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lun. 19 décembre 2016

L'homme n'est pas un loup pour l'homme (le trader, en revanche...)

Écouté ce type, Paul Jorion, parler l'autre jour à la radio, (le titre de l'émission m'avait en quelque sorte alléchée : "Fin du monde ou fin d'un monde ?"). J'ai été si frappée par son analyse que j'en ai transcrit un fragment pour le garder au chaud :

C'est le paradoxe de la finance. Notre espèce a su s'autodomestiquer. Il y a des choses qui ne marchent pas, il y a des guerres, de la violence, mais dans l'ensemble nous avons su nous domestiquer : on sait qu'il n'y a pas besoin d'avoir un policier à chaque coin de rue. Mais la finance continue à maintenir cette image de loup pour l'homme. La nature livrée à elle-même, c'est la manière dont la finance devrait fonctionner. Il est temps de domestiquer la finance aussi. Ya pas de raison que ça exerce une prédation totale sur le reste de l'économie. En 2006, avant la crise des subprimes, 46% du PIB américain ce sont des activités financières, ça n'a pas de sens, c'est une activité de prédation sur l'économie réelle.

Bon le mec parle comme un cerveau qui va trop vite pour sa langue, du coup il ne finit pas ses phrases, donc sa syntaxe plus ma transcription à la volée donnent un résultat un peu approximatif, mais l'idée y est.

mer. 14 décembre 2016

Que faire du fracas

J'écris ce billet dans la salle de bain, pendant que Hiboute prélève un à un tous les gants de toilette pour faire des petits lits à ses personnages sur le rebord de la baignoire.

Hier, A. me faisait remarquer (il me voyait sourire en entendant le début de la chronique de Meurice sur Macron) qu'il était surpris de voir combien j'étais au courant de ce qui se passe dans le monde, moi qu'il avait connue si "protégée" (ce sont ses termes).

De fait, c'est vrai qu'il y a dix ans, je ne me tenais pas au courant de grand-chose. Moitié parce que mes centres d'intérêt étaient ailleurs (soit j'étais au cinéma, soit je me morfondais sur mon célibat), moitié parce que je voulais effectivement me protéger.

C'est venu progressivement, et notamment par Twitter, je pense : c'est par là que, sans vraiment les chercher, j'apprends les nouvelles (et ensuite, que je me dirige ou non vers les articles qui développent). Je ne l'ai pas vraiment vu venir ; il y a l'usage conscient que je fais de ce réseau (le dosage minutieux de ma timeline, la fabrication de ma "bulle de filtrage" à moi), et le résultat pas toujours maîtrisé que j'obtiens (ah ben ça alors, les gens que je suis parlent d'actualité).

Je ne crois pas que ce soit bien ou pas bien. C'est comme ça, tout simplement : chacun son évolution. D'autres font le chemin inverse, de drogués de l'information ils passent à la cure de silence.

Seulement, que ce soit bien ou pas bien ou autre chose encore, il y a des jours où la fureur du monde me touche trop (et j'ai conscience de l'indécence de ce que j'écris : ouin, toutes ces horreurs m'empêchent de me consacrer sereinement à mes courses de Noël). Où le peu que je pouvais faire, je l'ai fait, et où l'empathie, le chagrin, l'incompréhension me submergent malgré tout. Parfois, fugacement, certaines pensées m'aident à prendre du recul, mais j'ai du mal à faire le tri. Peut-être parce qu'il y a ce module "chercher le sens de tout ça" qui est impossible à désactiver mais qui fait planter tout le système.

Je ne peux pas, je ne veux pas revenir en arrière, même si c'était plus confortable avant. Mais je vois bien que mon rapport à l'actualité doit encore évoluer, parce que je sens, comment dire ? Une absurde déperdition d'énergie vitale (est-ce que j'assume de dire ça, "absurde déperdition d'énergie vitale" ? Hum. Bof.). Bon, essayons de le dire autrement : je voudrais trouver le rapport idéal entre émotion, réflexion et action. Quelque chose comme ça.

Autre solution : que me pousse enfin ma cape de super-hérote et que j'aille m'occuper moi-même de sauver le monde, comme ça on n'en parle plus.

mer. 07 décembre 2016

Où je vous réclame un truc

Ok les copains, je vais ENCORE vous solliciter. Et en plus, ça urge.

Voilà l'histoire :

Vous savez, les deux jolis panaches de fumée blanche qu'on voit quand on traverse la Seine dans le sud de Paris ? Ce sont ceux des cheminées de l'incinérateur d'Ivry-sur-Seine.

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C'est très joli mais c'est plein de saloperies. La fumée, hein, pas ma super copine gracieuse du premier plan.

Les incinérateurs ont une durée de vie d'environ un demi-siècle, et celui-ci arrive en bout de course.

Le Syctom (qui s'occupe de la moitié des déchets de l'Ile-de-France) a prévu de le reconstruire - évidemment, avec nos sous - en plus grand, plus gros, plus cher. C'est un projet catastrophique pour tout un tas de raisons :

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Et c'est d'autant plus catastrophique et désespérant qu'il y a des alternatives, sacrément élaborées en plus. Elles sont détaillées dans un truc qui s'appelle le plan B'OM (Baisse des Ordures Ménagères), et dont le seul défaut à mon sens est cette apostrophe ridicule dont on se demande ce qu'elle fiche là.

Je ne sais pas à qui profite le crime dans cette histoire, je n'ai pas eu le temps d'enquêter personnellement (traductrice le jour, wonderwoman la nuit, tu sais c'est pas si facile). Mais il faut faire pression là tout de suite maintenant, parce que vendredi, dans deux jours, il y aura le vote de la première tranche des travaux (pour la bagatelle de 500 000 euros).

Je pense que je me sentirais concernée même si je n'habitais pas la région : des projets absurdes de ce genre, il y en a déjà eu (genre au Danemark, mais les politiques là-bas ne sont pas les mêmes que chez nous : le mec a RECONNU son erreur... Allez voir le reportage d'Arte, il ne dure que quelques minutes), et il y en aura encore (près de chez vous ?).

Là normalement si j'ai bien ménagé mes effets, vous allez me dire : "Ohlàlà ohmandieu mandieu mais c'est affreux et débile mais qu'est-ce qu'on peut faire pour empêcher ça ?!?"

Si j'ai bien ménagé mes effets.

Dans le cas contraire, j'ai une faveur à vous demander : pouvez-vous s'il vous plaît vous dire : "Ohlàlà ohmandieu mandieu mais c'est affreux et débile mais qu'est-ce qu'on peut faire pour empêcher ça ?!?"

(merci)

Voilà ce que vous pouvez faire :

Vous pouvez aller signer la pétition qui sera remise aux gens qui votent après-demain. Vous pouvez aussi les bombarder personnellement avec des mails et des tweets (on vous mâche le travail au bas de la pétition). Enfin, il serait utile à mon sens de partager cette pétition (ou mon plaidoyer vibrant, selon ce qui vous paraîtra le plus efficace. Il y a aussi la version fun avec gifs rigolos si vous sentez que c'est davantage votre cœur de cible).

Ce blog fêtera ses 14 ans la semaine prochaine. Ça me ferait un joyeux anniversaire si vous étiez plein plein plein à signer et à partager la pétition. D'accord ? (Rho l'autre eh, comme elle essaie de vous prendre par les sentiments)

mer. 30 novembre 2016

Je ne suis pas toujours écolo.

Je consomme beaucoup d'eau. C'est parce que les idées géniales me viennent sous la douche (bouillante). Au bout de deux ou trois idées géniales, il est temps de fermer le robinet. Ensuite malheureusement, dans les quelques minutes que je prends pour me sécher, m'oindre et m'habiller, les idées géniales se sont fait la malle. Quel dommage.

Peut-être qu'à côté du savon je devrais garder un feutre spécial hydrophobe pour écrire sur la porte vitrée ?

mer. 16 novembre 2016

Les adieux

J'étais émue bien sûr, et j'ai beaucoup de chagrin pour mon grand-père (pour vous situer, il a voulu écouter ça lors de la cérémonie. Ambiance garantie), mais je suis soulagée pour ma grand-mère, qui n'était plus vraiment elle-même depuis qu'elle ne pouvait plus ni jardiner, ni cuisiner ni coudre. Même cette voix pimpante et sucrée sur son répondeur téléphonique n'était plus la sienne depuis longtemps.

Évidemment, à l'enterrement je n'ai pas raconté qu'elle ne me manquait pas parce qu'elle avait en quelque sorte déjà un peu disparu. J'ai raconté qu'elle ne me manquait pas parce qu'elle était avec moi depuis longtemps, parce que je pensais à elle très régulièrement. Parce que nous avons eu une relation qui a imprégné ma vie dans les choses les plus quotidiennes, les plus triviales : comment je range mes serviettes de toilette, comment je recouds un bouton, comment je découpe des ribambelles en papier pour ma fille (et j'ai hâte de lui apprendre les pompons), comment je fleuris ma terrasse (j'ai un faible pour les œillets d'Inde à cause d'elle, parce qu'elle m'avait montré comment récupérer les graines et que l'émerveillement est resté intact).

Je n'ai pas raconté que quand j'essaie une jupe longue, je l'entends, caustique, me dire que je ressemble à un abat-jour (on a bien rigolé en se remémorant ce genre de choses avec ma sœur et mes parents) : nous n'avons pas toujours été tendres l'une envers l'autre, mais au final nous nous aimions beaucoup.

Merci pour vos gentils mots qui m'ont fait chaud au cœur.

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ven. 11 novembre 2016

Interruption de service

Salut les aminches.

Ma grand-mère est morte. Je pars l'enterrer et je reviens, d'accord ?

Je vous embrasse.

mer. 09 novembre 2016

Euh.

Eh ben, je l'avais pas vue venir, celle-là (et je ne suis pas la seule, apparemment).

Je ne me sens pas capable de distinguer les réactions et les analyses intelligentes du lot de commentaires qui suit cette élection terrifiante (à supposer qu'il y en ait). On verra plus tard, quand on aura digéré un peu la nouvelle. J'ai plutôt envie qu'on me fasse rigoler, là tout de suite. Si vous avez quelque chose à m'offrir, je suis preneuse, et je vous l'échange contre une poignée de tweets qui m'ont arraché un sourire, tant bien que mal :

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lun. 07 novembre 2016

Allégorie de ce que vous voudrez

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jeu. 27 octobre 2016

Trottoirs

Un jour que je marchais à proximité d'un homme qui poussait un landau,
j'ai soudain eu la conviction qu'il n'y avait pas de bébé dedans.

J'ai déjà suivi des gens dans la rue, quand j'étais jeune, par ennui ou par jeu (à moins que ce ne soit la même chose).

Parfois je croise des personnes que j'avais vues une demi-heure plus tôt à un autre endroit de la ville. Je me demande si elles sont nombreuses, toutes celles qui sont là aussi et que je n'ai pas reconnues.

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mer. 26 octobre 2016

Matière à réflexion

Un billet du mois dernier que j'ai trouvé très intéressant sur le réflexe plus ou moins systématique qu'on a de s'en prendre aux victimes :

Le victim-blaming (ou pourquoi j’ai grondé mon chat après lui avoir marché sur la queue)

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image tirée de l'article en question, par Marine S.

mar. 25 octobre 2016

Vous êtes plutôt bouderie d'automne, ou dépression saisonnière ?

Je ne me risque plus à faire étendre des machines sur la terrasse, ça devient trop compliqué... on entre dans la saison où le linge va mettre des plombes à sécher, ne plus sentir bon l'air frais, et où le tankarville va nous encombrer à l'intérieur. J'aime pas.

Et j'aime pas ce sentiment de glisser vers la nuit, le froid. Recommencer à mettre des chaussettes, claquer des dents en se mettant au lit, ça me blase.

J'essaie de me dire "Non mais, les bougies ?" mais franchement, pour qui ça compense VRAIMENT, les bougies ?

Les arbres jolis, l'air qui sent le feu de cheminée, le potimarron, les poches du manteau qui évitent de trimballer un sac, certes. Le problème, c'est que ça dure trop longtemps (3 mois de froid, ça me suffirait) et que j'ai l'impression de quitter un état normal, naturel, qui n'est d'actualité finalement que 4 ou 5 mois, 6 les bonnes années. Est-ce la ville qui me déconnecte trop des saisons ? Est-ce parce que mon harmonie thermobiologique se situe au sud de la Loire ?

lun. 17 octobre 2016

Demain, je m'y mets.

Aujourd'hui, j'ai :

  • dévissé le siphon de l'évier de la salle de bains pour le déboucher
  • répondu à plein de mails en souffrance
  • plié du linge, lancé une machine, étendu une machine
  • appelé ma mère pour un coup de fil dont je savais qu'il serait long et douloureux (on avait anticipé que le retour de ma grand-mère serait compliqué, et en fait il est très compliqué)
  • commandé un livre pour réussir à bien travailler de chez soi
  • grignoté toute la journée

Bref, la panoplie complète de la procrastinatrice de compétition. Seigneur, aurais-je oublié comment on fait pour travailler, au bout d'à peine 4 semaines ? Heureusement que j'ai commandé mon bouquin. Y a plus qu'à attendre maintenant.

lun. 10 octobre 2016

Mon entretien annuel professionnel avec ma direction (= moi)

Je reprends le travail aujourd'hui. Ce sera mon quatrième (et sans doute dernier) livre de l'année, il y aura eu :

  • une espèce de thriller plus ou moins psychologique
  • un porno
  • un livre de yoga
  • et donc ce roman, quoi, jeunesse ? Jeunes adultes ? Ambiance lycée américain en tous cas.

Les choses se sont enchaînées avec une fluidité incroyable (enfin sauf cet été pour cause de Mère-grand subclaquante, mais ça va mieux), et j'ai même pu prendre des vacances. Je me sens immensément reconnaissante, envers le Tigre bien sûr, qui m'a mis le pied à l'étrier et continue de m'aider, mais aussi envers une somme de choses plus floues : les gens cool avec qui je travaille, les projets qui arrivent au bon moment, le fait de pouvoir travailler en pyjama depuis mon canapé, et puis moi aussi, qui parviens à mener ma barque, à rendre les projets à l'heure, à trouver de l'intérêt à ce que je fais même quand le texte ne casse pas des briques.

Tout n'est pas encore parfait :

  • J'aimerais réussir à travailler plus vite, et plus régulièrement (il y a encore trop de jours sans et de jours bof, même si je sens bien qu'on ne peut pas complètement les éradiquer).
  • Je voudrais prendre le temps de lire davantage - évidemment, ça nourrit ma langue.
  • Arrêter d'angoisser à l'idée de ne pas être dans les temps, surtout quand j'ai 5 semaines d'avance sur mon planning.
  • Peut-être prendre des cours d'anglais avancé ? Et / ou de linguistique ? Parce qu'autant j'ai parfois le sentiment d'être exactement à ma place, autant régulièrement c'est le sentiment d'imposture qui l'emporte. Et comme j'ai encore et toujours envie d'apprendre...

Mais bon, j'ai aussi des tas d'autres envies et des tas de lessives à faire.

mer. 05 octobre 2016

Debout depuis 4h du matin



lun. 03 octobre 2016

Preuve objective de l'existence de Dieu

Ce weekend, nous avons retrouvé l'énorme araignée qui avait traumatisé le Tigre un mois plus tôt en atterrissant chez nous par la fenêtre ouverte suite à un coup de vent ("BOUM !").

Elle était toujours en vie. Opération expulsion, je piège la bête (fâchée, ouh là là) entre notre verre doseur et un carton. La répartition des tâches au sein de notre foyer veut que ce soit A. qui s'occupe de mettre dehors les araignées (il n'en a ni plus ni moins peur que moi, mais je n'en démords pas.).

Courageusement, l'amour de ma vie se saisit donc de la captive pour l'emporter sur le balcon. Il cafouille un peu au moment de la relâcher et manque laisser tomber le verre doseur du cinquième étage (le carton, lui, a été balancé avec l'araignée).

Nous nous remettons de nos émotions et retournons vaquer à nos occupations. Une demi-heure plus tard, j'entends un jbling ! retentissant : Hiboute a fait tomber le fameux verre doseur qui avait réchappé de justesse à la chute au bas de l'immeuble, il est en mille morceaux.

Nous avons pensé à ces gens qui évitent la catastrophe aérienne en ratant leur avion, pour succomber quelques jours plus tard à un bête accident de voiture. Le destin de ce verre doseur était manifestement écrit : il devait terminer son existence d'auxiliaire de cuisine ce samedi.

ven. 30 septembre 2016

La dernière séance

Vu hier :
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Une sorte de Demain ! des modèles sociaux. Sans doute caricatural, mais intéressant, comme autant de pistes à explorer plus avant : l'école finlandaise, les prisons norvégiennes, les lois et la police portugaises, le traitement de la crise en Islande... (bon en écrivant ça je constate que 90% des bonnes idées évoquées dans le film, je les connaissais déjà. Mais ça me donne envie quand même d'approfondir.)

De Michael Moore, je me rappelle surtout Bowling for Columbine, qui m'avait fait une forte impression, qui avait fait forte impression. Et pourtant, 14 ans plus tard, les États-Unis n'ont pas tellement avancé sur la question des armes à feu il me semble ; est-ce que Moore avait quand même réussi à faire avancer le schmilblick, ou pas du tout ?

Est-ce que ce film-là, est-ce que la somme de ses films fait évoluer les mentalités, fait bouger les choses ? Je l'espère.

mer. 28 septembre 2016

Plus que 4 jours pour sauver le monde (ou presque)

Y a-t-il des parisiens parmi vous ? J'ai quelque chose à vous demander. (si vous n'êtes pas parisien, lisez quand même, et faites suivre aux concernés ! Je parle d'un truc que j'aimerais voir s'étendre à toute la France, il faut bien que ça commence quelque part).

Avez-vous voté pour le budget participatif de la ville de Paris ? (oui, je sais, comme entrée en matière, on a fait plus glamour)

Telle une vendeuse d'encyclopédie en porte-à-porte, j'ai fait la promo autour de moi ces derniers jours, parce que même si rien de révolutionnaire ne se joue (encore) là, je trouve l'initiative quand même chouette.

Je vous raconte en deux mots :

Le budget participatif, c'est 100 millions d'euros du budget de la ville, mis à disposition des Parisiens pour réaliser leurs projets. Par le peuple et pour le peuple, vous voyez le genre ? Tous les parisiens peuvent proposer un projet, et tous peuvent voter (pas besoin d'être majeur, pas besoin d'être français de souche : il suffit d'une adresse mail et d'une déclaration de bonne foi).

On peut voter pour 10 projets en tout : 5 pour le Tout Paris, 5 pour l'arrondissement de son choix.

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Des exemples, au hasard

Ce sont des projets souvent très concrets, liés à l'amélioration du cadre de vie (rajouter des bancs, végétaliser de diverses manières, piétonniser certaines rues quelques heures par jour pour les gosses, diminuer les nuisances sonores, etc). Il y a aussi des initiatives tournées vers le social, la jeunesse, la culture, le sport...

Une association que j'aime beaucoup a proposé un projet cette année. Il s'agit de l'association Jouer pour Vivre, qui diffuse un truc appelé la Boîte à Jouer : des cabanes remplies de trucs et de machins (mais vraiment : des pneus, des tissus, des cordes, des tubes en carton) pour que les écoliers puissent jouer librement dans la cour, à l'heure de la cantine (deux heures à ne pas savoir quoi faire de sa peau, c'est long).


Ça donne ce genre de joyeux bordel.

J'ai discuté assez longuement avec les fondateurs de cette association, et je partage complètement leur philosophie et leur vision de l'enfance, et de ce qu'on peut, de ce qu'on doit donner aux enfants pour leur permettre de devenir des gens bien, intelligents et bien dans leur peau. Mais oui, carrément ! J'y crois vraiment. Je ne veux pas détailler trop puisque donc, les votes seront clos le 2 octobre, mais j'en reparlerai plus longuement à l'occasion (si je décide de rebloguer régulièrement ici, l'occasion se présentera vite).

Alors, évidemment, moi, j'ai voté pour leur projet, qui consiste à installer ces Boîtes à Jouer dans une dizaine d'écoles de quartiers populaires. Et maintenant, j'aimerais bien que vous en fassiez autant, si le cœur vous en dit.

Je ne suis pas franchement une ambassadrice de choc, mais si j'ai réussi à convaincre ne serait-ce qu'une personne de soutenir ce projet, je serai déjà ravie ! (et si je compte mon beau-frère et la voisine du rez-de-chaussée que j'ai bassinés la semaine dernière avec ça, j'aurai donc un total de trois embrigadés à mon actif, c'est formidable).

mar. 13 septembre 2016

Note de service

On me signale des difficultés à publier un commentaire sur ce blog. Calamitas, pile au moment où j'espérais que vous seriez plein à encourager le Nouveau Tigre !

Normalement ça fonctionne, assurez-vous seulement :

  1. De cocher, avant la prévisualisation ET avant l'envoi, la case "Je ne suis pas un robot" (en option, vous pouvez fredonner ensuite "Mes faux-pas me collent à la peau")
  2. De cliquer sur le bouton Envoyer du BAS - celui qui se trouve au-dessus de votre trait d'esprit ou de votre mot gentil n'a pas l'air au courant, au sujet de votre non-roboïté.


Je pense que ce système boiteux sera corrigé rapidement, mais j'ai pas trop le temps de le signaler à qui de droit... (enfin c'est surtout de trouver ce fameux à qui de droit qui prend du temps)

ven. 09 septembre 2016

Smoking/No smoking

Je ne vous fais pas mariner plus longtemps. La nouvelle extraordinaire, c'est que

Mon Chou, mon Tigre

a arrêté

de

FUMER

! ! !

(oui je réprime sévèrement les points d'exclamation multiples en temps normal, mais là, vous en conviendrez, je ne peux pas faire autrement)

Que je vous décrive un peu le genre, jusqu'à il y a 12 jours : gros fumeur, un de ces fumeurs dont on a l'impression que la cigarette fait partie de leur identité, nerveux au bout d'une heure passée sans clope, ne manifestant pas (ou très peu) l'envie d'arrêter un jour (j'ai depuis appris qu'il jouait avec l'idée depuis 10 ans, le cachottier), bref, vaguement un sujet de désespoir pour moi (qui aurais aimé, qui aimerais vieillir avec lui).

Et puis, deux jours avant la rentrée des classes, tin-tin-tin-tiiiiin ! Le Chou m'annonce que lui et son associé ont prévu d'arrêter tous les deux au 1er septembre. Mais il était tellement angoissé à l'idée du sevrage qu'il a finalement avancé la date fatidique, et s'est mis à ne plus fumer dès le 31 août.

Je suis fièèèèèère ! (mais c'est rien à côté de ma mère - qui a des kilotonnes d'empathie pour tout fumeur en phase d'arrêt, et me fait transmettre, la voix mouillée d'émotion, bien du courage à l'intéressé).

Il reste vivable, ne me sautant à la gorge qu'en de rares occasions (il semble que la cigarette apaisait sa paranoïa). Je suis épatée par sa volonté, attendrie par sa vulnérabilité. Et puis, mes amis, les baisers goût vieille cendre dégueu et les baisers à la vapeur d'eau aromatisée, ça n'a RIEN à voir. C'est tellement différent que j'ai l'impression d'avoir changé de mec. Le Nouveau Tigre. J'adore.

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(image : Picomodi)

Bravo mon chéri ! Continue comme ça ! C'est toi le plus fort !

jeu. 08 septembre 2016

Mieux

La dernière fois que je suis venue ici, l'humeur était très moyenne, mais depuis, ça va mieux, rassurez-vous (si tant est que vous étiez inquiets). La Poupette a l'air de bien aimer l'école, même si c'est encore un peu dur au moment de se quitter - faut dire, bonjour l'ambiance chouinou les matins de septembre en petite section.

En revanche, passé un léger coup de mou en fin de semaine dernière, elle ne tombe pas DU TOUT comme une masse le soir à 20h30. Comme aux beaux jours de la crèche, elle continue de faire la ravine toute la soirée, jusqu'à ce que vaincue je finisse par aller me coucher avant elle. Et le pire, c'est qu'elle se réveille comme un charme le matin, fraîche et immédiatement joyeuse. Remboursez ! (bon je garde encore le vague espoir que la maîtresse monte en puissance une fois que les habitudes élémentaires seront prises...)

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Côté Mère-Grand, les nouvelles : après quelques semaines de montagnes russes en réa, puis quelques autres semaines de pédalage dans la semoule, il a été décidé de la transférer dans un service spécialisé en rééducation respiratoire (puisque c'est là que le bât blesse). Après avoir envisagé le fin fond de l'Île-de-France (sympa, Neuilly c'était déjà pas assez loin), les médecins lui ont finalement trouvé une place à la Salpêtrière, pour la fin de cette semaine : alleluia ! La Salpêt', c'est quasiment à côté de chez moi. Je vais pouvoir prendre le relais et veiller un peu plus sur mon grand-père (qui pendant tout ce temps a vécu chez ma sœur, une petite-fille en or si vous voulez mon avis). "Tout est bien qui finit bien" est un peu prématuré, sauf d'un point de vue pratique, donc.

Et puis je voulais vous parler d'un autre truc encore, une nouvelle extraordinaire, mais je ne sais pas si j'ai le feu vert du principal intéressé. Je m'en tiens donc là pour l'instant. Passez une bonne journée, chers blogueurs et non-blogueurs et fraîchement ex-blogueurs (je pense à toi, Lili, j'espère que ça va mieux).

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