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sam. 28 janvier 2012

Ricanons un peu

Lu aujourd'hui dans un roman français, à propos d'une mouche : "(...) elle n'avait pas réussi à résister à l'odeur résineuse du papier tue-mouches. Ce fut plus fort qu'elle. Plus elle s'agitait, plus elle s'enlisait. Les quatre pattes y étaient cette fois-ci (...)"

Euh. Les ?... quatre pattes ? Vraiment ?

Je précise que le roman en question a été publié dans une grosse maison d'édition qui ne doit pas manquer de relecteurs...

Ça m'a rappelé un autre roman français où il était question d'un cheval qui "lapait à même le seau d'eau" - bon, à la rigueur, je conçois que tout le monde ne connaisse pas les subtiles différences entre un chien et un cheval, après tout, hein, de loin, quatre pattes, une tête, une queue, bon.

Mais une mouche, quand même !

Chéri trouve que je ne suis pas charitable de me moquer, que ça ne change pas grand-chose à la valeur intrinsèque du roman (qui est selon moi ici toute relative, mais bon). Il n'aime pas non plus quand je souligne un détail loupé dans un film ou une série en râlant "c'est pas vraisemblable !". Alors d'accord, j'attache peut-être une importance un poil maniaco-dépressive à la vraisemblance, mais en attendant, Y EN A QUI AURAIENT DÛ ÉCOUTER UN PEU PLUS PENDANT LES COURS DE SCIENCES NAT.

(signé : la vieille institutrice revêche avec du poil au menton)

mar. 24 janvier 2012

Petite note de fille amoureuse

Chéri (depuis l'autre pièce). - Mon amour ?
Moi. - Oui ?
Chéri. - Non, rien, c'était phatique.

Comme la nuit, quand j'avance une main ou que j'allonge une jambe, parce que je me suis réveillée tout à coup et que par mégarde, nos peaux ne sont plus en contact.

jeu. 29 décembre 2011

2011, bilan illustré

Enfant, je trouvais que le temps se traînait. Il est passé à une vitesse normale disons entre 22 et 27 ans, et désormais, je perçois nettement son accélération, aiguë. C'est ça vieillir ? J'aurai beau mettre des bornes, ça ne changera rien au phénomène, mais qui n'éprouve pas ce besoin de faire le point ?

Une image par mois pour tracer un portrait de cette année... fatigante.

janvier2011

Janvier : trois jours de pause au milieu du concours et des partiels, Deauville-Trouville en amoureux, tout doux.

fevrier2011

Février : premier stage en responsabilité, classe de maternelle. Les enfants survivent, moi aussi mais de justesse.


toscane

Mars : le clémentinier entre dans nos vies à la faveur de mon anniversaire. Il est charmant, même le Tigre se met à l'aimer.


avril2011

Avril : révisions dans les Cévennes. Je cueille une tonne de thym sauvage qui embaume, et je découvre un mois plus tard qu'il a moisi dans la boîte où je croyais le faire sécher. Les tisanes de thym, ce sera donc pour l'hiver 2013.


mai2011

Mai : pour le concours je dois être calée en actualité de l'art contemporain : Anish Kapoor au Grand Palais.


juin2011

Juin : après une matinée fort éprouvante, le 21 juin, c'est la libération : fini le concours ! Après 12 mois de tension, advienne que pourra, je suis enfin en vacances.


juillet2011

Juillet : j'ai le concours, je dis au revoir à mon studio du 20ème et je m'installe officiellement avec le Chou.


aout2011

Août : Provence, dont je ne profite guère, la pression remontant déjà à toute allure à l'idée de la rentrée.


septembre2011

Septembre : je dis rentrée, je pourrais dire ouragan.


octobre2011

Octobre : vacances, je reprends mon souffle. Les émaux ont été collectés pour un projet de mosaïque qui verra le jour aux alentours de la Saint-Glinglin... (c'est difficile de garder du temps pour autre chose que le travail)


novembre2011

Novembre : j'ai très peu de photos de ce mois-là, et je n'ai le souvenir que d'un tunnel de boulot, alors qu'il a dû se passer des trucs, forcément (oui, tout de même, deux ans d'amour avec A !). Cette image-là, je ne sais même plus à quel moment je l'ai prise, je me rappelle juste qu'elle est ratée, que je voulais photographier autre chose (un reflet, mais je ne sais plus de quoi).


decembre2011

Décembre : all you need is love ! Ma nièce et mes neveux sont tout de même, il faut bien l'avouer, fort choupinous.


Ce bilan me laisse un poil amère, la gorge serrée, car, diffus ou concentré selon les moments mais toujours présent, j'ai laissé le stress me bouffer la vie et la santé. Et c'est con ! C'est vraiment trop con. Parce que ça corrompt le bonheur quotidien, la douceur immense, la joie permanente que j'ai à vivre avec l'homme que j'aime. Parce que merde, il y a quand même eu plein de bons moments.

Je crois que la bonne résolution pour 2012 s'impose d'elle-même... Rester zen.

mar. 27 décembre 2011

Images de Noël

L'atelier des lutins, emballages cadeaux de dernière minute, en cachette des enfants.

Le tartinage des toasts auquel je ne participe pas, occupée devant mon ordinateur à programmer les séances de maths pour les semaines à venir.

Ma nièce (bientôt 4 ans), debout au milieu des cadeaux déballés, les bras levés comme en incantation, les yeux vers le ciel "MERCI, PÈRE NOËL !".

Mon père qui se trémousse avec Just Dance sur la Wii.

Les cachotteries de mon amoureux, qui m'a offert une aquarelle originale de Brecht Evens, magnifique, une vraie folie. Sa fierté devant ma mine éblouie.

noir
Les bouilles de mon neveu et de ma frangine pendant la traditionnelle coupure de courant, merveilleux écrans rétro-éclairés...

sam. 17 décembre 2011

Oh bin.

Ah oui, et mon blog a eu neuf ans mardi !

L'année prochaine, grosse teuf.

mar. 01 novembre 2011

Télé associative

L'autre soir, on regardait la télé (on n'était pas chez nous, c'est pour ça).

C'était comme dans mon souvenir, voire pire : nul, nul, nul, mauvais, mesquin, minable. (j'avais commencé à développer, et puis ça m'énervait trop, de toute façon vous voyez bien de quoi je veux parler, les voix off ultra-débiles des émissions de télé-réalité, les vedettes de quatrième zone qui viennent cachetonner sur TF1, les pseudo-intellos énervés, les reconstitutions en carton-pâte, tout ça...)

Et puis, on est tombés sur une pépite. Parisienne, la pépite : connaissez-vous Télé Bocal ?

Le nom m'était familier, il y avait des affiches partout quand j'habitais le 20ème, et effectivement à l'écran j'ai reconnu mon ancien quartier.

C'est frais, c'est drôle (enfin pas toujours mais on a eu quelques éclats de rire), et ça parle avec les vrais gens de la vraie réalité, pas celle qu'on nous vend avec un loft ou une île. (ah oui mais c'est sûr, ça peut fâcher, parce qu'inévitablement quand on s'occupe de la vraie vie, ça tourne politique : manifs de sans-paps, de pro-life, de transgenre... compliqué pour les annonceurs)

Mais ce qui était frappant surtout, c'était l'humanité : les intervieweurs étaient parfois moqueurs mais jamais méchants, alors qu'à la "vraie" télé l'humiliation est si souvent de mise, la connivence dégoutante avec le téléspectateur entendue de longue date ; ils écoutaient vraiment les gens, quand tant de présentateurs aiment surtout couper la parole à leur interlocuteur. Quant aux interviewés, parfois touchants, ils ne minaudaient pas, ils n'étaient pas recouverts de fond de teint et habillés à la mode. Ils étaient souvent beaux. Et quand on sait un peu à quel point il est difficile de passer à la télé sans passer pour un con, ils s'en sortaient drôlement bien.

J'aurais pu me la jouer et dire que ça me faisait penser à Jean Rouch, mais en fait je ne connaissais pas Jean Rouch, c'est Chéri (1) qui en a parlé. Donc voilà, si vous connaissez, ça vous situe. Sinon, tant pis.

(1) diminutif logique et naturel de "Tigre-Chou". Si.

sam. 29 octobre 2011

Nuit rouge

Attention, note plongeant dans l'intimité de mon couple.

Si j'ai le sommeil léger, celui du Tigre-Chou est plutôt... perturbé. Par exemple, je le vois parfois se lever en pleine nuit, furieux, et aller ouvrir la porte d'entrée en caleçon : il a rêvé qu'on sonnait. Bon, ça ne prête pas tellement à conséquence.

Seulement il y a d'autres rêves. Est-ce que c'était juste après avoir dîné avec son pote qui fait du karaté ? Toujours est-il que l'autre nuit, il a rêvé de baston, et ce qui devait arriver arriva... ce petit nerveux m'a collé une droite. Dans son sommeil. Et dans le mien aussi, bien sûr, sinon c'est pas drôle. Je te raconte pas le réveil en fanfare... Bilan : lèvre fendue pour moi, culpabilité amusante pour lui.

Moi quand mes rêves s'incrustent dans la réalité, je ne gêne personne, jugez plutôt : je rêvais que j'avais des vers de terre dans la bouche (1), et des haut-le-cœur car je n'arrivais pas à les cracher. Bon bin j'ai fini par cracher pour de vrai, et c'est le filet de salive qui coulait sur ma joue qui m'a réveillé (2). Tout aussi désagréable que le poing dans la gueule, mais moins agressif, vous en conviendrez.

(1) C'est parce que ces temps-ci, je cogite pour faire fabriquer un lombricomposteur à mes élèves. Et comme je rêve de ma classe toutes les nuits, ce coup-ci c'est sorti comme ça...

(2) Oui. DÉGUEU.

mar. 27 septembre 2011

Rien à redire

Aujourd'hui je fais la grève et EN PLUS j'ai consommé.

Je ne vois pas comment je pourrais être une meilleure citoyenne.

ven. 26 août 2011

Etre féministe et NE PAS brûler ses soutiens-gorge : le défi

Petit coup de gueule contre cette société de consommation de merde qui cherche rien qu'à nous faire sentir misérables tout le temps :

Chez Etom, même les soutiens-gorge sans armatures sont rembourrés désormais (mon dernier achat de soutien-gorge remonte à environ 2 ans, aussi j'ignore si ce changement est récent ou pas. Et aussi, comme ma tolérance au shopping est très limitée, je ne sais pas si ça ne concerne qu'Etom ou si c'est également le cas chez Princesse Toum-Toum et autres marchands de pantys).

Je me regarde dans la glace et je ne reconnais pas mes seins, c'est perturbant et en plus ça m'énerve, ce racisme anti-petits nénés. En plus, les triangles de mousse leur font une forme moche alors que les miens sont petits mais encore jolis (vaut mieux faire envie que pitié, et autant se dépêcher, ça ne dure pas longtemps...).

J'ai donc retiré les implants d'éponge, résultat, je flotte dans mes bonnets A : l'arnaque.

Et d'un coup je me demande : ça existe, les caleçons rembourrés pour les mecs, ou bien c'est juste, encore une fois, JUSTE les femmes qu'on emmerde avec leur corps ?
(hum, je fais la bécasse mais j'imagine que ça n'existe pas. Ou alors si, peut-être, mais pas sur 90% du marché du caleçon comme c'est le cas pour les soutifs)

mar. 02 août 2011

Le dentiste de l'impossible

Mon dentiste, ne sachant plus quoi faire de moi, m'a envoyée chez un confrère. Dans le 8ème arrondissement. Déjà les immeubles autour, le Hilton et toute la merde, je le sentais pas.

J'arrive dans l'immeuble, qui abrite également une ambassade de paradis fiscal. No comment.

Cage d'escalier, qu'est-ce que je dis cage c'est trop minable, palace d'escalier tout en marbre, du vrai hein ! J'ai touché.

La secrétaire m'ouvre, plafonds à 3 mètres 50, de l'art contemporain partout, plein de mètres carrés qui ne servent à rien, canapés en cuir, magazines récents et joliment disposés sur la table basse pas du tout Ikéa. Des assistantes (plusieurs, juste pour moi. Genre, l'assistante, et l'assistante de l'assistante) trrrrès gentilles.
Premier fauteuil, bavoir en non-tissé très large (que l'assistante me pose comme si je venais faire un soin visage), mais finalement il faut aller ouvrir la bouche dans le fauteuil de l'autre salle.

Traverser un appartement de luxe, avec un bavoir. Garder la tête haute.

Au moment de préparer mon chèque, j'étais dans mes petits souliers. Je serrais les fesses, vas-y annonce la couleur je me disais en me rappelant de virer mon PEL sur mon compte courant dès que possible. Ca me faisait d'autant plus peur qu'il y a quelques années, j'avais atterri par hasard chez un confrère boulevard Saint-Germain, la salle d'attente c'était un peu le même genre, hauts-parleurs profilés qui diffusaient du jazz, fauteuils design et Yacht Magazine (je te JURE). Et j'avais raqué 80 boules pour un malheureux détartrage... Donc là, petits souliers.

Vingt-et-un euros, s'il vous plaît mademoiselle.

Les miracles existent. Au mois d'août en plus !

Mais comment il les paye, ses 3.50 m et son escalier ? Mystère...

dim. 31 juillet 2011

Déménagement, suite

Maintenant que les cartons sont arrivés à destination, l'emménagement... Le but : qu'il se passe moins de cent ans avant que mes affaires sortent des cartons (sachant qu'il nous manque environ 12 bibliothèques et 3 armoires, on n'est pas rendus).

J'ai raconté combien le déménagement avait été long : c'est parce que je voulais trier drastiquement toutes mes affaires avant de les emmener chez le Tigre-Chou, histoire d'introduire le moins de merdouilles possible chez nous.

Donc, les premiers cartons, ambiance L'Art de la simplicité, je fais du tri de nazie, oui même toi la carte postale rigolote qui a passé 5 ans au dessus de mon lit, tu dégages. C'est un peu douloureux de jeter, mais vachement libérateur aussi, tous les soirs je me sens plus légère.

Et puis le rythme se ralentit : trier le contenu d'un tiroir plein de souvenirs peut prendre l'après-midi (faut tout relire). C'est encore enthousiasmant (mais ça devient nerveusement fatigant) et c'est l'occasion de faire le bilan sur la manière dont j'ai grandi : par exemple, j'ai arrêté de garder des coupures de magazines qui m'expliquaient comment être la fille que je ne suis pas (et que manifestement, j'aurais aimé être, hiatus qui me pompait une énergie dingue). Je ne dis pas que je suis parfaitement en paix avec moi-même, sachant exactement qui je suis et tout et tout, mais enfin, y a du progrès.

Et puis... j'ai eu beau prendre tout mon temps, m'appliquer... à la fin, les derniers cartons ont ressemblé à n'importe quels derniers cartons de n'importe quel déménagement : tu y vides en vrac le gros boxon qui te restait en te disant que tu trieras ça plus tard. La lose.

5 choses que je suis fière d'avoir réussi à jeter :

  • Les trousseaux de clés qui n'ouvrent plus rien depuis longtemps --> poubelle
  • Les places de concert comme souvenir : si je ne me souviens pas toute seule, est-ce qu'il faut vraiment conserver un bout de papier pour me rappeler que j'avais oublié ? --> poubelle
  • Le caraco en velours marron acheté sur Vente privée parce que c'était un Sonia Rykiel et qu'il était à 18 € au lieu de 135 (oui, je sais, ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille), c'était y a 4 ans, je l'ai porté 2 fois en me forçant --> poubelle
  • 90% de mes cours de fac : soyons honnêtes, je ne prendrai jamais une journée pour relire mes cours d'histoire des méthodologies de l'enseignement des langues étrangères --> poubelle
  • La jolie boîte ronde en métal qui a contenu des biscuits et que j'avais gardé pour ranger... euh... d'autres biscuits, que j'aurais cuisinés moi-même et pas tous bouffés dans les 24 heures après cuisson ? Hum. --> POU-BELLE !!

5 choses que je n'ai pas réussi à jeter, ouh la vilaine :

  • Plein d'autres jolies boîtes en métal pour ranger, euh... mais siii, je te dis que ça peut servir !
  • Ma robe en daim à franges que je ne mets jamais à cause de mes grosses cuisses et parce que j'ai peur de transpirer dedans, mais qui est vraiment trop belle (et qui a vraiment trop coûté un bras pour que je la largue)
  • Mes cours de photo avec tous mes essais foireux de tirages (en revanche, j'ai réussi à jeter pas mal de photos semi-ratées que j'avais faites et que je ne pouvais plus voir en peinture)
  • 112 carnets avec des trucs écrits sur les trois premières pages, et rien après. Je ne désespère pas de les remplir un jour (pour ensuite ne plus DU TOUT pouvoir les jeter parce que j'aurai gribouillé un chat vaguement ressemblant dedans).
  • Des kilomètres de tissus : j'ai beaucoup de velléités de couture. Couture de quoi, je me le demande bien. Mais c'est de la velléité vachement puissante, tu vois. Indémerdable.

lun. 25 juillet 2011

Les p'tites lignes


Je commence à remplir le formulaire d'adhésion à ma future mutuelle.


mgen

Oh ? Oh mais dis donc, c'est quoi là, écrit en tout petit sur le côté ?...

mgen2

Eh ouais. Bande de vieux CREVARDS, va.

Et en plus, eux quand ils mettent des astérisques devant les champs à remplir, c'est quand c'est facultatif, contrairement à l'usage sur internet... failli me faire avoir.

ven. 22 juillet 2011

Guinness

Les premiers temps, je faisais l'escargot : pilule, brosse à dents, culotte propre, une réduction de la maison que je trimballais toujours dans mon sac à dos.

Évidemment, il me manquait toujours des affaires quand j'allais chez lui : brosse à cheveux, crème hydratante, livre à rendre à la copine que je voyais le lendemain... Alors j'ai commencé à acheter les essentiels en double pour les laisser chez lui. Ça s'appelle aussi marquer son territoire, je sais - même si ça n'a jamais été le but conscient de la manœuvre.

Puis il m'a solennellement libéré deux tiroirs, je ne sais plus si j'avais déjà commencé à laver mon linge dans sa machine.

Au bout de quelques mois, c'est quand je rentrais dormir chez moi qu'il manquait des objets du quotidien, et que le lait avait eu le temps de tourner.

"A la maison" est devenu une expression à double sens.

L'étape décisive, ce n'est pas le coup des tiroirs, ou de laisser mon Levothyrox dans sa cuisine. C'est le moment où mon ordinateur a pris le bus 64 avec moi pour venir s'installer chez lui. A partir de ce moment, les raisons de rentrer chez moi se sont raréfiées : récupérer un DVD que nous avions envie de voir ensemble, relever mon courrier, c'est à peu près tout.

Maintenant que le concours est passé, je m'occupe enfin de vider réellement mon appartement, d'en partir pour de bon. Mais comme ce sont les vacances, je progresse au rythme trépidant de 2 cartons par jour...

C'est le déménagement le plus long de l'Histoire.

(et je suis très heureuse !)

Une pensée pour elle et pour ses maîtres

Balagan vs Gretchen

Ceux qui suivent les blogs d'Heure Bleue et du Goût savent que Balagan n'est plus.

Je vous embrasse bien fort.

jeu. 21 juillet 2011

Feeling good about myself : fail

"T'as une tête de nouille trop cuite" me disait le miroir depuis une dizaine de jours (j'ai un peu de mal à récupérer une allure et une santé correctes depuis le concours).

Avec l'idée de passer un petit moment relaxant avant de ressortir un peu plus présentable, j'ai pris rendez-vous chez un coiffeur à Paris, faisant pour la première fois depuis 8 ans des infidélités à ma coiffeuse de Biniou-City.

Je me suis vite rappelée pourquoi je n'allais plus que chez elle, rien que chez elle.

La jeune fille qui s'occupait de moi a soulevé une mèche de mes cheveux comme on extrait ceux du siphon de la douche. "Vous faites quoi comme soins ?" - moue désabusée qui connaît déjà la réponse, aucun.

"Vous avez des pellicules quand même." Je ne lui ai pas expliqué qu'avec la gingivite persistante, le retour de la cystite et la carence de magnésium qui fait tressauter ma paupière toute la journée, les pellicules étaient vraiment le cadet de mes soucis. En revanche, elle aurait pu se rendre compte toute seule que je venais là pour me sentir bien, pas pour qu'on insiste sur ma gueule d'épave.

Comme je refusais tout brushing extravagant et que j'ai dû me battre pour ne pas me retrouver avec un dégradé de pétasse, elle s'est vengée avec son sérum-magique-de-mes-couilles et en me lançant un "Je peux ?" désespéré, genre " tes vieux crins dégueus de bourricot pourri me font vraiment pitié, je t'en supplie laisse-moi au moins sauver les meubles".

Bilan : des cheveux un peu plus corrects et une estime de moi légèrement défaillante en sortant, pour le double du prix Biniou. Inutile de préciser que la carte de fidélité est passée à la poubelle direct...

ven. 01 juillet 2011

Le concours ?

Alors oui, le concours : je l'ai eu. Je serai maîcresse à la rentrée.

Chouette, hein ? De quoi passer de vraies vacances...

Plusieurs personnes m'ont dit qu'elles n'étaient pas étonnées, et, si je suis tout à fait honnête, moi non plus je n'étais pas monstrueusement surprise à l'annonce des résultats, la petite voix d'il y a quelques mois ne s'était pas trompée. Mais bon, c'est tellement facile après coup, de se dire qu'on le savait...

Maintenant, je me pose la question de ce que je vais pouvoir écrire ici, et comment. Je connais mal les interdits, la jurisprudence. Peut-être vais-je ouvrir un autre endroit, où il faudra montrer patte blanche, pour lire ? Ou bien un accès libre, mais avec plus d'anonymat ? Ou un blog commun, avec d'autres petits nouveaux ? Je vais avoir envie de parler de ce boulot, je voudrais pouvoir le faire librement, sans paranoïa - que le risque d'être démasquée soit réel ou fantasmé.

mar. 28 juin 2011

7 choses à mon propos (oui ENCORE)

Je crois que cette chaîne de blog est aussi vieille que les blogs eux-mêmes... Mais c'est la délicieuse Cécile qui me tague, alors allons-y pour dégoter encore quelques petites choses que vous ne savez pas après mes 8 ans et demi de Refermer après usage...

1. Il m'arrive de relire mes propres archives, attends avant de dire plus égocentrique tu meurs, et souvent je me trouve bonne (égocentrique et imbue d'elle-même... hum).

2. J'ai bien conscience que mon entourage est peut-être (sans doute) gavé de m'entendre assaisonner toutes mes conversations du Tigre-Chou. Le Tigre par-ci, le Chou par-là... Oui mais après 10 ans de misère sentimentale (où le même entourage m'écoutait patiemment pleurnicher), je suis tellement contente de faire étalage de ma bonne fortune !

3. Même aujourd'hui, je continue de penser que Hobbes est réellement vivant.

4. Je suis comme un poisson hors de l'eau quand on m'invite à une fête. Je me sens aussi quiche que si j'avais à nouveau 14 ans, buvant sans envie, pour me donner une contenance, n'osant pas m'incruster dans les groupes, ne sachant pas de quoi parler alors que je ressens l'obligation de faire la conversation ; lorsqu'il y a un buffet, je deviens boulimique, et quand tout le monde reste debout, je n'ose pas m'asseoir alors que j'ai mal aux pieds. Je ne me sens soulagée que quand j'ai trouvé un recoin où me planquer avec une bédé volée dans la bibliothèque.
Maintenant que j'ai un amoureux, je peux faire mon coming-out de fille pas drôle : je n'aime pas les fêtes et je ne suis plus obligée de m'y rendre (le fameux "On ne sait jamais" de la célibataire qui se force à sortir, mon cauchemar durant des années).

5. Je n'achète plus que des chaussettes noires ; comme ça j'ai une orpheline, max. (c'était Les bonnes astuces de Tata Milky)

6. A la fin du concours, non je ne suis pas allée faire la bringue avec mes compagnons de galère et plein d'alcool jusqu'à pas d'heure, je n'ai pas non plus enquillé trois films au cinéma, je n'ai pas fait le tour du quartier avec des klaxons et des youyous. Non, l'après-midi qui a suivi la fin du concours, l'envie pressante qui m'a prise immédiatement, et que j'ai assouvie aussitôt, a été de trier mes cours et de les remiser tout au fond de l'armoire. Groovy, hein ? (et en discutant avec les copines, ce besoin d'épuration était assez généralisé apparemment...)

7. J'adore repérer les absurdités photographiques dans la presse, comme ce portrait champêtre, décontracté, de Borloo accoudé... à un fil de fer barbelé. Ça m'amuse beaucoup d'imaginer la scène entre lui et le photographe, lequel des deux a pu penser que ce serait une bonne idée ? Ou bien l'arrière-plan de prairies derrière la clôture barbelée était-il le seul photogénique à ce moment-là ? Comment se fabriquent les choses, les images, au sens propre et au sens figuré. C'est pour ça aussi que Le Petit Journal de Barthès me réjouit autant (comme beaucoup de monde, j'imagine).

Je passe le relais à qui veut !

mer. 22 juin 2011

J +1

Aaaaaaah. Aaaaaaaaaaaaaah. Fffffiouuuuuuuuuu.

Excusez-moi, hein, mais désormais, le ciel bleu sur moi peut s'effondrer, et la terre peut bien s'écrouler, peu m'importe car je suis en VACANCES (c'est pas que je me foute des résultats début juillet, mais enfin bon, c'est une autre histoire).

Alors quand même. Il a fallu que je ne me contente pas d'être simplement stressée pour cette dernière épreuve... J'avais très mal dormi (ce qui n'avait pas été le cas à la première épreuve), et convoquée à 7h30 (oui je sais déjà c'est un peu horrible... mais il paraît qu'il y a des académies où les candidats commençaient à préparer à 6h15, alors je préfère ne pas trop me plaindre), je m'étais levée, pas franchement fraîche ni tout à fait dispose, à 5h45.
Je réveille un tout petit peu le Tigre-Chou pour lui raconter mon horrible cauchemar (où j'arrivais à l'épreuve en retard et où je perdais son ordinateur) et puis vers 6h30 je m'en vais sautillante vers le métro (ok, en fait je ne sautillais pas tellement, je ne suis pas une jeune bergère, plutôt un sherpa chargé d'un ordinateur qui pesait un âne mort).

L'écran affiche une nouvelle un peu ennuyeuse : grève, un train sur deux. Ah tiens, oui, j'aurais pu vérifier ce détail avant de partir (je l'avais fait pourtant le jour de la première épreuve), je m'en veux un peu mais bon, j'ai largement assez d'avance pour prendre ce deuxième train, je roule donc jusqu'à Denfert avec mon ordi, mon parapluie et ma patate.

6h55, je suis sur le quai, déjà bondé, les deux prochains trains sont annoncés pour 7h et 7h06. Tutto va bene...

7h, pas de train. 7h01, 7h02, 7h03... 7h06. Toujours pas de RUPU ou de ZOBI ou chais pas quoi, les gens qui commencent à s'entasser. Dans ma petite tête ça commence à mouliner Hum je retourne à Place d'Ite pour prendre le 57 ? Rho j'ai pas le temps et pis je sais même pas où il est l'arrêt, bon à 7h10 si y a toujours personne je vais prendre un taxi, rha merde j'ai pas un rond (j'avais prévu le coup pourtant le jour de la première épreuve), bon je vais bien trouver un distributeur en chemin.

7h08, je quitte le quai avant de paniquer.

7h09, je suis sur la place à Denfert, je ne vois ni taxi ni distributeur.

7h10, je m'engage sans faire exprès sur la bonne avenue, c'est déjà ça...

7h11, distributeur, check. Je commence à héler les taxis pas libres, vu qu'il n'y a que ça et que quand même, je commence à m'inquiéter un petit peu. Il y en a un qui s'arrête pour me dire que non il ne m'emmènera pas à la Maison des Zexamens, rapport qu'il a fini son service (je suis contente pour toi, mec). Il repart et juste après, je me dis que j'aurais dû faire comme dans les films, sortir tous mes biffetons et les lui agiter sous le nez. Bon j'avais que 50 euros, j'ai pas dit qu'on était dans un James Bond non plus.

7h12, 7h13, 7h14, je commence à avoir bien chaud là dans ma petite tenue de candidate. Un autre taxi pas libre me dit d'appeler le 3607.

7h15 je me tape la bande enregistrée du 3607.

7h16 le 3607 m'annonce qu'il ne peut rien faire pour moi, salut.

7h17 je commence à réaliser avec horreur que je m'apprête à foutre une année de travail en l'air. Mon cauchemar était prémonitoire, merde il faut que je fasse gaffe à l'ordi (et en même temps, comment l'oublier, qui tire sur mon épaule).

7h18 j'appelle le Tigre-Chou, hystérique "C'EST LA GRÈVE ET YA PAS DE TAXI !!" Va jusqu'à Porte d'Orléans, il y en a toujours plein, me répond-il, d'une sagesse incroyable pour une heure aussi matinale.

7h19, métro. Évidemment le premier me passe sous le nez, 7h20, 7h21, 7h22 je monte dans la rame. En larmes, dans la tête la convocation avec écrit en lettres de feu "Même si y a des grèves, on s'en fout, si vous êtes pas à l'heure tant pis pour vous, vous pouvez crever" (bon, je cite de mémoire).

7h25 je déboule porte d'Orléans, un taxi pas libre (ne m'expliquez pas comment différencier un taxi libre d'un taxi pas libre. Je connais la différence. C'est juste qu'il n'y avait QUE des pas libres. Ca m'a rappelé mes années de célibat...), un taxi pas libre donc, m'indique vaguement la direction d'une station.

7h26 j'y vais mais je ne vois rien, alors je continue à héler des taxis pas libres au bord du trottoir, jurant et pleurant un truc très cohérent et très digne, genre "Putain de merde, pas de taxi, pas de taxi, fait chier putain, je veux juste un taxi bordel c'est pas possible, un taxi, un taxi".

7h27, un type pas effrayé par mon allure de démente me demande gentiment si je cherche un taxi (non je n'ai pas répondu A ton avis connard. Je sais reconnaître les bons samaritains, même dans la détresse) et m'indique la station, cachée derrière un bus.

7h28 je suis DANS un taxi LIBRE. le truc de dingue. J'appelle à nouveau ma cellule psychologique d'amour (à qui j'ai transmis une bonne grosse boule au ventre), qui me rassure du mieux qu'elle peut, la grève va toucher beaucoup de monde, ils seront indulgents, ça va aller...

7h29 je sanglote à gros bouillons et à petits cris suraigus à l'arrière du taxi. Je prie le chauffeur de m'excuser, mais je suis bien au-delà de la honte. Je songe que je n'ai aucune envie d'être le faits divers de l'Hi-Hue Ephème, celle qui n'a pas eu le concours parce qu'elle n'a pas assez bien prévu la grève... Et je chiale de plus belle à l'idée de tout ce boulot fichu en l'air.

7h30 je regarde horrifiée la grande aiguille faire son travail de sape, et dehors la circulation, dense, des feux rouges tous les deux mètres. 7h31, 7h32, c'est trop tard maintenant, ça ne sert plus à rien...

7h36 Maison en vue ! Je lâche un pourboire royal au chauffeur (pas le temps d'attendre la monnaie) qui me souhaite bonne chance, et je me précipite par une entrée interdite aux piétons, la plus proche du bâtiment où je dois me rendre (je sais pas si vous connaissez la Maison des Zexamens, c'est très con comme endroit ; le coup de l'entrée interdite aux piétons, ça me laisse rêveuse).

7h37 Un vigile m'engueule à cause de l'entrée interdite. Je l'engueule en retour (enfin pas exprès, mais je suis toujours bien bien hystérique et ma voix rauque d'angoisse doit passer pour une agression) et il bat en retraite.

7h38 j'arrive à la porte du bâtiment, suant comme une truie, le visage enflé, baigné de larmes et de morve, les yeux hagards... la dame de l'accueil me dit doucement "Tout va bien, on commence en retard à cause de la grève..."

TOUTES les autres candidates étaient là - et même une fille qui passait l'heure d'après - toutes tranquilles, à avoir bien pensé, elles, à regarder ratp.fr la veille au soir en sirotant leur camomille. Comme souvent, je me suis sentie pas mal vilain petit canard à ce moment-là... mais bon, j'avais mon souffle à reprendre, et quatre litres d'adrénaline à écluser.

Je passe sur la préparation, où les larmes me remontaient direct aux yeux dès que je repensais à la demi-heure cauchemardesque du matin... (de vous le raconter, j'ai encore des palpitations).

Je passe sur l'oral, jury sympa (même si ça ne veut rien dire, je préfère : j'étais sortie de la première épreuve très... lacrymale, once again, rapport aux deux dragons qui m'avaient malmenée pendant une heure...).

Le retour à Paris fut à peu près aussi compliqué - zéro rer, le bus qui ne s'arrête pas quand tu lui fais coucou, et bien sûr toujours pas de taxi - mais, bien sûr, sans la couche d'horreur pure de l'aller...

Et maintenant, les vacances. Eh bin les mecs, j'ai rarement autant savouré...

lun. 20 juin 2011

Le coup du breakfast surprise au Tigre-Chou

breakfast

J'ai pris cette photo en pensant Est-ce que je ne suis pas une SuperChérie, quand même !

Dieu - qui d'autre ? a sans doute voulu me punir de ce péché d'orgueil : deux jours plus tard, en ouvrant le frigo avec un peu trop d'enthousiasme peut-être, j'ai vu s'exploser par terre la bouteille de sirop d'érable : une mare gluante d'où surnageaient de minuscules petits bouts de verres bien effilés, plus environ trois mille gouttes de sirop qui avaient giclé partout dans un rayon de deux mètres, sur mes fringues mes chaussures mes pieds dans le frigo. Le genre de tracas qui mériterait une entrée dans le Baleinié, répertorié comme le pire de sa catégorie (en revanche, c'était bien rigolo de regarder le chat marcher sur le sol collant, secouant d'un air contrarié ses papattes à chaque pas...).

Dans 23 heures, je serai en vacances. J'en ai tellement marre, c'est tellement long, c'est tellement la dernière ligne droite depuis tellement longtemps, je suis blasée comme vous n'avez pas idée. (c'est plus du tout à la mode, non, ce terme, blasé ?...)

ven. 10 juin 2011

Mi-parcours

Gingivite (aïe) + tendinite (ouille).

Le stress me rend inflammable.

flammable

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