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Canard Lacté (expériences bio)

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ven. 03 février 2017

Un discours qui m'a profondément influencée

J'avais dit que je voulais retranscrire le verbatim de cette vidéo l'autre jour, alors hop, voilà. Claude Bourguignon a prononcé ces paroles il y a donc au moins 8 ans, et j'étais déjà branchée sur les questions environnementales depuis plus longtemps encore, mais ça m'a tout de même secouée de l'entendre, il y a environ deux ans de ça. Je me suis sentie basculer.

Nous ne faisons plus de culture en Europe, nous gérons de la pathologie végétale. C'est-à-dire que nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu'à mourir tellement elles sont malades. Rien à voir avec l'agriculture, l'agriculture c'est pas ça normalement, l'agriculture c'est : cultiver des plantes saines. On ne mettait pas UN pesticide en 1950 sur les blés en Europe. Y avait pas un traitement fongique qui était appliqué : maintenant c'est au moins trois-quatre, sinon le blé il est pourri avant d'arriver dans le silo.

Donc y a quand même un énorme différence si vous voulez au niveau... Mais ça se voit pas parce que comme on a balancé des produits, on dit Tiens le blé il est bien... Sauf que, s'il se casse la figure, alors... Parce que comme on met trop d'azote alors il tombe - vous avez dû voir dans les champs les blés qui tombent - alors on met des hormones pour raccourcir les tiges, c'est pour ça que les blés sont bien plus bas qu'autrefois. Autrefois les blés faisaient 1.50m, maintenant ils font 70 cm parce qu'on les raccourcit avec des hormones. Ces hormones font avorter les arbres qu'il y a autour, enfin c'est... ça fait disparaître toute la flore parce que ça gêne la reproduction des dicotylédones. Enfin c'est une espèce de monde complètement... strange, quoi.

Mais les gens le savent pas, donc... ils se mettent devant les champs, autrefois les champs c'était plein de coquelicots, c'était plein de - y avait plein d'autres espèces, y avait une biodiversité... Un pays comme la Hollande a déjà perdu 75 % de toute sa flore. C'est une des flores les plus pauvres de la planète, la Hollande. Mais c'est intensifié au niveau agricole de façon incroyable.

Ah non, on n'a pas été entendus puisqu'avec Lydia on quitté l'INRA. Nous on s'est mis à notre compte, puisque quand on a commencé à montrer que les sols mouraient biologiquement, on nous a demandé de nous taire, donc... On a quitté l'Institut et on s'est mis à notre compte parce qu'on estimait que notre devoir de scientifique c'était quand même d'alerter le monde agricole que la voie qui était choisie était pas la bonne pour le... ne permettrait pas de faire une agriculture pérenne.

Il ne peut y avoir d'agriculture pérenne que si on est sur des sols vivants. Le sol abrite 80 % de la biomasse vivante, donc si vous tuez - on en a (tué 90 % ?) - c'est qu'on est en train de tuer tout ce qui est à la source de la vie. C'est quand même les microbes qui nourrissent nos plantes, qui font que nos plantes sont saines, sont nutritives pour nous. Alors que maintenant les gens, enfin nous sommes quand même dans la société la plus confortable de l'histoire de l'humanité et nos dépenses de sécurité sociale augmentent de 6% par an, y a quand même des questions à se poser quoi : Est-ce que les gens sont si bien nourris que ça, pour être aussi malades ?

Le problème c'est qu'effectivement l'argumentation c'est : Oui mais regardez, ils vivent de plus en plus longtemps ; bien sûr, les gens qui en ce moment ont 80 ans n'ont pas connu l'agriculture chimique avant l'âge de 50 ans (puisque c'est apparu dans les années 70), donc jusqu'à 50 ans ils ont mangé... Moi je me souviens encore, gamin, du lait de vache qu'avait goût de lait de vache. Ça avait vraiment le goût de lait de vache, c'est pas le lait de maintenant, donc c'est tellement récent dans l'histoire de l'humanité qu'on ne connaîtra les résultats réels... et on s'inquiète puisque vous prenez la population d'enfants à l'heure actuelle en Europe, 17% des enfants sont obèses donc on est en droit de se poser des questions sur cette qualité alimentaire.

Le sol c'est une vraie éponge, donc si je le gère mal, il est compact, il est serré, il se referme ; si je laisse la faune le retravailler il va se souffler, c'est pour ça que quand vous marchez en forêt sur un sol, vous avez vu le côté moelleux du sol forestier, hein parce qu'en fait il est aéré par la faune, alors que le sol qui a été labouré, maltraité, il est complètement compacté, complètement resserré sur lui-même. Alors quand il va pleuvoir sur un sol resserré, ben l'eau va pas pouvoir rentrer, pis c'est l'érosion. Mais c'est plus facile d'accuser la pluie d'être responsable de l'érosion, des inondations, que de dire que c'est un système agricole qui a provoqué... Puisque les inondations que nous avons en ce moment, depuis 20 ans ­- depuis 20 ans nous traversons les années les plus sèches depuis 3000 ans dans l'histoire de l'Europe, et jamais y a eu autant d'inondations, c'est-à-dire qu'on a inventé avec l'agriculture intensive, les inondations en période sèche, ce qui est très fort !

Et les écologistes à l'heure actuelle se posent la question de savoir jusqu'où, à quel moment c'est l'humanité qui commencera à s'écrouler. Pour le moment, on a tué (?) 90% de notre biodiversité en Europe, ça va encore pour nous. Donc les écologistes disent est-ce que c'est à 95% que le système va lâcher ? On sait pas. La catastrophe du crétacé est ridicule en comparaison de ce qui se passe en ce moment, mais ça meurt, ça meurt, ça meurt, pis les gens attendent, disent... Ptêt qu'un jour on va voir quand ça va péter."

mer. 02 novembre 2016

Tentative de début de bilan écologique

Il y a cette fille que j'aime bien, Laetitia, qui tient un blog + une chaîne YouTube dédiés à ses expériences, sa transition vers un mode de vie écolo / minimaliste. Dans cette vidéo, elle revient sur son parcours et ses prises de conscience successives sur ces sujets :

Mon parcours Ecolo, Bio, Zéro Déchet et Minimaliste

Évidemment, que des sujets qui m'intéressent, vous me connaissez.

Je me reconnais dans beaucoup de choses qu'elle évoque, notamment le temps que ça prend de modifier ses habitudes, d'intégrer de nouvelles informations, de nouveaux réflexes. Je n'ai plus des souvenirs aussi nets quant aux étapes de mon cheminement sur cette voie, mais même si j'étais déjà fortement sympathisante de la cause bio, je me rappelle très bien que cette vidéo de Claude Bourguignon (ça commence comme ça : "Nous ne faisons plus de culture en Europe, nous gérons de la pathologie végétale" - je voudrais vous la citer intégralement) vue il y a un ou deux ans a été comme une piqûre de rappel, une piqûre avec une énorme aiguille très pointue.

Cette vidéo a vraiment marqué un tournant pour moi : avant, j'achetais quelques trucs bio un peu mollement, moins par conviction que parce que souvent (mais pas toujours) ils avaient plus de goût. Mais après, j'ai vraiment commencé à systématiser le choix du bio ; ça s'est fait peu à peu, et aujourd'hui je ne fais plus que 20 ou 25 % de mes courses en supermarché classique, et le reste à la Biocoop. Bien sûr, ça coûte plus cher (je ne sais pas de combien, je ne suis pas une comptable hyper-précise), et je suis privilégiée (et j'en ai conscience, et je rends grâce tous les jours) puisque je peux me permettre ce surcoût.

Surcoût qu'on peut parfois compenser, prenez l'exemple de la cantine de Mouans-Sartoux : La cantine 100% bio, écolo, (presque) sans déchet, où des élèves responsables mangent équilibré en choisissant leurs portions - exemple fabuleux, POURQUOI ON NE FAIT PAS CA PARTOUT ? (rappelez-moi d'aller en parler aux délégués des parents d'élèves, tiens).

Bon j'ai commencé ce billet en voulant détailler point par point mon propre parcours (ah, ma phase "lessive au savon d'Alep et à l'huile essentielle de géranium", demandez au Goût, il ne demande qu'à rigoler de ce cuisant échec) et puis c'est en train de partir dans tous les sens. Je raconterai la suite une autre fois - ou pas ! Là, faut que j'aille chercher ma poupette au centre de loisirs.

jeu. 13 octobre 2016

Un dossier qui pue

Hier j'écoutais cette enquête en deux parties sur les algues vertes en Bretagne.

L'enquête est très bien menée, on a l'impression d'écouter un véritable polar, sauf que tout est vrai (ou bien : et en plus, tout est vrai).

Depuis le temps que ça traîne, cette histoire, je me demande, quand même :

  • soit le coût du ramassage d'algues estimé à 1 million d'euros par an (au bas mot) ;
  • sachant que pour éviter leur formation, il faudrait élever les cochons sur de la paille et non plus du ciment (je ne pense pas vous l'apprendre, mais au cas où : merde de cochon + paille = bon fumier ; merde de cochon + ciment = vilain lisier qui sert de nourriture aux algues)
  • est-ce qu'on en aurait pour 1 million d'euros de paille, si on cherchait à régler le problème en amont ? Ou plus ? Ou moins ? Est-ce qu'on pourrait faire le test, une année, pour voir ?

Si quelqu'un a des informations là-dessus, ça m'intéresse.

(Après, je l'ai bien entendu, aussi, le patron de cette société qui s'occupe de ramasser les algues, raconter comment telle année sans trop d'algues échouées avait été catastrophique pour sa boîte. Comment on pourrait les employer différemment, les ouvriers payés à ramasser ces fichues algues ?)

podcast-les-pieds-sur-terre-les-algues-vertes_M362141.jpg

Photo piquée sur le site de Télérama, pas trouvé le nom du photographe.

sam. 22 février 2014

Biordel

(Rholàlà dis donc un post en rab aujourd'hui ! Oui, j'ai envie de m'esseprimer et le sujet du jour ne s'y prêtait pas...)

J'en ai marre d'entendre que la bouffe bio n'a pas d'intérêt gustatif, qu'il y a autant de résidus ou presque que dans les aliments de l'agriculture traditionnelle... Je n'achète pas toujours bio parce que c'est meilleur ou parce que je suis sûre que ce sera parfaitement clean. Quand l'intérêt pour MOI est faible ou hypothétique, il reste l'intérêt pour la nature, pour la terre, et pour les gens.

Alors quand je lis l'article sur ce vigneron en procès pour avoir refusé un traitement qu'il estimait être inutile, j'ai envie de partager cette phrase : « J’ai des témoignages de gens à Sauternes qui traitent quatre fois par an et ils ont toujours de la flavescence, toujours de la cicadelle. Et l’impact sur l’environnement et sur la santé ? Il y a des couples qui n’arrivent pas à avoir d’enfant. Les médecins leur disent : “Changez de région si vous voulez avoir des enfants."

Alors oui bien sûr ce n'est pas une étude scientifique qui dit ça, mais avouez que le sujet mériterait d'être creusé, non ? (à moins bien sûr que ça n'ait déjà été fait dans mon dos, rha, insupportable quand Twitter ne me tient pas bien au courant ce tout ce qui se passe)

dim. 23 août 2009

"Un kilomètre de TGV, c'est 20 millions d'euros ; moderniser une ligne, 2 millions"

Je ne sais pas si cet article restera en ligne très longtemps, mais il décrit une politique du train qui me gonfle depuis bien longtemps :
le TGV et ses clients sont rois, tandis que les pauvres cons qui n'ont que des trains minables genre TER à emprunter peuvent aller se faire foutre (dans le désordre, pour se faire rembourser quelques pièces quand le train a du retard, pour utiliser leurs points de fidélité, pour faire 250 km en moins de quatre heures- sans même une machine à café !, pour obtenir une voiture supplémentaire quand les trois quarts des clients voyagent debout, etc).

Alors voilà, comme c'est les vacances, c'est moins fatigant de lier un article que de gueuler soi-même.

lun. 16 février 2009

Rendez-vous donc utiles en attendant

Un mammifère français sur 10 est menacé de disparition selon l'Union internationale pour la conservation de la nature, et seulement 40 % de bonnes réponses au Greenquizz d'aujourd'hui pour le moment... Allez vite participer, bande de petits chenapans !

dim. 11 janvier 2009

Piqûre de rappel

Dans quelle région française se situe la seule ferme d'élevage de coraux en France ?

Si vous connaissez la réponse, et même si vous ne la connaissez pas (je vous aide, ça commence pareil que "Bree Van de Kamp"), allez répondre sur GreenQuizz, le quizz qui plante des arbres.

Merci !

jeu. 11 décembre 2008

L'écologie plus facile tu meurs

En matière de sauvetage de la planète, y a :

  • les trucs trop impossibles (genre, il reste deux cents ours polaires, allez hopopop zyva, on sauve l'espèce)
  • les trucs trop compliqués (essayez un peu de vous fringuer 100% fibres issues de l'agriculture bio, teintures non-toxiques, sans que ça vienne de l'autre bout de la planète, que ça vous fasse ressembler à un hippie / un militant / un sac NI que ça soit à des prix déraisonnables... Ou alors, essayez juste de trouver des fringues encore fabriquées en France - à part les chaussettes Bleu Forêt, je vois pas, et je ne me vois pas non plus porter que des chaussettes pour sortir)
  • les trucs trop frustrants (ils sont bien gentils les locavores, et pour les fruits et légumes, c'est possible de faire des efforts, mais s'il faut se passer de poivre, de cannelle, de café, de thé, de vanille, de chocolat, de riz basmati, de pistaches et de noix de cajou... bin ça fait vraiment beaucoup de sacrifices, le genre à donner envie d'aller se noyer tout de suite dans une station d'épuration)
  • les trucs trop chronophages (cf. ce billet de Samantdi sur les transports en communs qui, dans certains coins, sont particulièrement décourageants)

Les trucs trop ci, les trucs trop ça, je parie que vous seriez capable d'allonger cette liste de quelques kilomètres encore...

Heureusement, il y a aussi parfois des trucs faciles ! Je vous propose deux exemples, à base de reforestation et d'internet :

  • Greenquizz (mon chouchou) : une question par jour et par adresse IP, 4 réponses possibles, au bout de 200 bonnes réponses, 1 arbre planté. Répondre au pif prend 5 secondes, chercher sur internet la bonne réponse, 30. A l'aise, Blaise ! C'est une association entièrement bénévole (on peut même rejoindre leurs rangs si on a envie) qui s'occupe de la gestion de cette très bonne idée. Même les pubs sont ciblées écolo !

Et il existe un système de rappel par mail pour les bonnes volontés oublieuses...

  • Ethicle : le moteur de recherche qui reverse 50 % de ses recettes publicitaires à Planète Urgence (Greenquizz aussi bosse avec eux, de toutes les boîtes de compensation carbone, ils semblent être parmi les plus sérieux). Là, c'est chacun pour soi : vous avez 100 recherches à faire pour qu'un arbre soit planté (j'aime bien le petit compteur qui m'indique où j'en suis - 30 recherches à cette heure, plus que 70 avant mon premier arbre !) Si tous les glandeurs de bureau qui jouent à Spider Solitaire faisaient une petite recherche (même de site de cul) entre chaque partie, on atteindrait des scores phénoménaux ! (pour info, les résultats de la recherche sont les mêmes qu'avec Yahoo)

Si vous voulez allonger aussi cette liste, vous êtes les bienvenus !

ven. 05 décembre 2008

Lombriquoi ?

Je fomentais mon coup depuis un moment mais j'avais loupé le coche de son anniversaire ; heureusement cette vieille manie qu'on a de se faire des cadeaux à Noël m'a servi, en partenariat avec mes parents, à offrir à ma frangine... un lombricomposteur (1) ! (tronche de mon beauf).

Elle est ravie et moi aussi. J'ai aidé hier soir à l'installation du machin, nous étions bien plus excitées en déballant le paquet de vers de terre qu'en déchirant l'emballage d'un bête DVD... On m'a demandé quel était l'intérêt d'avoir chez soi un lombricomposteur si l'on n'avait pas de jardin à nourrir avec le compost et l'engrais liquide que produit la chose.
J'avoue que j'ai dû réfléchir quelques secondes avant de trouver la réponse, qui coule pourtant de source : ça sert notamment, ou bien surtout (c'est selon vos intérêts et vos préoccupations) à réduire le volume de ses déchets : le contenu de la poubelle "normale" part en général à l'incinérateur, qui produit certes de l'énergie pour nos foyers, mais laisse également échapper dans l'atmosphère beaucoup (trop) de CO2 (sans compter celui des camions qui collectent les ordures). Or le CO2, rappelons-le à toutes fins utiles, lorsqu'il est en trop grande quantité dans l'atmosphère, nous bousille notre cher climat tempéré...

Alors voilà : est-ce que c'est pas un peu dommage et illogique d'envoyer à l'incinérateur des déchets organiques (donc constitués en majorité... d'eau !) alors qu'on peut les donner à recycler directement chez soi à de gentils lombrics qui ne réclament d'un peu de place et d'obscurité ?
Quant au compost et à l'engrais, si l'on n'a même pas de jardinières à ses fenêtres, on peut toujours en faire don à ses amis ou à ses voisins qui seront ravis !

(1) Qu'est-ce qu'un lombricomposteur ? C'est, pour faire vite, un empilage de grosses gamelles (en général 2 ou 3) qui permet de fabriquer du compost à partir de ses déchets ménagers, avec l'aide des vers de terre, qui excellent en la matière (organique, ouarf ouarf). Voici le blog fort sympathique d'une famille qui relate son expérience de cohabitation avec leur "HLM à lombrics"

mar. 16 septembre 2008

Merci Katy...

Heure Bleue continue d'acheter ELLE, nous continuons de rire (ça vaut mieux que de pleurer) en lisant les énormités qu'il recèle...
Ma perle préférée, en date du dernier Spécial mode (comprenez triple volume de pages de pub...) : rubrique Tendance, titre de l'article : "Les people écolo font leur mode", on nous parle de ballerines, de sandales et d'escarpins, mais attention, écologie oblige, "il vaut mieux les acheter à New York ou vous les faire rapporter plutôt que de les commander en ligne, car elles sont expédiées des USA, ce qui cause un lourd bilan carbone".

Et c'est signé Katy Poucnouk, Katy-Au secours !-Poucnouk, (oui j'ai mis un pseudo, elle m'a assez pompé l'air comme ça, la petite journaliste). Je ne serais pas étonnée que cette journaliste nous propose, dans sa prochaine rubrique "Sauvez la Terre avec trois neurones", de tous ouvrir grand nos fenêtres en mettant la clim' à fond pour lutter contre le réchauffement de la planète... (Déconne pas Katy !)

edit : si en lisant les commentaires vous ne comprenez plus rien à partir du n° 9, c'est normal, celui qui le précédait a été supprimé à la demande de son auteure (celle-là même qui est l'héroïne de cette note)

lun. 09 juin 2008

Comme un arrière-goût d'hydrocarbures

Dans les tâches qui incombent aux stagiaires, il y a : tous les matins, aller acheter des fruits chez le primeur. Quand c'est moi qui m'y colle, je constate avec désarroi que manifestement le pétrole est toujours trop bon marché : les pommes viennent du Chili, et les poires d'Argentine ! A côté, les fraises belges et la pastèque espagnole semblent presque écologiques...

En parlant de fraises, chez ce primeur je n'ai point rencontré la fameuse ibérique, insipide pour ceux qui la goûtent, toxique pour ceux qui la cultivent ; cette année il semblerait qu'elle soit cultivée au Portugal. Elle a effectivement un peu plus de goût que sa voisine espagnole, mais je suppose que dans quatre ou cinq ans, quand sa culture aura bien épuisé la terre et qu'on la fera pousser hors-sol, elle deviendra tout aussi infecte.

jeu. 10 avril 2008

Justement, ça faisait un moment que je voulais vous raconter ça

Le Goût a raconté que j'avais fait des tentatives époustouflantes en matière de lessive écologique. Mais comme il est de très mauvaise foi, il raconte aussi, en des termes bien plus moqueurs, que ce fut totalement infructueux : c'est FAUX !

Voilà plus d'un an que je travaille à laver mon linge sans les méchants phosphates ni les affreux parfums de synthèse. Au début, effectivement, c'est rien de le dire, mes résultats étaient plutôt infects. Et puis au fil des lessives et des expériences, je me suis améliorée et aujourd'hui ma technique est au point, le linge est propre, il sent bon et je n'y passe pas plus de cinq minutes.

J'opère de façon sensiblement différente par rapport aux recettes qu'on peut trouver sur le net ; en général, on vous indique comment préparer un bidon de deux litres de lessive d'avance, en faisant fondre les copeaux de savon dans de l'eau chaude. Mes essais de ce type n'ont pas été couronnés de succès : je faisais peut-être mal, mais après avoir macéré un moment, le savon ne moussait plus et laissait des dépôts blanchâtres sur le linge (sympa).
Le liquide devenu gluant était tout à fait répugnant et surtout difficile à doser.

J'ai donc pris le parti de ne dissoudre le savon nécessaire qu'au fur et à mesure des lessives ; voici désormais comment je procède :

  • Je verse dans le compartiment lessive l'équivalent de deux ou trois cuillerées à soupe de bicarbonate de soude (on en trouve en pharmacie, mais il est moins cher au rayon condiments du supermarché, j'ai testé pour vous. Cherchez bien, à côté du sel)
  • Je fais fondre dans une petite bassine remplie d'eau chaude une poignée (pas trop grosse) de paillettes de savon de Marseille (de la marque Persavon, qu'on trouve au rayon lessives, tout en haut ou tout en bas, dans un endroit qu'on ne voit pas au premier coup d'oeil, évidemment. Mais une fois que vous en avez trouvé un paquet, il vous dure un sacré bout de temps, je n'ai toujours pas terminé le mien). Je veille à ce que les paillettes soient complètement dissoutes (je lave à 30° en général, et si elles n'ont pas fondu à ce stade, elles iront se coller aux vêtements - j'ai testé pour vous)
  • Je verse ce qui n'est donc que de l'eau savonneuse par-dessus le bicarbonate de soude.
  • Dans le bac d'assouplissant, je verse environ un demi-verre de vinaigre blanc (avec un verre entier, votre linge puera momentanément le vinaigre, j'ai testé pour vous)
  • Sur le linge, je fais tomber entre 10 et 25 gouttes d'huile essentielle de lavandin (majoritairement) que j'agrémente parfois d'un peu de romarin ou de citron. L'huile essentielle de lavande ne tache pas, mais ne tentez pas le diable non plus : je la disperse sur les tissus sombres ou à motifs ou éponge, ou à des endroits pas voyants. Si je n'ai que du linge délicat (ça ne m'arrive JAMAIS mais peut-être qu'à vous oui), je dépose l'huile essentielle sur une petite chiffe que je joins au reste du linge.
  • En revanche, l'huile essentielle de citron qu'on m'a vendue comme blanchissante, elle, a tendance à marquer le linge, donc finalement c'est pareil, évitez d'en mettre sur les tissus clairs (mais peut-être que c'est juste parce qu'elle était pure qu'elle a taché, il faudrait que je fasse des essais en la diluant dans quelque chose)

Voilà c'est tout, après je lance la machine et roule.

Pas la peine de me dire que vous n'avez pas envie de perdre du temps avec ça, je n'essaie de convaincre personne, j'ai donné ce mode d'emploi pour ceux qui voudraient bien mais ne savent pas comment s'y prendre. Je partage parce que mes fringues sont propres et elles sentent bon, procéder ainsi coûte moins cher et c'est une façon pas trop casse-couille de respecter l'environnement. Ugh.

mer. 09 avril 2008

Le petit cri étouffé du Canard Lacté

En ce moment quand je traverse les rayons fruits et légumes des supermarchés, j'ai envie d'avoir de gros autocollants avec moi, jaune fluo avec écrit en gras "CE N'EST PAS LA SAISON DES FRAISES !!" pour les coller sur les kilos de barquettes rencontrées sur les étals.

On est en avril les mecs ! Je sais bien que les saisons sont un peu bouleversées mais enfin, on a eu des giboulées en mars, non ? Ce n'est pas la saison des fraises, ni celle des courgettes, ni celle des tomates, bordel !

Vous vous rendez compte que moi, Milky, qui essaie d'être un peu écologique tous les jours, je vais devoir cuisiner une tarte à la tomate (1) cette semaine ? Tout ça parce que mon marchand bio du marché du dimanche est sympa et que je passe à 13h 30 et qu'il me rajoute toujours un petit quelque chose... Et dimanche, bing, c'étaient les tomates. Je me voyais mal les repousser "non merci, c'est contraire à mon idéologie"...

C'est ça qui me tue le plus je crois : que les magasins soi-disant naturels (allez hop je rapporte : Naturalia et BioGénération pour ne citer qu'eux) vendent des fruits et légumes qui ne sont pas de saison. (Ce qui veut dire, si vous ne voyez pas le problème, soit importés de Fort Loin et bonjour le pétrole, soit grandis en serre chauffée et à nouveau bonjour l'énergie, + zéro goût ; pour résumer, pas Canard Lacté)

Quand j'en ai fait la remarque à la responsable du magasin de ma rue, elle m'a répondu que les gens les achetaient, les tomates de février... Le fric d'abord, les convictions après !

Ce ne sont pas des enseignes qui enseigneront l'écologie... Je n'ai que ma petite voix de blog mais je m'en sers quand même : n'achetez pas de fruits hors saison ! (impression de dire l'évidence, et pourtant)

Rappel : pas de fraises d'Espagne non plus ! (oui je sais, c'est dur)

(1) En partant du dessous : pâte feuilletée (bio), couche de moutarde ni trop fine ni trop épaisse, échalotes émincées, tranches de tomate, filets d'anchois, et 30 ou 40 minutes au four...

jeu. 14 février 2008

Encore une tranche de canard lacté

Il y a depuis quelques temps un Clan du Néon qui s'amuse très sérieusement à éteindre les néons des enseignes de magasins la nuit. L'idée : supprimer une pollution visuelle (marre de la pub à tout bout de champ), lumineuse (depuis quand vous n'avez pas vu les étoiles en ville ?) et nucléaire (oh, c'est vrai, les néons consomment, ou plutôt gaspillent de l'électricité !)
Une idée simple, non-violente, qui ne dégrade rien et aide à la prise de conscience : que demander de mieux ?

Voici leur traité fondateur, et le blog est , plein de vidéos les montrant en action, et alertant des nouveaux groupes rejoignant leur mouvement un peu partout en France.

Youpi !

J'ai reçu mon bac à compost pour le jardin, enfin !

Je méditais depuis au moins un an sur la question, j'avais envisagé le bac en plastique (beaucoup moins cher, mais moins écologique aussi...), la fabrication de mon propre bac (mais le bois coûte cher, quant au bois de récup, avec le magasin de pianos à côté, les palettes ne manquaient pas, mais mes compétences de menuisière et les bons outils, si) ("scie", haha).

Et très peu de boîtes de jardinage vendent des composteurs en bois, ce n'est donc qu'au terme d'une longue recherche que j'ai trouvé celui-ci, chez le british Suttons. Il se monte comme un gros lego, en dix minutes (vingt-cinq quand, comme moi, vous rentrez du boulot à la nuit tombée mais que vous êtes trop impatient pour attendre le weekend et que vous l'installez dans le noir).

Il est beau, il est bio, et je l'ai étrenné immédiatement après son érection avec des épluchures de fenouil cru (j'adore croquer dans du fenouil cru, mais il faut enlever la première couche).

Il est un peu cher mais je partage les frais avec ma voisine, et puis c'est un investissement... Je suis bien contente.

dim. 13 janvier 2008

Ô de pluie

Chez mes parents, il y a beaucoup de plantes. Beaucoup, beaucoup, beaucoup (plus que d'animaux - c'est dire).

Chez mes parents, on essaie d'être un petit peu écologique des fois, alors on a installé contre la maison, reliée à la gouttière, une grande cuve (récupérée contre trois francs six sous chez un fabricant dijonnais de moutarde) pour collecter l'eau de pluie, nous prémunissant des sécheresses et de trop grosses factures d'eau.

L'hiver, ma môman va donc régulièrement tirer un seau de cette eau de pluie, qu'elle rentre ensuite dans la cuisine pour lui permettre de revenir à une température plus clémente (ses plantes sont des petites choses délicates qui n'aiment pas l'eau fraîche).

Eh bien, en dépit des gamelles d'eau - du robinet - disposées dans chaque pièce de la maison à leur attention, TOUS les animaux préfèrent venir se désaltérer au seau d'eau de pluie (même quand celui-ci n'est plus rempli qu'au tiers, forçant les pauvres minous à des contorsions fort comiques pour atteindre la surface avec leur petite langue rose).

Les animaux ne sont pas snobs, surtout pas ceux-là, labradors dégénérés, chats trouvés dans les poubelles ; alors, si on doutait encore que l'eau du robinet ne fût pas extraordinairement goûteuse...

J'ai proposé de tenter l'expérience en leur proposant aussi une gamelle d'eau minérale, pour voir où celle-ci se situerait dans le classement ; à quoi mes parents ont répondu "non mais ho, ça va pas bien ?". C'est leur défaut, ils n'ont pas tellement la fibre scientifique (tssk tssk).

Vivement que je l'aie, ma maison écologique avec récupération de l'eau de pluie (mais en moins artisanal, avec des filtres et tout pour ne pas cantonner son usage aux plantes).

mer. 05 septembre 2007

"En Inde, à 7 000 kilomètres et à 9 heures d'avion, ...

... on pouvait trouver un cornichon 40 % moins cher que (la variété cultivée et conditionnée en Bourgogne).

Allez donc lire cette Fable du commerce mondial chez Fauvette, des histoires comme ça il y en a à la pelle, mais ce coup-ci ma bourgognitude (1) se révolte !

(1) et le français de Le goût aussi j'imagine - mais moi je suis écrivène môssieur, ça fait que je fais pas des barbarismes, je ponds des néologismes !

jeu. 30 août 2007

Concours ayant l'air faux bien qu'étant vrai

Je suis en train de repeindre un mur qui était vert.

J'en suis à ma quatrième couche et

Il n'est toujours pas blanc.

Celui qui devine combien de couches seront nécessaires en tout gagne deux nuits d'hôtel à Stuttgart pour deux personnes.

(le cadeau est authentique, mon agacement aussi ; et puis j'ai épuisé ma peinture à la caséine toute belle toute écologique alors j'ai dû passer à de la bête acrylique, c'est pas le même plaisir...)

ven. 08 juin 2007

Balayer devant sa porte

Hier soir, j'ai fait une petite promenade vers 22 heures, c'est apparemment l'heure où les colleurs d'affiche électorale sont de sortie...

Eh bien je dénonce : ils étaient tous à pied, sauf un groupe qui avait une voiture : celui qui collait les affiches du parti écolo !

Ne pas attendre des décideurs qu'ils nous protègent, nous et notre planète ; s'en occuper soi-même, même si on peut pas tout faire, il y a tellement de choses faciles à mettre en oeuvre.

(et quand je pense à Bush qui ne veut rien faire, même pas des promesses, mais à quel siècle il vit ce zèbre ?)

jeu. 24 mai 2007

Un peu de cohérence nom d'un chien

Hier il y avait dans ma boîte à lettres une lettre d'information de la mairie de Paris, plus précisément de la Direction de la Protection de l'Environnement - Service Technique de la Propreté de Paris (les majuscules ne sont pas de moi).

Eh bien ces types qui sont censés s'occuper d'environnement, de tri, de recyclage et d'"écogestes", ces types vous envoient un courrier A4 imprimé seulement au recto ! (je rappelle aux plus neuneus d'entre vous que l'un des principes élémentaires de l'écologie facile consiste à ne pas gaspiller, le papier notamment, en utilisant le recto ET le verso des feuilles).

Cher Dominique Ouazana, Chef de la Division Territoriale du 20e arrondissement, un conseil, la prochaine fois que vous venez expliquer aux gens comment recycler leurs déchets, faites-le plutôt sur un feuillet A5 imprimé recto-verso, vous serez plus convaincant... (et je ne parle même pas de papier recyclé ou bien labellisé FSC, ne soyons pas si extrémistes)

Ou alors ce n'est pas de votre faute, c'est peut-être celle de votre directeur, Jean-Marc Bourdin, ou bien de son adjoint Coordination technique, René Monestier...

Allez les gars, vous pouvez mieux faire ! (mais c'est déjà bien de vous passer d'enveloppes pour distribuer vos petits tracts, là)

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