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ven. 24 avril 2009

Oui, je fais toujours des photos

Rendez-vous à 6h20 sur la passerelle Simone de Beauvoir ce matin pour faire des photos d'aube avec une complice et un nouveau boîtier. Je crois qu'il y aura quelques bonnes choses.

Sociologiquement édifiant de prendre les transports en commun avant six heures : que des Noirs et des Arabes. Nous en avons déduit que l'adage selon lequel l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt était à nuancer : pas très tôt, juste tôt.

Sondage : ce diptyque, glauque ou pas glauque ? (chromie pas définitive et je sais que ça peut jouer beaucoup, mais bon, c'est un travail en cours)
dptque

sam. 11 avril 2009

Où ma lubie prend forme

... Voilà, mon audioblog est créé. Je l'ai intitulé, dans un souci d'originalité inouïe, Gretchen Radio. Il fallait le faire.

Côté coulisses, mon enregistreur numérique, le logiciel de montage et moi faisons connaissance tous les trois. Je jure et je soupire beaucoup, et ça finit en rires nerveux quand je finis par réussir à pondre un truc qui tient debout.

Oyez, oyez, mes chéris, le tout premier son made in Gretchen Radio !

(mais oyez-le donc là-bas, parce qu'ici j'arrive pas à coller le moindre petit lecteur, qu'il vienne de Deezer, de Jiwa ou de la plateforme d'audioblogs d'Arte Radio... si quelqu'un sait pourquoi, ça m'intéresse)

sam. 07 juillet 2007

Ca y est, il m'est arrivé quelque chose

J'ai cuisiné.

C'est rare, parce que cuisine trop petite, flemme trop grande, vaisselle jamais propre, frigo toujours vide.

(attendez, en fait le premier truc rare c'est qu'on est samedi et que je suis sortie de chez moi avant midi - pour aller faire les courses !)

Et c'était trop bon. Je vous donne la recette.

Il faut :

- Un jour où le rayon poissonnerie de C*sino n'est pas trop répugnant, acheter des crevettes (autant que vous aurez le courage d'éplucher)

- De la coriandre fraîche, plein, plein, voire trop (l'idéal étant le champ de coriandre, mais quand vous faites vos courses dans un supermarché minable, vous devrez vous contenter d'une barquette à 250 € où trois tiges se battent en duel)

- Du riz basmati (je sais pas pourquoi tous les autres ont goût de rien)

- une petite boîte de lait de coco

Vous videz la boîte de lait de coco dans une casserole, vous la remplissez avec de l'eau et vous la revidez dans la même casserole. Vous couvrez, vous faites chauffer et en attendant que ça bouille, vous lavez la vaisselle (enfin, si comme moi vous n'avez plus d'assiettes propres pour le déjeûner).

Quand ça bout, vous rajoutez le riz, vous remettez le couvercle et là, astuce pour les malchanceux qui ont hérité de plaques électriques : vous coupez le feu direct, ça va cuire en un peu plus longtemps et comme ça vous aurez le temps d'éplucher les crevettes tranquillement (et en plus c'est Canard Lacté, comment ça je suis prosélyte ?).

Donc, pendant que le riz cuit, vous épluchez les crevettes, vous hachez la coriandre, versez tout ça dans un plat, allez changer de chemise (rapport aux crevettes qui ont un peu moucheté), vous rajoutez le riz égoutté, vous mélangez, et vous dégustez...

Faites-en beaucoup parce que vous allez vouloir vous resservir.

Sinon j'ai vu Persepolis hier au ciné, c'est super bien... Plusieurs de mes amis qui avaient beaucoup aimé le livre hésitent à aller voir le film, et pourtant, c'est une très très bonne adaptation : inévitablement, la bédé n'est pas retranscrite dans son intégralité, mais l'animation est sublime et la richesse graphique immense compense largement. On rit, on pleure... du vrai bon cinéma. Bravo Satrapi, bravo Paronnaud !

ven. 09 février 2007

Dans la série Finger In The Nose avec Milky : Installez un radiateur électrique à votre domicile

Depuis cinq jours, votre convecteur électrique a rendu l'âme. Vous avez repoussé le moment d'aller en racheter un autre pour deux raisons : 1/ vous soupçonniez que l'affaire nécessiterait quelques heures consécutives de disponibilité entière et n'avez pas trouvé moyen de dégager ce laps de temps de votre emploi du temps (non pas surchargé mais admirablement éparpillé) 2/ En tenant compte des températures relativements clémentes, des moments où vous n'étiez pas là et des nuits passées sous trois édredons, la situation demeurait à peu près supportable. Mais bon, un jour peut-être, l'hiver arrivera, et à ce moment-là il faudra être prête (sans ça, vous en avez marre de boire six litres de thé par jour pour maintenit votre température interne au dessus de 36°C). Donc, vous allez profiter de cette morne après-midi pour remplacer le défunt convecteur.

  • Rendez-vous dans un magasin de bricolage, le moins éloigné de chez vous car dois-je vous le rappeler, vous aller en repartir flanqué d'un radiateur, objet couramment reconnu comme lourd et/ou encombrant.
  • Ce n'est pas le moment de faire la maligne ; assumez d'emblée votre complète nullité en matière de radiateurs et d'électricité (car il y aura des travux d'électricité, vous le savez bien), il sera plus facile ensuite d'encaisser les sarcasmes du vendeur à qui vous poserez des questions du type "Mais comment je fais tenir les fils dans le truc, là, comment vous avez dit ? Le domino ?..." Posez toutes vos questions même les plus stupides et écoutez attentivement le vendeur, même quand ça n'a pas l'air intéressant, il peut penser à des choses qui vous échappent totalement ("vous allez avoir besoin d'un tournevis mademoiselle")
  • Jetez votre dévolu sur un objet qui a l'air drôlement large, et soyez subitement rongé par le doute : est-ce qu'il va loger sur le petit pan de mur à la place de son prédécesseur ?
  • Meuh non vous n'allez pas rentrer chez vous pour vérifier et revenir acheter la bête ; ça devrait aller. (Faites tout de même une petite prière à Sainte Rita avant de quitter le magasin)
  • Rentrez chez vous, encombrée de la chose (et souvenez-vous du rêve du poulain qui était en fait prémonitoire). Mettez 3 bons quarts d'heure là où une petite quinzaine de minutes suffit en temps normal.
  • Virez le défunt. Apprenez au passage comment il était fixé au mur. Hochez la tête, car c'est vivement intéressant : vous venez de percer un des mystères de l'existence.
  • Lancez-vous dans des calculs fumeux pour fixer le dosseret (je fais style mais en fait ça s'appelle le machin en fer qui soutient le radiateur) à peu près droit, à peu près centré, et à peu près à bonne hauteur - le tout est de calculer à peu près, mais dans le bon sens (celui où vous pouvez rattraper le coup, pas celui où vous tombez trop juste).
  • Posez-vous la question de savoir s'il serait préférable d'utiliser des chevilles pour installer les vis ou si vous pouvez les visser directement dans le mur.
  • Déplorez l'absence de chevilles dans votre boîte à outils (que dis-je, dans votre vieux carton où se battent en duel trois clous et un rouleau de scotch), et vissez directement dans le mur - appréciez la tendreté du mur, sans laquelle, en l'absence de perceuse électrique, vous seriez dans de beaux draps.
  • Le dosseret est fixé ! Savourez le sentiment d'héroïsme qui en découle.
  • Il s'agit à présent de démonter l'ancienne prise (car à votre grand dam, même si vous n'avez pas bien compris pourquoi, le nouveau radiateur doté d'une prise risquerait de provoquer des incendies - enfin, 1 incendie, parce qu'une fois l'appartement disparu dans les flammes, on ne vous laissera pas rapprocher un radiateur de sitôt). Démonter l'ancienne prise, récupérer les bouts de fil qui y étaient reliés, et les connecter au domino dont vous avez fait l'acquisition cet après-midi, le bleu avec le bleu, le marron avec le marron, et s'il y a un jaune et vert, vous le condamnez, a expliqué le vendeur.
  • Songez intelligemment à mettre la prise concernée hors tension avant de la tripatouiller, puis lancez-vous en toute confiance. Pourtant, lors d'une bataille avec une vis qui résiste, prenez un coup de jus.
  • Vexée, coupez totalement l'électricité dans votre appartement.
  • Retrouvez-vous dans le noir puisque nous sommes en hiver et qu'il est 18h30.
  • Reprenez votre travail à la bougie tout en maintenant Gretchen à distance car nous sommes là pour changer un radiateur et non pour gérer une torche vivante.
  • Lancez une bordée d'injures en vous apercevant que les fils qui sortent de la prise, au lieu d'être respectivement jaune et vert, bleu et marron sont jaune, jaune et rouge (l'occupant précédent de votre logis était une quiche en bricolage, vous en prenez la mesure un peu plus chaque jour).
  • Appelez votre papa pour vous plaindre. Il vous indiquera quels fils choisir malgré le non-respect du code couleur - c'est à cela que servent les papas.
  • Trépignez d'impatience en installant le radiateur sur son dosseret, car c'est la dernière ligne droite.
  • Trépignez de rage en vous apercevant que le fil du radiateur qui se trouve à droite (voir figure A) est trop court pour rallier le fil de la prise qui se trouve à gauche (voir figure B). Notez également, au passage, que le dosseret ne tient pas bien du tout (saloperie de mur tendre) et que votre radiateur est tout bonnement en train de se casser la gueule.
  • A ce stade de déconfiture, rappelez votre papa et geignez un peu plus fort (vous avez froid aux fesses et mal au dos à force de bricoler par terre). Votre papa a inspiré les créateurs du personnage de McGyver, aussi vous expliquera-t-il comment récupérer le fil du radiateur mort pour le brancher sur le vivant (tout du moins en instance de l'être), à coups de dominos supplémentaires.
  • A bout de nerfs, dénudez les fils avec les dents. Etonnez-vous un instant de sentir la chaleur du machin pas encore branché, avant de réaliser que c'est vous qui dégagez ce surplus thermique inattendu (l'énervement...).
  • Effectuez les derniers branchement et rendez-vous compte brusquement que vous avez remis le courant au moment de téléphoner. Retournez couper le compteur, revenez vous battre avec le dernier bout de cuivre qui résiste, plantez quelques clous pour refixer -de manière très illusoire, certes- cette cochonnerie de dosseret, remettez le courant, admirez le résultat : les fils pendouillent lamentablement de partout, le côté droit de la bête déborde du pan de mur (mais pas trop, grâce à vos mesures approximatives), mais, victoire, ça CHAUFFE !

Bravo ! Dans quelques instants, vous pourrez retirer votre bonnet, votre écharpe et surtout... vos moufles.

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