, mais de rage, ou de gêne, je ne sais pas très bien).

Elle a un sourire ravi lorsqu'on lui chante "Joyeux anniversaire" au téléphone. Mais quand c'est en chair et en os pendant qu'on apporte le gâteau avec les bougies, comme pour ses 2 ans, comme pour ses 3 ans, elle hurle et se cache derrière le fauteuil (tu sens qu'elle regrette de ne pas avoir anticipé et que si elle y avait pensé plus tôt elle aurait carrément creusé un trou dessous).

Elle aime : les lasagnes, le curry de lentilles, les fraises Tagada, dessiner, colorier, découper, coller, dénombrer, escalader, danser, construire. Elle aime que je traduise les miaulements du chat, qu'on lui chante des chansons, qu'on lui lise des histoires. Elle aime bousculer l'ordre : commencer par le dessert, dormir tête-bêche, mettre son T-shirt par-dessus son pull.

Elle n'aime pas : la mousse au chocolat, les oeufs sous toutes leurs formes, manger de manière générale (elle préfère picorer), faire des bisous, recevoir des bisous (gros travail de rééducation au consentement des adultes de l'entourage !), les vacances (elle préfère quand sa maîtresse est là), la voiture (sauf celle de ses cousins avec les écrans vidéo, pas folle la guêpe).

Elle a pris en main la déco du salon :

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Parfois elle salue tout le monde dans la rue : "Bonjour petit monsieur ! Bonjour petite madame !". Question sociabilité elle tient plus de son père que de moi (heureusement). Elle est belle, vive, intelligente, gracieuse, inventive, sensible, aventureuse... Mais pour faire bonne mesure, elle dit aussi "caca boudin" à longueur de journée et se cure le nez avec beaucoup de décontraction, Dieu merci.

Bon anniversaire, ma petite chouquette chérie.

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mer. 01 mars 2017

Il s'est passé quoi en février 2017 ?

(ouais je sens que je tiens une nouvelle rubrique, là)

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Mon coeur a fait une pirouette en découvrant un livre de l'Ogre au rayon nouveautés de ma bibliothèque (et après, comme je suis une punk hors-la-loi hors-système horticultrice et ornithorynque, j'ai échangé sa place pas très en vue avec une autre nouveauté à hauteur d’œil).

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On a réussi à commander une lampe dont on NE PEUT PAS changer l'ampoule, enfin la LED (on est forts hein ?). Le site indiquait comme température de couleur un "blanc chaleureux". C'était sans doute assez chaleureux pour une morgue, effectivement, mais dans notre salon c'était vraiment pas possible. L'astuce, donc, si vous êtes aussi doués que nous, c'est un morceau de ce bon vieux chatterton, tout simplement.

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J'ai eu la nausée...

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J'ai rigolé en imaginant le mec concevoir son prospectus : "Allez, je le tente avec des chatons, paraît que ça fait vendre".

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Je suis partie marcher une semaine dans le désert marocain avec mon amoureux. Quinze ans que j'en rêvais... C'était fabuleux.

jeu. 16 février 2017

Ma pierre à l'édifice (ou comment j'ai mis un orteil dans le monde des "contributeurs")

Tout ça risque d'être approximatif, mais je tente quand même d'ébaucher quelque chose.

Voilà : les attentats de 2015, ce que je constate de l'effet qu'ils ont eu sur moi, c'est qu'ils m'ont donné une certaine impulsion à agir. Agir pourquoi ? En toute modestie, pour un monde meilleur. Rien que ça ! Je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas : un sondage (ouais désolée j'ai pas la référence sous le coude... donc "un" sondage) avait montré que beaucoup de jeunes (je suis encore un peu jeune, laissez-moi tranquille) s'étaient engagés dans des activités associatives suite à ces attentats.

Je me demande combien ils sont, combien on est à avoir eu cette réaction.

Bon. Sauver le monde, ok, mais comment ?

Une grosse année plus tard – c'est terrible parce que je ne peux pas raconter précisément mon cheminement, j'ai sabré des paragraphes entiers de ce texte pour ramasser mon propos, et les jalons que je choisis ont malgré tout quelque chose de très arbitraire, mais bon – je suis tombée sur une vidéo qui s'appelait « Changer le monde en 3 minutes », ou un truc racoleur du genre. J'ai quand même cliqué pour écouter le type, qui donnait des exemples de manières de procéder.

Entres autres, il citait le fait de modifier un article Wikipédia. Ça m'a marquée. Est-ce que je l'avais déjà fait avant cette vidéo ? Ou bien m'y suis-je collée après ? En tous cas, je me souviens que c'est à peu près à ce moment-là que je l'ai fait (donc, qu'il y ait eu causalité ou non, peu importe, ce que je retiens c'est la synchronicité, la sérendipité). C'était une bêtise, un erreur d'orthographe ou de typo, j'ai oublié, mais enfin voilà : j'avais modifié mon premier article Wikipédia. Je ne le fais pas de façon régulière, mais ça m'est arrivé plusieurs fois depuis.

Et puis cette semaine, j'ai découvert l'existence de cette femme, Emily Temple-Wood, qui est devenue une grande contributrice Wikipédia et a notamment lancé un projet de mise en lumière des femmes scientifiques (90% des rédacteurs de Wikipédia sont des hommes, et du coup, devinez quoi ? Eh bien ils parlent surtout d'autres hommes). J'ai trouvé son exemple très positif et stimulant.

Et puis quoi après ça ? Ce matin, je tombe sur une annonce me proposant de m'inscrire à un MOOC afin d'apprendre à rédiger des articles pour l'encyclopédie en ligne. (Ça vous tente ? C'est ici).

Comme un enchainement logique qui aurait démarré il y a deux ans... je me suis inscrite. On verra bien où ça me mène. Rien qu'en rédigeant le brouillon de cette note, je me suis aperçue qu'une autrice importante n'avait pas sa fiche Wikipédia. Il est bien possible que je me charge de sa rédaction dans les semaines qui viennent...

Depuis deux ans et demi que je suis traductrice, j'ai aussi fini, il y a quelques semaines, par m'inscrire à un forum de traduction que jusque là je me contentais de consulter silencieusement. L'intérêt, au delà de l'usage professionnel que j'en ai, est double : d'une part, le fait d'appartenir à une communauté qui cherche à s'entraider et à diffuser le savoir (linguistique, dans ce cas précis) est bénéfique pour mon moral et me redonne foi en l'humain : non, il n'y a pas que des magouilleurs, des violeurs et des assassins en ce bas monde (et même si on le sait intellectuellement, il se trouve qu'émotionnellement et médiatiquement, c'est sur ceux-là qu'on se focalise). Il y a aussi des gens normaux, des gens bien, qui partagent leur savoir, qui aident leur prochain. Participer à ce genre d'initiative, ça aide à se le rappeler.

D'autre part, ce qui est super aussi, c'est d'avoir le sentiment, effectivement, de rendre le monde meilleur. A une échelle infinitésimale, certes. On n'a pas tous les moyens de donner aux associations, que ce soit des heures ou des euros. Alors AGIR tout de même, même un tout petit peu, ça fait un bien fou.

Il y a pleeeeein de choses que je ne prends pas le temps de raconter, ce sera pour une prochaine fois (à quelle fréquence je termine mes notes sur cette conclusion ?)

ven. 03 février 2017

Un discours qui m'a profondément influencée

J'avais dit que je voulais retranscrire le verbatim de cette vidéo l'autre jour, alors hop, voilà. Claude Bourguignon a prononcé ces paroles il y a donc au moins 8 ans, et j'étais déjà branchée sur les questions environnementales depuis plus longtemps encore, mais ça m'a tout de même secouée de l'entendre, il y a environ deux ans de ça. Je me suis sentie basculer.

Nous ne faisons plus de culture en Europe, nous gérons de la pathologie végétale. C'est-à-dire que nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu'à mourir tellement elles sont malades. Rien à voir avec l'agriculture, l'agriculture c'est pas ça normalement, l'agriculture c'est : cultiver des plantes saines. On ne mettait pas UN pesticide en 1950 sur les blés en Europe. Y avait pas un traitement fongique qui était appliqué : maintenant c'est au moins trois-quatre, sinon le blé il est pourri avant d'arriver dans le silo.

Donc y a quand même un énorme différence si vous voulez au niveau... Mais ça se voit pas parce que comme on a balancé des produits, on dit Tiens le blé il est bien... Sauf que, s'il se casse la figure, alors... Parce que comme on met trop d'azote alors il tombe - vous avez dû voir dans les champs les blés qui tombent - alors on met des hormones pour raccourcir les tiges, c'est pour ça que les blés sont bien plus bas qu'autrefois. Autrefois les blés faisaient 1.50m, maintenant ils font 70 cm parce qu'on les raccourcit avec des hormones. Ces hormones font avorter les arbres qu'il y a autour, enfin c'est... ça fait disparaître toute la flore parce que ça gêne la reproduction des dicotylédones. Enfin c'est une espèce de monde complètement... strange, quoi.

Mais les gens le savent pas, donc... ils se mettent devant les champs, autrefois les champs c'était plein de coquelicots, c'était plein de - y avait plein d'autres espèces, y avait une biodiversité... Un pays comme la Hollande a déjà perdu 75 % de toute sa flore. C'est une des flores les plus pauvres de la planète, la Hollande. Mais c'est intensifié au niveau agricole de façon incroyable.

Ah non, on n'a pas été entendus puisqu'avec Lydia on quitté l'INRA. Nous on s'est mis à notre compte, puisque quand on a commencé à montrer que les sols mouraient biologiquement, on nous a demandé de nous taire, donc... On a quitté l'Institut et on s'est mis à notre compte parce qu'on estimait que notre devoir de scientifique c'était quand même d'alerter le monde agricole que la voie qui était choisie était pas la bonne pour le... ne permettrait pas de faire une agriculture pérenne.

Il ne peut y avoir d'agriculture pérenne que si on est sur des sols vivants. Le sol abrite 80 % de la biomasse vivante, donc si vous tuez - on en a (tué 90 % ?) - c'est qu'on est en train de tuer tout ce qui est à la source de la vie. C'est quand même les microbes qui nourrissent nos plantes, qui font que nos plantes sont saines, sont nutritives pour nous. Alors que maintenant les gens, enfin nous sommes quand même dans la société la plus confortable de l'histoire de l'humanité et nos dépenses de sécurité sociale augmentent de 6% par an, y a quand même des questions à se poser quoi : Est-ce que les gens sont si bien nourris que ça, pour être aussi malades ?

Le problème c'est qu'effectivement l'argumentation c'est : Oui mais regardez, ils vivent de plus en plus longtemps ; bien sûr, les gens qui en ce moment ont 80 ans n'ont pas connu l'agriculture chimique avant l'âge de 50 ans (puisque c'est apparu dans les années 70), donc jusqu'à 50 ans ils ont mangé... Moi je me souviens encore, gamin, du lait de vache qu'avait goût de lait de vache. Ça avait vraiment le goût de lait de vache, c'est pas le lait de maintenant, donc c'est tellement récent dans l'histoire de l'humanité qu'on ne connaîtra les résultats réels... et on s'inquiète puisque vous prenez la population d'enfants à l'heure actuelle en Europe, 17% des enfants sont obèses donc on est en droit de se poser des questions sur cette qualité alimentaire.

Le sol c'est une vraie éponge, donc si je le gère mal, il est compact, il est serré, il se referme ; si je laisse la faune le retravailler il va se souffler, c'est pour ça que quand vous marchez en forêt sur un sol, vous avez vu le côté moelleux du sol forestier, hein parce qu'en fait il est aéré par la faune, alors que le sol qui a été labouré, maltraité, il est complètement compacté, complètement resserré sur lui-même. Alors quand il va pleuvoir sur un sol resserré, ben l'eau va pas pouvoir rentrer, pis c'est l'érosion. Mais c'est plus facile d'accuser la pluie d'être responsable de l'érosion, des inondations, que de dire que c'est un système agricole qui a provoqué... Puisque les inondations que nous avons en ce moment, depuis 20 ans ­- depuis 20 ans nous traversons les années les plus sèches depuis 3000 ans dans l'histoire de l'Europe, et jamais y a eu autant d'inondations, c'est-à-dire qu'on a inventé avec l'agriculture intensive, les inondations en période sèche, ce qui est très fort !

Et les écologistes à l'heure actuelle se posent la question de savoir jusqu'où, à quel moment c'est l'humanité qui commencera à s'écrouler. Pour le moment, on a tué (?) 90% de notre biodiversité en Europe, ça va encore pour nous. Donc les écologistes disent est-ce que c'est à 95% que le système va lâcher ? On sait pas. La catastrophe du crétacé est ridicule en comparaison de ce qui se passe en ce moment, mais ça meurt, ça meurt, ça meurt, pis les gens attendent, disent... Ptêt qu'un jour on va voir quand ça va péter."

mer. 01 février 2017

Bon il s'est passé quoi de VRAIMENT important en janvier 2017 ?

Le résumé en images.

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Ma grand-mère aurait eu 90 ans.

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J'ai fait des Kango® maison (le biscuit c'était exactement ça, le chocolat pas du tout).

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Hiboute a dessiné un ticket de métro.

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J'ai été sauvagement attaquée par une grenade (mûre à point).

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On a appris qu'il allait falloir se calmer sur les avocats.

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