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mar. 28 mai 2013

Scoop : Natalie Portman est sourde (probablement).

De Benjamin Millepied, je savais qu'il était chorégraphe, mignon, et le mec de Natalie Portman (j'ignore si c'est encore d'actualité, parfois mes ragots people datent un peu).

Je suis d'accord, ça ne suffit pas vraiment à assurer la qualité de son pestacle, mais on n'arrivait pas à choisir et mes bons cadeaux pour le théâtre du Châtelet expiraient en juillet, alors on a tenté le coup.

Trois pièces de sa compagnie étaient présentées, la première qu'il avait lui-même chorégraphiée, la deuxième étant de Merce Cunningham, et la troisième, j'ai oublié.

De Merce Cunningham, je savais juste qu'il était un chorégraphe célèbre. A nouveau, je suis BIEN D'ACCORD avec vous, ça ne garantit en rien qu'on va apprécier, mais bon...

Début un peu mou, pas inoubliable mais bon. Premier entracte. La pièce de Cunningham commence, les danseurs sont presque dans le noir, se meuvent en silence, à nouveau ça ne casse pas des briques mais ça va bien avec la légère torpeur qui m'envahit peu à peu.

Quand soudain, arrive la musique la bande-son le bruit. Les bruits pour être exacte : un glouglou plutôt inoffensif, malheureusement couvert par une sorte de crissement horrible, entre la craie qui dérape sur le tableau et le couteau qui découpe l'assiette, mais en beaucoup plus fort. Bon, c'est horrible - et fort - mais on se doute bien que ça ne va pas durer... Ah tiens si ça dure ? Ah mais oui, ça dure, ça dure, c'est toujours aussi fort, de plus en plus pénible et ça ne s'arrête pas !

Les premières instants, on est sous le choc, un peu assommés.
Au bout d'une minute, on se bouche les oreilles, on attend que ça se termine, d'une seconde à l'autre vraisemblablement.
Au bout de deux minutes, on commence à s'agiter nerveusement sur nos sièges, bon sang mais qu'est-ce qu'il fait chaud ici...
Trois minutes, j'hésite à compatir pour les danseurs qui n'ont guère l'air incommodés (boules Quiès ?)
Quatre minutes, je me sens profondément insultée en tant que spectatrice. Il est où le Millepied, que j'y pète la djeule ?
Cinq minutes, je veux bien demander pardon, avouer n'importe quoi, mais à QUI ? Je demande au Tigre-Chou "Mais qu'est-ce qu'on leur a fait ? Pourquoi ?" et nous partons dans un long fou-rire nerveux, relancé régulièrement par de soudains flashes de néons qu'on nous balance à la gueule (des fois qu'on se sente encore un peu trop confortable).

Je ne sais pas combien de temps ça a duré en tout. Au bout d'un moment, le Tigre-Chou est sorti en déclarant qu'il ne voyait pas pourquoi il avait à supporter ça une minute de plus (il était en phase avec les responsables, qui une minute plus tard ont estimé qu'ils nous avaient assez torturés comme ça). Le tiers de la salle a hué quand ça s'est terminé... Nous avons fui sans attendre de voir ce que nous réservait la troisième pièce ; peut-être que les courageux qui sont restés ont reçu des étrons en pleine figure ?

Le Chou a pris dix ans en vingt minutes, et mon lait a tourné, j'en suis sûre.

Bref, vous faites comme vous le sentez, mais LA Dance Project, en un mot, je vous le déconseille.

jeu. 16 mai 2013

Un peu plus que de la pub

Il se trouve que la marraine de Hiboute est une illustratrice merveilleusement talentueuse, et d'ailleurs, vous la connaissez peut-être, ou du moins son blog.

Quand elle nous a proposé de s'occuper de notre faire-part de naissance, j'ai dit Banco, on va vendre la caravane et après quelques aller-retours par mail (du style "Chéri a un plus grand nez" ou "tu pourrais me faire un pull à rayures ?"), on a reçu nos faire-parts.

Déjà la joie en découvrant le joli paquet :

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Et en ouvrant : ta-daaa !

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On est enchantés, et je me suis dit que si jamais vous vouliez être enchantés vous aussi avec votre faire-part, vous alliez avoir besoin de l'adresse, alors c'est par là :

Stork and the postman

Merci encore, merci mille fois ma chère amie !

mer. 24 avril 2013

Reprenons.

J'avais peur de m'ennuyer un peu à m'occuper de cette petite. Turns out, c'est passionnant. Les bébés c'est un peu comme les chats, tant qu'on n'a pas vécu avec, on ne se doute pas à quel point ils ont leur personnalité bien à eux, et combien on va être ravis d'en discuter avec ceux que ça intéresse aussi (= le père, les tantes, et les grands-parents, tous plus gagas les uns que les autres).

C'est si simple, pour le moment, d'avoir cette enfant. C'est le temps de l'animalité pure, où l'on n'a pas à se demander si elle nous manipule, où il n'est pas question de céder, de frustrer, d'éduquer, mais simplement de subvenir à ses besoins - et aux nôtres... "Tu vas l'habituer aux bras" me dit ma grand-mère, qui en a élevé quatre d'accord, mais qui a peut-être oublié que le premier au moins, on a nous aussi beaucoup envie (besoin ? Après tout ce temps passé l'une dans l'autre) de passer du temps l'une contre l'autre.

Voilà le sentiment que j'éprouve fréquemment depuis sa naissance : celui d'être une bête avec son petit (et c'est encore plus prégnant quand elle s'accroche à ma mamelle tandis que je somnole, quand elle s'agite et gémit pendant son sommeil - image de lionne, image de chiots). Je sais que ça va devenir moins simple, le temps passant... mais au profit d'autres joies : déjà les sourires, les causeries qui commencent entre nous, ouh mon cœur de mère (1) en fait des petits bonds de cabri.

Hiboute1

(1) Enfin cœur oui mais de mère, j'exagère peut-être un peu, je n'ai pas encore bien saisi ce positionnement, il paraît que ça vient quand ils vous appellent Maman... On verra.

ven. 12 avril 2013

Non, mon bébé ne m'a pas -encore- -tout à fait- dévorée vivante

Je n'arrive pas à formuler ma pensée et Hiboute a bientôt fini sa sieste. Je voulais me moquer de Parents magazine, qui a des "journalistes" valant au moins ceux de Elle, mais ce sera pour une autre fois.

Je voulais depuis longtemps vous raconter le moment fondateur de ma rencontre avec mon bébé, mais ça commence à sentir le réchauffé.

Je voulais expliquer comment on rigolait avec le Tigre-Chou, à imiter les grimaces (avec effets sonores, car c'est drôlement bruyant, un bébé) de notre Hiboute, mais ça ne vient pas.

Je vis dans un espace temporel très décousu. Plutôt sympa, je ne passe pas de mauvaises journées, hein... C'est juste que mon temps ne m'appartient plus vraiment, enfin plus beaucoup. Quand je vois que j'ai un moment devant moi, selon les jours, c'est :

  • Je bouquine un peu ou je cuisine un truc sympa ? (niveau 1)
  • Je prends ma douche ou j'étends le linge ? (niveau 2)
  • Je mange ou je dors ? (niveau 3)

Bref. J'essaierai de pondre un truc cohérent bientôt...

mer. 27 mars 2013

Le supplice de Périnée

Avant de pouvoir simplement trouver un rythme et des habitudes une fois sortie de la maternité, j'ai été très occupée avec la douleur. Enfin, les douleurs pour être exacte, mais surtout une, la plus aigüe et la plus bête, et notre ami Périnée est de la partie, comme on pouvait s'y attendre.

Pas d'épisiotomie, hourra ! Une simple et légère déchirure (1), rien du tout, trois points de suture, du gâteau quoi.

D'ailleurs, la douleur du début, diffuse, décroît rapidement. 24 heures après l'accouchement, j'explore prudemment, du bout des doigts, la zone sinistrée, et quoique je m'inquiète de ne pas reconnaître le paysage, rencontrant des masses de chair inattendues, et ne trouvant rien là où je m'attendais à des replis familiers, la sage-femme me rassure : "Imaginez un chewing-gum mâchouillé, étiré et remis en place... Il faut un peu de temps à la peau pour se remettre." Bon. Dès le lendemain, il est vrai que visuellement, on est presque revenu à la normale, bon signe ça non ?

Oui, mais non. Non parce que les fils résorbables ne suivent pas le rythme, et ne se résorbent pas du tout tandis que les chairs, bien toniques, se resserrent chaque jour un peu plus autour d'eux ; la veille de ma sortie, je fais part de ce pincement qui se précise à l'infirmière, qui oppose une fin de non-recevoir à ma suggestion d'aider un peu à tomber ces fils à la con. "Ne vous inquiétez pas, ils vont tomber bientôt"...

Je rentre donc chez moi, avec mon amoureux, ma fille et mes fils. Au lieu de goûter la douceur étrange et infinie de ces premiers moments en famille, je déguste un peu plus chaque jour, et la douleur devient obsédante, me tient ligotée, m'isole de tout.

Au neuvième jour, les points de suture tiennent toujours fermement et moi, rendue folle, je suis prête à les retirer moi-même, à l'épluche-légume ou au coupe-ongles, n'importe quoi pourvu que ça cesse. Je n'aurais pas cru qu'une si petite bande de peau pouvait gouverner autant de mouvements du corps : j'ai mal quand je bouge un orteil, si je lève un coude, je hurle quand le Chou m'effleure le genou, je pleure en me retournant dans le lit, je marche comme si j'avais 90 ans, bref, c'est la misère. Une nuit, c'est si douloureux que je me retrouve à allaiter Hiboute le cul en l'air, à quatre pattes façon louve romaine, la seule position qui me laisse un peu de répit.

Vous trouvez pas ça assez mythologique, comme souffrance, le coup du "Mieux ça va plus c'est pire" ? Avec un périnée distendu comme un vieux slip fatigué, je n'aurais pas douillé autant.

Bref, je vous la fais courte, à J+10 une sage-femme est enfin venue me libérer (2) et ça a été beauuuuucoup mieux ensuite. Je garde juste une dent contre cette idiote d'infirmière bornée (j'ai eu beau accoucher dans une super maternité, le côté "la procédure c'est la procédure" des hôpitaux y est présent malgré tout), et contre ces saloperies de fils pas DU TOUT assez résorbables. Biodégradables, au mieux.

(1) et, moins connu mais assez fréquent paraît-il, quelques points également à l'intérieur du vagin. De ce côté-là, aucune douleur, juste le traumatisme psychologique quand l'interne s'exclame, ennuyée "rha là là, c'est friable comme tout, je fais un point et paf, la peau lâche juste à côté" vous laissant l'image d'un steak haché gangréné à la place de votre tendre frululu, image dont il est ensuite assez difficile de se défaire...

(2) à la Rambo dans la chambre à la lumière trop tamisée, où j'ai tenu à bout de bras son Iphone en mode lampe-torche pendant qu'elle opérait... Soit c'était moi soit c'était le Chou, et comme j'avais déjà perdu 98% de mon capital-glamour auprès de lui pendant ces suites de couches, j'ai préféré m'y coller.

jeu. 07 mars 2013

Félicitations, c'est un pokemon

Pokemon

Notre fille est née samedi dernier en fin d'après-midi. J'ai déjà tant de choses à raconter !

Mais je crois que ce soir-là, il n'y a pas eu que mon périnée qui a souffert d'une déchirure : le continuum spatio-temporel a lui aussi été atteint, et chez nous le temps passe désormais bien plus vite (enfin, je ne vois que ça comme explication).

Bref : des nouvelles vite, "vite" dans notre vortex d'hormones et de liniment...

mer. 27 février 2013

Tout vient à point

Avant d'être enceinte, je croyais que toutes les femmes, sans exception, en avaient ras-le-bonnet au dernier mois et ne souhaitaient plus qu'une chose, accoucher, qu'on en finisse.

Un mythe s'effondre ! Je suis à environ 15 jours du terme, et pas spécialement pressée de passer à la suite : chaque chose en son temps.

Alors que j'entends s'énerver les enceintes-jusqu'aux-dents à qui on demande 20 fois par jour "Toujours pas accouché ?!", à cette question je réponds joyeusement par la négative, façon triomphe modeste.
Ce sont d'autres types de réflexions qui m'énervent : celle de la sage-femme qui en évoquant notre prochain rendez-vous ajoute "mais je vous souhaite d'avoir accouché avant" (garde ton souhait, j'en veux pas), ou l'entourage qui me dit "Allez, encore un peu de patience" (pour quoi faire ?) Jusqu'aux pubs ciblées, qui déclarent que je n'ai qu'une hâte, mais qu'est-ce que vous en savez tas de nuls !

Bien sûr, ce sera chouette de pouvoir revivre sans les douleurs ligamentaires et avec le fromage au lait cru. Bien sûr, chaque jour qui passe alourdit la facture pondérale (pas encore trop salée, mais allant l'exponentielle).

Mais enfin, on n'est pas bien là, peinards, à se bercer doucement dans ce temps suspendu comme un hamac ?

Je savoure encore ma solitude, je profite encore de notre intimité amoureuse, rien que nous deux, avant de profiter de ce truc dingue qui va nous arriver. Le bonheur a beaucoup de visages.

NB : je ne supporte plus non plus qu'on me dise "ah bin oui, profite bien, parce qu'après, c'est TERMINÉ !... Fini de se la couler douce ! Oublie !" Tout commentaire de cette nature sera impitoyablement censuré, et son auteur, maudit sur 5 générations lors d'une prochaine messe noire.

mer. 13 février 2013

Dernier mois

Je pensais écrire davantage durant mon congé maternité, mais il reste mille choses à faire avant cette naissance, et assez peu d'énergie pour les accomplir. On n'a pas fini la chambre. J'ai pas fait ma valise. J'ai pas terminé ma carte 5 places au cinéma.

Et puis j'ai envie de raconter un peu, mais les mots viennent si péniblement que souvent j'abandonne avant d'avoir posté.

Je ne m'en sors pas si mal question petit maux de la grossesse - mais c'est très subjectif, le moi d'il y a un an aurait peut-être déjà trouvé que c'était trop : l'oesophage qui brûle (mais les Rennie sont drôlement efficaces), la peau qui démange, et les soirs où j'ai un peu forcé, le bassin qui semble s'écraser en miettes, pris en sandwich entre le matelas trop ferme et mes treize kilos de lest.

Je me réfugie souvent dans la baignoire, où je suis à l'abri de la pesanteur ; le problème évidemment c'est cette colline trop haute pour l'immersion, qui devient une île où j'ai froid. Une île certes pratique pour poser un livre, mais polaire.

Et voilà, le temps de pondre difficilement ces quelques lignes, j'ai laissé cramer mes poireaux...Regardez comme ils étaient rigolos avant cuisson :

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Les charbons-vinaigrette en attendant, c'est pas génial.

jeu. 07 février 2013

Balance la sauce

Déjeuner au resto avec une copine. La serveuse nous apporte du ketchup pour les frites, dans un flacon similaire à celui que j'avais déconseillé à la dame qui cherchait un cadeau pour son fils. Un flacon comme ça :


Le dieu des flacons de ketchup n'a sans doute pas apprécié que je les traite de merdouilles... Et pourtant.

Alors que j'appuyais sur la bête pour faire sortir le condiment, la tête, sous l'effet de la pression, s'est brutalement désolidarisée du corps, libérant d'un coup tout son contenu.

VLATCH.

Évidemment c'est mon pull, poussé en première ligne par mon ventre, qui a pris en majorité (ça tombe bien, je devais justement lancer un programme laine). Mais j'en ai mis en fait absolument partout : le sol les godasses le pantalon la banquette la table le manteau le manteau du voisin le sac mes cheveux... Un carnage.

Et puis tout ce rouge qui dégoulinait sur mon ventre, j'y ai vu comme un horrible présage d'accouchement gore, explosion de périnée, méga-hémorragie, césarienne de boucherie. On a bien ri, mais ma partie superstitieuse ne faisait pas la fière...

Sinon ça va. Les sages-femmes me faisaient rigoler, à me conseiller d'y aller mollo - alors que je ne connais pas grand-monde qui y va plus mollo que moi dans la vie... Mais en fait, elles ont raison, un rien m'épuise : je me promène une heure, je mets deux jours à m'en remettre... Découvrant a posteriori qu'en fait je n'étais pas si limace que ça. Qui l'eut crû ?

mer. 23 janvier 2013

Nouvelles du ventre (pas l'estomac, l'autre ventre, avec l'Autre dedans)

Je me suis encore coupé les ongles de pied toute seule hier - chaque fois, je me demande si c'est la dernière fois que j'y arrive (je répugne fort à l'idée de confier mes orteils à qui que ce soit, même à un pédicure assermenté).

Sentiment très net d'avoir perdu des neurones dans l'histoire. Est-ce que ça repousse après ? Ou bien est-ce que la maternité lobotomise un peu, forcément, et de façon permanente ?

Je n'arrive pas à savoir si cette chose qui grandit juste là, sous ma peau, m'est très intime ou bien totalement étrangère ; sans doute les deux à la fois. De toute façon, je ne suis pas obligée de décider.

Le congé de maternité me permet de profiter pleinement de mon cours de poterie (hé oui, j'y vais toujours, je ne progresse absolument pas avec le temps mais ça me plaît, que voulez-vous), que je quittais systématiquement au bout d'une heure et demie pour aller me coucher, vu que y avait école le lendemain. J'en profite avant de ne plus pouvoir y aller pour une durée indéterminée... Tout dépendra de ce bébé, si c'est un modèle relou qui ne sait pas dormir, ou bien une perle qui aligne ses heures de sommeil sans problème.

Sinon, les travaux : on en voit le bout. C'est pas fini-fini, mais ce weekend je vais enfin pouvoir NIDIFIER, BORDEL - c'est dingue comme ça me magne, comme un animal. Je croyais que ce truc-là, ça venait juste avant l'accouchement (ma grand-mère rangeait frénétiquement son armoire la veille de pondre), mais en fait, ça monte depuis des mois. Ceux qui me connaissent bordélique ricaneront en lisant ça, mais n'empêche : c'est une pulsion extrêmement pénible à réfréner... (la question de savoir si notre entrepreneur bosse bien ou pas reste en suspens ; ce qui est sûr en revanche, c'est qu'il bosse SALEMENT).

dim. 20 janvier 2013

Je suis encore dans les temps

Pour vous souhaiter une treize heureuse année. C'était l'occasion de faire quelque chose avec mes petits cailloux ramassés au bord de l'océan à Porto... Et si ça peut inspirer 2013 pour être à l'image de cette journée parfaite, ça me va !
voeux2013

mar. 15 janvier 2013

Message poussivement subliminal

Le neveu du Tigre, 2 ans et demi, aime beaucoup le magazine Popi. Mais il semblerait que Popi, lui, n'aime pas tout le monde...

Dans le numéro de janvier 2013 (n° 137), on peut ainsi lire l'histoire du petit Marcel, qui a eu la fève dimanche dernier.
Je vous spoile, désolée, mais en gros, après avoir fait le fou-fou (puisqu'il est le roi, il a bien le droit), Marcel se paye un petit complexe d'Oedipe (il veut que Môman soit sa reine), et enfin, sans beaucoup de lien avec le début de l'histoire, la chute :

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Euh, m'sieur Bayard Presse ? Vous avez un message à faire passer, peut-être ? On peut en parler entre adultes, ou bien on vous laisse tranquillement bourrer le mou de nos gosses ?

lun. 31 décembre 2013

Bilan 2012 au compact numérique

Les photos prises avec mon cher petit Ixus ne constituent pas un journal de bord très fidèle, mais le bilan d'une année, c'est toujours subjectif...

En janvier, je sors ma classe de l'école pour aller faire de la sérigraphie, une expérience qui a accentué mon désir d'une école différente, allez pour le dire vite et être compréhensible par tous, une école de hippies, où on ferait du tricot, de la cuisine et de la construction de cerfs-volants.

janvier2012

En février, je me pacse avec le Tigre-Chou de ma vie (nous retrouvons dans les papiers que sa mère a gardés ce mot d'excuse qu'il avait rédigé à l'intention d'un prof vers l'âge de 12 ans... si notre bébé est smart ass comme son père et tête de lard comme sa mère, on va s'amuser tiens).

février2012

En mars, je n'ai archivé que des photos de boulot. J'ai dit que mes souvenirs photographiques ne recoupaient pas forcément bien les faits, mais c'est indéniable, j'ai bossé comme un âne l'année dernière. En mars donc, des sciences, avec l'étude des ténébrions qui à l'état larvaire firent grimacer de dégoût presque tous mes collègues. Je suis sympa, je vous mets une photo de la petite bête devenue adulte, c'est moins beurk.

mars2013

En avril, une semaine à Nouillorque. Oh yeah.

                            

En mai, Peer Gynt au Grand Palais. Mais oui, parfois je fais des sorties culturelles ! Ah la vie parisienne, c'est chié.

mai2012

Même qu'en juin je vais voir Decouflé aussi. Et j'emmène mes élèves pique-niquer aux arènes de Lutèce. Ouf, c'est la fin de l'année, et, MAIS OUI, j'ai survécu !

juin2012

En juillet... Pfiou, la claque.

juillet2012

En août, des vraies vacances parfaites. Les dernières...

aout2012

En septembre, je suis titularisée et je passe à mi-temps. Beaucoup de photos de flâneries dans le dossier de ce mois-ci, le genre de photos que je ne faisais plus justement, engoncée dans le métro-boulot-dodo. Je le dis sans arrêt, je le redis encore une fois : ce mi-temps est une bénédiction.

septembre2012

En octobre, je commence à faire des repérages pour le réaménagement de notre appart.

octobre2012

(non je déconne... c'est encore une photo de la catégorie "je suis une branleuse, j'ai le temps de marcher dans Paris et de m'arrêter pour photographier des trucs rigolos")

En novembre, ma petite Gretchen meurt pendant que nous sommes à Porto. J'attrape un rhume qui en 3 semaines m'aura rendu la vie plus pénible que 6 mois de grossesse... Un petit tour dans le Nivernais pour passer du temps en famille :

novembre2012

En décembre, on serre les dents, à la maison le chantier. Dans mon ordi, le contenu d'un safari-photo particulièrement ennuyeux : Le Chou travaille pendant que je cours les magasins, en repérage de robinetterie, carrelage, luminaires... Retenons plutôt la visite de Couac, et cette vitrine de Noël tout à fait répugnante qui nous fit bien rire.

décembre2012

J'ai le sentiment d'une année facile, par rapport à 2011. Facile, mais pleine de grosses briques de vie d'adulte, et ce cycle de construction est parti pour déborder largement sur 2013... On va voir ce qu'on va voir !

sam. 29 décembre 2012

Un cadeau d'Edward (ou presque)


Six mois et demi. Avec les pulls et les manteaux, on ne remarque pas forcément que je suis enceinte, et par manque d'expérience, je passe benoîtement une demi-heure debout dans la file d'attente alors qu'on aurait pu griller tout le monde en un clin d’œil ; j'apprends donc à sur-informer, et c'est facile, il suffit de faire semblant de porter son ventre avec une main (ou deux, en cas de vigile particulièrement peu attentif).

Hopper avec Christinotchka donc, juste avant les vacances. La grisaille hivernale et parisienne me détourne de toutes les scènes urbaines et m'attire comme un aimant vers les ciels bleus et la campagne... (depuis tout va mieux, je vous écris depuis les Cévennes, assez clémentes pour nous autoriser des déjeuners dehors, et pleines de ciel comme d'habitude).

La pièce où il y a le plus de monde à l'expo : la boutique-cadeaux... Normal, me dit A, c'est là qu'on va pouvoir prouver qu'on a vu l'expo.

Au moment où je me disais qu'ils avaient été raisonnables en merchandising (presque pas d'autres produits dérivés que cartes postales, magnets et carnets), des kits "comme dans un diner amerlocain" se dressent devant moi : un distributeur de serviettes en papier assorti de deux flacons en plastique, jaune pour la moutarde, rouge pour le ketchup. La merdouille à 25 euros dans toute sa splendeur.
Deux femmes d'une cinquantaine d'années sont plantées devant, l'une d'entre elles s'interroge à voix haute : la merdouille en question constituerait-elle un cadeau potable pour son fils qui vient de s'installer dans un studio ?

J'ai dans mon entourage très proche quelques acheteurs compulsifs et c'est une tendance également inscrite en moi, contre laquelle j'ai l'habitude de lutter... aussi je réponds automatiquement : "Votre fils va-t-il vraiment s'emmerder à transvaser son pot de moutarde et son tube de ketchup dans ces flacons débiles ?"

D'accord, la question n'était pas franchement neutre, mais la dame a rigolé, et m'a donné raison en reposant la boîte. J'aimerais bien trouver un job d'anti-vendeuse, je suis sûre que je serais hyper-bonne !


Moi ? J'ai juste acheté un petit magnet pour le calendrier de l'Avent de mon amoureux... Je suis déjà un cordonnier mal chaussé dans mon métier fictif.

dim. 16 décembre 2012

Les oeillères, ça vaut mieux.

Les gagnantes du tirage au sort "Dix ans de blog" sont : Liliplume, Cécile (Carnet de notes et menthe à l'eau), Quitterie, Sucredange et Rock'n Laurette. Félicitations ! Je vous envoie un petit mail tout à l'heure, en attendant, trois autres images pour élargir votre choix, cliquez dessus pour les voir en grand)

subway

baseball

fontaine

Je me fais l'effet de ces végétaux impatients qui fleurissent stupidement au moindre redoux (et se prennent la gelée suivante sur le coin de la gueule) ; 5 degrés de plus que ces dernières semaines, et je suis fermement convaincue que c'est le printemps qui arrive...

"Heureusement", la nuit tombée à 16h12 me remet les pendules à l'heure : il est beaucoup beaucoup beaucoup trop tôt pour avoir un espoir de printemps.

Je retourne à mes bols de soupes et à mes cadeaux de Noël, mais l'entrain est attaqué... Dans une semaine, la Nièvre, ouf.

ven. 14 décembre 2012

Dix ans de blog, c'est fait.

Un grand merci aux participants de mes Dix ans de blog ! Je sais que c'était pas facile dans la bousculade de la fin d'année, le sapin, les cadeaux, le boulot à finir avant 2013... Alors je salue l'effort, aussi bien que la qualité des images que vous m'avez envoyées, je n'ai vu que du bon, du beau, du drôle... (j'ai été inspirée d'annoncer un tirage au sort, j'aurais été bien embêtée s'il avait fallu choisir mes préférées)

Je tire donc au sort et j'annonce les gagnants ce weekend, stay tuned !

mer. 12 décembre 2012

Les enfantômes

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cliquez sur l'image pour la voir en plus grand

Rappel : vous avez jusqu'à jeudi 13 décembre minuit pour participer à mes Dix ans de blog et gagner un tirage, ben, par exemple, de cette photo-là (new-yorkaise), ou d'autres, vues dans les notes des jours précédents.

mar. 11 décembre 2012

La mendiante (non, pas avec des pistaches et du chocolat, arrêtez un peu de penser à la bouffe tout le temps)

Je remercie les participants à mes Dix ans de blog, tout en déplorant qu'ils soient peu nombreux, et en me demandant comment ça se fait (mes stats annoncent un peu plus que 10 lecteurs, quand même).

Hypothèse 1 : vous n'aimez pas mes images, vous n'avez aucune envie de vous retrouver avec un tirage de l'une d'entre elles sur les bras. C'est votre droit le plus strict, je ne suis pas Doisneau après tout. Mais ça peut faire un cadeau à votre belle-doche à ce moment-là !

Hypothèse 2 : vous n'avez pas vu beaucoup d'images sur ce blog, vous ne savez pas ce que vous pouvez gagner. C'est vrai que je n'en ai jamais tellement fait un espace d'exposition permanente (je n'ai pas laissé tomber pour rien, je ne sais décidément pas me vendre). Ci-dessous, deux-trois supplémentaires (cliquez dessus pour les voir en grand), j'essaierai d'en poster d'autres d'ici jeudi.

Hypothèse 3 : vous ne prenez pas le temps, c'est de ma faute, j'aurais pas dû chercher à vous faire bosser, bande de couleuvres. Évidemment, les anniversaires de décembre sont un peu maudits... Allez, ça prend 30 secondes, de mettre un lien en commentaire vers une image que vous aimez (pas forcément une image qui vous appartient, je vous le rappelle). Pas de complexes, ce n'est pas mon image préférée qui gagnera, je ferai un tirage au sort.

En tout cas, quelle que soit la raison de votre défection (sauf la première, et encore), je peux vous assurer qu'elle est mauvaise. Faites-moi plaisir, participez ! Je ne sais peut-être pas organiser les anniversaires, mais j'ai quand même envie de souffler des bougies !

Les règles du jeu sont ici. Zou !

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mer. 05 décembre 2012

Tartagueule à la récré

Oh là là ! C'est pas le tout, on bavarde, on bavarde, et dans 8 jours pile, mon blog aura dix ans !

DIX ANS.

La vache.

C'est un article dans Biba (eh oui, comme quoi...) qui m'avait fait découvrir l'existence des blogs, je n'ai pas oublié la révélation immédiatement : c'était exactement ce qu'il me fallait. Et il fallait que ce fût (ouais je me lâche sur le subjonctif passé pour mes dix ans) une sacrée révélation, pour motiver une velléitaire comme moi, parce qu'à l'époque c'était pas du gâteau de créer un blog...

J'aurais bien fait une fête dans un bar avec un gâteau et tout, mais le 13 décembre, je peux pas, j'ai vie mondaine.

Alors comme j'aime bien cette mode de cadeaux sur les blogs, j'organise mon propre tirage au sort.

Pour participer, il faut me montrer une image (dessin, photo, ce que vous voulez) belle ou drôle ou bizarre ou tout ça. Une image à vous ou une image que vous avez trouvée sur internet (on s'en fout des copyright, je ne reproduirai rien, c'est juste pour mon bon plaisir).
Vous pouvez mettre le lien vers l'image dans un commentaire, ou me l'envoyer sur ma boîte (dans mon adresse il y a un @, un fr, un yahoo, et un milkyway8384, je vous laisse remettre tout ça dans le bon ordre).

Les tirés au sort - allez on va dire qu'il y en aura 5 - recevront un tirage à peu près A4 d'une photo de moi (pas de ma bobine, hein... une photo que moi j'ai prise avec mon oeil droit et mes petites mains et un appareil photo... Oui, je dois préciser aux récents lecteurs de ce blog qu'il fut un temps où j'étais un peu plus photographe qu'aujourd'hui).

Je ne sais pas encore trop quelles photos vous plairaient, j'imagine que je pourrais vous proposer une sélection, ça m'obligerait à ranger mon disque dur externe, tiens... En attendant, dans les "déjà vues ici" (parce que je n'en ai pas mis tant que ça, au final), j'aime bien celles-là par exemple (cliquez dessus pour voir mieux) :

hosto1

dptque

weabondant

Vous êtes partants ? Alors zou, vous avez jusqu'au 13 décembre à minuit pour participer. Faites péter les belles images !

lun. 26 novembre 2012

Versailles Chantier

Comment ça, c'est la zone chez moi ?

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C'est pas du tout la zone, chez moi.

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... Rien que 58 bougies ne puissent arranger, en tout cas.

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