Refermer après usage

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeu 24 juillet 2008

Et en plus j'ai plutôt bien travaillé

Non, je n'ai pas disparu à Biniou City ou ailleurs !

Je suis en train de travailler (enfin, quand je ne fais pas des aller-retour dans l'horrible magasin qui m'a vendu mon outil de travail, ou que Le Goût n'est pas occupé à essayer de me débarrasser de cette grosse daube de Windows Vista). Mon premier vrai travail de photographe !

Des photos d'un mariage absolument formidable, qui s'est déroulé dans un lieu proche de l'Eden (genre, c'est un endroit qui ressemble à la Louisiane, y a les enfants qui se roulent sur la pelouse, et tout et tout), avec des tas de gens charmants, dans une atmosphère chaleureuse et légèrement féérique... On a même mangé bio à tous les repas ! Non vraiment, le seul défaut de ce weekend de fête, c'est qu'il y avait trop de soleil (1).

Donc voilà, je m'occupe des photos de ce mariage. S'ils étaient tous comme ça, j'en ferais mon métier à plein temps sans problème, je pense.

(1) bin oui, vous comprenez, c'est pas bon pour les photos, ça fait trop de contraste

mar 15 juillet 2008

Culture / divertissement

Si vous avez un peu de temps à Paris d'ici le 28 septembre, foncez à la galerie du Jeu de Paume, métro Concorde, pour voir la très très chouette expo des photos de Richard Avedon (ne manquez pas le petit film d'un quart d'heure où il évoque son travail, avant l'entrée, à gauche). Je ne conçois pas qu'on ne puisse pas admirer son talent de portraitiste (mais il paraît que je suis un peu despotique). Les tirages sont magnifiques, ce qui ne gâche rien.

Ses portraits m'éblouissent... Bon évidemment c'est problématique, parce que ça me donne irrésistiblement envie de faire du sous-Avedon, je ne sais pas encore comment je vais réussir à me dépatouiller de son influence...

Dans un autre genre je suis allée au cinéma voir Kung-Fu Panda ; cela faisait bien longtemps que je n'étais pas allée voir un Disney/Pixar/Dreamworks quelconque, eh bin mes amis, ça baisse.
Oh, pour l'animation, ils sont forts, c'en est même ennuyeux tellement maintenant ils font tous de l'animation-qu'on-dirait-que-c'est-en vrai tellement c'est réussi. L'histoire est efficace, les gags itou. Les personnages sont peut-être un petit peu plats mais comme c'est du kung-fu, ils sont très gracieux.

Non, ce qu'il y a de gênant là-dedans, c'est la façon dont on traite, dont on évacue devrais-je plutôt dire, la question de la mort. Dans le film (attention spoiler), il y a deux morts : un gentil, et un méchant. Le gentil meurt de vieillesse de la façon suivante : il s'envole dans un tourbillon de pétales de fleurs et se désagrège très proprement en particules invisibles. C'est un sort enviable, n'est-ce pas ?

Quant au méchant, (que j'ai bien eu du mal à assimiler comme complètement méchant, j'étais bien contente qu'il s'échappe de sa prison, et pour la fin j'espérais une rédemption, un repentir quelconques...) on n'assiste à sa mort qu'indirectement, en observant de loin la déflagration qui la cause. Et quand on se rapproche, a pu méchant ! Parti le vilain minou !

Les personnages ne meurent pas, ils disparaissent. Ca ne me plaît pas trop. Ils pensent quoi les scénaristes ? "Si on fait comme ça n'existait pas, alors peut-être que ça n'existera pas" ? Est-ce qu'ils se croient rassurants ? Tsst.

sam 12 juillet 2008

Le dernier Fred Vargas est pas mal non plus

24 ans et encore vierge d'Alexandre Dumas, qui l'eût cru ?

On m'avait bien présenté trois mousquetaires de son invention, il y a une dizaine d'années, mais je n'avais alors d'yeux que pour les Américains, de préférence moustachus, un peu cinglés et pratiquant la lutte (genre, les héros de John Irving).

Mais depuis quelques jours, je suis plongée dans la lecture du Comte de Monte-Cristo (que je n'avais suivi sous aucune forme cinéma ou télévisée), et je kiffe.

Je n'en suis qu'à la moitié, alors le premier qui vient me raconter la fin dans les commentaires, je vais être obligée de venir lui casser la gueule.

lun 07 juillet 2008

L'anonymat des grandes villes, mon oeil oui

Revenue de Biniou ce soir, je m'attable à une terrasse de bistrot sitôt sortie du train, car j'ai faim depuis à peu près Cravant-Bazarnes ( = trop longtemps).

A peine installée, je constate, à quelques mètres en face de moi, la présence du cousin Jules, pas vu depuis, pfiout, six, sept ans ?

Je le dévisage donc intensément pendant un instant ; au bout de quatre grosses secondes, comme mon regard laser est apparemment en rade, il ne m'a toujours pas remarquée, et soudain le doute fait place dans mon petit esprit (embrouillé par la faim, je le rappelle) : et si ce n'était pas lui ?
Mais simplement quelqu'un qui lui ressemble, quoiqu'en moins distingué : je connais des vaches qui ruminent avec plus d'élégance que ce type, mon cousin à moi n'a pas été élevé comme ça, que diantre !

Je suis bien embêtée : si je vais me planter devant lui et que je dis "Bonjour Jules" et que ce n'est pas lui, j'aurai l'air d'autant plus bête qu'il faudra que je me rasseoie en face de lui après. Mais si je m'approche et que je demande "Etes-vous Jules ?" et que c'est bien lui, j'aurai l'air encore plus bête et c'est une anecdote qu'on me resservira pendant des années (c'est le problème des embarras familiaux, ils sont à l'épreuve de toute péremption).
Il ne me reste donc plus qu'à attendre que lui me reconnaisse (ou pas), en lui coulant des regards vaguement interrogateurs de temps en temps.

J'ai donc appliqué mon plan C jusqu'à ce que le type en question rejoigne une fine Chinoise au minois délicat : bingo ! Le cousin Jules a pour signe distinctif d'être marié à une fine Chinoise au minois délicat. Je l'ai donc hélé, et nous avons effectué des retrouvailles express avant qu'ils ne rejoignent leur train.

Marrant : de toute la famille, c'est lui qui est le plus excentré (bin ouais, la Chine quoi), et c'est pourtant lui que je croise au milieu d'une gare parisienne... La fantaisie du hasard.

lun 30 juin 2008

Hi han !

Ca y est, c'est les vacances (1) ! J'ai fini de faire le bourricot (2) pour le moment.
Cet endroit, pour faire des stages pas payés (de nos jours, ça devient un pléonasme, mais bon), c'est plutôt bon pour mon poil : j'y côtoie des tas de gens sympathiques, ou à peu près ; de mon âge, ou à peu près ; tendus vers les mêmes objectifs que moi - manger grâce à la photo.

Pour le reste, j'apprends, pas mal, et je joue les bêtes de somme, beaucoup. Quelques avantages en nature, des horaires élastiques.

Ca donne quoi, dans la balance, au final ? Ca suffit pour donner tout son temps et son énergie là-bas ? Je ne sais pas. Pas deux mois de suite, c'est sûr. Mais je me tâte sérieusement pour y retourner dans quelques temps.

(1) Au programme : travailler (3). Mais pas tout de suite, tout de suite. Après-demain, plutôt. Je suis bien contente !

(2) Dans un studio, on transporte beaucoup de choses, et beaucoup de choses lourdes.

(3) Le vrai, le bon travail : la photographie.

Deux choses

  1. C'est un bon plan que de dormir sous le même toit que mon neveu de six ans et demi : c'est sa chair fraîche que les moustiques plébiscitent, et du coup vous, vous dormez peinard.
  2. Je hais, j'exècre, j'abomine les chauffeurs de bus versaillais particulièrement peu zélés.

mer 25 juin 2008

Et pour se remonter le moral

Rien de tel qu'une bonne journée de casting masculin.

Le principe ? Vous parquez environ quatre-vingt beaux mecs dans une touuute petite salle d'attente, et vous y prenez un bain de foule pleine de pommettes et d'abdominaux (sourire banane garanti).
Puis vous glissez en douce des tas de coups d'oeil torves aux sélectionnés qui se mettent en caleçon pour essayer les habits de la marque, et ça vous fait votre après-midi...

Allez-y, trouvez-moi superficielle, c'était absolument le cas aujourd'hui !

dim 22 juin 2008

Usage unique

Manifestement, je suis une fille jetable. Comme les lingettes, les gobelets en plastique et les capsules de café.

Lorsqu'on a comme moi des vélléités d'écologie et de développement durable, avouez que c'est quand même très contrariant.

Mais ça a réveillé l'insomniaque qui est en moi, et regarder Tant qu'il y aura des hommes à quatre heures du matin, c'est pas dégueulasse je dois dire.

edit : mes parents adoptifs m'ont sommée de retirer ça parce qu'ils en ont marre que je me dévalorise tout le temps ; mais moi, elle m'amuse cette note. J'avais envie d'en pleurer, j'en ris - un peu ou même carrément jaune, mais c'est mieux, non ?

mer 18 juin 2008

Que feriez-vous à ma place ?

Il y a un cadeau A qu'on souhaite vous offrir ; il ne tient qu'à vous de l'accepter. Il ne vous emballe pas complètement, mais il n'est pas mal.

Il y a un cadeau B qu'on n'a pas pensé à vous faire ; il vous plaît largement plus, seulement il est beaucoup plus difficile et long à obtenir.

Vous avez 2 possibilités :

  • Vous acceptez le cadeau A ; d'un côté, c'est mieux que pas de cadeau du tout, mais de l'autre côté, il risque de vous encombrer si vous convoitez toujours le cadeau B : il diminuera vos chances (de combien ? aucune idée) d'obtenir celui-ci.
  • Vous laissez passer le cadeau A, pour travailler à vous faire offrir le cadeau B, sachant qu'au final vous ne récolterez peut-être (sans doute ?) rien du tout.

Votre avis m'intéresse...

PS : et si vous avez percé à jour cette métaphore, eh bien c'était quand même pas très compliqué alors je ne vous félicite pas.

lun 16 juin 2008

Où j'ai rêvé d'Ipodicide

Quelle journée merdique ! Mais d'une manière originale, ce qui est mieux que les jours juste nuls.

Aujourd'hui le photographe qui oeuvrait sur le plateau auquel j'étais assignée était tout simplement mauvais, un éclairage moche, des compositions sans intérêt... Et puis, sur un plateau, c'est le photographe qui décide de la bande-son (parce que, vous comprenez, nous sommes des hârtistes, alors nous avons besoin d'écouter de la musique pour travailler) ; et celui-ci n'a qu'un seul, unique goût musical : la house (ou le house ? Je m'en fous). Qu'il nous a imposée, à un volume couvrant le bruit d'un karcher, pendant neuf heures d'affilée. C'est très long, neuf heures de techno-house (whatever) quand on n'est pas dans une rave ou à Ibiza et surtout, qu'on n'a pas pris d'ecstasy pour le supporter.

L'assistant-plateau, le régisseur numérique, la maquilleuse, le modèle, le styliste et moi-même avons dû réfréner nos besoins de perforation mutuelle de tympans car il n'y avait pas de tisonnier dans la pièce. Il a été cependant plus difficile de tenir l'Ipod maudit à l'écart de tous les objets contondants qui me passaient dans les mains... Seul l'assistant du photographe ne bronchait pas ; peut-être à cause de son régime végétalien (il doit lui manquer des nutriments pour faire coller la myéline aux neurones) qui nous a forcés à manger de bêtes pâtes à la tomate, sans crème, à midi. Dur !

Dans l'après-midi, message de Mère : j'ai été désignée jurée d'assises (je vous avais dit que c'était original). Je m'y vois mal... bon, bref, je n'y connais pas grand-chose mais d'après ce que j'ai pu lire, il n'est pas encore certain que je serai obligée de regarder des photos de gens éventrés.

Tard, très tard, trop tard, le photographe de l'enfer est parti, à peu près au moment où le plateau d'à côté était investi par une bande de supporters du psg, ma foi très fidèles à l'image peu reluisante qu'on peut avoir d'eux. Nous sommes donc passés au heavy metal, le temps de finir de ranger notre côté... Lovely.

mar 10 juin 2008

Y a-t-il un ArthurMillerologue dans la salle ?

Hier soir, j'ai regardé le dvd des Désaxés (The Misfits, avec Marylin Monroe, Clark Gable et Montgomery Clift).

Je ne sais pas trop quoi penser de ce film... En premier lieu je n'ai pas compris pourquoi Roslyn s'entichait du vieux Gay, décati comme tout, et puis borné avec ça : à part cow-boy ou salarié, il n'imagine rien ; ce qui est tout de même un peu restrictif. Pour résumer, un vieux con réac qui a l'air d'embrasser comme une savate (les scènes de baisers, une catastrophe : jamais rien vu de moins voluptueux que ça !).

Sentimentale comme elle était, la belle Roslyn, je l'imaginais plutôt se jeter dans les bras de Guido-le-veuf-éploré... Bref.

Après ça, il y a la traque et la capture des chevaux sauvages (un avant-goût très prononcé de la mise à mort censée suivre), et là c'est bien simple, j'ai chialé comme je ne l'avais pas fait depuis longtemps devant un film : pas les petites larmes qui coulent toutes seules, non, les gros sanglots bien morveux. J'ai détesté cette scène, et elle est looongue, au moins un quart d'heure d'atrocité !
De son côté, Roslyn semblait recouvrer un peu de raison puisqu'elle traitait tous les mecs d'assassins en hurlant, complètement hystérique ; mais ce ne furent que quelques éclairs de lucidité chez elle, qui ont entrecoupé ses longs regards énamourés vers le vieux croulant.


Moi je l'aurais bien vue finir avec Perce, l'autre cow-boy (je découvre Montgomery Clift avec ce film, je suis très impressionnée), le seul mec à sauver dans l'histoire, à mon sens. Parce que même si Gay se repent vers la fin, même si c'est soi-disant pas sa faute, mais celle de la société, pour moi c'est trop tard (mais il paraît que je ne suis pas très indulgente).

Peut-être que c'est un film sur l'imprévisibilité de la femme ? Des analyses un peu plus fines que la mienne ne me feraient pas de mal...

dim 08 juin 2008

Vide-porte-monnaie

On était parties au cinéma, et puis en arrivant à Nation, on a débarqué dans une brocante ; je ne suis pas très forte en chine mais j'aime bien ça quand même, et puis le cinéma, lui, allait rester là encore un moment.

Nous voilà donc parmi les étals, beaucoup moins de professionnels qu'à la brocante de Biniou-City, c'est rafraîchissant... d'ailleurs j'ai décidé que les brocantes à Paris, c'était mieux, pour plein de raisons :

  1. Pas besoin d'être tout le temps à l'affût d'une maison de barbies ou d'un abat-jour japonisant derrière lequel bondir pour se cacher dès qu'on croise quelqu'un à qui on n'a pas envie de parler : dans la capitale, ça arrive moins souvent que dans le bled de 2000 habitants où vos parents habitent depuis 25 ans.
  2. Dans le même ordre d'idée, pas besoin de vérifier discrètement l'identité des personnes qui tiennent les stands pour changer de trottoir au cas où.
  3. Les prix sont moins élevés ! Peut-être parce qu'on reste entre parisiens ; à Biniou, il y aurait un effet "le chaland est un touriste donc une vache à lait, arnaquons-le donc gaiement". Hypothèse élaborée hâtivement, c'est mon premier vide-grenier ici.
  4. La diversité y est bien supérieure, forcément : sachant que le parisien moyen est originaire d'un peu partout (et quelques fois de Paris), les merdouilles que ses aïeux et lui-même ont accumulées au cours de leurs vies ont des provenances bien plus diverses que celles du Biniou-citoyen, fils de Biniou-citoyens, petit-fils de Biniou-citoyens, etc.

Tout ça pour vous avouer que j'ai acheté à peu près autant de merdouilles cet après-midi que sur la brocante de Biniou City au cours des dix dernières années...

  • Un petit vase en cristal de bohème, pour quand mes (nombreux) prétendants m'offrent des fleurs - que jusqu'à présent je casais tant bien que mal dans mon verre-doseur, à 4 €
  • Un bracelet de style vaguement 60s pour 1 €
  • Un petit livre pour mon neveu (parce que je suis une tante extra), 0,50 € (extra-radine oui)
  • Un moulin à poivre (et la salière assortie) en bois et métal argenté, classique mais costaud, pour 9,60 € (il y a deux jours, Heure Bleue me faisait renoncer à l'achat du même objet made in China au bazar du coin, qui semblait voué à se déglinguer au bout de la deuxième utilisation et demie)
  • Une lanterne marocaine des années 50 pour le jardin, 20 € (je n'ai pas marchandé, j'aurais peut-être dû mais je ne sais pas faire, j'aime pas ça)

Une bonne après-midi, que nous avons soldée par un petit tour au jardin naturel, lequel devient absolument délicieux à cette époque de l'année : les grenouilles qui chantent doucement, cachées dans la prairie, les moineaux qui se posent sur les nénuphars, l'air tiède qui embaume la végétation... Oui parce qu'aujourd'hui, il faisait tiède, je le note pour qu'on se souvienne qu'il y a eu une journée de printemps en 2008...

ven 06 juin 2008

Changement de décor

Pour me changer des mannequins, hier, j'étais stagiaire sur la prise de vue d'une... tartine.

Dix heures de prise de vue. Je crois pouvoir affirmer qu'ils ont vraiment épuisé le sujet.

(je suis repartie avec deux miches de pain bio et un pot de confiture de framboises ; oh le merveilleux monde des avantages en nature qui s'ouvre à moi ! )

lun 02 juin 2008

Photos de mode

C'est l'enfer.

Il y a d'un côté, les mannequins hommes, que j'aimerais pouvoir lécher de partout - mais je n'ai pas de talent pour draguer les modèles plus que les autres sortes de garçons.

Et de l'autre, les mannequins femmes, à côté desquelles j'ai l'impression d'être une pomme de terre déguisée en punaise.

Pour résumer : saloperies d'hormones, gènes à la con.

Heureusement quand même, l'équipe est sympa et j'apprends des choses...

dim 01 juin 2008

Revue approximative

J'ai donné dans le culturel ces jours-ci : cinéma (Teeth et Un Conte de Noël), art contemporain (Sophie Calle, Prenez soin de vous), et si j'étais une bonne blogueuse, je m'attellerais à la tâche de vous critiquer tout ça. Seulement, avant d'être une bonne blogueuse, je suis une bonne grosse flemmarde et j'ai moyennement envie d'expliquer en détail ce que j'ai aimé et ce que je n'ai pas aimé là-dedans. Avec un peu de chance, en plus, vous vous en fichez.

Très rapidos donc (oh ce formidable avantage du blog qu'est le droit de bâcler si on veut, quand on veut) :

Teeth : l'histoire d'une jeune fille qui se découvre un vagin denté : grand-guignol et plus profond qu'il n'y paraît ; rigolo surtout pour les filles (un peu moins pour les garçons, qui semblent éprouver un léger malaise à voir leurs meilleurs amis ainsi malmenés). Réalisation un peu faible, mérite cependant d'être vu à mon sens.

Un conte de Noël : les défauts habituels des films de Desplechin (trop bavard à mon goût, notamment), pour le reste : tous les acteurs sont beaux, hommes, femmes, enfants, et tant de beauté fait du bien, je trouve. De belles photos, un chouette décor ; quelques vrais moments de cinéma, et puis la scène d'amour entre Sylvia et Simon, mmmmh, très simple et tellement sensuelle (désolée si vous n'en avez rien à carrer, mais moi je suis en rut en ce moment et je ne peux le vivre que par procuration)

Prenez soin de vous : je ne suis pas loin de penser, comme Heure Bleue avait lâché, lapidaire, que Sophie Calle est, je cite, "une opportuniste sans talent qui a un bon carnet d'adresses". Je n'irai pas jusque là, mais il est certain que cette personne sait s'entourer (et encore, avec plus ou moins de bonheur). Il semblerait qu'elle ait su exploiter le concept développé par Queneau dans Exercices de styles, avec plus de moyens, plus de média, plus de people. (pour ceux qui n'auraient pas suivi l'actualité de la Calle : une lettre de rupture décortiquée, et transcrite de toutes les façons par 107 femmes : en morse, en braille, en russe, en scénario... analysée par une juriste, une journaliste, une correctrice, une écolière). Vue avec Pumpkin, nous avons beaucoup critiqué cette expo, mais mine de rien, finalement, elle a alimenté notre conversation pendant un bon moment...

mer 28 mai 2008

Une fin

Aujourd'hui je passais la dernière épreuve du certificat d'aptitude professionnelle ; il est donc fort probable que désormais, le taux d'absentéisme de ma classe passe de 80 à 95 % et que je ne revoie plus aucun de ces jeunes gens.

Eh bin ça m'a fait bizarre de les quitter ainsi, mes affreux petits camarades, sans se dire au revoir. Non que je me sois mise à tous les chérir d'un coup, mais on n'est pas des animaux quand même ! Enfin, je m'en remettrai.

mar 27 mai 2008

Et sinon Indiana Jones c'était sympa

Vu Enfances aujourd'hui, un beau film à l'idée originale de Yann Le Gal : adapter en six courts-métrages, six anecdotes plus ou moins déterminantes, tirées de l'enfance de six grands cinéastes du siècle dernier. Les "hommages" de chaque réalisateur sont également stylistiques, sans être scolaires ; le tout est vraiment sensible.

J'ai été particulièrement séduite par le film sur l'enfance de Jacques Tati, poétique et doux-amer, évidemment.

Je ne serais pas fâchée si le concept produisait un Enfances, deuxième tome. Mais ça m'étonnerait ; c'est dans l'essence des ovnis cinématographiques de rester uniques !

jeu 22 mai 2008

I'm having the best time !

Hier soir, parce que les élèves du brevet de technicien supérieur étaient en retard, l'école est restée ouverte jusqu'à 23 heures : ô joie ! J'ai pu m'éclater (clandestinement, certes) en labo couleur pendant presque neuf heures d'affilée. Evidemment, aujourd'hui j'ai surtout dormi... Mais il se peut que je puisse renouveler l'expérience demain, et je ne m'en priverai pas !

Décidément, ces dernières semaines de cours sont un vrai délice, je ne sens même pas passer les examens (encore deux). Je regrette juste un défaut de mon planning : ce stage de juin, si j'avais pu le faire en juillet, j'aurais eu davantage de temps pour utiliser encore les laboratoires et le studio... Mais bon, c'est sans fin, dès que je ramène des films à développer, derrière il y a inévitablement une planche-contact à réaliser, et souvent un, deux, ou trois tirages... Bah, j'en aurai déjà bien profité.

dim 18 mai 2008

Calife à la place du calife

Depuis que Heure Bleue et Le Goût sont en vacances, je peux régner chez eux en digne tyran, c'est très chouette.

J'ai commencé par éteindre tous les appareils laissés inutilement en veille (j'adore écologiser les gens contre leur gré), puis j'ai longuement fouillé l'appartement à la recherche de la saison 3 de Desperate Housewives, qu'Heure Bleue cachait jalousement pour ne pas me la prêter.

J'ai ensuite importé des gâteaux et du thé de chez moi (ces salauds avaient laissé le frigo vide - enfin, maintenant il est vraiment vide) et j'ai arrangé les coussins à ma manière (qu'Heure Bleue appelle "saccage") dans le canapé pour pouvoir suivre les aventures de Lynette, Bree et les autres en étant le mieux vautrée du monde. Ceci pour le plus grand plaisir de Balagan, qui est la raison pour laquelle j'ai les clés de l'appartement, et qui adore se vautrer en choeur avec moi...

Balagan donc, à qui je donne des croquettes en lieu et place des ignobles pâtées que lui servent ses esclaves maîtres ; elle ne semble pas mourir de faim, et moi je n'ai pas à m'évanouir de dégoût quand j'ouvre les boîtes de Sh*ba...

Bon, j'avoue, c'est aussi une petite vengeance pour tous les excréments (liquides, solides, semi-solides) qu'elle choisit d'expulser hors de sa litière et que je dois nettoyer... Même les tyrans ont des obligations.

jeu 15 mai 2008

Les cigales et la fourmi

Libérés de la plupart des examens, mais toujours tenus de venir en cours, mes petits camarades s'ennuient ferme et trouvent les journées longues à l'école.

Pour moi, c'est le contraire : libérée des exercices-type préparatoires aux mêmes examens, je peux enfin consacrer les heures de labo (où je suis désormais tranquille car seule !), de photoshop et de studio à mes travaux personnels (et accessoirement, rentabiliser les frais de scolarité...).
Du coup, le temps passe un peu trop vite, et aujourd'hui, j'ai été sans arrêt contrainte d'abréger mes activités : le tirage couleur à 11h parce qu'Elo arrivait, la séance (géniale) de studio avec elle à 13h30 parce qu'une classe y commençait le cours, notre déjeuner à 15h parce que la serveuse n'attendait plus que nous pour fermer, le traitement numérique à 18h pour partir avant d'être chassée...

Ca me fait toujours un peu drôle, d'être légèrement débordée et d'en redemander ; c'est si peu dans ma nature, normalement !

- page 1 de 10