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jeu. 26 août 2010

Fraternité mon cul (Zazie passe un concours)

J'étais d'humeur plutôt égale. La préparation de ce concours me rend complètement cyclothymique (j'y crois, j'y crois pas).

Et puis j'avais une fâcheuse tendance à me comparer aux autres, qui s'est démultipliée ; chaque fois que je côtoie mes concurrents, je les lorgne d'un air soupçonneux : est-ce qu'elle a l'air plus bête que moi celle-ci ? Et celle-là, est-ce que j'ai plus la tête de l'emploi qu'elle ? Je fronce les sourcils quand il y en a qui connaissent la réponse, je me frotte (intérieurement, bien sûr) les mains quand des soupirs m'indiquent que certains sont largués. C'est pas joli-joli !...

Je me rassure en songeant que ma copine (ouiche, je m'en suis fait une), elle, je veux bien l'aider à réviser ses maths.

dim. 15 août 2010

Tûûûûûûû-Bip !

(le bruit de l'ECG plat qui revient à la vie finalement)

Hé non, ce blog n'est pas tout à fait mort... Mais cet été de révisions (et, je l'admets, de vacances loin de tout avec mon amoureux) m'accapare un brin. Ca devrait aller mieux dans quelques semaines... A bientôt mes chéris.

ven. 23 juillet 2010

Du travail et de la pub

Ce n'est pas le rattrapage mais un concours que je passe en septembre, mais ça revient au même : c'est un été de révisions. Français, histoire-géo, sciences et maths ; il me manque les plug-in "synthèse de documents" (dieu que je déteste ces exercices de rédaction artificiels et ennuyeux... Ce serait plus rigolo si on avait une épreuve d'Oulipo en français) et quelques rams de mémoire pour enregistrer tout le programme d'histoire-géo, très lourd... Les sciences sont plus accessibles. Quant aux maths, je me les garde en récompense quand j'ai bien travaillé le reste : suffisamment dur pour que je ne m'ennuie pas, suffisamment facile pour que je ne me décourage pas, c'est vraiment ma friandise...

Aparté sponsorisé :

J'ai un peu hésité à louer mon blog le temps d'une note, mais quand il me propose un dîner pour parler de lui, Alapage sait me prendre par les sentiments...

Bon, en fait ça ne s'est pas passé exactement comme ça, j'aurais pu choisir une dakotabox (comme les wonderbox, mais en moins connu) orientée "papouilles en institut de beauté", mais j'ai préféré un coffret "miam-miam", pour partager le cadeau avec ce garçon qui est cher à mon cœur. Parmi la quinzaine d'adresses proposées, nous avons fini par nous décider pour un petit resto du 15ème (histoire d'être dépaysés) tenu par un ancien de la Tour d'Argent. Eh ben c'était drôlement sympa ; les plats étaient raffinés, avec cette pointe d'originalité qui me séduit toujours (pour accompagner le pressé de canard aux pistaches, une compotée d'oignons oui, mais aux graines de coriandre c'est mieux...).

Vous n'êtes par ailleurs pas sans savoir qu'en plus des coffrets cadeaux, Alapage propose des livres pas chers (enfin, le prix unique fait toujours loi, hein). Moi je dois me cogner "L'Histoire de France pour les Nuls" et le BO, mais vous, vous avez droit à tous les polars que vous voulez au bord de la piscine... profitez-en, bande de petits veinards.

Bref, merci à eux pour cette soirée ; et maintenant, je retourne à mes révisions...

mar. 13 juillet 2010

Antirides

Mes parents adoptifs déménagent en province, je ne pourrai plus traverser la rue en pyjama quand j'aurai des coups de blues.

J'aime un garçon, même que je pars en vacances avec.

J'ai rempli ma première déclaration d'impôts.

Vous allez me dire : Tu vieillis...

Et je vous répondrai... JOKER !

En effet, à la rentrée prochaine, je serai de nouveau étudiante. A moi les plateaux dégueus du RU, les cartes de photocopie et les conventions de stage. Wouhou !

lun. 05 juillet 2010

Comment il semblerait que j'aie vaincu la cystite

... Eh oui, je l'ECRIS au risque de rechuter la semaine prochaine, c'est l'audace folle des superstitieux.

Vu que ça touche pas mal de filles pour ce que j'ai pu constater (voilà un sujet de conversation très fédérateur au sein de la gent féminine), je vous livre mes infos. Attention, pour les autres, ça risque d'être d'un intérêt franchement limité :

Après avoir enchaîné quatre cystites (dont une particulièrement corsée) en cinq mois, et gobé à chaque fois mon poids en antibiotiques sans résultats durables, j'ai formé une hypothèse que je considérais moi-même comme assez fumeuse à l'époque, et selon laquelle, à la suite de l'ablation du Babybel géant, mes organes s'étaient peut-être trouvés tout perturbés de toute cette place d'un coup libérée. Un peu comme quand vous quittez votre T1 d'étudiant pour un trois pièces-balcon et que vous avez tellement pas de meubles que le chi circule trop vite et devient nocif (oui, parfaitement, le chi, z'avez jamais entendu parler de feng shui, bande de ploucs ?)

Tout ça pour dire que j'ai pris rendez-vous (pour la première fois) avec un ostéopathe, qui a plus ou moins confirmé mes soupçons (moins que plus, je crois, je ne me rappelle plus bien, je délirais encore à moitié de fièvre, de fatigue et de gingivite), et après quelques manipulations, crac-crac (mais non Chéri c'est pas ce que tu crois), m'a prescrit une cure, non pas de la célèbre canneberge (que j'avais essayée avant et qui, malgré des doses massives, n'avait eu strictement aucun effet sur moi), mais de bruyère et de busserole, sous forme de gélules, à prendre de préférence avec de l'eau pétillante.

Une fois la cure terminée, il y a eu quelques fois où j'ai eu l'impression de démarrer une nouvelle crise, j'ai repris les mêmes gélules et le lendemain, rien. Quand on souffre d'infections urinaires à répétition, on devient un peu parano du pipi, alors je ne sais pas si les gélules ont réellement stoppé un début de crise, ou si elles ont seulement calmé mes angoisses ; toujours est-il que ça fait deux mois que j'ai la paix.

weabondant Par exemple, là, c'est un weekend sans cystite... Reposant.

Une copine a confirmé l'efficacité des gélules de busserole + bruyère (auxquelles elle rajoute du pissenlit, pour faire bonne mesure).

Voilà, si ça peut aider quelques malheureuses à se débarrasser de cette engeance qu'est la cystite, je serai bien contente d'avoir servi à quelque chose !

mar. 22 juin 2010

Il a tout compris

Je garde mon nouveau neveu (3 mois et quelques) le temps d'un rendez-vous pour sa mère.

Il est malin ce gosse : il m'a fait des tas de sourires réjouis et réjouissants AVANT de se mettre à hurler (code : j'ai fait popo, change-moi tout de suite cette couche répugnante).

mer. 16 juin 2010

Vuvuzequoi ?

Je reviens de trois jours coupée d'internet (autant dire du monde), et en une heure et demie de navigation, je tombe cinq fois sur le terme "vuvuzela".

Au début, j'ai cru à un genre de petit nom pour le pilou-pilou (la zigounette dans le vuvuzela, ça sonnait bien, non ?)

Une minute de google plus tard, j'ai découvert l'effet Coucoupe.

Alors pour les béotiens, un vuvuzela, finalement c'est plus proche de la zigounette que du pilou-pilou. (et pour le détail, débrouillez-vous)

brume2.jpg

Ce weekend, oui j'étais bien loin des vuvuzelas...

mar. 08 juin 2010

Brève d'ascenseur

Paris, 13ème. Un ascenseur, dedans deux nénettes de 14 ou 15 ans, et moi.

La première porte un T-shirt qui arbore, en strass, l'inscription "TORONTO".

Eh, ça veut dire quoi Toronto ? demande-t-elle à l'autre.

Euuuh... c'est une ville... (je sors d'un cours, je suis toujours dans ma peau de prof et je ne puis m'empêcher de faire un petit signe d'assentiment à la gamine hésitante).

Quoi ?! Oh non ça craint trop, on va croire que je viens de là-bas !... Demain je gratte les strass.

L'ascenseur s'arrête et les portes s'ouvrent dans un silence méditatif. Finalement :

Oh remarque ça devrait aller en fait, personne sait que c'est une ville.

... (pas entendu la réponse éventuelle de l'autre)

Y a des dialogues, c'est comme les fraises en plein saison ; pas besoin d'assaisonnement, c'est délicieux tel quel, je ne fais donc pas de commentaires...

ven. 04 juin 2010

Première violation de l'intimité de mon couple sur ce blog (j'aurai tenu 7 mois)

Soir. En parlant avec l'homme de la situation, je me rappelle à voix haute que son neveu a un mois aujourd'hui. Air soudain traqué de l'oublieux, qui se jette sur son portable pour envoyer un texto de joyeux anniversaire.

MOISiversaire, pas anniversaire ! je le corrige.

Meuh non, je vais pas mettre ça, c'est les filles qui souhaitent des trucs pareils...

Alors pourquoi t'envoies un texto ?

Parce que je veux être un garçon bien.

Donc, un garçon bien, c'est une fille en somme ?

Ouiche...

Tout s'explique.

sam. 29 mai 2010

Comment prendre un coup de vieux en 10 secondes

Discutez avec un ado de quinze ans, tandis que vous-mêmes avez atteint l'âge vénérable de 26 ans.

Faites une blague sur le minitel.

Constatez l'oeil de merlan frit que vous retourne l'ado susdit.

C'est prêt ! Vous pouvez manger votre coup de vieux.

Sans blague, il n'en avait JAMAIS entendu parler... Ca me fait tout drôle, j'aurais bien besoin d'un petit verre de Fernet Branca pour me remonter.

mar. 25 mai 2010

Mairveilleux

Le bonheur, c'est 25°C, marcher dans l'air tiède comme un oreiller.

C'est mettre une fleur de jasmin dans mes cheveux et apporter une rose du jardin aux hôtes d'une soirée.

C'est observer les petits merles faire leurs premiers pas coups d'aile - voire aller en récupérer un qui s'est perdu dans les escaliers, et le ramener à ses parents morts d'inquiétude (ils sont TROP mignons, je fonds).

C'est porter des dos-nus, qui attirent comme un aimant les mains amoureuses.

C'est pouvoir remanger de la baguette (longuement ramollie dans le café, certes, mais ça faisait quand même 15 jours que j'étais au pain de mie détrempé...)

C'est faire des projets pour l'été, même de boulot.

Le bonheur c'est maintenant, et même si cette année je n'ai guère profité des jours fériés, dieu que j'aime le mois de mai !

jardin

"Des bébés merles dans mon jardin", toujours en écoute sur Gretchen Radio, allez-y !

ven. 21 mai 2010

Phénologie à ma fenêtre

Le bon côté de la gingivite (qui suit son cours, merci), c'est qu'à force de ne manger que des purées et des compotes, même sans lésiner sur la cancoillotte et les mousses au chocolat, j'ai gagné deux trous de ceinture (ce qui correspond à la perte d'un gros kilo, à la louche). J'ai la bouche pourrie mais je suis une bombasse, na.

Le son me manquait alors j'ai bricolé ça vite fait et pas très bien fait du coup, pas de préparation (à part recharger les batteries de mon enregistreur), très peu de post-production, juste un petit instantané de mon jardin et de ses habitants.

Je babille 6 bonnes minutes pour 20 secondes de gazouillis tout juste audibles, c'est une chronique de l'attente disons... Et c'est sur Gretchen Radio, bien sûr ! (c'est pas très très fort, si j'amplifiais davantage il y avait vraiment trop de souffle, il faut monter le son ou mieux, écouter au casque)

ven. 14 mai 2010

Maladeuh

Je ne vous écris pas parce que j'ai fini d'être malade et que je suis retournée vivre ma vie de délicieux petit cabri sauvage, non.

Je ne vous écris pas parce que je n'ai pas fini d'être malade et que ma foi, il n'y a pas grand-chose à raconter, à part la sollicitude des amis qui passent avec du pain de mie (le pain de mie est mon ami, la compote c'est ma pote et le mixer mon best friend forever : mes gencives ne tolèrent toujours que le mou mou mou pour le moment) et proposent de faire la vaisselle (j'ai même pas la force de commencer par faire semblant de refuser).

Je suis devenue la vache à lait du pharmacien et entre les potions, poudres et autres onguents, je dois passer autant de temps à me soigner qu'un nonagénaire en forme.

L'homme de la situation m'achète des Mister Freeze au coca pour soulager (trop passagèrement) la douleur et supporte avec stoïcisme mon haleine de chacal (z'avez déjà essayé de vous brosser les dents avec les gencives en chou-fleur ?)

mar. 11 mai 2010

Et Dieu créa la cystite 2.0

Avec de la fièvre et son cortège de symptômes zarbi genre, dès que je mange un truc plus croustillant qu'une nouille trop cuite, j'ai mal aux gencives, c'est grave docteur ? (ce matin au petit dej c'était du pain ramolli dans un bol de tilleul, ça tombe bien j'avais pas très faim).

sam. 01 mai 2010

Panier garni

Suis allée voir New York, I love you - peut-être pas le plus extraordinaire des assemblages de courts-métrages, mais un loup de désir qui me mord le ventre à la vue des images de cette ville où je me suis tant plu...

Boulet a tapé dans le mille avec sa bédé sur l'insomnie... (huhu les gueules de 15h)

Un récit ferroviaire mignon et torride à la fois, y a vraiment de quoi préférer le train...

Sur PostSecret, un message en particulier m'a marquée la semaine dernière :

backtothefuture

Parfois je fais comme si je voyageais dans le passé, et que j'étais en train de revivre ma vie. Le temps passé avec mes amis et ma famille devient soudain un cadeau, l'occasion de passer encore un moment avec eux avant qu'il ne disparaissent à nouveau.

L'expérience est bizarre et concluante, le présent a soudain une saveur plus prononcée... Une personne de ma connaissance trouve que c'est ne pas savoir profiter de la vie autrement que par nostalgie trafiquée, je pense plutôt que ça remet les choses en perspective, et que ça redonne au moment présent son importance.

jeu. 29 avril 2010

Biniou-Houlgate, via Paris

Revenue à Paris, plus tard que prévu (quand il fait beau dans les chaises longues et que les amis de passage défilent, c'est dur d'aller attraper son train...).

Sans Gretchen, qui aime jouer au loup cinq minutes avant le départ. Je suis sûre que cette bourrique chantonnait dans sa tête "tu m'attraperas pas-euh, tu m'attraperas pas !".

Joué les prolongations en Normandie, trois jours improvisés avec le garçon que j'aime, un ami à lui et son fiston de 5 ans. Le fiston zozote et ne dit pas "papa", nous nous sommes beaucoup amusés de l'entendre donner du "N'est-ce pas, Zérôme ?" à son père.

J'ai mis leur raclée à tout le monde au mini-golf, en dépit des séries américaines qui à l'unisson préconisent aux amoureuses de toujours laisser gagner le mâle (en tous cas jusqu'au mariage, hinhin).

Ramené quelques photos, du sable dans mes revers de pantalon, deux-trois fossiles des Vaches Noires et un petit coup de soleil qui sonne le glas de l'hiver, pour de bon.

houlgate

Le désert de Houlgate, vu d'hélicoptère (YAB peut aller se rhabiller)

ven. 23 avril 2010

La semaine des nains

Je finis la semaine à Biniou-City, avec mes parents, ma frangine et les trois mioches : 8 ans - 2 ans - 1 mois, autant dire qu'on n'a pas le temps de faire grand-chose d'autre que de s'en occuper.

Je suis en passe de devenir ceinture noire de détournement de caprice de Grande Petite - surtout, surtout, couper court aux chougneries, par exemple en s'exclamant, très haut et très aigu "OoooOooh !!" ; puis, vite, trouver un objet d'extase, n'importe lequel "... OooOoh, regarde la petite fourmi / l'emballage de babybel qui fait un nez rouge / le petit bout de plastique qui fait clic clic / la, euh, pff, la petite poussière, là, qui... oui, bon "

Je prépare des chasses au trésor pour Grand, j'organise des ateliers pâte à sel (avec confection d'une dînette pour Moyenne) et peinture et je me prends des tôlées à la pétanque en plastique.

Avec Petit-Potam, c'est plus statique : lui servir de berceau quand le berceau ne suffit plus et qu'il faut des bras protecteurs (immobilisation forcée, pratique au moment de débarrasser la table).

Retour au monde des adultes (*) demain, accompagnée de Gretchen.

(*) Oui, parfaitement, je suis devenue une adulte ; m'en suis tristement rendu(e ? rha je sais jamais) compte en découvrant que faire de la balançoire me filait la gerbe.

jeu. 15 avril 2010

Un poids qui s'envole (ou Tout n'est pas toujours pire)

Ma môman, qui endure depuis sept années une polyarthrite rhumatoïde (PR pour les intimes) de plus en plus invivable et invalidante, a commencé un nouveau traitement il y a environ un mois, trrrès expérimental le traitement, on n'a pas beaucoup de recul, encore moins qu'avec le précédent (qui nous glaçait déjà un peu le sang avec sa liste d'effets secondaires incroyables).

Mais aujourd'hui, elle m'a écrit pour me dire qu'elle ne souffre plus du tout (elle l'a même écrit en capitales je crois, DU TOUT).

Alors, tant pis pour les effets secondaires, je suis tout simplement, très profondément soulagée (bien moins qu'elle bien sûr), car sans nous le dire, nous imaginions que ces souffrances n'auraient peut-être jamais de fin.

mar. 13 avril 2010

Où je découvre qu'il est à peu près aussi compliqué de se débarrasser d'une cystite récidiviste que d'un abonnement à un FAI abusif.

Sauf qu'à l'époque où Tiscali refusait de couper les ponts avec mon compte en banque, ça ne me réveillait pas au milieu de la nuit (et ça ne me faisait pas non plus me tortiller sur ma chaise comme une écolière impatiente).

Rien à voir, voici un petit film (que je trouve magnifique) sur la procrastination, dans lequel beaucoup se reconnaîtront je pense... (merci à Miss Londres pour le lien !)

(ça spique l'engliche non sous-titré, mais que les moins rosbifophones d'entre vous ne se découragent pas, c'est un commentaire très descriptif et l'animation elle-même vaut déjà le détour)

jeu. 08 avril 2010

Pas d'outsiders pour le moment

J'avais longuement préparé Jean-la-brêle au contrôle sur les fractions, et au bout de deux mois d'efforts, nous maîtrisions enfin les additions (je rappelle aux littéraires que l'addiction de fractions a ceci de subtil qu'il faut d'abord mettre tout le monde au même dénominateur). Ah, j'étais fière !

Juste pour vérifier, la veille du devoir sur table, je propose à Jean une multiplication de fractions (toujours à l'adresse de nos amis littéraires, c'est une opération bien plus simple puisqu'il suffit de multiplier entre eux numérateurs et dénominateurs sans plus se poser de questions). Calamitas ! Jean-la-brêle a plongé tête la première dans le piège, enchaînant sa routine d'addition comme un poulet qui continue d'avancer alors qu'on vient de lui trancher la tête.
Je m'arrache discrètement deux-trois cheveux, puis opère une remise au point, l'addition tu fais comme CI et la multiplication tu fais comme ÇA (lettres de feu entourées de loupiotes clignotantes), test in vivo, tout semble rentré dans l'ordre...

Hier, je demande à Jean de me raconter comment s'est passé le contrôle. Bien, me répond-il, j'ai assuré sur les fractions (encore heureux, songeai-je), mais par contre je me suis un peu emmêlé dans les parallélogrammes... (à sa décharge, j'ai préféré en ce qui le concernait presque tout miser sur les fractions dont il aura besoin toute sa vie, plutôt que sur des quadrilatères idiots qu'on peut passer le restant de ses jours à ignorer superbement une fois sorti du système scolaire).
Quelques instants plus tard, je lui redonne un calcul de fractions en guise d'échauffement. Re-calamitas ! Non seulement il se plante, mais il se souvient tout d'un coup qu'il a également confondu les + et les x lors de l'interro... C'est pas ce coup-ci qu'on va améliorer la moyenne.

Dans un autre genre, j'ai une nouvelle élève, enfin, j'ai peut-être une nouvelle élève, puisque la jeune Stella, 14 ans, m'a tout bonnement posé un lapin pour notre premier rendez-vous. Je n'ai rencontré que le papa (dépassé) et le bulletin (désastreux). La gamine bavarde dans tous les cours, se bat, n'apprend pas ses leçons, traîne des heures sur F***Book, etc - caricature de cancre. Je me demande bien ce que je vais pouvoir faire...

Par ailleurs, suite à nos cours, ma petite pouliche du 16ème a doublé sa moyenne par exemple, et tous les profs de Milko ont constaté un regain de motivation chez lui. Vous m'en voyez ravie, seulement... ces gamins-là s'en sortiront toujours (il ne saurait en être autrement au vu de leurs atouts sociologiques).

Tandis que mes élèves les plus nuls sont aussi (comme par hasard ?) les plus pauvres - et je culpabilise face au sacrifice financier que leurs parents s'imposent pour leur offrir ces heures de soutien, alors que c'est avec eux que je suis le moins efficace. Je me sentais plus de légitimité à toucher mon salaire au centre social qu'ici...

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