Refermer après usage

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mer. 01 mars 2017

Il s'est passé quoi en février 2017 ?

(ouais je sens que je tiens une nouvelle rubrique, là)

lumikko.JPG

Mon coeur a fait une pirouette en découvrant un livre de l'Ogre au rayon nouveautés de ma bibliothèque (et après, comme je suis une punk hors-la-loi hors-système horticultrice et ornithorynque, j'ai échangé sa place pas très en vue avec une autre nouveauté à hauteur d’œil).

LED.JPG

On a réussi à commander une lampe dont on NE PEUT PAS changer l'ampoule, enfin la LED (on est forts hein ?). Le site indiquait comme température de couleur un "blanc chaleureux". C'était sans doute assez chaleureux pour une morgue, effectivement, mais dans notre salon c'était vraiment pas possible. L'astuce, donc, si vous êtes aussi doués que nous, c'est un morceau de ce bon vieux chatterton, tout simplement.

jument-lardon.JPG

J'ai eu la nausée...

plombier.JPG

J'ai rigolé en imaginant le mec concevoir son prospectus : "Allez, je le tente avec des chatons, paraît que ça fait vendre".

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je suis partie marcher une semaine dans le désert marocain avec mon amoureux. Quinze ans que j'en rêvais... C'était fabuleux.

jeu. 16 février 2017

Ma pierre à l'édifice (ou comment j'ai mis un orteil dans le monde des "contributeurs")

Tout ça risque d'être approximatif, mais je tente quand même d'ébaucher quelque chose.

Voilà : les attentats de 2015, ce que je constate de l'effet qu'ils ont eu sur moi, c'est qu'ils m'ont donné une certaine impulsion à agir. Agir pourquoi ? En toute modestie, pour un monde meilleur. Rien que ça ! Je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas : un sondage (ouais désolée j'ai pas la référence sous le coude... donc "un" sondage) avait montré que beaucoup de jeunes (je suis encore un peu jeune, laissez-moi tranquille) s'étaient engagés dans des activités associatives suite à ces attentats.

Je me demande combien ils sont, combien on est à avoir eu cette réaction.

Bon. Sauver le monde, ok, mais comment ?

Une grosse année plus tard – c'est terrible parce que je ne peux pas raconter précisément mon cheminement, j'ai sabré des paragraphes entiers de ce texte pour ramasser mon propos, et les jalons que je choisis ont malgré tout quelque chose de très arbitraire, mais bon – je suis tombée sur une vidéo qui s'appelait « Changer le monde en 3 minutes », ou un truc racoleur du genre. J'ai quand même cliqué pour écouter le type, qui donnait des exemples de manières de procéder.

Entres autres, il citait le fait de modifier un article Wikipédia. Ça m'a marquée. Est-ce que je l'avais déjà fait avant cette vidéo ? Ou bien m'y suis-je collée après ? En tous cas, je me souviens que c'est à peu près à ce moment-là que je l'ai fait (donc, qu'il y ait eu causalité ou non, peu importe, ce que je retiens c'est la synchronicité, la sérendipité). C'était une bêtise, un erreur d'orthographe ou de typo, j'ai oublié, mais enfin voilà : j'avais modifié mon premier article Wikipédia. Je ne le fais pas de façon régulière, mais ça m'est arrivé plusieurs fois depuis.

Et puis cette semaine, j'ai découvert l'existence de cette femme, Emily Temple-Wood, qui est devenue une grande contributrice Wikipédia et a notamment lancé un projet de mise en lumière des femmes scientifiques (90% des rédacteurs de Wikipédia sont des hommes, et du coup, devinez quoi ? Eh bien ils parlent surtout d'autres hommes). J'ai trouvé son exemple très positif et stimulant.

Et puis quoi après ça ? Ce matin, je tombe sur une annonce me proposant de m'inscrire à un MOOC afin d'apprendre à rédiger des articles pour l'encyclopédie en ligne. (Ça vous tente ? C'est ici).

Comme un enchainement logique qui aurait démarré il y a deux ans... je me suis inscrite. On verra bien où ça me mène. Rien qu'en rédigeant le brouillon de cette note, je me suis aperçue qu'une autrice importante n'avait pas sa fiche Wikipédia. Il est bien possible que je me charge de sa rédaction dans les semaines qui viennent...

Depuis deux ans et demi que je suis traductrice, j'ai aussi fini, il y a quelques semaines, par m'inscrire à un forum de traduction que jusque là je me contentais de consulter silencieusement. L'intérêt, au delà de l'usage professionnel que j'en ai, est double : d'une part, le fait d'appartenir à une communauté qui cherche à s'entraider et à diffuser le savoir (linguistique, dans ce cas précis) est bénéfique pour mon moral et me redonne foi en l'humain : non, il n'y a pas que des magouilleurs, des violeurs et des assassins en ce bas monde (et même si on le sait intellectuellement, il se trouve qu'émotionnellement et médiatiquement, c'est sur ceux-là qu'on se focalise). Il y a aussi des gens normaux, des gens bien, qui partagent leur savoir, qui aident leur prochain. Participer à ce genre d'initiative, ça aide à se le rappeler.

D'autre part, ce qui est super aussi, c'est d'avoir le sentiment, effectivement, de rendre le monde meilleur. A une échelle infinitésimale, certes. On n'a pas tous les moyens de donner aux associations, que ce soit des heures ou des euros. Alors AGIR tout de même, même un tout petit peu, ça fait un bien fou.

Il y a pleeeeein de choses que je ne prends pas le temps de raconter, ce sera pour une prochaine fois (à quelle fréquence je termine mes notes sur cette conclusion ?)

mer. 01 février 2017

Bon il s'est passé quoi de VRAIMENT important en janvier 2017 ?

Le résumé en images.

15977055_10154876035287866_8334470107375897020_n.jpg

Ma grand-mère aurait eu 90 ans.

IMG_3693kango.JPG

J'ai fait des Kango® maison (le biscuit c'était exactement ça, le chocolat pas du tout).

IMG_3703ticket.JPG

Hiboute a dessiné un ticket de métro.

IMG_3706grenade.JPG

J'ai été sauvagement attaquée par une grenade (mûre à point).

IMG_3708avocat.JPG

On a appris qu'il allait falloir se calmer sur les avocats.

jeu. 26 janvier 2017

Protestation ad lib

Je manque de temps pour vous reparler de l'incinérateur d'Ivry (et en plus vous en avez sans doute ras-le-bol), donc je me contente d'une paresseuse mais efficace (enfin j'espère) capture d'écran pour vous enjoindre à aller signer de nouveau une pétition. Ça tombe de nouveau en plein pic de pollution cette affaire-là, décidément ce projet est maudit (niark niark). Je suis désolée si ça vous fatigue. Ça me fatigue aussi, mais je sens que je dois le faire...


poubelles.JPG

Vous avez jusqu'à demain !

Merci les aminches !

edit du soir: laissez tomber, c'est foutu. Et non seulement c'est foutu, mais en plus le ministère de l'environnement s'en bat la race. Je suis pas contente.

mar. 03 janvier 2017

Et puis tous mes voeux

2017-terblog.JPG

lun. 19 décembre 2016

L'homme n'est pas un loup pour l'homme (le trader, en revanche...)

Écouté ce type, Paul Jorion, parler l'autre jour à la radio, (le titre de l'émission m'avait en quelque sorte alléchée : "Fin du monde ou fin d'un monde ?"). J'ai été si frappée par son analyse que j'en ai transcrit un fragment pour le garder au chaud :

C'est le paradoxe de la finance. Notre espèce a su s'autodomestiquer. Il y a des choses qui ne marchent pas, il y a des guerres, de la violence, mais dans l'ensemble nous avons su nous domestiquer : on sait qu'il n'y a pas besoin d'avoir un policier à chaque coin de rue. Mais la finance continue à maintenir cette image de loup pour l'homme. La nature livrée à elle-même, c'est la manière dont la finance devrait fonctionner. Il est temps de domestiquer la finance aussi. Ya pas de raison que ça exerce une prédation totale sur le reste de l'économie. En 2006, avant la crise des subprimes, 46% du PIB américain ce sont des activités financières, ça n'a pas de sens, c'est une activité de prédation sur l'économie réelle.

Bon le mec parle comme un cerveau qui va trop vite pour sa langue, du coup il ne finit pas ses phrases, donc sa syntaxe plus ma transcription à la volée donnent un résultat un peu approximatif, mais l'idée y est.

mer. 14 décembre 2016

Que faire du fracas

J'écris ce billet dans la salle de bain, pendant que Hiboute prélève un à un tous les gants de toilette pour faire des petits lits à ses personnages sur le rebord de la baignoire.

Hier, A. me faisait remarquer (il me voyait sourire en entendant le début de la chronique de Meurice sur Macron) qu'il était surpris de voir combien j'étais au courant de ce qui se passe dans le monde, moi qu'il avait connue si "protégée" (ce sont ses termes).

De fait, c'est vrai qu'il y a dix ans, je ne me tenais pas au courant de grand-chose. Moitié parce que mes centres d'intérêt étaient ailleurs (soit j'étais au cinéma, soit je me morfondais sur mon célibat), moitié parce que je voulais effectivement me protéger.

C'est venu progressivement, et notamment par Twitter, je pense : c'est par là que, sans vraiment les chercher, j'apprends les nouvelles (et ensuite, que je me dirige ou non vers les articles qui développent). Je ne l'ai pas vraiment vu venir ; il y a l'usage conscient que je fais de ce réseau (le dosage minutieux de ma timeline, la fabrication de ma "bulle de filtrage" à moi), et le résultat pas toujours maîtrisé que j'obtiens (ah ben ça alors, les gens que je suis parlent d'actualité).

Je ne crois pas que ce soit bien ou pas bien. C'est comme ça, tout simplement : chacun son évolution. D'autres font le chemin inverse, de drogués de l'information ils passent à la cure de silence.

Seulement, que ce soit bien ou pas bien ou autre chose encore, il y a des jours où la fureur du monde me touche trop (et j'ai conscience de l'indécence de ce que j'écris : ouin, toutes ces horreurs m'empêchent de me consacrer sereinement à mes courses de Noël). Où le peu que je pouvais faire, je l'ai fait, et où l'empathie, le chagrin, l'incompréhension me submergent malgré tout. Parfois, fugacement, certaines pensées m'aident à prendre du recul, mais j'ai du mal à faire le tri. Peut-être parce qu'il y a ce module "chercher le sens de tout ça" qui est impossible à désactiver mais qui fait planter tout le système.

Je ne peux pas, je ne veux pas revenir en arrière, même si c'était plus confortable avant. Mais je vois bien que mon rapport à l'actualité doit encore évoluer, parce que je sens, comment dire ? Une absurde déperdition d'énergie vitale (est-ce que j'assume de dire ça, "absurde déperdition d'énergie vitale" ? Hum. Bof.). Bon, essayons de le dire autrement : je voudrais trouver le rapport idéal entre émotion, réflexion et action. Quelque chose comme ça.

Autre solution : que me pousse enfin ma cape de super-hérote et que j'aille m'occuper moi-même de sauver le monde, comme ça on n'en parle plus.

mer. 07 décembre 2016

Où je vous réclame un truc

Ok les copains, je vais ENCORE vous solliciter. Et en plus, ça urge.

Voilà l'histoire :

Vous savez, les deux jolis panaches de fumée blanche qu'on voit quand on traverse la Seine dans le sud de Paris ? Ce sont ceux des cheminées de l'incinérateur d'Ivry-sur-Seine.

_MG_8294_ivry.jpg
C'est très joli mais c'est plein de saloperies. La fumée, hein, pas ma super copine gracieuse du premier plan.

Les incinérateurs ont une durée de vie d'environ un demi-siècle, et celui-ci arrive en bout de course.

Le Syctom (qui s'occupe de la moitié des déchets de l'Ile-de-France) a prévu de le reconstruire - évidemment, avec nos sous - en plus grand, plus gros, plus cher. C'est un projet catastrophique pour tout un tas de raisons :

IP13-commente_800px.JPG

Et c'est d'autant plus catastrophique et désespérant qu'il y a des alternatives, sacrément élaborées en plus. Elles sont détaillées dans un truc qui s'appelle le plan B'OM (Baisse des Ordures Ménagères), et dont le seul défaut à mon sens est cette apostrophe ridicule dont on se demande ce qu'elle fiche là.

Je ne sais pas à qui profite le crime dans cette histoire, je n'ai pas eu le temps d'enquêter personnellement (traductrice le jour, wonderwoman la nuit, tu sais c'est pas si facile). Mais il faut faire pression là tout de suite maintenant, parce que vendredi, dans deux jours, il y aura le vote de la première tranche des travaux (pour la bagatelle de 500 000 euros).

Je pense que je me sentirais concernée même si je n'habitais pas la région : des projets absurdes de ce genre, il y en a déjà eu (genre au Danemark, mais les politiques là-bas ne sont pas les mêmes que chez nous : le mec a RECONNU son erreur... Allez voir le reportage d'Arte, il ne dure que quelques minutes), et il y en aura encore (près de chez vous ?).

Là normalement si j'ai bien ménagé mes effets, vous allez me dire : "Ohlàlà ohmandieu mandieu mais c'est affreux et débile mais qu'est-ce qu'on peut faire pour empêcher ça ?!?"

Si j'ai bien ménagé mes effets.

Dans le cas contraire, j'ai une faveur à vous demander : pouvez-vous s'il vous plaît vous dire : "Ohlàlà ohmandieu mandieu mais c'est affreux et débile mais qu'est-ce qu'on peut faire pour empêcher ça ?!?"

(merci)

Voilà ce que vous pouvez faire :

Vous pouvez aller signer la pétition qui sera remise aux gens qui votent après-demain. Vous pouvez aussi les bombarder personnellement avec des mails et des tweets (on vous mâche le travail au bas de la pétition). Enfin, il serait utile à mon sens de partager cette pétition (ou mon plaidoyer vibrant, selon ce qui vous paraîtra le plus efficace. Il y a aussi la version fun avec gifs rigolos si vous sentez que c'est davantage votre cœur de cible).

Ce blog fêtera ses 14 ans la semaine prochaine. Ça me ferait un joyeux anniversaire si vous étiez plein plein plein à signer et à partager la pétition. D'accord ? (Rho l'autre eh, comme elle essaie de vous prendre par les sentiments)

mer. 30 novembre 2016

Je ne suis pas toujours écolo.

Je consomme beaucoup d'eau. C'est parce que les idées géniales me viennent sous la douche (bouillante). Au bout de deux ou trois idées géniales, il est temps de fermer le robinet. Ensuite malheureusement, dans les quelques minutes que je prends pour me sécher, m'oindre et m'habiller, les idées géniales se sont fait la malle. Quel dommage.

Peut-être qu'à côté du savon je devrais garder un feutre spécial hydrophobe pour écrire sur la porte vitrée ?

mer. 16 novembre 2016

Les adieux

J'étais émue bien sûr, et j'ai beaucoup de chagrin pour mon grand-père (pour vous situer, il a voulu écouter ça lors de la cérémonie. Ambiance garantie), mais je suis soulagée pour ma grand-mère, qui n'était plus vraiment elle-même depuis qu'elle ne pouvait plus ni jardiner, ni cuisiner ni coudre. Même cette voix pimpante et sucrée sur son répondeur téléphonique n'était plus la sienne depuis longtemps.

Évidemment, à l'enterrement je n'ai pas raconté qu'elle ne me manquait pas parce qu'elle avait en quelque sorte déjà un peu disparu. J'ai raconté qu'elle ne me manquait pas parce qu'elle était avec moi depuis longtemps, parce que je pensais à elle très régulièrement. Parce que nous avons eu une relation qui a imprégné ma vie dans les choses les plus quotidiennes, les plus triviales : comment je range mes serviettes de toilette, comment je recouds un bouton, comment je découpe des ribambelles en papier pour ma fille (et j'ai hâte de lui apprendre les pompons), comment je fleuris ma terrasse (j'ai un faible pour les œillets d'Inde à cause d'elle, parce qu'elle m'avait montré comment récupérer les graines et que l'émerveillement est resté intact).

Je n'ai pas raconté que quand j'essaie une jupe longue, je l'entends, caustique, me dire que je ressemble à un abat-jour (on a bien rigolé en se remémorant ce genre de choses avec ma sœur et mes parents) : nous n'avons pas toujours été tendres l'une envers l'autre, mais au final nous nous aimions beaucoup.

Merci pour vos gentils mots qui m'ont fait chaud au cœur.

IMG_3397bl.JPG

ven. 11 novembre 2016

Interruption de service

Salut les aminches.

Ma grand-mère est morte. Je pars l'enterrer et je reviens, d'accord ?

Je vous embrasse.

mer. 09 novembre 2016

Euh.

Eh ben, je l'avais pas vue venir, celle-là (et je ne suis pas la seule, apparemment).

Je ne me sens pas capable de distinguer les réactions et les analyses intelligentes du lot de commentaires qui suit cette élection terrifiante (à supposer qu'il y en ait). On verra plus tard, quand on aura digéré un peu la nouvelle. J'ai plutôt envie qu'on me fasse rigoler, là tout de suite. Si vous avez quelque chose à m'offrir, je suis preneuse, et je vous l'échange contre une poignée de tweets qui m'ont arraché un sourire, tant bien que mal :

watch-this.JPG

hanouna.JPG

tumetonnes.JPG

foienlhuma.JPG

dystopian.JPG

lun. 07 novembre 2016

Allégorie de ce que vous voudrez

IMG_3250blog.JPG

IMG_3337blo.JPG

IMG_3357bl.JPG

jeu. 27 octobre 2016

Trottoirs

Un jour que je marchais à proximité d'un homme qui poussait un landau,
j'ai soudain eu la conviction qu'il n'y avait pas de bébé dedans.

J'ai déjà suivi des gens dans la rue, quand j'étais jeune, par ennui ou par jeu (à moins que ce ne soit la même chose).

Parfois je croise des personnes que j'avais vues une demi-heure plus tôt à un autre endroit de la ville. Je me demande si elles sont nombreuses, toutes celles qui sont là aussi et que je n'ai pas reconnues.

IMG_3102-lisboa.JPG

mer. 26 octobre 2016

Matière à réflexion

Un billet du mois dernier que j'ai trouvé très intéressant sur le réflexe plus ou moins systématique qu'on a de s'en prendre aux victimes :

Le victim-blaming (ou pourquoi j’ai grondé mon chat après lui avoir marché sur la queue)

victim-blaming.JPG
image tirée de l'article en question, par Marine S.

mar. 25 octobre 2016

Vous êtes plutôt bouderie d'automne, ou dépression saisonnière ?

Je ne me risque plus à faire étendre des machines sur la terrasse, ça devient trop compliqué... on entre dans la saison où le linge va mettre des plombes à sécher, ne plus sentir bon l'air frais, et où le tankarville va nous encombrer à l'intérieur. J'aime pas.

Et j'aime pas ce sentiment de glisser vers la nuit, le froid. Recommencer à mettre des chaussettes, claquer des dents en se mettant au lit, ça me blase.

J'essaie de me dire "Non mais, les bougies ?" mais franchement, pour qui ça compense VRAIMENT, les bougies ?

Les arbres jolis, l'air qui sent le feu de cheminée, le potimarron, les poches du manteau qui évitent de trimballer un sac, certes. Le problème, c'est que ça dure trop longtemps (3 mois de froid, ça me suffirait) et que j'ai l'impression de quitter un état normal, naturel, qui n'est d'actualité finalement que 4 ou 5 mois, 6 les bonnes années. Est-ce la ville qui me déconnecte trop des saisons ? Est-ce parce que mon harmonie thermobiologique se situe au sud de la Loire ?

lun. 17 octobre 2016

Demain, je m'y mets.

Aujourd'hui, j'ai :

  • dévissé le siphon de l'évier de la salle de bains pour le déboucher
  • répondu à plein de mails en souffrance
  • plié du linge, lancé une machine, étendu une machine
  • appelé ma mère pour un coup de fil dont je savais qu'il serait long et douloureux (on avait anticipé que le retour de ma grand-mère serait compliqué, et en fait il est très compliqué)
  • commandé un livre pour réussir à bien travailler de chez soi
  • grignoté toute la journée

Bref, la panoplie complète de la procrastinatrice de compétition. Seigneur, aurais-je oublié comment on fait pour travailler, au bout d'à peine 4 semaines ? Heureusement que j'ai commandé mon bouquin. Y a plus qu'à attendre maintenant.

lun. 10 octobre 2016

Mon entretien annuel professionnel avec ma direction (= moi)

Je reprends le travail aujourd'hui. Ce sera mon quatrième (et sans doute dernier) livre de l'année, il y aura eu :

  • une espèce de thriller plus ou moins psychologique
  • un porno
  • un livre de yoga
  • et donc ce roman, quoi, jeunesse ? Jeunes adultes ? Ambiance lycée américain en tous cas.

Les choses se sont enchaînées avec une fluidité incroyable (enfin sauf cet été pour cause de Mère-grand subclaquante, mais ça va mieux), et j'ai même pu prendre des vacances. Je me sens immensément reconnaissante, envers le Tigre bien sûr, qui m'a mis le pied à l'étrier et continue de m'aider, mais aussi envers une somme de choses plus floues : les gens cool avec qui je travaille, les projets qui arrivent au bon moment, le fait de pouvoir travailler en pyjama depuis mon canapé, et puis moi aussi, qui parviens à mener ma barque, à rendre les projets à l'heure, à trouver de l'intérêt à ce que je fais même quand le texte ne casse pas des briques.

Tout n'est pas encore parfait :

  • J'aimerais réussir à travailler plus vite, et plus régulièrement (il y a encore trop de jours sans et de jours bof, même si je sens bien qu'on ne peut pas complètement les éradiquer).
  • Je voudrais prendre le temps de lire davantage - évidemment, ça nourrit ma langue.
  • Arrêter d'angoisser à l'idée de ne pas être dans les temps, surtout quand j'ai 5 semaines d'avance sur mon planning.
  • Peut-être prendre des cours d'anglais avancé ? Et / ou de linguistique ? Parce qu'autant j'ai parfois le sentiment d'être exactement à ma place, autant régulièrement c'est le sentiment d'imposture qui l'emporte. Et comme j'ai encore et toujours envie d'apprendre...

Mais bon, j'ai aussi des tas d'autres envies et des tas de lessives à faire.

mer. 05 octobre 2016

Debout depuis 4h du matin



lun. 03 octobre 2016

Preuve objective de l'existence de Dieu

Ce weekend, nous avons retrouvé l'énorme araignée qui avait traumatisé le Tigre un mois plus tôt en atterrissant chez nous par la fenêtre ouverte suite à un coup de vent ("BOUM !").

Elle était toujours en vie. Opération expulsion, je piège la bête (fâchée, ouh là là) entre notre verre doseur et un carton. La répartition des tâches au sein de notre foyer veut que ce soit A. qui s'occupe de mettre dehors les araignées (il n'en a ni plus ni moins peur que moi, mais je n'en démords pas.).

Courageusement, l'amour de ma vie se saisit donc de la captive pour l'emporter sur le balcon. Il cafouille un peu au moment de la relâcher et manque laisser tomber le verre doseur du cinquième étage (le carton, lui, a été balancé avec l'araignée).

Nous nous remettons de nos émotions et retournons vaquer à nos occupations. Une demi-heure plus tard, j'entends un jbling ! retentissant : Hiboute a fait tomber le fameux verre doseur qui avait réchappé de justesse à la chute au bas de l'immeuble, il est en mille morceaux.

Nous avons pensé à ces gens qui évitent la catastrophe aérienne en ratant leur avion, pour succomber quelques jours plus tard à un bête accident de voiture. Le destin de ce verre doseur était manifestement écrit : il devait terminer son existence d'auxiliaire de cuisine ce samedi.

- page 2 de 26 -