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mar. 16 mai 2017

J'étais partie ce matin au bois

Dimanche, j'avais prévu d'emmener Hiboute à la Cité des Sciences, et puis, je sais pas, le béton tout gris du 19e, d'un coup, ça m'a blasée, étouffée, j'avais soif de vert, d'arbres et de chant d'oiseaux, alors j'ai changé mon fusil d'épaule et nous sommes parties à l'aventure au bois de Vincennes.

Quand on habitait à côté, je n'y allais presque jamais, et je n'avais jamais dépassé le lac Daumesnil...

Là, j'ai décidé de commencer l'excursion à partir du château de Vincennes. La première demi-heure, ça puait le plan foireux : encore plein de routes et de bagnoles partout, Hiboute qui ne voulait pas marcher, la pluie qui commence à nous tomber sur la tronche...

Et puis on s'est enfoncées un peu plus dans le bois, on a trouvé des troncs d'arbres à escalader, on a ramassé des feuilles, des cailloux, des bouts de bois. Il y avait régulièrement des averses, mais sous les arbres, on était à l'abri. Je l'ai prévenue que les orties, ça piquait ; elle s'y est quand même piquée, pour la première fois de sa vie, et j'ai eu le sentiment qu'elle venait de vivre une sorte de rite initiatique.

Je lui ai fait découvrir la chélidoine, et on a dessiné des soleils et des bonshommes sur le dos de sa main avec la sève. Dans un petit cours d'eau, nous avons trouvé des têtards ! Je n'avais pas pêché de têtard depuis mes 10 ans, je pense. Difficile de dire qui de nous deux était la plus heureuse avec ces grumeaux noirs qui frétillaient dans le creux de notre main. Bien sûr, elle a glissé et les bottes se sont remplies d'eau. Les risques du métier.

Puis nous avons rejoint les rives plus civilisées du lac, cueilli des graminées pour faire des pinceaux, contemplé de près les canards et les énormes cygnes venus à notre rencontre (ils sont manifestement habitués à être gavés par les promeneurs... J'ai repensé à ce que m'avait dit l'ornithologue à propos du sel contenu dans le pain, qui finit par tuer les oiseaux, et j'ai sagement laissé ma demi-baguette dans mon sac).

Enfin nous avons repris le métro, à Porte Dorée cette fois, et nous sommes rentrées. Comme dirait Heure Bleue, c'était bien...

jeu. 19 janvier 2017

Jeu de gestion (de la colère)

Hier en découvrant que Polanski, les César, blablabla vous l'avez tous vu, j'étais atterrée. Indignée, écœurée, blablabla, je vous la fais courte.

Après avoir terminé de travailler, j'ai éteint mon ordinateur, et j'ai vaqué à d'autres occupations. Je ruminais cette nouvelle outrageante, quand tout à coup, sortie de je ne sais où, m'est revenue cette phrase, une phrase un peu bateau, un peu simplette, mais une phrase qui ne me passe pas par la tête tous les quatre matins et qui a choisi cette occasion-là pour me rendre visite.

Si vous ne faites pas partie de la solution, vous faites partie du problème.

Ce matin, en cherchant un peu, pas bien loin, j'ai trouvé une pétition qui réclame qu'on évite de faire honneur à ce "très grand réalisateur" et qu'on en trouve un autre, de préférence pas un violeur, ou alors au moins un qu'aurait payé sa dette à la société, voyez...

J'ai signé ; vous vous en doutiez non ? Un jour il faudra que je raconte comment je suis devenue une mémère à pétitions (comme d'autres sont des mémères à chats).

Bon enfin je vous raconte ça pour en venir à un truc tout con, mon plaisir des jeux de gestion. J'aime quand la vie est gamifiée (ouais j'utilise d'horribles anglicismes, ça va, j'ai posé ma casquette de traductrice pour aujourd'hui).

Et mon idle game du jour, ça a été de rafraîchir régulièrement la page pour voir le nombre de signatures monter, monter, monter... Je ne peux pas prédire que ça changera les choses, mais ça me donne au moins la satisfaction de voir que 16 720 personnes, à l'heure où je vous écris, en ont marre au même moment que moi de cette promotion de la culture du viol et souhaitent que les choses changent.

jeu. 12 janvier 2017

Merci A.

Mon amoureux m'a offert l'autre jour Miss Charity, de ma chère, chère Marie-Aude Murail. Pas son plus récent, mais je ne l'avais pas lu... Je l'ai dévoré (1) en un weekend, et quand je l'ai eu terminé, j'ai ressenti un tel vide (une dépression, littéralement) que je n'ai trouvé qu'une solution : le relire aussitôt. Et je me régale, de nouveau.

Charity Tiddler, c'est le double fictif de Beatrix Potter, et nous la suivons de son enfance à sa jeunesse, à Londres et dans la campagne anglaise en pleine époque victorienne. Cet univers a quelque chose de si romanesque... Et Marie-Aude Murail écrit si bien ; peut-être parce qu'elle traite "avec sérieux les choses légères, et avec légèreté les choses sérieuses".

Je n'ai pas tellement analysé pourquoi j'avais un tel désir, un tel besoin de rester immergée là-dedans, mais voilà, j'avais envie de le partager avec vous.
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(1) Un peu comme ces polars qui vous tiennent éveillé jusqu'à deux heures du matin alors que vous piquez du nez à 22h45 habituellement, mais sans le polar, justement. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas forcée à éteindre parce qu'il était vraiment tard ; d'habitude je ne force rien du tout, ou alors mes yeux à rester ouverts, péniblement, jusqu'à la fin du paragraphe - fût-il passionnant.

jeu. 15 décembre 2016

Choses que j'ai pu écouter 1000 fois sans devenir chèvre, voire en prenant mon pied

La grand-mère de Hiboute me demande des idées de cadeaux de Noël pour elle. Comme cette petite passe ses soirées à dessiner et à colorier en écoutant de la musique ou des histoires (ou les deux à la fois, c'est un genre répandu dans les productions sonores enfantines), et que ma belle-mère ne voulait pas lui offrir une ramette de papier, je lui ai fait quelques suggestions de livres-CD.

Bien évidemment, comme tous les parents propres sur eux, moi aussi à la naissance de Hiboute, j'ai clamé qu'elle n'écouterait que les Beatles, Gershwin et le reste de notre musique de grands. Sauf que même si certains morceaux qui nous sont chers lui plaisent aussi, clairement, elle kiffe la musique faite exprès pour elle, comme la plupart des mômes. Donc il y a un moment où tu arrêtes de vouloir que ton gosse soit un grand mélomane qui tord le nez à l'écoute de Meunier tu dors, et où tu fais des COMPROMIS.

Alors, tu essaies de trouver des trucs pas trop niaiseux et de bonne facture, puisque tu vas devoir les écouter aussi (et que c'est encore pas mal toi qui choisis). Et tu t'aperçois qu'il y en a plein, en fait !

Donc, si vous avez un enfant à gâter vous aussi, et pas d'idées, et que ledit enfant est déjà pourvu d'un lecteur CD, voici quelques pépites approuvées par ma petite chérie et moi-même (autant vous prévenir, ça va pas être de la critique constructive):

Rayon musique :

  • l'Abécédaire en 26 chansonnettes, illustrations de Tomi Ungerer, textes de Boris Vian, musique de Lucienne Vernay, interprétées par Debout Sur le Zinc : un régal, génial génial.
  • Les plus jolies chansons de notre enfance, illustrations d'André Bouchard, le reste par Vincent Malone : comptines détournées, parfois c'est mignon, parfois c'est un peu plus trash, mais on kiffe tous à la maison.
  • Un dimanche à Kyoto, paroles et musique de Gilles Vigneault, illustrations de Stéphane Jorisch, interprètes nombreux : Luce Dufault, Garou, Pierre Lapointe, Luc De Larochellière, Martin Léon, Ariane Moffatt, Jessica Vigneault. Je n'aime pas en intégralité, mais je suis profondément charmée par certaines mélodies, et la poésie de certains textes (Hiboute n'est pas forcément sensible aux mêmes que moi, je pense).

Rayon histoires :

Là on ne déborde pas d'originalité. Les histoires du Père Castor, tout simplement.

Rayon mixte histoire/musique :

  • La série des Bulle et Bob (histoires et musiques de Natalie Tual, illustrations -magnifiques - d'Ilya Green) : des histoires (très simples, qui évoquent très bien des sensations d'enfance) entrecoupées de ritournelles malicieuses. Il y a des aperçus disponibles ici et là.
  • Les lettres de Biscotte Mulotte, d'Anne-Marie Chapouton. Je ne connais pas bien la genèse de cette histoire, mais ça sent l'école Freinet à plein nez, c'est doux et réconfortant, et c'est raconté avec l'accent provençal (l'histoire se passe à Lourmarin). Je le précise parce que j'aime bien, dans le flot de ce qu'on emprunte à la bibli, entendre des histoires racontées avec l'accent arabe, anglais, québécois... et je lance cette bouteille à la mer : si vous avez des suggestions racontées avec l'accent picard (ou chtimi, ça fera l'affaire), je suis preneuse, ça me manque et ça me ferait le cœur tout guimauve.
  • Encore Vincent Malone, des perles pas faciles à trouver parce que le catalogue a le cul entre deux éditeurs (une histoire comme ça, je ne sais plus trop) : la série des Contes Mélangés, par exemple Pierre et la tortue , ou Le vilain petit Pinocchio, ce genre-là, voyez. Une histoire rigolote et des chansons qui balancent à chaque fois (Hiboute est un peu petite, je vous le suggère plutôt à partir de 5-6 ans).
  • Un truc pour les plus petits, Au bain, mon lapin ! qu'elle adorait écouter dans le bain, et moi aussi, grand moment de calme et de tendresse. Le Tigre trouve que la meuf qui raconte a l'air d'avoir fumé la moquette, c'est vrai qu'elle roucoule beaucoup mais j'aime bien.
  • Et enfin, Tom-tom et Nana : le Concert, écouté en boucle pendant de nombreuses semaines : celui-là me donne envie d'avoir huit ans à nouveau et de monter un groupe avec mes copains et mes copines. La musique est extra et drôle, et puis Bernadette Després quoi...

ven. 09 décembre 2016

Ouf !

Le bonheur du jour est lié à mon billet précédent : la décision de voter la première tranche de travaux pour reconstruire l'incinérateur d'Ivry a été reportée à fin janvier.

Je respire un tout petit peu mieux, malgré le pic de pollution.

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image trouvée je sais plus où, pardon à qui de droit pour le pas-crédit

(Du coup, vous pouvez encore aller signer la pétition, amis retardataires !)

Si le sujet vous intéresse, voici un article assez complet sur la question.

mar. 06 décembre 2016

Bonheur-du-jour à retardement

On vient de s'enfiler les deux premières saisons de Unbreakable Kimmy Schmidt sur Netflix et c'était tellement sympathique, drôle et malin que je me réjouis d'avance de voir la troisième, quelque part courant 2017.

C'est le genre d’œuvre qui me fait dire "Tu connais pas ? Quelle chance tu as d'avoir ce petit bijou qui t'attend !" (Cela dit, je me sens aussi vachement chanceuse de relire Terry Pratchett.)

ven. 02 décembre 2016

Mon beau (?) sapin (hum)

Le Chou réclamait un sapin de Noël tous les ans avant même la naissance de la Chouquette.

Les premières années, je me suis contentée d'opposer une inertie telle qu'il n'y a pas eu de sapin (mais à l'époque, je me cassais pour faire des chouettes calendriers de l'avent). Ensuite, j'ai bien voulu faire un romarin de Noël. Et puis l'année dernière, j'ai cédé, et on a acheté un sapin.

Sauf que ! Ailleurs je ne sais pas, mais à Paris, le moindre petit sapinou pelé coûte une blinde. Et ça m'a arraché la gueule de payer aussi cher pour un truc purement décoratif (non) dont la durée de vie ne dépasse pas 3 semaines. C'est bien simple, poser les yeux sur lui me mettait le moral à zéro au lieu de réchauffer mon esprit de fête.

Bref, cette année on fait un ficus de Noël, je suis ravie et (j'espère que) le Chou n'est pas trop frustré (Hiboute a l'air contente). Cette plante qui me paraissait un peu austère, un peu tristounette jusque là semble révéler sa personnalité tout à coup, comme les gens qui s'épanouissent en commençant à se travestir.

On a gardé les boules et les guirlandes que le Chou avait achetées l'année dernière, à mon grand dam (nos avis esthétiques divergent parfois douloureusement) (en gros, il est allé les acheter en 1987). Depuis, j'ai eu le temps de digérer les paillettes, et j'éprouve finalement une tendresse amusée pour ces décorations trrrès légèrement kitsch. D'autant qu'on y a ajouté la suspension papillons réalisée par la prunelle de nos yeux au centre de loisirs (autant dire l'Académie du Bon Goût).

Cette année, quand mon regard tombe sur ce "sapin", j'ai une bouffée d'amour pour notre petite famille. C'est donc un arbre de Noël plutôt réussi, finalement !

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lun. 28 novembre 2016

Heureuse élue

Bonheur du jour tout trouvé ce lundi.

Parce que Ktl, de Tu l'as lu(stucru) ? fêtait l'anniversaire de son blog, c'est moi qui ai reçu un cadeau (c'est pas logique, je sais, mais c'est cool).

Je l'ai trouvé dans ma boîtes aux lettres ce matin, tout beau tout pimpant, regardez-moi ça :

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Ça m'époustoufle, les gens qui cousent si bien ("Reeegardez-moi cette dentelle ! La finesse du point !"), et je suis très sensible au temps qu'on peut passer à fabriquer les cadeaux de ses propres mains. En plus, vous avez vu comme le tout est merveilleusement bien assorti à mon canapé ? (Très important, vu que j'y passe mes journées.)

Et puis attention, c'est du lourd : je compte pas moins de six (6) motifs différents pour un seul envoi. Du Ktl pur sucre.

Mille mercis, très chère. Je suis reconnaissante, fière et honorée de compter parmi tes lecteurs-trices !

mar. 01 novembre 2016

L'automne trop beau pour être vrai

Oui je sais, un coup je râle, un coup je trouve ça sublime... (ou alors c'est peut-être "un coup je suis à Paris, un coup je suis à la campagne"; cette campagne à laquelle je ne finis pas de dire au revoir)

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ven. 21 octobre 2016

Bonheur optique

Soudain sur l'avenue du général Leclerc, entre deux averses, entre le ciel de plomb et le soleil de craie, un spectre poétique :

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jeu. 20 octobre 2016

Quartier libre

Mes beaux-parents ont embarqué leurs trois petits-enfants pour cinq jours : Hiboute, 3 ans et demi, son cousin de 6 ans et sa cousine de 18 mois.
Nous autres parents avons intérêt à en profiter à fond, car il est évident qu'ils ne nous feront plus jamais cette proposition - rien qu'après le voyage en train, ils ont dû se mordre les doigts d'avoir eu une idée pareille. On le sait, parce que déjà un apéro avec les trois zébulons, il faudrait un weekend de thalasso pour s'en remettre. Alors cinq jours... On se demande dans quel état on va récupérer la troupe, mardi.

Enfin. Pour l'heure, le chat semble ravi de m'avoir pour lui tout seul (ou alors c'est que je n'ai pas monté assez les radiateurs). Quant à moi, je savoure. Ma fille me manque, mais les siestes aussi, en fait !

mar. 18 octobre 2016

Lu et approuvé

Un bon petit roman comme je les aime, frais, pétillant et malin :

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(le bonheur dans le bonheur, c'est que j'ai pu le lire quasiment d'une traite, à la faveur d'un dimanche sans enfant. C'était merveilleux.)

mer. 12 octobre 2016

Mère-grand go home !

C'est la très bonne nouvelle du jour : ma grand-mère s'est suffisamment retapée pour rentrer chez elle, enfin, après 3 mois et demi d'hôpital.

Hier soir, en traversant le parc désert de la Pitié-Salpêtrière pour aller lui dire au revoir, je me sentais euphorique, comme si c'était moi qui allais enfin retrouver la douceur de mon foyer. J'avais bien envie de partager une coupette de champagne avec elle, mais nous nous sommes contentées de papoter à voix basse et d'évoquer Trésor, le petit chat qu'elle désire ardemment depuis quelques semaines, et qu'elle a nommé ainsi avant même qu'on le lui dégote.

Ce chat, c'est ce qui me fait le plus plaisir : il y a dix ou quinze ans (ma grand-mère était alors une fringante septuagénaire), quand le dernier de leurs animaux domestiques est mort (chat, chien ou perroquet ? je ne sais plus), elle avait pris la décision de ne pas en prendre d'autre. Elle partait du principe qu'elle mourrait avant et ne voulait pas nous laisser la charge d'un orphelin.

Alors je trouve émouvant ce revirement de situation sur le tard : il y a des tas de choses qu'elle aimait et qu'elle ne peut plus faire, mais avoir un chat sur les genoux, ça c'est encore possible, et elle n'a aucune raison de se priver de ce plaisir.

La vie est trop longue pour ça.

La vie est trop courte pour ça.

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Illustration pas complètement pertinente, mais suffisamment : une vieille dame, un animal, et tellement de mignonnerie !

ven. 07 octobre 2016

Guillaume et nous

Ces temps-ci avec le nouveau Tigre, une fois qu'on a réussi à coucher notre insomniaque, on se fait des soirées années 1930, comprenez : on écoute la radio.

Notre spécialité, c'est de tout découvrir avec un siècle de retard. Ce qui est génial pour le binge-watching de séries, pas besoin d'attendre la semaine suivante pour voir le prochain épisode ! Même si bon, avec ma résistance au sommeil, en fait de binge-watching on ne dépasse jamais les deux épisodes et demi...

Bref, en ce moment on se fait l'intégrale des chroniques de Guillaume Meurice sur France Inter, qu'on a découvert il y a seulement quelques jours. Il nous fait rigoler de choses qui prêtent plutôt à pleurer (Wauquiez, NDDL, le cumul des mandats, etc. Oui. C'est un affreux gauchiste), même si parfois on le trouve un brin de mauvaise foi (on n'est pas toujours d'accord là-dessus). Et puis, ça me va parfaitement de ne pas passer la soirée rivée à l'écran, vu que je le suis déjà toute la journée.

Bref, je vous le conseille.

Toutes ses chroniques sont ici : Le moment Meurice

Et voici la dernière :

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jeu. 06 octobre 2016

On a gagné !

Le bonheur du jour d'hier soir : les Boîtes à Jouer ont été retenues au budget participatif !

Je suis très contente.

Si vous débarquez, j'avais raconté de quoi il s'agit il y a quelques jours.
Bonne journée !

mar. 04 octobre 2016

(Je pourrais faire une rubrique entière appelée "Merdouilles ramassées dans la rue")

Hiboute réclamait un ordinateur depuis longtemps, et en chemin pour la maison, je suis tombée sur cet objet qui m'a permis de prendre cette photo délicieusement anachronique :

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Comme elle a l'habitude de nous voir fermer nos ordinateurs portables, elle a eu le même geste de rabattre l'écran du Minitel sur le clavier : j'adore voir ce genre de petit clash rigolo entre la technologie et les habitudes de l'esprit humain (comme quand ma belle-mère essaie de zoomer avec les doigts sur le moniteur de mon appareil photo vieux de 10 ans, ou que mon neveu cherche le moniteur en question sur un appareil argentique).

mar. 27 septembre 2016

Terrasse, mon amour

Nous avons la chance folle de vivre dans un appartement doté d'une fabuleuse terrasse. A défaut de pleine nature, elle compense pas trop mal mes besoins de grand air, lors de la belle saison : j'y vais pour boire mon café certains matins, touiller un peu mon lombricomposteur, examiner mes plantations (presque tout crève, j'ai pas la main verte mais je persiste, l'espoir fait vivre), étendre le linge (l'odeur du linge séché dehors, une de mes préférées au monde), profiter de la lumière du soir, regarder les hirondelles...

Deux bonheurs du jour d'hier y ont eu lieu : j'ai planté le chèvrefeuille (le troisième... cf. ma main pas verte, hum) que ma maman avait fait marcotter pour moi, et je lui ai construit une jolie petite barrière avec 4 bouts de bois qui trainaient et les tiges sèches de ma verveine de Buenos Aires, la seule plante qui se plaise vraiment chez nous. Bonheur toujours renouvelé de faire quelque chose de mes mains, bonheur de sentir le soleil sur mon dos, bonheur de patouiller dans la terre.

Et puis nous avons dîné dehors ; le nouveau Tigre était rentré suffisamment tôt pour ça (2 ans et demi qu'on est là et toujours pas d'éclairage sur cette fameuse terrasse, nous restons fidèles à nous-mêmes), la petite avait déjà dîné et a joué sagement avec ses petits personnages pendant que nous nous régalions de coquillettes oignons-jambon-crème fraîche. On était bien, et c'était peut-être le dernier dîner en terrasse de la saison ; c'était encore plus agréable d'en avoir conscience.

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La fameuse verveine de Buenos Aires !

lun. 26 septembre 2016

Le retour des bonheurs du jour

Je suis un peu en vacances (autrement dit, il ne me reste que du travail pas rémunéré).

Youhou !

J'espère revenir un peu plus par ici durant les prochaines semaines.

Le bonheur du jour, un écriteau à l'hôpital qui m'a fait rire :

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Et le bonheur-du-jour renouvelé pour la 27e fois consécutive : le Nouveau Tigre arrête toujours de fumer. Bravo mon amour, c'est toi le meilleur !

lun. 01 août 2016

Bulletin positif ?!

Ce matin, lors de ma première demi-heure sur internet, j'ai vu :

Je pense qu'il faut que je quitte internet maintenant pour rester sur cette merveilleuse impression d'un monde qui tourne à peu près rond avant de retomber sur de nouvelles horreurs !

edit : raté...

ven. 29 juillet 2016

(Ab)surdité

Ce blog n'est pas à l'image de ma vie ; je me fais du souci pour ma grand-mère, bien sûr, mais toute ma vie ne tourne pas autour de cette fichue clinique.

Et puis on a aussi des moments de rigolade, les bons jours. La semaine dernière par exemple, ma grand-mère est subitement devenue quasi-sourde. Déjà qu'avec trachéo + respirateur tu peux pas parler, je vous laisse imaginer comme la communication est facile.

Bref, avec ma sœur on écrivait directement sur l'ardoise ce qu'on voulait lui dire plutôt que de se fatiguer à hurler en espérant qu'elle saurait lire sur nos lèvres. Mon grand-père, lui s'obstinait à lui parler.

- Je t'aime, lui dit-il donc un soir (notre ours mal léché est devenu mignon tout plein depuis que sa femme est à l'hôpital).

Froncement de sourcils de ma grand-mère : elle n'a pas entendu.

- Je t'aime, répète-t-il un peu plus fort.

Toujours la grimace d'incompréhension en face.

- JE T'AIME, JEUH T'AI-MEUH ! s'escrime mon grand-père, pendant que je brandis l'ardoise "il t'aime !"

Elle hoche enfin la tête, elle a pigé.

- On le saura, lâche-t-il alors, mi agacé, mi désabusé.

On se marre bien parfois quand même.

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