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Salut, je suis un estomac

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dim. 13 août 2017

Quelques grammes de douceur dans un monde de néonazis (1)

Arrêtez tout, ça y est, j'ai trouvé le glacier ultime ! (Sachant que j'étais déjà pas mécontente avec Amorino, mais que je me méfie de leur succès un peu trop énorme, chais pas, je trouve ça louche)

Ça s'appelle la Fabrique Givrée, je suppose qu'ils existaient depuis un moment déjà en Ardèche, mais ils viennent d'ouvrir à Paris (rue Soufflot, juste en face du Luxembourg) et donc j'en viens et c'était fabuleux.

Déjà, ils m'ont comprise tout de suite : ils ont une formule dégustation de 6 mini-boules, donc je n'ai hésité que 800 ans pour choisir mes parfums. Ensuite, ils travaillent beaucoup avec des produits locaux - enfin, locaux d'Ardèche quoi, bon, mais attends : locaux ET de saison : de la glace aux fraises, y en aura plus cet hiver par exemple. Le truc qui paraît évident mais qu'on ne voit pas si souvent en vrai, en fait (le nombre de restos pourtant attentifs aux produits, et qui continuent de te faire des desserts aux framboises au mois de janvier). Oui, d'accord, C'EST VRAI, ils sont comme tout le monde, ils ont vanille et chocolat et ça vient pas d'Ardèche et ils en ont sans doute toute l'année. Mais après, toi t'es pas obligé de prendre vanille-chocolat quand t'y vas, d'ailleurs a priori je te suggèrerais plutôt de faire comme les Romains à Rome et de prendre la glace au marron, hein.

D'ailleurs j'ai pris quoi moi, ça t'intéresse ? Je te raconte :

  • Abricot de Saint-Rémy-de-Provence
  • Pomme-Safran d'Ardèche (mais oui, ils ont du safran là-bas)
  • Basilic bio d'Ardèche
  • Marron d'Ardèche
  • Datte Medjool Fleur d'oranger du Liban (ok on s'éloigne un peu mais vous comprenez bien que je n'avais pas le choix)
  • Amande grillée Bio de Valencia

(Non y a pas de photo, on n'est pas sur instagram non mais ho) (en vrai j'ai laissé mon APN (et ma fille) à mon amoureux, tout là-bas dans les Cévennes)

L'abricot était sympatoche, mon palais n'est pas assez fin pour le sorbet pomme-safran ; l'amande grillée faisait bien le job, et la glace datte Medjool-fleur d'oranger était absolument divine. MAIS ALORS LE SORBET BASILIC ET LA GLACE AUX MARRONS OH MY GOD je pense que je vais en rêver cette nuit. Ce sont les deux parfums que j'ai choisis un peu sur un coup de poker, je craignais un truc trop astringent d'un côté, trop écœurant de l'autre, et en fait c'était tout simplement parfait : le basilic d'une délicatesse ahurissante, le marron d'une finesse époustouflante.

Bon, attention, c'est pas donné (tu payes les bons produits, normal, mais je les sens attentifs aussi à tout ce qu'il y a autour, les détails comme les jolis petits plateaux en bois, la police de caractère à la mode, la com qui soigne la bonne distance, ni sympathie forcée et forcenée façon Michou & Augustin, ni snobisme un peu froid d'Amorino qui laisse tout écrit en italien et tu te démerdes). Mais comme je dis toujours, les pâtisseries et les glaces de luxe, ça reste toujours plus abordable que la maroquinerie ou les voitures de luxe.

Bon et maintenant la question subsidiaire : en aurais-je écrit autant sur le sujet si je ne venais pas de passer une semaine en solitaire (vie ma vie de mormone) ? Il est possible que je n'aie pas tout à fait eu ma dose de parlote. Le Chou et la Chouquette rentrent demain, c'est parfait.

(1) je ne sais pas si les mormons suivent les infos mais j'avais quand même Internet cette semaine et oh misère.

jeu. 24 novembre 2016

Je crois que je me prépare à hiberner

Il y a des signes qui ne trompent pas :
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Tout sur ma mère mes pancakes.

ven. 28 octobre 2016

Ma recette fétiche

Le bon plan comfort food que je dédicace à Samantdi : le curry de lentilles au lait de coco (j'ai vu que tu avais prévu un dhal !)

Non seulement c'est un plat extrêmement sympathique et réconfortant (et qui rassemble à peu près tout le monde de 2016 autour de la table : végétalien ET sans gluten ET même ma fille aime ça), mais là où il est sublime, c'est qu'il prend incroyablement peu de temps à préparer, avec assez peu d'ingrédients (tous dormant potentiellement dans vos placards). On y va ?

  • Vous mettez de l'huile au fond de votre faitout. Je sais pas, 5 cuillerées à soupe ? Vous faites chauffer à feu moyen, et là vous ajoutez vos épices (plein) : garam masala, coriandre, gingembre, un soupçon de cannelle, anis moulu, poivre, cumin, curcuma, piment si vous aimez... Lâchez-vous. L'idée, à mesure que l'huile chauffe, c'est d'avoir une sorte de jus d'épices. (vous pouvez aussi simplement vider le quart de votre flacon de curry déjà tout mélangé)
  • Quand votre jus d'épices est bien beau et bien frétillant, ajoutez des oignons émincés. Deux ou trois ou quatre selon vos goûts et le nombre d'oignons disponibles chez vous. Vous pouvez ajouter de l'ail aussi, si ça vous chante, mais sans c'est quand même déjà très bon.
  • Vous laissez revenir un peu vos oignons, et vous ajoutez des lentilles corail. Euh... l'équivalent d'un bocal à confiture, approximativement. Vous touillez un peu pour que tout le monde fasse connaissance dans la marmite.
  • Vous ajoutez sans trop attendre une boîte de tomates concassées en conserve, puis vous rajoutez le même volume d'eau (comme ça en plus, hop, elle est rincée et elle peut partir à la poubelle direct). Ensuite, vous rajoutez du lait de coco : un peu ou beaucoup selon vos goûts. Moi je mets une demi-boîte. Si vous en avez, vous pouvez aussi ajouter du concentré de tomate, ça ne fait pas de mal.
  • Bon. Vous touillez encore bien tout ça, puis vous couvrez. Le secret avec les lentilles corail, c'est de les cuire douuuuucement, sinon elles durcissent (enfin chez moi c'est comme ça que ça se passe). Donc vous baissez le feu, et vous allez prendre l'apéro. Selon vos plaques de cuisson, il faut compter entre 45 min et 1h15 pour un résultat bien fondant. Parfois, j'ôte le couvercle vers la fin et je remets à feu vif pendant quelques minutes parce que c'est trop liquide. Mais même liquide c'est bon, alors ne vous souciez pas trop de la consistance.
  • Là si vous goûtez, c'est assez moyen. Mais alors vous rajoutez du sel, et là, magie ! Ça devient divin. Vous pouvez le manger tout seul ou avec du riz ou avec des amis ou les deux. Si vous êtes très raffiné, ajoutez un peu de coriandre ciselée au moment de servir, ce sera encore plus fabuleux (si vous aimez la coriandre).


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Je n'ai jamais photographié cette petite merveille, donc à la place je vous propose une illustration très halloweenesque : la citrouille de rigueur + ma mignonne qui joue avec des allumettes. Bouh !

ven. 14 octobre 2016

Mets de l'huile

Ça fait longtemps que je n'ai pas parlé de bouffe ici, non ?

Je voulais juste partager avec vous une recette de mayonnaise vegan (une "véganaise", me souffle-t-on dans l'oreillette depuis Montréal) que je trouve extra, et même, qui plaît au Nouveau Tigre alors qu'au départ, le soja et lui, c'est vraiment pas la grande histoire d'amour.

LA mayonnaise (vegan)

Je m'en sers pour faire une sorte de coleslaw : carottes et chou râpé, une bonne louche de la mayo en question, une cuillerée à soupe de sucre, un peu de gomasio, du persil et pour les amateurs, quelques raisins secs en supplément.

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Et s'il vous en reste un peu, allongez-la avec un jus de citron (vert éventuellement), ça fait une petite sauce extra avec le chou romanesco vapeur, par exemple.

(Je parle de ça alors qu'avec le froid qui s'est installé on a plutôt envie de soupes, je suis d'accord. Mais bon, avec ma soupe potiron-oignon-muscade-crème-fraîche d'hier, j'ai pas tellement réinventé le fil à couper l'eau tiède, hein.)

jeu. 29 septembre 2016

Ma botte secrète pour le petit déj

Choses que la Poupette a envie de manger le matin :

  • des croûtes de fromage (authentique)
  • des gnocchis ou de la pizza restants de la veille
  • une tartine ou des galettes de riz (vu qu'on ne pense jamais à acheter le pain dans cette maison, j'ai toujours ce plan B)
  • des biscuits (quand il ne reste que les dégueus à l'huile de palme, je prétends qu'on n'en a plus)
  • des pancakes

Et alors là pour les pancakes mes amis, j'ai ma routine, tellement bien huilée que des fois j'arrive à les préparer le matin même, entre 7h32 et 7h56 (bon ça arrive rarement, mais dans ce cas-là, je me fais l'effet d'une mère parfaite dans sa jolie maison blanche du Connecticut).

La recette, celle que je fais depuis des années, c'est celle de Deborah d'Absofruitly : pancakes à la banane. J'ai toujours une banane en train de pourrir dans la coupe à fruits donc c'est toujours le moment idéal pour faire cette recette.

Et puis, comme ça fait toujours trop et que le pancake vieux de deux jours, c'est pas dingue, je congèle ce qui reste. Non seulement ça se décongèle très facilement d'un coup de grille-pain, mais en plus, ils sont encore meilleurs comme ça : au lieu d'être tout mous de partout, ils deviennent légèrement croustillants à l'extérieur, un régal. Essayez, vous m'en direz des nouvelles.

L'astuce pour congeler votre pile de pancakes afin de pouvoir les ressortir ensuite un par un sans galérer ni y passer trois plombes : vous les intercalez avec une bande de papier sulfurisé repliée en accordéon, comme ça :

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Je vous laisse, je vais déposer le brevet.

Dernier avantage (et non des moindres) par rapport à la tartine, à la galette de riz ou aux biscuits : un pancake ne fait pas de MIETTES. Et comme la petite chérie mange rarement assise à table, la Monica qui est en moi approuve grave.

lun. 28 septembre 2015

La Cendrillon du sommeil

Aujourd'hui démarre le Challenge Abondance et Pauvreté de Christie, auquel je participe, car le titre m'inspirait, moi qui suis si riche à certains égards, et si démunie à d'autres.

Ainsi à la loterie de la vie, si j'ai été particulièrement gâtée en amour et en familles (celle dont je viens, celle que je construis), j'ai reçu une dotation tout à fait médiocre en ce qui concerne la santé. Je ne tombe pas si souvent malade, mais je déborde rarement d'énergie. Les heures de sommeil sont devenues ma dictature : gare à moi si je ne respecte pas le couvre-feu. Je suis la Cendrillon du sommeil. Si je ne suis pas au lit avant minuit, je me transforme en loque dépressive à tendance suicidaire. La journée n'est pas seulement difficile, elle est douloureuse, infiniment triste, les choses les plus banales me semblent insurmontables, et les plus grands bonheurs, vains.

Bon c'est pas de ça que je voulais parler mais j'avais envie de caser cette métaphore Cendrillonesque, pardonnez-moi. (Et puis les blogs c'est un peu lancer des bouteilles à la mer, aussi : avez-vous un remède miracle ? De mon côté, je soupçonne une pratique régulière du sport, mais pour ce qui est du miracle, on repassera.)

Et donc, aujourd'hui, dans le cadre de ce challenge à l'intitulé prometteur, on m'invite à partager ma meilleure recette de pommes.

Alors.

Une simple compote (pas de sucre, tout juste une pincée d'épices, et encore) suffit à faire mon bonheur, mais à l'occasion, voici une recette que j'aimerais tester - je te raconte pas comme il est fourni mon dossier de favoris Miam, 90 % des liens, ce sont des recettes que je n'ai pas encore essayées. Cliquez sur l'image pour mieux voir...

pommes
Recette arrachée à un vieux Biba. Quand on sait depuis combien de temps je ne lis plus de magazines féminins...

mer. 15 avril 2015

Pâtisserie

Début mars, on a invité des gens pour l'anniversaire de Hiboute. On était tout juste vingt et en fait, j'ai réalisé que n'avais jamais reçu autant de monde à la fois ; en second venait la grande réception que j'avais organisée pour mes 25 ans, où nous étions pas moins de dix... Certes, l’exiguïté des appartements parisiens joue peut-être un rôle là-dedans, mais bon. Ourse dans ma tanière je suis.

J'avais envie de lui faire un beau gâteau décoré de pâte à sucre (googlez un peu "cake design barbapapa" pour voir), mais le temps que ça prenait m'a un peu découragée, alors je me suis contentée de sucre glace et de gommettes qui font quand même leur petit effet :

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Sucre glace : dessinez et découpez un pochoir dans du carton ou du papier épais, tamisez le sucre, retirez délicatement le pochoir, faites Oooh.

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Guirlande : piquez à votre progéniture des gommettes en forme de carré ou de losange, et repliez-les sur un bout de ficelle pour faire une guirlande. Attachez les extrémités de la guirlande à deux spaghettis, plantez ces derniers dans le gâteau, faites Aaah.

Et comme je ne suis pas tellement du genre à célébrer, je me suis également aperçue que ça faisait plusieurs années que je n'avais pas soufflé de bougies. Eh ben ça m'a manqué, tout à coup. Alors j'ai décidé de me confectionner un joli gâteau, pour ne pas planter les bougies sur n'importe quoi.

La veille du jour J, Hiboute a fait une sieste de trois heures (ce qui ne lui arrive hélas presque plus jamais), que j'ai intégralement employées à la confection dudit gâteau... Mais je suppose que ça en valait la peine, car j'ai ensuite nourri tout l'immeuble pendant une semaine avec. Oui, c'est un GROS gâteau - même s'il a l'air un peu tassé, vu du dessus.

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Et si vous n'avez rien de moins mesquin à faire, vous pouvez deviner l'âge que j'ai.

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Oooh ! Aaah !... Eh oui, c'est sur le rainbow cake, qui dormait dans mes signets depuis un moment, que mon choix s'est porté.
La recette est ici ; je ne me voyais pas non plus investir dans des colorants en gel (je déteste les trucs qui servent une fois tous les jamais dans ma cuisine), alors j'ai utilisé les bons vieux colorants Vouhiné vendus dans n'importe quel petit supermarché, et obtenu un arc-en-ciel plus tendre que dans la recette d'origine, mais très joli (et tout plein également de E124 et compagnie) quand même.
Et, comme d'hab, j'ai mis deux ou trois fois moins de sucre que préconisé - question de goût, pour mon palais c'était bien assez.

dim. 08 février 2015

Mou du genou (le blog, le dessert, moi, tout le monde - c'est dimanche)

Le Chou, peu au fait de ma relation "élastique de vieux slip confortable" avec ce blog, me demande : Tu l'as abandonné ?

Meuh non. Depuis 12 ans et quelques que ça dure cette histoire, je le délaisse et le réinvestis au gré de mon humeur et de mes envies, mais l'abandonner, ça jamais !

C'est juste qu'en ce moment, je sens bien mon énergie (pas très Duracell, dois-je le rappeler) tournée vers d'autres projets, d'autres nourritures.

Et en parlant de nourriture, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas parlé bouffe ici, non ?

J'ai testé le Gâteau Magique. Je ne sais plus quel canard à la con je feuilletais en attendant le dentiste, toujours est-il que j'appris à l'occasion que c'était LE gâteau à la mode ces temps-ci ; bon, cette lecture date d'octobre (mais le magazine aussi, mon dentiste et ses associés sont chics et riches, les magazines sont récents dans leur salle d'attente) donc je suis peut-être déjà has been une fois de plus, las !

Mais bon j'ai testé quand même. Le principe est rigolo : c'est un gâteau qui se déphase à la cuisson, révélant à la fin trois couches bien distinctes de textures différentes : un flan tout en bas, une crème un peu pâtissière au milieu, et au-dessus, une génoise aérienne.

Bien entendu, "rigolo" n'est pas la première caractéristique recherchée en cuisine, mais que voulez-vous, aux fourneaux j'ai plus le profil du savant fou que celui de l'artisan perfectionniste.

Pour ce qui est du résultat espéré, j'ai parfaitement réussi le coup des trois couches, matez plutôt :

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Après dégustation, le verdict est plus mitigé. Ce n'est pas fondamentalement mauvais, mais il faut être amateur de flan pâtissier pour apprécier. Mézenfin, peut-être qu'à l'occasion je testerai avec autre chose que de la vanille, parfumé à un truc un peu plus pêchu ça doit commencer à pouvoir être plus intéressant.

Si quelqu'un est tenté, j'ajouterai la recette...

edit : il y a des amateurs ! Et moi entretemps, j'ai trouvé que le gâteau s'était bonifié, le lendemain matin au petit dej avec le café, c'était top.

La recette du gâteau magique, donc. Ici, à la vanille.

  • Faites chauffer 1/2 litre de lait avec une gousse de vanille fendue dont vous avez tendrement gratouillé les parois. Quand ça a gentiment bouillonné, mettez de côté et laissez infuser - longtemps, c'est mieux.
  • Séparez quatre œufs en deux équipes : les blancs, qui pour l'instant restent sur la touche, et les jaunes, à fouetter ardemment avec 130 grammes de sucre en poudre et un sachet de sucre vanillé. Quand c'est bien crémeux, ajoutez 125 grammes de beurre fondu, une pincée de sel, 110 grammes de farine et fouettez encore avec toute votre fougue.
  • Versez dans ce mélange le lait infusé à la vanille (dont vous aurez bien entendu ôté la gousse), petit à petit, toujours en fouettant (c'est un gâteau sportif qui demande un peu de hargne).
  • Montez les blancs en neige (à ce propos, si vous les montez au robot comme moi, je viens de découvrir en lisant le mode d'emploi - oui avec trois ans de retard - qu'il faut retirer le poussoir de la goulotte, faute de quoi vos blancs manqueront d'air et ne monteront pas bien) et incorporez-les à la préparation.
  • Versez le tout dans un moule rond de 24 cm de diamètre (s'il en fait 23 ou 25, vous êtes mort), beurré ou chemisé, lissez le dessus au couteau (ah tiens ça j'avais pas vu, j'ai pas fait) et enfournez 50 minutes à 150°C.
  • Ne démoulez surtout pas tout de suite ! Il lui faut le temps de se figer, 2h au réfrigérateur (ou sur un rebord de fenêtre, à cette saison ça marche aussi très bien et ça fait des vacances à votre frigo). Et après, pour que ce soit bon, il faut encore lui donner le temps de se remettre à température ambiante. Bref, c'est pas un gâteau de dernière minute.

jeu. 02 mai 2013

C'est pas un bébé qui va m'empêcher de cuisiner

En matière de cuisine, je n'aime pas trop les puristes - je crois vous avoir déjà dit que j'adorais les brochettes de bœuf au fromage des restos semi-japonais. Et j'ai du mal à suivre une recette à la lettre - je n'ai que récemment fait l'acquisition d'une balance, jusqu'à présent je dosais toujours au pif.

Le blog de Floriana aurait donc dû franchement me déplaire, parce que je n'ai jamais lu une telle facho de la cuisine italienne. Elle ne rigole pas du tout avec la cuisine italienne, Floriana. Et en même temps, elle est irrésistible de drôlerie et de passion (sacrément documentée, en plus, comme passion) pour son pays. C'est simple, j'ai jamais vu quelqu'un d'aussi amoureux. Chaque billet me fait tomber amoureuse, moi aussi, et rêver de panini, de gelato et d'antipasti.

Alors, dans ces conditions, pour une fois, je veux bien qu'on me donne des ordres et qu'on me menace de mort si j'envisage de mettre de la crème fraîche dans la Carbonara (alors oui, c'est une grande découverte pour moi, dans la Carbonara, y a pas de crème fraîche. Pas de lardons non plus. Dingue, non ?)

Grâce à Floriana, je fais désormais des lasagnes à tomber par terre (tout le secret est dans le Ragù). Encore mieux : le Tigre-Chou est lui aussi tombé amoureux, et il a appris à cuisiner les lasagnes : pendant que je flâne dehors avec la petite, lui sue en cuisine et quand je rentre, je n'ai plus qu'à me régaler. Bon OK, j'emploie un présent d'habitude et c'est arrivé deux fois (et la première, j'ai pas flâné, j'ai expliqué). Disons que c'est un présent d'habitude performatif, d'accord Chéri ?

Si vous aussi vous avez besoin d'amour, c'est par ici : Mangiare Ridere. De rien.

Moi, la prochaine fois, je tente l'authentique "Tire-moi vers le haut"...


mer. 20 février 2013

Le retour de l'Estomac : aujourd'hui pain d'épices

Voilà un petit mois que les travaux sont à peu près terminés chez nous, un mois que nous pouvons enfin nous ré-installer dans nos murs. A un rythme moyennement soutenu : le Chou bosse dur, et moi je suis mou du genou la plupart du temps, en général suite à un pic de folle énergie d'environ 45 minutes...

Mais enfin tout de même, j'ai récupéré une cuisine plutôt fonctionnelle, et la rubrique Estomac de ce blog peut reprendre ! Youhou !

Ces derniers temps j'ai testé beaucoup de recettes de muffins, la plupart du temps en cherchant des mélanges pas trop casse-gueule entre des idées de saveurs chez Absofruitly et souvent un bête gâteau au yaourt pour la base. J'aime bien faire des muffins, d'une part parce que ça a tout de suite de la gueule, ces mignons gâteaux moelleux et rebondis dans leurs petits papiers sulfurisés ; d'autre part, justement, il y a le concept de "part" qui préexiste à leur existence et qui m'aide à réguler ma boulimie du neuvième mois avec une échelle tout simple :

  • 1 muffin dans la journée, c'est très raisonnable.
  • 2 muffins, ça va.
  • 3, il faudrait se calmer un peu là.
  • 4 muffins ? Tu déconnes COMPLÈTEMENT.


Bon, et puis après une salve de muffins poire-choco-cardamome / potimarron-gingembre-noix / châtaigne-choco-coco, je me suis un peu calmée sur les expérimentations, et j'ai eu envie de retrouver un de mes classiques : le pain d'épices. Méfiez-vous de ceux du commerce, il faut vraiment lire les étiquettes, il y en a de plus en plus qui contiennent des cochonneries comme le sirop de glucose-fructose, et en tout début de liste en plus ! Quant aux pains d'épice artisanaux, ils sont horriblement chers, et souvent trop friables (Prosper Youblaboum n'est selon moi pas LE roi du pain d'épices, mais niveau consistance c'est exactement ce que je recherche : un truc qui se tient, plus proche du pain que du gâteau).

J'étais donc bien heureuse de trouver il y a un ou deux ans une recette qui après de menus ajustements me convient parfaitement ; il s'agit d'une recette que j'ai découverte dans des circonstances particulières, car c'est celle de La Fille aux Craies, une blogueuse dont j'ai appris l'existence... après son décès.
Par une sorte d'effet de ronds dans l'eau, parce qu'elle était lue par des blogueurs que je suis et que j'aime, et qui en l'espace de quelques jours l'ont tous mentionnée plus ou moins elliptiquement, je suis allée la lire... Et j'ai découvert quelqu'un qui avait l'air drôlement chouette. C'était un peu perturbant, de dévorer les archives d'un blog (ça je fais souvent, quand j'ai un coup de coeur) mais qui ne serait plus jamais actualisé. C'était perturbant, durant les semaines qui ont suivi, de penser beaucoup à cette personne que je n'avais vraiment pas connue, avec qui je n'avais jamais discuté, même par commentaires interposés.

C'était perturbant parce que c'était à un moment de ma vie où la question de faire des enfants commençait à se poser un peu sérieusement, et que ce qu'elle a écrit au sujet d'être parents a eu une influence, un poids certain dans mes réflexions. Et aujourd'hui encore, quand je la relis je me sens rassurée : on peut s'éclater avec des enfants, ce n'est pas QUE le bagne (entre les discours "c'est que du bonheur" et "c'est SURTOUT des emmerdes", j'ai l'impression de ne pas entendre beaucoup d'alternatives...)

Bref. Chaque fois que je fais du pain d'épices, j'ai une pensée particulière pour elle. Puis une autre, pour son mari et pour leur fille. Je me demande ce qu'ils deviennent ; j'espère qu'ils vont bien.

Voilà sa recette à elle.

Ce que je fais de pareil : les mesures au pif (sauf la farine) : comme j'ai pas de balance de cuisine, le beurre, le miel et tous ces trucs qui ne vont pas facilement dans un verre doseur, je fais approximativement. Ça marche toujours bien. Je respecte également les indications de cuisson ; la première fois j'avais trouvé la croûte trop brune, limite cramée, mais quand j'avais voulu réduire le temps et/ou la température, le pain n'était plus cuit à cœur et alors croyez-moi, quand c'est pas bien cuit, c'est vraiment pas terrible. Et pour le recuire vous pouvez toujours vous brosser, ça veut pas (c'est bizarre, un pain d'épices récalcitrant, mais vraiment, il vous résiste, le bougre).

Ce que je fais de différent : le sucre, j'en mets moitié moins. J'ai essayé de ne pas en mettre et de ne sucrer qu'au miel, ça fait un pain ultra-moelleux, mais du coup presque trop pour moi. Le sucre permet au pain de caraméliser un chouïa, pour la texture je préfère. Je mets aussi plus d'épices : de l'anis comme elle (j'ai un moulin à poivre que j'ai dédié à l'anis, parce que j'en trouve pas du déjà moulu chez Franproux), mais aussi, évidemment, de la cannelle, du gingembre, de la cardamome (qui est comme l'anis pas facile à trouver déjà moulue, je sais qu'il y en a chez Metro si vous y avez accès, moi j'ai récupéré un sachet Lafayoutte Gourmet de ma belle-mère, qui a des velléités de cuisine mais ça s'arrête là), du 4 épices quand j'en ai, un peu de muscade éventuellement, et puis plein de poivre (à ce sujet, j'ai découvert le poivre sauvage de Madagascar qui a un arôme dingue, du genre à rendre inoubliable la plus ennuyeuse des vinaigrettes... Ça y en a chez Franproux, mais c'est chérot tout de même). Les épices, j'aime quand il y en a plein, mais faut se méfier quand même, si y en a trop, ça sent la savonnette...

Mais revenons à notre pain d'épices : déjà quand ça cuit, mamma mia, le miel, le beurre, les épices... ça vous embaume la maison et le cœur, c'est limite une preuve de l'existence de dieu.

Quand il sort du four, je patiente comme je peux qu'il refroidisse, puis je le découpe en tranches, je le range dans un sachet de congélation et je ressors deux-trois tranches quand ça me chante (en général 5 minutes plus tard), que je mets au grille-pain pleine puissance (à nouveau les effluves sacrés, à nouveau mamma mia), et par-dessus le beurre salé qui fond, rhaa quel bonheur, avec un verre de lait frais et une orange, voilà un petit-déj qui figure parmi mon top 5 des meilleurs petits-déjs au monde.


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Sans beurre, si vous êtes au régime.


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Avec beurre, si vous vous sentez un peu faible.

dim. 02 décembre 2012

Ventre à terre

La rubrique "Estomac" de ce blog est interrompue jusqu'à nouvel ordre : terrassée par un rhume force 4, j'ai commencé par éprouver de grandes difficultés à manger (nez bouché + manger la bouche fermée = apnée = finir le repas à moitié morte par suffocation), et depuis hier, j'ai carrément perdu 95% de mon goût et de mon odorat.

J'en suis donc, chaque fois que je mange, à crever à la fois d'ennui ET de sous-oxygénation... Déjà que c'est un défi de préparer un repas sur un chantier (notre four repose sur nos plaques électriques, qui sont en équilibre sur le micro-ondes, lui-même précairement installé sur une luge - cherchez pas...), j'abandonne donc mes amours culinaires aux circonstances en attendant des jours meilleurs.

Ah si, tout de même, pour les Parisiens même de passage : juste avant de dire adieu à mes papilles, j'ai déjeuné par hasard dans un petit restaurant méditerranéen super, tout près de Répu ; il y avait une formule buffet à volonté pas très chère, le type était tout seul en cuisine et en salle à venir remplir les casseroles, il regarde mon assiette, il me dit "Mais vous n'avez pas pris de falafel, c'est dommage ! Ah tiens il en reste un, prenez-le et puis mettez un peu de houmous avec"...

Moi déjà les gens qui aiment leur boulot et qui ont ce genre de gentillesse maternante, je fonds. Mais en plus, tout était délicieux et fin, un vrai bonheur de libanais (qui est pour moi la nourriture la plus réconfortante de la planète, sauf quand on passe l'après-midi à digérer l'ail et le gras). Allez-y !

Aux Oliviers
19 rue Lucien Sampaix
75010 Paris

Attention, ce n'est pas ouvert le weekend (ou alors seulement le soir ?...) J'ai voulu y emmener Couac hier midi et on a dû se rabattre sur un bistrot très ordinaire à la place - mais qui avait l'immense avantage d'avoir des places au soleil...

jeu. 08 novembre 2012

Y a-t-il un Pavlov dans la salle ?

Est-ce l'approche des fêtes ? (approche certes lointaine, mais enfin que celui qui n'a pas encore reçu de catalogue de jouets dans sa boîte aux lettres me jette la première guirlande)

Dès que je presse un citron, l'odeur qui s'en dégage persuade mon cerveau givré qu'il y a des huîtres et du saumon fumé pas loin. (ce qui est un peu désagréable quand je suis en en réalité en train de me préparer un fromage blanc-banane-miel-épices-purée d'amandes pour le petit déjeuner)

mar. 30 octobre 2012

Merci Deborah !

Je ne lis pas beaucoup de blogs de cuisine, peut-être parce que mon estomac ne saurait plus où donner de la tête s'il était trop sollicité - il m'arrive déjà parfois de planifier deux ou trois jours de repas à l'avance tellement j'ai d'envies à assouvir, vous voyez le tableau ? Je vois bien que ça affole un peu le Chou parfois...

N'ayons crainte cependant, avec un bébé dans les pattes, on devrait vite revenir à la normale, pizza surgelée trois fois par semaine pour tout le monde.

En attendant donc, peu de blogs de bouffe, mais de qualité. Par exemple, quand j'ai pas le moral, un tour chez Absofruitly me réconforte assez miraculeusement. Cette fille est fabuleuse, elle parle de nourriture d'une façon tellement enivrante, on est obligé de tomber amoureux en même temps qu'elle. Une fois, elle a même réussi à me faire envie en parlant d'un smoothie aux fanes de navet. Aux fanes. De navet. Faut le faire.

Et donc hier soir, j'ai suivi sa recette de Galettes de lentilles corail au cumin et à la coriandre. C'était extra, je crois que c'est le nouveau plat préféré de Chéri (Chéri ?). Je vous recopie juste sa conclusion qui m'a fait rigoler :

Si on était sur Marmiton, dans les commentaires, quelqu’un dirait que c’est parfait pour un dimanche soir (POURQUOI toujours le dimanche soir ?) accompagné d’une salade verte, en remplaçant la coriandre par du tofu fumé et les lentilles corail par des brocolis.

Un autre jour je vous parlerai de sa recette de Pancakes à la banane qui est devenue un de mes classiques (en attendant, zou, allez voir un peu les pépites qu'elle vous propose).

Accessoirement, Cécile-4-pommes, tu as un début de réponse à la question "Où est-ce que je trouve des photos de chats très mignons ?"... Chez Absofruitly, qui aime la nourriture mais aussi les animaux mignons !

sam. 27 octobre 2012

La cuisine marabout de ficelle de cheval

Tout a commencé par une crampe, un soir ; je me suis dit qu'il était temps que je fasse attention au magnésium, puisque le petit poisson m'en pompait apparemment une bonne partie. Étant donné que les compléments alimentaires m'ennuient profondément (avaler des trucs sans les mâcher ? Quel intérêt ?), j'ai plutôt repensé ma liste de courses.

Parmi les aliments riches en magnésium, il y a les algues ; j'ai décidé d'acheter des feuilles de nori pour faire d'une pierre deux coups et me préparer des makis avec le saumon cru qui m'est théoriquement interdit - la surgélation détruisant les vilains germes, Pitchard est, une fois de plus, mon ami et mon sauveur.

Je n'avais jamais fabriqué de makis de ma vie, mais n'étant pas une puriste de la cuisine japonaise (je raffole des brochettes de boeuf au fromage, tu vois le genre ?), et forte de mon expérience de cinq longues semaines chez Kiki, où j'avais pu perfectionner ma technique des wraps (et qu'est-ce que c'est qu'un wrap sinon un maki occidental ?), j'ai pensé Même pas peur.

Et j'ai eu raison ! Voyez plutôt :

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Vous serez gentil de passer sur la piètre qualité de l'image, j'ai envie de parler de bouffe mais le stylisme culinaire, j'ai pas trop la patience.

Pour faire des makis, c'est fastoche :

  1. Vous tapez "faire des makis" dans Youtube.
  2. Vous regardez une ou deux vidéos (j'ai choisi la première) pour vous imprégner du sujet.
  3. Et après, y a plus qu'à :

hop IMG_5315.JPG (on étale le riz sur la feuille d'algues), hop IMG_5317.JPG (on dispose le saumon cru et les lamelles d'avocat), hop IMG_5318.JPG (on roule), et hop IMG_5319.JPG (on tranche).

Comme je n'ai pas prévu d'en faire tous les deux jours, j'ai estimé qu'il était inutile d'investir dans le vinaigre de riz et dans le tapis de jonc cueilli à la pleine lune et tressé en récitant des incantations. A la place, j'ai utilisé du vinaigre de cidre et une feuille de papier sulfurisé (mon meilleur ami en cuisine, celui qui m'évite de beurrer-fariner-saloper quand même mes moules à gâteaux, et qui enveloppe gentiment tout ce que j'envoie au congélateur, mon autre meilleur ami).

Mais donc, le problème quand on fait des makis (oui jusque là c'était l'intro que vous lisiez), c'est qu'il vous reste la moitié du pavé de saumon et les trois quarts d'un avocat sur les bras. Vous en faites quoi ?

Eh bien moi ce coup-ci, j'ai coupé tout ce qui restait en morceaux, j'ai rajouté une cuillerée d'huile d'olive, le jus d'un demi-citron, des fines herbes, du poivre rose, et une demi-heure de frigo plus tard, j'avais une super salade de saumon mariné qui m'avait pris 3 minutes à préparer.

J'adore laisser venir l'inspiration pour cuisiner les restes... (et quand l'inspiration ne vient pas, zou, au congélo, elle viendra plus tard). C'est un moment de créativité qui ne donne pas toujours des résultats très heureux (mes chips de chou étaient plutôt infects, je l'admets), mais quand c'est réussi, j'ai une espèce de fierté de maîtresse de maison un peu ridicule mais très satisfaisante.

L'autre jour par exemple, j'avais fait des coquillettes pilaf avec du bouillon de pot-au-feu que j'avais congelé (je vous ai déjà dit que j'aimais beaucoup congeler ?), j'avais juste rajouté un oignon que j'avais fait revenir avant, c'était tellement réconfortant comme plat !

Et vous, qu'est-ce que vous aimez bien transformer comme restes ?

Je SAIS, mon intro est plus longue que ma note, laissez-moi tranquille, je fais pas une disserte pour le bac non plus hein.

mer. 24 octobre 2012

Râââh (cuisine de drama queen)

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Est-ce que c'est parce que le fromage au lait cru m'est interdit que je trouve la surface de ce chèvre si fascinante ? (attention, aucun rapport avec ce qui suit)

Dimanche, 18 heures.

Pour anéantir le blues dominical, je décide de cuisiner un risotto au potimarron, qui restera au chaud le temps de prendre un bain. J'émince l'oignon pendant que le beurre fond gentiment.

Je rassemble tout ce dont j'ai besoin - motif de sérénité supplémentaire, pour une fois, j'ai déjà tous les ingrédients, pas besoin de descendre à l'épicerie racheter du bouillon-cube, ou de renoncer au parmesan râpé ; j'ai même une branche de thym sauvage des Cévennes et un fond de vin blanc restant de précédents mijotés, je me sens exactement à place dans l'univers.

Les oignons blondissent dans le beurre, exhalant déjà le paradis. L'eau du bouillon est fumante, le potimarron attend sur la planche à découper, éblouissant de plénitude, et il me semble que son orange profond et mat me nourrit déjà.

Je vide le paquet d'arborio dans la casserole, je mélange, j'observe les grains devenir translucides, tout se passe comme prévu, tout est dans l'ordre des choses. Il me semble seulement que la dose de riz est un peu juste, et je décide alors de compléter avec un deuxième paquet, entamé lui aussi, d'une marque de moindre qualité, mais dans de si faibles proportions je songe qu'on ne le sentira pas.

Je commence donc à verser... et là... l'HORREUR. La onzième plaie d’Égypte. Dans mon si beau début de risotto, j'ai versé du riz colonisé par les asticots.

Ô le désespoir.

J'ai dû dire Putain environ dix mille fois dans le quart d'heure qui a suivi, le temps de tout balancer à la poubelle, la casserole et la moitié du placard (ils étaient aussi rentrés dans un paquet de pâtes même pas entamé, putain !), de vaporiser du biocide partout et de sortir de l'appartement en furie, anéantie, écœurée, ne sachant comment écluser ma frustration.

Chéri a bien tenté de me consoler, me proposant d'aller racheter sur-le-champ un paquet du meilleur arborio qui soit, mais l'incident m'avait coupé toute envie de mitonner. Pour ceux que la cuisine laisse de marbre, imaginez simplement un coup de fil de votre patron au sujet de la réunion de lundi alors que vous êtes en pleine partie de jambes en l'air. Vous y êtes ?

On a fini devant une salade et des pâtés à la viande et aux pistaches de chez le traiteur très chic ouvert le dimanche (j'ai sauvé la soirée en sacrifiant ma carte bleue).

Il m'a fallu 24 heures pour "digérer" les asticots... Lundi soir, j'ai pris ma revanche. Le risotto était extra (et garanti sans aucune protéine animale clandestine).

Mais au fait, pourquoi je vous racontais ça ?... Ah oui, ça me revient. Je voulais partager avec vous un truc qui a changé ma vie l'année dernière : la peau du potimarron se mange. Pas besoin de passer une demi-heure à éplucher la bête. Ça vous la coupe, hein ?

ven. 19 octobre 2012

Lubies alimentaires

J'ai été de ces chanceuses qui n'ont pas eu (ou si peu) de nausées au premier trimestre ; en conséquence de quoi, je suis arrivée au quatrième mois avec déjà 3 kilos dans la vue, et ces kilos-là, c'est tout pour votre gueule puisqu'à ce moment-là la créature pèse dans les 10 grammes. Chéri attendri cet été par le vacherin que j'avais autour du nombril a un peu déchanté quand à la première écho, la gynéco est toujours restée EN DESSOUS du gras.

Bref, je disais que j'avais eu de la chance. Et des envies (beaucoup), et des dégoûts (plein), certains aliments passant sans crier gare de la première à la seconde catégorie, comme ces fameuses rillettes de sardine dont je m'étais régalée un soir, et à la vue desquelles le lendemain j'avais failli m'évanouir d'horreur - il m'a ensuite fallu une semaine pour réussir à approcher l'assiette qui attendait son funeste destin dans le frigo.

Ça m'est un peu passé depuis quelques semaines, mais je me sentais aussi extrêmement influençable, trrrès ouverte à la suggestion, même pas très subliminale, comme une parfaite consommatrice de télévision au cerveau rendu disponible pour Coca et les autres - tu m'étonnes que les futurs / jeunes parents soient une cible marketing en or massif. Les publicitaires ont bien senti combien les hormones leur facilitaient la tâche.

Et donc, un film, un livre, une pub, n'importe quoi ayant de près ou de loin un rapport avec la bouffe, tout m'inspirait. En sortant de voir Du vent dans mes mollets, j'ai foncé à la supérette m'acheter un bocal de concombres à la malossol parce que Denis Podalydès s'en empiffre pendant la moitié du film. Le temps de rentrer à la maison - 5 stations de bus - j'en avais englouti la moitié.

du-vent-dans-mes-mollets-22-08-2012-7-g.jpg

Pour les crêpes aux cornichons, là quand même, désolée Denis, mais j'ai retrouvé mon libre arbitre.

J'avais évidemment relu Mangez-moi, d'Agnès Desarthe (j'étais influençable ET je cherchais à être influencée), où quelques lignes avaient provoqué le besoin impérieux de déguster un osso bucco. Je viens de retrouver le passage, que je voulais partager avec vous pour vous mettre l'eau à la bouche, mais je vais avoir l'air bête : ce n'est pas du tout l'envolée lyrique dingue de mon souvenir, mais une simple énumération des ingrédients de la "cremolata" : "un mélange de zeste de citron, de basilic, d'huile d'olive et de parmesan". Voilà, c'était tout et pourtant ça a suffi pour que j'en fasse une obsession pendant les deux semaines qui ont suivi, le temps de cuisiner effectivement cet osso bucco. (Et il en a largement valu la peine, mais je ne voudrais pas avoir l'air de me vanter).

Pour les cuistots débutants, voici les trucs de ma grand-mère qui cuisinait souvent ce plat, saveur d'enfance pour moi :

  • Pour colorer le jarret de veau juste comme il faut et démarrer la sauce parfaite, vous mettez 2-3 cuillerées à soupe de farine dans un sac plastique, vous y enfermez bien vos rouelles et vous secouez : elles ressortiront parfaitement nimbées de blanc, prêtes à faire le grand saut dans la marmite où l'huile frémissante les attend.
  • Ensuite, ne vous contentez pas comme Agnès de récupérer le zeste d'un citron (non traité) ; ajoutez aussi celui d'une orange, ce sera fabuleux.
  • Et enfin, faites-en PLEIN : c'est tellement divin de pouvoir en remanger le lendemain, réchauffé avec le reste de pâtes...

Si vous êtes tentés et que n'arrivez pas à vous décider parmi les multiples variantes que vous trouverez sur internet, je vous donnerai la mienne...

ven. 12 octobre 2012

Salut, je suis un estomac

Avant d'être enceinte, manger faisait partie de mon top 5 des plaisirs de l'existence. Mais depuis quelques mois, la bouffe et moi, c'est devenu passionnel, tendance monomaniaque.

Ce qui est drôle, c'est que finalement, je consacre à peu près autant de temps à y penser que lorsque j'étais adolescente, sauf que désormais, ce ne sont que des pensées joyeuses, presque exclusivement tournées vers le plaisir du goût ; alors que quand j'avais 16 ans, l'obsession de la nourriture, qui était intimement liée à celle des calories, me rendait extrêmement malheureuse, et un peu dingue.

OK, je suis toujours dingue. Mais dingue et contente, c'est pas si mal !

Bref, je raconterai comment ma relation avec la nourriture s'est apaisée un autre jour. Aujourd'hui, je voulais simplement inaugurer cette nouvelle rubrique pour mon blog, une rubrique qui parlera donc de boustifaille, avec des blogs de boustifaille, des adresses de boustifaille, des odes à mes aliments préférés, et puis des recettes mais pas tant que ça, car je ne suis pas vraiment un cordon-bleu, ou alors, mes découvertes culinaires feront rigoler certains d'entre vous : Avez-vous déjà entendu parler du gratin dauphinois ?

Inaugurons donc, avec cette petite salade dévorée à midi, qui, je le sens, ne fera pas l'unanimité (le navet a déjà créé des dissensions dans mon propre foyer).

salade_pommes-navets-parmesan

  • 1 pomme en lamelles (bio si on veut garder la peau, rappelons que les autres subissent une cinquantaine de traitements phyto-sanitaires)
  • 1 navet en cubes (cuit dans deux eaux, paraît que ça limite l'effet gazogène)
  • des copeaux de parmesan (avec l'économe, hopopop ça prend trois secondes)
  • un filet d'huile de noisette (oh mon dieu c'est tellement DIVIN avec la pomme !)
  • quelques tours de moulin à poivre (pas de sel, y en a dans le parmesan)


Certes, j'aurais pu l'améliorer en rôtissant les navets dans du beurre ou un truc dans le genre... Mais je ne suis pas seulement gourmande, je suis aussi terriblement flemmarde... (je sens que ce sera un axe majeur de cette rubrique). Et peut-être aussi que des pignons ou des amandes effilées auraient pu diversifier les textures.

En revanche j'avais cuit des algues pour mettre avec (c'est mon p'tit goût pour l'Aventure, ça) et j'ai laissé tomber parce que ces algues-là, les "spaghetti de mer", n'ont strictement aucun goût. Boring boring boring, erreur d'achat... D'un autre côté je ne déteste pas les erreurs d'achat, quand ce n'est pas absolument infect, ça m'amuse de réfléchir aux moyens de rendre l'objet un peu plus intéressant.