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Canard Lacté (expériences bio)

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lun 09 juin 2008

Comme un arrière-goût d'hydrocarbures

Dans les tâches qui incombent aux stagiaires, il y a : tous les matins, aller acheter des fruits chez le primeur. Quand c'est moi qui m'y colle, je constate avec désarroi que manifestement le pétrole est toujours trop bon marché : les pommes viennent du Chili, et les poires d'Argentine ! A côté, les fraises belges et la pastèque espagnole semblent presque écologiques...

En parlant de fraises, chez ce primeur je n'ai point rencontré la fameuse ibérique, insipide pour ceux qui la goûtent, toxique pour ceux qui la cultivent ; cette année il semblerait qu'elle soit cultivée au Portugal. Elle a effectivement un peu plus de goût que sa voisine espagnole, mais je suppose que dans quatre ou cinq ans, quand sa culture aura bien épuisé la terre et qu'on la fera pousser hors-sol, elle deviendra tout aussi infecte.

jeu 10 avril 2008

Justement, ça faisait un moment que je voulais vous raconter ça

Le Goût a raconté que j'avais fait des tentatives époustouflantes en matière de lessive écologique. Mais comme il est de très mauvaise foi, il raconte aussi, en des termes bien plus moqueurs, que ce fut totalement infructueux : c'est FAUX !

Voilà plus d'un an que je travaille à laver mon linge sans les méchants phosphates ni les affreux parfums de synthèse. Au début, effectivement, c'est rien de le dire, mes résultats étaient plutôt infects. Et puis au fil des lessives et des expériences, je me suis améliorée et aujourd'hui ma technique est au point, le linge est propre, il sent bon et je n'y passe pas plus de cinq minutes.

J'opère de façon sensiblement différente par rapport aux recettes qu'on peut trouver sur le net ; en général, on vous indique comment préparer un bidon de deux litres de lessive d'avance, en faisant fondre les copeaux de savon dans de l'eau chaude. Mes essais de ce type n'ont pas été couronnés de succès : je faisais peut-être mal, mais après avoir macéré un moment, le savon ne moussait plus et laissait des dépôts blanchâtres sur le linge (sympa).
Le liquide devenu gluant était tout à fait répugnant et surtout difficile à doser.

J'ai donc pris le parti de ne dissoudre le savon nécessaire qu'au fur et à mesure des lessives ; voici désormais comment je procède :

  • Je verse dans le compartiment lessive l'équivalent de deux ou trois cuillerées à soupe de bicarbonate de soude (on en trouve en pharmacie, mais il est moins cher au rayon condiments du supermarché, j'ai testé pour vous. Cherchez bien, à côté du sel)
  • Je fais fondre dans une petite bassine remplie d'eau chaude une poignée (pas trop grosse) de paillettes de savon de Marseille (de la marque Persavon, qu'on trouve au rayon lessives, tout en haut ou tout en bas, dans un endroit qu'on ne voit pas au premier coup d'oeil, évidemment. Mais une fois que vous en avez trouvé un paquet, il vous dure un sacré bout de temps, je n'ai toujours pas terminé le mien). Je veille à ce que les paillettes soient complètement dissoutes (je lave à 30° en général, et si elles n'ont pas fondu à ce stade, elles iront se coller aux vêtements - j'ai testé pour vous)
  • Je verse ce qui n'est donc que de l'eau savonneuse par-dessus le bicarbonate de soude.
  • Dans le bac d'assouplissant, je verse environ un demi-verre de vinaigre blanc (avec un verre entier, votre linge puera momentanément le vinaigre, j'ai testé pour vous)
  • Sur le linge, je fais tomber entre 10 et 25 gouttes d'huile essentielle de lavandin (majoritairement) que j'agrémente parfois d'un peu de romarin ou de citron. L'huile essentielle de lavande ne tache pas, mais ne tentez pas le diable non plus : je la disperse sur les tissus sombres ou à motifs ou éponge, ou à des endroits pas voyants. Si je n'ai que du linge délicat (ça ne m'arrive JAMAIS mais peut-être qu'à vous oui), je dépose l'huile essentielle sur une petite chiffe que je joins au reste du linge.
  • En revanche, l'huile essentielle de citron qu'on m'a vendue comme blanchissante, elle, a tendance à marquer le linge, donc finalement c'est pareil, évitez d'en mettre sur les tissus clairs (mais peut-être que c'est juste parce qu'elle était pure qu'elle a taché, il faudrait que je fasse des essais en la diluant dans quelque chose)

Voilà c'est tout, après je lance la machine et roule.

Pas la peine de me dire que vous n'avez pas envie de perdre du temps avec ça, je n'essaie de convaincre personne, j'ai donné ce mode d'emploi pour ceux qui voudraient bien mais ne savent pas comment s'y prendre. Je partage parce que mes fringues sont propres et elles sentent bon, procéder ainsi coûte moins cher et c'est une façon pas trop casse-couille de respecter l'environnement. Ugh.

mer 09 avril 2008

Le petit cri étouffé du Canard Lacté

En ce moment quand je traverse les rayons fruits et légumes des supermarchés, j'ai envie d'avoir de gros autocollants avec moi, jaune fluo avec écrit en gras "CE N'EST PAS LA SAISON DES FRAISES !!" pour les coller sur les kilos de barquettes rencontrées sur les étals.

On est en avril les mecs ! Je sais bien que les saisons sont un peu bouleversées mais enfin, on a eu des giboulées en mars, non ? Ce n'est pas la saison des fraises, ni celle des courgettes, ni celle des tomates, bordel !

Vous vous rendez compte que moi, Milky, qui essaie d'être un peu écologique tous les jours, je vais devoir cuisiner une tarte à la tomate (1) cette semaine ? Tout ça parce que mon marchand bio du marché du dimanche est sympa et que je passe à 13h 30 et qu'il me rajoute toujours un petit quelque chose... Et dimanche, bing, c'étaient les tomates. Je me voyais mal les repousser "non merci, c'est contraire à mon idéologie"...

C'est ça qui me tue le plus je crois : que les magasins soi-disant naturels (allez hop je rapporte : Naturalia et BioGénération pour ne citer qu'eux) vendent des fruits et légumes qui ne sont pas de saison. (Ce qui veut dire, si vous ne voyez pas le problème, soit importés de Fort Loin et bonjour le pétrole, soit grandis en serre chauffée et à nouveau bonjour l'énergie, + zéro goût ; pour résumer, pas Canard Lacté)

Quand j'en ai fait la remarque à la responsable du magasin de ma rue, elle m'a répondu que les gens les achetaient, les tomates de février... Le fric d'abord, les convictions après !

Ce ne sont pas des enseignes qui enseigneront l'écologie... Je n'ai que ma petite voix de blog mais je m'en sers quand même : n'achetez pas de fruits hors saison ! (impression de dire l'évidence, et pourtant)

Rappel : pas de fraises d'Espagne non plus ! (oui je sais, c'est dur)

(1) En partant du dessous : pâte feuilletée (bio), couche de moutarde ni trop fine ni trop épaisse, échalotes émincées, tranches de tomate, filets d'anchois, et 30 ou 40 minutes au four...

jeu 14 février 2008

Encore une tranche de canard lacté

Il y a depuis quelques temps un Clan du Néon qui s'amuse très sérieusement à éteindre les néons des enseignes de magasins la nuit. L'idée : supprimer une pollution visuelle (marre de la pub à tout bout de champ), lumineuse (depuis quand vous n'avez pas vu les étoiles en ville ?) et nucléaire (oh, c'est vrai, les néons consomment, ou plutôt gaspillent de l'électricité !)
Une idée simple, non-violente, qui ne dégrade rien et aide à la prise de conscience : que demander de mieux ?

Voici leur traité fondateur, et le blog est , plein de vidéos les montrant en action, et alertant des nouveaux groupes rejoignant leur mouvement un peu partout en France.

Youpi !

J'ai reçu mon bac à compost pour le jardin, enfin !

Je méditais depuis au moins un an sur la question, j'avais envisagé le bac en plastique (beaucoup moins cher, mais moins écologique aussi...), la fabrication de mon propre bac (mais le bois coûte cher, quant au bois de récup, avec le magasin de pianos à côté, les palettes ne manquaient pas, mais mes compétences de menuisière et les bons outils, si) ("scie", haha).

Et très peu de boîtes de jardinage vendent des composteurs en bois, ce n'est donc qu'au terme d'une longue recherche que j'ai trouvé celui-ci, chez le british Suttons. Il se monte comme un gros lego, en dix minutes (vingt-cinq quand, comme moi, vous rentrez du boulot à la nuit tombée mais que vous êtes trop impatient pour attendre le weekend et que vous l'installez dans le noir).

Il est beau, il est bio, et je l'ai étrenné immédiatement après son érection avec des épluchures de fenouil cru (j'adore croquer dans du fenouil cru, mais il faut enlever la première couche).

Il est un peu cher mais je partage les frais avec ma voisine, et puis c'est un investissement... Je suis bien contente.

dim 13 janvier 2008

Ô de pluie

Chez mes parents, il y a beaucoup de plantes. Beaucoup, beaucoup, beaucoup (plus que d'animaux - c'est dire).

Chez mes parents, on essaie d'être un petit peu écologique des fois, alors on a installé contre la maison, reliée à la gouttière, une grande cuve (récupérée contre trois francs six sous chez un fabricant dijonnais de moutarde) pour collecter l'eau de pluie, nous prémunissant des sécheresses et de trop grosses factures d'eau.

L'hiver, ma môman va donc régulièrement tirer un seau de cette eau de pluie, qu'elle rentre ensuite dans la cuisine pour lui permettre de revenir à une température plus clémente (ses plantes sont des petites choses délicates qui n'aiment pas l'eau fraîche).

Eh bien, en dépit des gamelles d'eau - du robinet - disposées dans chaque pièce de la maison à leur attention, TOUS les animaux préfèrent venir se désaltérer au seau d'eau de pluie (même quand celui-ci n'est plus rempli qu'au tiers, forçant les pauvres minous à des contorsions fort comiques pour atteindre la surface avec leur petite langue rose).

Les animaux ne sont pas snobs, surtout pas ceux-là, labradors dégénérés, chats trouvés dans les poubelles ; alors, si on doutait encore que l'eau du robinet ne fût pas extraordinairement goûteuse...

J'ai proposé de tenter l'expérience en leur proposant aussi une gamelle d'eau minérale, pour voir où celle-ci se situerait dans le classement ; à quoi mes parents ont répondu "non mais ho, ça va pas bien ?". C'est leur défaut, ils n'ont pas tellement la fibre scientifique (tssk tssk).

Vivement que je l'aie, ma maison écologique avec récupération de l'eau de pluie (mais en moins artisanal, avec des filtres et tout pour ne pas cantonner son usage aux plantes).

mer 05 septembre 2007

"En Inde, à 7 000 kilomètres et à 9 heures d'avion, ...

... on pouvait trouver un cornichon 40 % moins cher que (la variété cultivée et conditionnée en Bourgogne).

Allez donc lire cette Fable du commerce mondial chez Fauvette, des histoires comme ça il y en a à la pelle, mais ce coup-ci ma bourgognitude (1) se révolte !

(1) et le français de Le goût aussi j'imagine - mais moi je suis écrivène môssieur, ça fait que je fais pas des barbarismes, je ponds des néologismes !

jeu 30 août 2007

Concours ayant l'air faux bien qu'étant vrai

Je suis en train de repeindre un mur qui était vert.

J'en suis à ma quatrième couche et

Il n'est toujours pas blanc.

Celui qui devine combien de couches seront nécessaires en tout gagne deux nuits d'hôtel à Stuttgart pour deux personnes.

(le cadeau est authentique, mon agacement aussi ; et puis j'ai épuisé ma peinture à la caséine toute belle toute écologique alors j'ai dû passer à de la bête acrylique, c'est pas le même plaisir...)

ven 08 juin 2007

Balayer devant sa porte

Hier soir, j'ai fait une petite promenade vers 22 heures, c'est apparemment l'heure où les colleurs d'affiche électorale sont de sortie...

Eh bien je dénonce : ils étaient tous à pied, sauf un groupe qui avait une voiture : celui qui collait les affiches du parti écolo !

Ne pas attendre des décideurs qu'ils nous protègent, nous et notre planète ; s'en occuper soi-même, même si on peut pas tout faire, il y a tellement de choses faciles à mettre en oeuvre.

(et quand je pense à Bush qui ne veut rien faire, même pas des promesses, mais à quel siècle il vit ce zèbre ?)

jeu 24 mai 2007

Un peu de cohérence nom d'un chien

Hier il y avait dans ma boîte à lettres une lettre d'information de la mairie de Paris, plus précisément de la Direction de la Protection de l'Environnement - Service Technique de la Propreté de Paris (les majuscules ne sont pas de moi).

Eh bien ces types qui sont censés s'occuper d'environnement, de tri, de recyclage et d'"écogestes", ces types vous envoient un courrier A4 imprimé seulement au recto ! (je rappelle aux plus neuneus d'entre vous que l'un des principes élémentaires de l'écologie facile consiste à ne pas gaspiller, le papier notamment, en utilisant le recto ET le verso des feuilles).

Cher Dominique Ouazana, Chef de la Division Territoriale du 20e arrondissement, un conseil, la prochaine fois que vous venez expliquer aux gens comment recycler leurs déchets, faites-le plutôt sur un feuillet A5 imprimé recto-verso, vous serez plus convaincant... (et je ne parle même pas de papier recyclé ou bien labellisé FSC, ne soyons pas si extrémistes)

Ou alors ce n'est pas de votre faute, c'est peut-être celle de votre directeur, Jean-Marc Bourdin, ou bien de son adjoint Coordination technique, René Monestier...

Allez les gars, vous pouvez mieux faire ! (mais c'est déjà bien de vous passer d'enveloppes pour distribuer vos petits tracts, là)

mar 24 avril 2007

"Non seulement les fraises importées d'Espagne n'ont aucun goût...

... mais elles représentent également une catastrophe écologique et sanitaire"

Lisez cet article, relayé par Ron l'infirmier, on s'en doutait déjà un peu mais c'est édifiant.

(à ceux qui me disent que manger bio ne sert à rien puisque les aliments seront quand même un peu contaminés, voilà : il ne s'agit pas que de ma santé, mais aussi de la faune, de la flore, des cours d'eau... et de la santé des travailleurs immigrés sans papiers !! L'écologie c'est un tout, on a souvent tendance à l'oublier)

jeu 12 avril 2007

Cultiver son jardin, littéralement

Quand je reviens de Biniou-City au printemps, il y a aussi un autre truc qui me magne : le jardinage.

J'ai la chance d'avoir un petit bout de jardin devant mon appart, guère ensoleillé et pas tout à fait à moi, mais bon à Paris, ça relève quand même du luxe - Gretchen est tout à fait d'accord là-dessus.

Je n'ai pas spécialement les pouces verts et je ne raffole pas des travaux de force qu'implique souvent cette activité, mais tout de même, dans la catégorie plaisirs simples, choisir mes graines, mes petits plants, creuser des trous, repiquer, tasser le terreau autour... tout ça j'aime bien, j'ai l'impression de me laver la tête de toutes les scories que j'y engrange si facilement. Pourquoi ça fait un effet si dingue d'observer attentivement deux fois par jour trois centimètres carré de terre sous laquelle on a installé une graine, et de voir apparaître la pousse tant espérée ?...

Cette année, je donne dans le rouge : j'ai planté des fraisiers (des bois, les seuls dont je peux espérer qu'ils me donnent quelque chose malgré l'ombre majoritaire) et demain je repique mes plants de tomates cerise. Dans un élan d'optimisme peut-être un peu démesuré, j'ai acheté mes plantes aromatiques en graines, j'ai le fol espoir de ne pas tout faire crever (au pire, je me rabattrai sur les herbes déjà toutes poussées de M*n*prix)

Et puis je remplacerais bien cet arbuste tout chemo par un joli buis... (je suis sûre que Gretchen kifferait)

Et il faudra que j'en parle à ma future nouvelle voisine, derrière les bambous, ce serait cool d'installer un bac à compost... (juste pour nous deux, pas pour tout l'immeuble, au secours !)

Et puis envie de planter des tas d'arbres, mais là, il faudra attendre une autre demeure, avec au bas mot cinquante fois plus de surface... (hum je me suis quand même laissée tenter par des graines d'eucalyptus d'australie, la photo sur le paquet est très prometteuse !)

ven 09 février 2007

News du matin, chagrin

Lu sur yahoo ce matin : "Une "chambre forte" destinée à stocker l'ensemble des variétés de semences végétales existant sur notre planète en prévision de possibles catastrophes naturelles ou nucléaires, sera résistante aux changements climatiques, ont assuré vendredi ses constructeurs en Norvège."

C'est bien d'être prévoyant, je dis pas. Mais cette "prévision de possibles catastrophes naturelles ou nucléaires", ça me colle un de ces bourdons !... On a déjà bien assez des présidentielles pour se faire du souci en ce moment.