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ven. 21 mai 2010

Phénologie à ma fenêtre

Le bon côté de la gingivite (qui suit son cours, merci), c'est qu'à force de ne manger que des purées et des compotes, même sans lésiner sur la cancoillotte et les mousses au chocolat, j'ai gagné deux trous de ceinture (ce qui correspond à la perte d'un gros kilo, à la louche). J'ai la bouche pourrie mais je suis une bombasse, na.

Le son me manquait alors j'ai bricolé ça vite fait et pas très bien fait du coup, pas de préparation (à part recharger les batteries de mon enregistreur), très peu de post-production, juste un petit instantané de mon jardin et de ses habitants.

Je babille 6 bonnes minutes pour 20 secondes de gazouillis tout juste audibles, c'est une chronique de l'attente disons... Et c'est sur Gretchen Radio, bien sûr ! (c'est pas très très fort, si j'amplifiais davantage il y avait vraiment trop de souffle, il faut monter le son ou mieux, écouter au casque)

ven. 01 janvier 2009

Deux (mille dix) pour le prix d'une

Je n'arrivais pas à me décider entre les deux versions de la carte de voeux confectionnée hier ; ou plutôt, moi je préfère la version nature, tandis que tout le monde me jure que la dorée est mieux (en tous cas, tous ceux qui n'osent pas avouer qu'ils préfèrent carrément les cartes unicef).

Alors je doute et je viens vous demander votre avis, mes chéris, en même temps que j'en profite pour vous souhaiter une année douce et chatoyante.


voeux2010a
Vous pouvez cliquer sur les images pour les voir en plus grand





























voeux2010b

(images réalisées avec un compact et Paint, si c'est pas léché c'est faute de moyens...)

ven. 18 décembre 2009

Durant les travaux l'exposition continue # 5

hosto5

jeu. 17 décembre 2009

Durant les travaux l'exposition continue # 4

hosto4

mer. 16 décembre 2009

Durant les travaux l'exposition continue # 3

hosto3

mar. 15 décembre 2009

Durant les travaux l'exposition continue # 2

hosto2

lun. 14 décembre 2009

Durant les travaux l'exposition continue # 1

hosto1

sam. 14 novembre 2009

Une ressemblance troublante

L'autre jour, avec de la pâte de Speculoos, je faisais une banane à ma banane, et soudain j'ai pensé à Dick Rivers.

dickrivers

jeu. 27 août 2009

L'envol du datura qui est en fait peut-être un brugmansia

Quand je ne gamberge pas sur mon avenir professionnel, je continue de bricoler des ptits films en stop motion. Celui-ci, évidemment, sans le décor new-yorkais, est nettement moins dépaysant. Mais la nouveauté, ce coup-ci, c'est que j'ai rajouté une bande-sonore !

Je n'ose pas dire "de la musique", parce qu'en tant que compositeur-interprète, je ne suis pas près de pointer à la Sacem... pour la postérité je raconterai que c'est mon neveu de 7 ans et demi (le petit gars qu'on voit au début) qui s'est occupé de la BO.

Vous me direz si vous entendez un bruit parasite, ils se pourrait que j'aie un problème de codec (typiquement le genre de problème dont je connais le nom mais certainement pas la solution...)

Le personnage principal est un datura, connaissez-vous ses fleurs au parfum suave de lilas et d'amande ?

J'ai rajouté aussi des fioritures genre générique, tout ça, image par image sans photoshop, c'est pas peu dire que j'en ai bavé. Et puis le cadre bouge un peu, j'étais pas super stable... Maizenfin, profitons-en pour lui trouver le charme des films de vacances !

Cliquez ici pour voir le film

mar. 25 août 2009

Hugo Potter

Cet été mon neveu découvre Harry Potter (moi aussi du coup).

Naturellement, j'ai vu le coup venir de loin : il y aurait vite désir de baguette magique... Et je ne me suis pas trompée.
Mon père a choisi une branche de noisetier, et je me suis chargée du folklore :"Comme on n'a pas de plume de phénix à mettre à l'intérieur, on va la faire de la couleur de son plumage. A l'extrémité pointée vers toi, une fleur bleu cérule (1) qui te protège des mauvais sorts ; de l'autre côté, un oeil émeraude qui stupéfie tes adversaires instantanément."

J'ai martyrisé mon neveu 5 minutes le temps d'une séance photo (Tourne le poignet vers l'extérieur... Mets tes doigts davantage en avant. Non, pas comme ça ! Arrête de râler, ça se mérite une baguette magique ! etc.)

(vous pouvez cliquer sur les images pour les voir en plus grand)

baguette1
baguette 2
baguette 3

(1) OK, c'est peut-être pas un bleu cérule, mais qu'est-ce qui fait plus magique que les mots précieux ?

sam. 18 juillet 2009

Une rive entre deux ponts

Pfffou ça a été compliqué de le finir, ce probablement dernier stop-motion de mon séjour new-yorkais. Le plus carte postale sans doute, mais enfin c'était l'idée pour ces premiers essais.

avertissement : le paragraphe qui suit est foncièrement inintéressant. A moins d'être maso, cliquez directement sur le lien en dessous.

La réalisation s'est déroulée sans problèmes (après des jours de ciels trop bleus puis trop brumeux, j'ai eu juste ce qu'il fallait de nuages, et - luxe suprême - j'avais de quoi m'asseoir cette fois-ci).
Mais alors la post-prod, oh my god ! Mon logiciel s'est mis à planter systématiquement lors de l'étape finale de conversion ; après une bonne dizaine d'essais (qui prenaient chacun 5 à 10 minutes) infructueux, je suis partie à la recherche d'autres logiciels, tous téléchargés, tous plus poussifs et inefficaces les uns que les autres.
Puis j'ai désinstallé, réinstallé le logiciel de départ, sans succès, avant de trouver, enfin, la solution : travailler avec la version précédente du même logiciel... Voilà comment j'ai perdu des heures (réparties sur plusieurs soirs quand même).

Dernier obstacle : j'ai obtenu une vidéo plus lourde que ce qu'autorise mon hébergeur... Il m'a donc fallu créer un compte Youtube (qui lui-même nécessite la création d'un compte gmail) et tenter de charger ma vidéo pour m'apercevoir, au bout d'une demi-heure, que ça moulinait dans le vide depuis le début.
J'ai donc re-compressé (sans trop savoir comment) mon fichier pour pouvoir vous le livrer ici-même. J'ai pas trop compris ce que j'ai fait de différent mais apparemment cette fois vous pouvez même le télécharger si vous voulez. On n'arrête pas le progrès !

Cliquez ici pour voir la vidéo

Au départ je voulais le cadrage de Woody Allen dans Manhattan, vous savez, la scène avec le banc ; mais ce banc se trouve dans un parc dont il était indiqué qu'il fermait at dusk - et je n'allais pas me faire avoir une seconde fois comme à Central Park cette fois-ci, haha !

J'ai commencé par ne pas bouger car on m'en avait fait le reproche la dernière fois. Mais puisque j'étais là, c'était quand même dommage de ne pas lorgner du côté du mythique pont de Brooklyn (on ouvre sur celui de Manhattan, avec au fond à droite en tout petit, l'Empire State building)...

Vous noterez que pour l'imperceptibilité du mouvement, on repassera, alors dans un deuxième temps j'ai testé une autre façon de bouger, moins précise mais plus fluide.

Je m'en veux de n'être pas restée plus longtemps sur le pont de Brooklyn, il manque très nettement 5 ou 8 grosses secondes fixes dessus... mais sur le coup je n'ai pas fait très attention, et puis j'avoue qu'au bout de trois heures et demie plantée là j'en avais un peu marre... (et mon appareil photo aussi d'ailleurs).

On notera le magnifique fondu de fin, très kitschou, (trop rapide lui aussi) mais enfin, on fait de la carte postale ou on fait pas de la carte postale ?

sam. 04 juillet 2009

Un tour à Central Park ? (je poursuis mon apprentissage)

Un vrai tour, 360 degrés (en fait, un peu plus même) :

Cliquez ici

Et puis j'ai varié les intervalles de prise de vue aussi.

Je n'avais juste pas prévu un truc au "tournage" ; j'ignorais que la prairie où je m'étais installée ferme à 20h45, alors je n'ai pas pu aller jusqu'à la nuit noire... Ouh j'étais pas contente !

J'ai galéré un peu plus que la première fois pour monter la vidéo parce que je ne voulais pas être asservie aux 25 images par seconde (et le format mpeg n'autorise rien en dessous). A force de tâtonner j'ai appris un ou deux trucs au passage, si ça se trouve c'est du bricolage et il existait des solutions plus simples mais enfin, je m'en suis sortie toute seule (je suis toujours fière de ça, ce n'est pas si souvent).

mar. 16 juin 2009

A Time experience in Times Square

Hier, j'ai fait une première tentative (enfin, il y a eu une tentative zéro avant-hier mais elle ne s'appelle pas zéro pour rien) de photos en vue de réaliser un petit film en stop motion. J'ai pris le parti le plus simple quand on expérimente cette technique : pas de scénario, pas de pâte à modeler, simplement laisser filer le temps...

Mon cadrage n'est pas terrible, mais n'ayant pas repéré l'heure du crépuscule, j'avais peur de louper les changements de lumière, d'où le manque de soin (après visionnage, on s'aperçoit que j'avais largement le temps...)

Cliquez ici pour voir la vidéo

Et comme il n'y a pas de son, vous pouvez choisir ce que vous voulez comme musique pour écouter avec, c'est super non ? Très post-moderne comme concept je trouve.

Au delà du résultat vidéo (d'un intérêt limité), il y a l'expérience du temps, deux heures et demie découpées en tranches de dix secondes (fréquence à laquelle je déclenchais).

C'est assez curieux, on a parfois l'impression d'être sous l'effet de substances illicites ou alcoolisées, quand soudain on ne sait plus si ce sont cinq secondes ou cinq minutes qui viennent de passer. Physiquement, ça ressemble un peu à du travail d'usine, rester debout sans bouger, et répéter le mouvement d'appuyer sur le déclencheur toutes les dix secondes, l'oeil rivé à la trotteuse ; mais psychologiquement c'est très différent, on s'en fout d'avoir froid aux pieds, mal au dos, bêtement porté qu'on est par l'enthousiasme de voir le résultat de cet exercice abrutissant.

J'ai fini frigorifiée, ankylosée, morte de faim et envie de pipi, une vraie misère ! Mais faut croire que ça libère des endorphines à retardement, parce que deux heures plus tard, après m'être réchauffée-dégourdie-sustentée-soulagée, j'étais jouasse comme pas permis, riant de tout, débordante d'amour, heureuse.

Et au passage, mes remerciements époustouflés à mon vieux laptop qui n'a pas planté une seule fois durant toute l'opération ! Trop fort !

mer. 03 juin 2009

Tuut-blip-briiin-pouet (pour résumer)

Je viens de terminer mon deuxième montage sonore. Il s'appelle Marcher sur le bord d'un soir pluvieux dans Battery Park et prendre le ferry pour Staten Island. (J'ai essayé de faire plus concis, j'ai pas pu)(et rendons à César ce qui appartient à César : j'ai piqué à Gilda son "bord du soir" et j'espère qu'elle cautionnera ce vol car je les aime beaucoup - le bord, et Gilda)

J'ai essayé de faire quelque chose de plus narratif ; du coup c'est un poil plus fictionnel aussi - même si tous les sons utilisés proviennent de cet endroit-là de New York, et ont tous été capturés le même jour.

J'en ai bavé des ronds de chapeaux, et même des carrés de chapeaux, avec mon ordi qui fait rame comme un galérien... Par exemple, là, je vous écris, et les mots apparaissent 5 à 10 bonnes secondes après sur mon écran.
Eh ben pour les sons c'est pareil sauf que c'est pire : comment voulez-vous éprouver le rythme d'un passage quand il y a des coupures tout le temps, et que la stéréo se désynchronise... Un peu comme quand un gamin qui a quatre mois de CP à son actif lit une histoire à voix haute : la dramaturgie en prend un sacré coup.

Bref, j'arrête de râler, au moins sur l'audioblog il est fluide. Si vous voulez aller l'écouter, c'est par ici que ça se passe... (et si je peux me permettre de vous conseiller de l'écouter au casque, les yeux fermés, on entend mieux les ptites subtilités... - mieux aussi les quelques bruits parasites dont je n'ai pas su me débarrasser, mais on ne peut pas tout avoir !)

ven. 24 avril 2009

Oui, je fais toujours des photos

Rendez-vous à 6h20 sur la passerelle Simone de Beauvoir ce matin pour faire des photos d'aube avec une complice et un nouveau boîtier. Je crois qu'il y aura quelques bonnes choses.

Sociologiquement édifiant de prendre les transports en commun avant six heures : que des Noirs et des Arabes. Nous en avons déduit que l'adage selon lequel l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt était à nuancer : pas très tôt, juste tôt.

Sondage : ce diptyque, glauque ou pas glauque ? (chromie pas définitive et je sais que ça peut jouer beaucoup, mais bon, c'est un travail en cours)
dptque

sam. 11 avril 2009

Où ma lubie prend forme

... Voilà, mon audioblog est créé. Je l'ai intitulé, dans un souci d'originalité inouïe, Gretchen Radio. Il fallait le faire.

Côté coulisses, mon enregistreur numérique, le logiciel de montage et moi faisons connaissance tous les trois. Je jure et je soupire beaucoup, et ça finit en rires nerveux quand je finis par réussir à pondre un truc qui tient debout.

Oyez, oyez, mes chéris, le tout premier son made in Gretchen Radio !

(mais oyez-le donc là-bas, parce qu'ici j'arrive pas à coller le moindre petit lecteur, qu'il vienne de Deezer, de Jiwa ou de la plateforme d'audioblogs d'Arte Radio... si quelqu'un sait pourquoi, ça m'intéresse)

sam. 07 juillet 2007

Ca y est, il m'est arrivé quelque chose

J'ai cuisiné.

C'est rare, parce que cuisine trop petite, flemme trop grande, vaisselle jamais propre, frigo toujours vide.

(attendez, en fait le premier truc rare c'est qu'on est samedi et que je suis sortie de chez moi avant midi - pour aller faire les courses !)

Et c'était trop bon. Je vous donne la recette.

Il faut :

- Un jour où le rayon poissonnerie de C*sino n'est pas trop répugnant, acheter des crevettes (autant que vous aurez le courage d'éplucher)

- De la coriandre fraîche, plein, plein, voire trop (l'idéal étant le champ de coriandre, mais quand vous faites vos courses dans un supermarché minable, vous devrez vous contenter d'une barquette à 250 € où trois tiges se battent en duel)

- Du riz basmati (je sais pas pourquoi tous les autres ont goût de rien)

- une petite boîte de lait de coco

Vous videz la boîte de lait de coco dans une casserole, vous la remplissez avec de l'eau et vous la revidez dans la même casserole. Vous couvrez, vous faites chauffer et en attendant que ça bouille, vous lavez la vaisselle (enfin, si comme moi vous n'avez plus d'assiettes propres pour le déjeûner).

Quand ça bout, vous rajoutez le riz, vous remettez le couvercle et là, astuce pour les malchanceux qui ont hérité de plaques électriques : vous coupez le feu direct, ça va cuire en un peu plus longtemps et comme ça vous aurez le temps d'éplucher les crevettes tranquillement (et en plus c'est Canard Lacté, comment ça je suis prosélyte ?).

Donc, pendant que le riz cuit, vous épluchez les crevettes, vous hachez la coriandre, versez tout ça dans un plat, allez changer de chemise (rapport aux crevettes qui ont un peu moucheté), vous rajoutez le riz égoutté, vous mélangez, et vous dégustez...

Faites-en beaucoup parce que vous allez vouloir vous resservir.

Sinon j'ai vu Persepolis hier au ciné, c'est super bien... Plusieurs de mes amis qui avaient beaucoup aimé le livre hésitent à aller voir le film, et pourtant, c'est une très très bonne adaptation : inévitablement, la bédé n'est pas retranscrite dans son intégralité, mais l'animation est sublime et la richesse graphique immense compense largement. On rit, on pleure... du vrai bon cinéma. Bravo Satrapi, bravo Paronnaud !

ven. 09 février 2007

Dans la série Finger In The Nose avec Milky : Installez un radiateur électrique à votre domicile

Depuis cinq jours, votre convecteur électrique a rendu l'âme. Vous avez repoussé le moment d'aller en racheter un autre pour deux raisons : 1/ vous soupçonniez que l'affaire nécessiterait quelques heures consécutives de disponibilité entière et n'avez pas trouvé moyen de dégager ce laps de temps de votre emploi du temps (non pas surchargé mais admirablement éparpillé) 2/ En tenant compte des températures relativements clémentes, des moments où vous n'étiez pas là et des nuits passées sous trois édredons, la situation demeurait à peu près supportable. Mais bon, un jour peut-être, l'hiver arrivera, et à ce moment-là il faudra être prête (sans ça, vous en avez marre de boire six litres de thé par jour pour maintenit votre température interne au dessus de 36°C). Donc, vous allez profiter de cette morne après-midi pour remplacer le défunt convecteur.

  • Rendez-vous dans un magasin de bricolage, le moins éloigné de chez vous car dois-je vous le rappeler, vous aller en repartir flanqué d'un radiateur, objet couramment reconnu comme lourd et/ou encombrant.
  • Ce n'est pas le moment de faire la maligne ; assumez d'emblée votre complète nullité en matière de radiateurs et d'électricité (car il y aura des travux d'électricité, vous le savez bien), il sera plus facile ensuite d'encaisser les sarcasmes du vendeur à qui vous poserez des questions du type "Mais comment je fais tenir les fils dans le truc, là, comment vous avez dit ? Le domino ?..." Posez toutes vos questions même les plus stupides et écoutez attentivement le vendeur, même quand ça n'a pas l'air intéressant, il peut penser à des choses qui vous échappent totalement ("vous allez avoir besoin d'un tournevis mademoiselle")
  • Jetez votre dévolu sur un objet qui a l'air drôlement large, et soyez subitement rongé par le doute : est-ce qu'il va loger sur le petit pan de mur à la place de son prédécesseur ?
  • Meuh non vous n'allez pas rentrer chez vous pour vérifier et revenir acheter la bête ; ça devrait aller. (Faites tout de même une petite prière à Sainte Rita avant de quitter le magasin)
  • Rentrez chez vous, encombrée de la chose (et souvenez-vous du rêve du poulain qui était en fait prémonitoire). Mettez 3 bons quarts d'heure là où une petite quinzaine de minutes suffit en temps normal.
  • Virez le défunt. Apprenez au passage comment il était fixé au mur. Hochez la tête, car c'est vivement intéressant : vous venez de percer un des mystères de l'existence.
  • Lancez-vous dans des calculs fumeux pour fixer le dosseret (je fais style mais en fait ça s'appelle le machin en fer qui soutient le radiateur) à peu près droit, à peu près centré, et à peu près à bonne hauteur - le tout est de calculer à peu près, mais dans le bon sens (celui où vous pouvez rattraper le coup, pas celui où vous tombez trop juste).
  • Posez-vous la question de savoir s'il serait préférable d'utiliser des chevilles pour installer les vis ou si vous pouvez les visser directement dans le mur.
  • Déplorez l'absence de chevilles dans votre boîte à outils (que dis-je, dans votre vieux carton où se battent en duel trois clous et un rouleau de scotch), et vissez directement dans le mur - appréciez la tendreté du mur, sans laquelle, en l'absence de perceuse électrique, vous seriez dans de beaux draps.
  • Le dosseret est fixé ! Savourez le sentiment d'héroïsme qui en découle.
  • Il s'agit à présent de démonter l'ancienne prise (car à votre grand dam, même si vous n'avez pas bien compris pourquoi, le nouveau radiateur doté d'une prise risquerait de provoquer des incendies - enfin, 1 incendie, parce qu'une fois l'appartement disparu dans les flammes, on ne vous laissera pas rapprocher un radiateur de sitôt). Démonter l'ancienne prise, récupérer les bouts de fil qui y étaient reliés, et les connecter au domino dont vous avez fait l'acquisition cet après-midi, le bleu avec le bleu, le marron avec le marron, et s'il y a un jaune et vert, vous le condamnez, a expliqué le vendeur.
  • Songez intelligemment à mettre la prise concernée hors tension avant de la tripatouiller, puis lancez-vous en toute confiance. Pourtant, lors d'une bataille avec une vis qui résiste, prenez un coup de jus.
  • Vexée, coupez totalement l'électricité dans votre appartement.
  • Retrouvez-vous dans le noir puisque nous sommes en hiver et qu'il est 18h30.
  • Reprenez votre travail à la bougie tout en maintenant Gretchen à distance car nous sommes là pour changer un radiateur et non pour gérer une torche vivante.
  • Lancez une bordée d'injures en vous apercevant que les fils qui sortent de la prise, au lieu d'être respectivement jaune et vert, bleu et marron sont jaune, jaune et rouge (l'occupant précédent de votre logis était une quiche en bricolage, vous en prenez la mesure un peu plus chaque jour).
  • Appelez votre papa pour vous plaindre. Il vous indiquera quels fils choisir malgré le non-respect du code couleur - c'est à cela que servent les papas.
  • Trépignez d'impatience en installant le radiateur sur son dosseret, car c'est la dernière ligne droite.
  • Trépignez de rage en vous apercevant que le fil du radiateur qui se trouve à droite (voir figure A) est trop court pour rallier le fil de la prise qui se trouve à gauche (voir figure B). Notez également, au passage, que le dosseret ne tient pas bien du tout (saloperie de mur tendre) et que votre radiateur est tout bonnement en train de se casser la gueule.
  • A ce stade de déconfiture, rappelez votre papa et geignez un peu plus fort (vous avez froid aux fesses et mal au dos à force de bricoler par terre). Votre papa a inspiré les créateurs du personnage de McGyver, aussi vous expliquera-t-il comment récupérer le fil du radiateur mort pour le brancher sur le vivant (tout du moins en instance de l'être), à coups de dominos supplémentaires.
  • A bout de nerfs, dénudez les fils avec les dents. Etonnez-vous un instant de sentir la chaleur du machin pas encore branché, avant de réaliser que c'est vous qui dégagez ce surplus thermique inattendu (l'énervement...).
  • Effectuez les derniers branchement et rendez-vous compte brusquement que vous avez remis le courant au moment de téléphoner. Retournez couper le compteur, revenez vous battre avec le dernier bout de cuivre qui résiste, plantez quelques clous pour refixer -de manière très illusoire, certes- cette cochonnerie de dosseret, remettez le courant, admirez le résultat : les fils pendouillent lamentablement de partout, le côté droit de la bête déborde du pan de mur (mais pas trop, grâce à vos mesures approximatives), mais, victoire, ça CHAUFFE !

Bravo ! Dans quelques instants, vous pourrez retirer votre bonnet, votre écharpe et surtout... vos moufles.