J'ai donné dans le culturel ces jours-ci : cinéma (Teeth et
Un Conte
de Noël), art contemporain (Sophie Calle, Prenez soin de
vous), et si j'étais une bonne blogueuse, je m'attellerais à la tâche de
vous critiquer tout ça. Seulement, avant d'être une bonne blogueuse, je suis
une bonne grosse flemmarde et j'ai moyennement envie d'expliquer en détail ce
que j'ai aimé et ce que je n'ai pas aimé là-dedans. Avec un peu de chance, en
plus, vous vous en fichez.
Très rapidos donc (oh ce formidable avantage du blog qu'est le droit de
bâcler si on veut, quand on veut) :
Teeth : l'histoire d'une jeune fille qui se découvre
un vagin denté : grand-guignol et plus profond qu'il n'y paraît ;
rigolo surtout pour les filles (un peu moins pour les garçons, qui semblent
éprouver un léger malaise à voir leurs meilleurs amis ainsi malmenés).
Réalisation un peu faible, mérite cependant d'être vu à mon sens.
Un conte de Noël : les défauts habituels des films de
Desplechin (trop bavard à mon goût, notamment), pour le reste : tous les
acteurs sont beaux, hommes, femmes, enfants, et tant de beauté fait du bien, je
trouve. De belles photos, un chouette décor ; quelques vrais moments de
cinéma, et puis la scène d'amour entre Sylvia et Simon, mmmmh, très simple et
tellement sensuelle (désolée si vous n'en avez rien à carrer, mais moi je suis
en rut en ce moment et je ne peux le vivre que par procuration)
Prenez soin de vous : je ne suis pas loin de penser,
comme Heure Bleue avait lâché, lapidaire, que Sophie Calle est, je cite, "une
opportuniste sans talent qui a un bon carnet d'adresses". Je n'irai pas jusque
là, mais il est certain que cette personne sait s'entourer (et encore, avec
plus ou moins de bonheur). Il semblerait qu'elle ait su exploiter le concept
développé par Queneau dans Exercices de styles, avec plus de moyens, plus de
média, plus de people. (pour ceux qui n'auraient pas suivi l'actualité de la
Calle : une lettre de rupture décortiquée, et transcrite de toutes les
façons par 107 femmes : en morse, en braille, en russe, en scénario...
analysée par une juriste, une journaliste, une correctrice, une écolière). Vue
avec Pumpkin, nous avons beaucoup critiqué cette expo, mais mine de rien,
finalement, elle a alimenté notre conversation pendant un bon moment...