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ven. 18 décembre 2009

Convalescence

Comme prévu, mais cela demeure irritant, j'ai une faculté de concentration équivalente à celle d'un enfant de trois ans. Tout m'ennuie au bout de 5 minutes, je n'ai plus sommeil, le temps suinte laborieusement. D'avoir prévu et tenté de parer le coup rend cette convalescence moins pénible tout de même ; j'ai suffisamment d'occupations estampillées CBD (Cerveau en Bas Débit) pour aider la journée à s'écouler tant bien que mal.

  • Noyer dans l'eau bouillante les puces de Balagan
  • Lire un demi-chapitre
  • Plier un T-shirt, ranger un livre
  • Préparer un thé à la vanille
  • Lire un autre demi-chapitre
  • Ecouter Mère-Grand au téléphone (croyez-moi, c'est une vraie BA)
  • Broder trois points sur une nappe commencée il y a cent ans (mon mariage est prévu pour la St-Glinglin, c'est bon, elle sera prête pour mon trousseau)
  • Considérer d'un air ahuri la tonne de paperasse à envoyer à la sécu (remettre à plus tard)
  • Regarder des Buster Keaton avec ce garçon, là, qui est comme qui dirait cher à mon coeur
  • Commander un ou deux cadeaux de Nowel pour ne pas avoir à les transporter moi-même (et être très philosophe quant aux retards de livraison)
  • Rêvasser en regardant les flocons de neige (ou rien, les fois où il ne neige pas)
  • Contempler mon ventre débabybelisé (tiens j'avais oublié ce pli, là)

Et on reprend depuis le début... Fastoche, non ?

Durant les travaux l'exposition continue # 5

hosto5

jeu. 17 décembre 2009

Durant les travaux l'exposition continue # 4

hosto4

mer. 16 décembre 2009

Je suis reviendue

Merci pour tous vos petits mots, vous êtes des vrais choux à la crème !

Exit le babybel.

Mais j'ai encore du fromage blanc à la place du cerveau (me suis fait coller aux mots fléchés force 2, la honte intersidérale) alors je laisse le blog en pilote automatique encore quelques jours...

Durant les travaux l'exposition continue # 3

hosto3

mar. 15 décembre 2009

Durant les travaux l'exposition continue # 2

hosto2

lun. 14 décembre 2009

Durant les travaux l'exposition continue # 1

hosto1

dim. 13 décembre 2009

Voyage voyage (1)

Eu la nuit dernière, ce rêve merveilleux où l'on découvre une nouvelle pièce dans son appartement...

Je pars tout à l'heure me constituer prisonnière faire hospitaliser.

Selon que j'ai de la moule ou pas, je resterai entre 2 et 5 jours à Tenon-les-bains.

Je me suis dit que cette absence forcée était l'occasion idéale pour me servir de la fonction programmation de ce blog (2) et de vous proposer des photos de mon séjour new-yorkais (photos mal travaillées avec un logiciel pas adapté sur un laptop fatigué, et sans calibration d'écran donc couleurs peut-être pas terribles je m'en excuse par avance)(y a pas à dire, je sais vendre).

On commence maintenant ?

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Voilà, donc ce sera une par jour, le matin à 8h30 - vous aurez la possibilité de cliquer sur les images pour les voir en plus grand. J'espère que ça vous plaira !

(1) Si vous avez commencé à hululer le refrain de cet insubmersible tube, vous avez gagné toute ma considération.
(2) blog qui a 7 ans aujourd'hui, le grand garçon !

mar. 08 décembre 2009

To do list avant hospitalisation et charcutage

  • Travailler mon look de souffreteuse : j'ai besoin de chaussons (ah, les promenades de couloirs d'hôpitaux avec perfusion montée sur roulettes) et d'un petit gilet pour réchauffer mon pyjama (le sweat-shirt-Snoopy-que-portait-ma-mère-quand-elle-était-enceinte-de-moi, ça va uniquement pour l'intimité. Même chose pour mon pyjama-en-pilou-avec-des-lapins-qui-font-du-ski)
  • Prendre rv pour une épilation : je les connais, pour trois malheureux trous dans l'abdomen, ils te rasent sauvagement des épaules jusqu'aux genoux avant de te badigeonner de Bétadine, et moi j'ai pas envie d'avoir de la barbe sur les cuisses en sortant de l'hosto...
  • L'anesthésie générale grillant les neurones pour un bon trois semaines, à ne même plus être capable de suivre un épisode de Dora l'exploratrice, emmener des livres déjà lus (comme ça si je comprends rien c'est pas grave).
  • Recharger les piles de mon walkman (je suis une hospitalisée vintage).
  • Remplir le congélateur de petits plats Picard et de soupes Covent Garden (la convalescence, enfin une bonne excuse pour ne pas faire la cuisine !)

Je ne trouve rien de plus (si vous avez d'autres idées, ça m'intéresse).

A part ça, Christinotchka est revenue et repartie ; nous avons évoqué la possibilité de partir à vélo pour la Bosnie (avec traversée de l'Adriatique en pédalo) pour occuper nos chômages respectifs.
Gretchen lui a fait la fête - amusant comme elles étaient à la fois craintives et curieuses l'une de l'autre au début, c'était mignon de voir l'amitié s'installer entre elles deux, petit à petit.


I'm still chabadabading. Need I say more ?

jeu. 03 décembre 2009

Une cuillerée pour papa

J'ai des parents adoptifs formidables, mais parfois je trouve qu'ils en font un peu trop.

Prenez ma babybelectomie, programmée pour le 14 décembre, par exemple. Me sachant peu enthousiaste à l'idée de me faire artificiellement endormir et tout ce qui s'ensuit, Le Goût a pris sur lui et s'est calé un examen avec anesthésie le même jour, histoire de me signifier : "Tu vois que c'est rien du tout !"

Franchement, je n'en demandais pas tant, je me serais contentée d'une main amie pour me rafraîchir le front en rentrant du bloc... Mais que voulez-vous, c'est leur côté mère juive, faut absolument qu'ils en fassent des caisses...

Notez bien, c'est rentable pour Heure Bleue, qui n'aura qu'un couloir à traverser pour nous garde-malader à tour de rôle...

mer. 02 décembre 2009

Living with the supercyst

IRM hier, équipe médicale adorable.

A part la perfusion de l'horrible produit contrastant qu'on sent filer dans les veines et se répandre dans le corps (suis très perturbée par de telles intrusions), je parie que c'est moins désagréable que certains soins de thalassothérapie... (t'façon, moi dès qu'il s'agit de rester allongée à rien fiche, je suis contente).
Question bruit, je pense que ça doit être assez proche d'une session de travail des Daft Punk - en tous cas, y a matière à sampler.

On ne m'a pas appris grand-chose de nouveau, à part que mon kyste n'a pas vraiment une forme de silure comme j'imaginais, mais plutôt de babybel oblong géant (on est passé à une vingtaine de centimètres, mais j'ignore s'il a grossi ou s'il a été mesuré différemment).

Pendant ce temps, Le Goût en salle d'attente s'occupait de réconforter une dame dont la fille n'abritait pas un fromage débonnaire comme moi mais un affreux petit crabe très énervé. Drôle de loterie.

Dans le bus, je joue l'air de rien à la femme enceinte en caressant tendrement mon babybel, des fois qu'on me laisse une place assise, mais ça n'a pas trop marché jusqu'à présent - c'est une question de stade à dépasser, je pense, les gens se disent "mmh elle est pas assez enceinte pour que je lui propose ma place", de même que je me demande parfois si tel voyageur est suffisamment décrépit pour ne pas refuser de s'asseoir si je lui offre mon siège.

edit : sans ça je l'aurais quand même signalée cette pétition, mais là en plus on est dans le ton... Pour la défense de l'hôpital public, c'est par là qu'on signe. (merci à Fauvette pour le lien !)

jeu. 26 novembre 2009

La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf

D'aucuns se souviennent de ma petite brioche qui s'était transformée en gros vacherin suite à, croyais-je, un abus de pizzas new-yorkaises.

Eh bien en fait, figurez-vous que je ne suis pas grosse, non non non, pas du tout ! C'est pas du gras, c'est de la flotte. Un kyste ovairien mucineux plus précisément, 17 centimètres de côté. Belle bête, hein ?

Surtout quand l'ovaire en question qui a produit cette chose mesure, lui, 17... millimètres. L'interne préposé à l'échographie n'en revenait pas "Ah bin ça alors, c'est impressionnant..."

("Merci", ai-je répondu modestement)

Alors, c'est quoi un kyste ovairien mucineux ?

Imaginez un petit organe semblable à un gésier de volaille (1) (mon ovaire droit, donc), d'humeur conquérante, et qui décide d'envahir la Pologne l'abdomen. Pour ce faire, il va gonfler et se distendre façon baudruche, et prendre toute la place disponible jusqu'à me coller une silhouette de femme enceinte de 4 mois. Quant au terme mucineux, il désigne un liquide relativement ignoble, genre mucus.

Pour résumer, j'ai dans le bide un truc en peau d'ovaire rempli de morve. Dégueu, non ?

Bon et alors évidemment, il va falloir me charcuter pour le retirer. Super fastoche la kystectomie (2) : tu ouvres, tu perces la poche, t'aspires le jus, tu sors l'enveloppe vide (je vois ça comme un boyau de saucisson, mais à vrai dire je manque d'informations bien fiables là-dessus) et tu refermes.

Je passe sur le billard dans une grosse quinzaine de jours. L'hôpital de Tenon-les-bains m'a fabriqué un calendrier de l'Avent spécial ; j'ouvre les petites fenêtres et au lieu d'un chocolat, il y a un bilan sanguin, une IRM, un anesthésiste... (avec tous ces rendez-vous et toutes ces heures d'attente en perspective, le moment serait idéal pour investir dans Guerre et Paix)

En attendant, je vais perdre mes malheureuses 20 minutes d'endurance si durement acquises, car je suis privée d'aller courir : il ne faut pas trop secouer le machin pour ne pas l'exploser (j'ai une image de bombe à eau lâchée du troisième étage dans la tête, vlatch !), sous peine d'atroces souffrances. Ce risque (3) a été largement minimisé auprès de ma mère qui a besoin de bien moins que ça pour somatiser violemment...
C'est un pack : il y a cette excroissance morveuse ET l'angoisse maternelle à juguler en même temps... (sinon c'est pas drôle).

A part ça, j'écoute Brandt Rhapsody et Night Stop de Benjamin Biolay en ce moment, j'aime bien.

(1) Ah tiens, des gésiers pour ce midi, c'est une bonne idée
(2) En plus, j'adore ce mot, kystectomie ; on dirait un jouet Fisher Price
(3) déjà pas énorme, quand même

PS : Au fait, c'est pas un cancer - pas cette fois !

lun. 23 novembre 2009

Pouilleuse power (un petit séjour en Bourgogne)

Je passe deux jours chez mes parents, j'ai moitié oublié moitié eu la flemme d'emporter mes affaires pour courir (bonnes baskets, short, soutien-gorge de sport et walkman).

Alors ce matin, je suis sortie avec :

  • Un jogging taille 10 ans qui n'avait plus d'élastique
  • Un T-shirt dont j'avais oublié pourquoi je ne le mettais plus
  • Des semelles de baskets qui se barrent en sucette
  • Un soutien-gorge trop petit + une brassière trop grande
  • Un sweat-shirt de ma frangine quand elle était ado
  • Des chaussettes trouées
  • Rien pour écouter de la musique

J'ai très vite su que ces 20 minutes de course allaient être longues : je perdais mon froc, mon T-shirt se retroussait tout seul au-dessus du nombril, les semelles recollées tant bien que mal faisaient quand même flap-flap, bref, le degré zéro de la win.

Et comme j'avais pas de musique, j'ai fait du calcul mental à la place ; sachant que j'ai oublié mon Levothyrox 100, qu'il en reste du 175 à ma mère d'avant qu'elle ne passe au 200, que les comprimés sont sécables en 4, je dois prendre combien de moitiés et combien de quarts pendant combien de jours pour retomber sur mes pieds ? (1)

Dimanche mon père était de garde : trois chiens à recoudre, déchiquetés par des sangliers. La bête qui avait saccagé les deux derniers a été abattue par les chasseurs. Dommage, remarque mon père, ça devenait un sanglier de rapport.

Ma grand-mère, m'apprenant au chômage, me bassine avec les offres d'emploi de RTL (en vrai, je fais de gros efforts pour me retenir de répondre à des offres pour des jobs de merde : c'est comme une drogue !). Elle insiste, insiste, raconte les 29000 employeurs qui ont du travail à offrir aux gens comme moi, elle répète ce chiffre 29000, avec la voix qui pétille, ça la survolte complètement et elle nous saoule absolument, mon grand-père et moi. Va voir sur le site, qu'elle me dit, tu tapes www point rtl...

RTL point mon cul lance vertement mon grand-père en s'éloignant.

(1) Vous cassez pas, c'est bon j'ai trouvé : une moitié trois quarts une moitié une moitié une moitié trois quarts une moitié

jeu. 19 novembre 2009

Vers l'infini et au-delà (carrément)

Vous connaissez la blague du type qui porte des chaussures deux pointures plus petites que la sienne ?

On lui demande pourquoi il s'inflige une pareille torture, et il répond : je suis dépressif, mon boss me brime, ma femme me trompe, ma fille se drogue... Alors quand je rentre chez moi le soir, retirer mes chaussures, c'est le seul bonheur qui me reste dans la vie...

Eh bien j'ai un peu l'impression d'avoir fonctionné comme ça jusqu'à présent avec les jobs pourris : c'est tellement bon quand ça s'arrête ! D'un point de vue karmique, faire des sandwiches chez Kiki, c'est l'un équivalents possibles de la réincarnation en balai à chiottes ; y mettre fin et s'employer à trouver quelque chose d'autre, c'est forcément aller vers du mieux.

Et grâce à ma super conseillère du bilan de compétences, (j'adore cette nana, ce qu'on fait ensemble m'est tellement plus profitable que ce qui a pu émerger de mes rencontres avec des psys...), je suis remontée à bloc pour trouver un boulot intéressant.

Yeah !

dim. 15 novembre 2009

Où nous allons pouvoir vérifier combien de temps ça marche exactement, un cierge

Ma patronne a traité mon cas avec une célérité et une efficacité au-delà de mes espérances : une semaine que je suis occupée à chabadabader.

Merci, Sainte Rita !

sam. 14 novembre 2009

Une ressemblance troublante

L'autre jour, avec de la pâte de Speculoos, je faisais une banane à ma banane, et soudain j'ai pensé à Dick Rivers.

dickrivers

mer. 11 novembre 2009

Demain j'enlève le haut

Heu non attendez c'est pas ça... ah voilà : demain, je démissionne.

La perspective pendant quelques heures (entre le message que m'a laissé Acacadomia et le moment où j'ai rappelé) de pouvoir quitter ce boulot de sandwiches pour de vrai, là tout de suite, et l'amertume qui a suivi la déception après avoir compris qu'en fait non, ça m'a fait crisser un peu les rouages et je me suis dit que c'était vraiment plus possible à supporter.

A la fin de la semaine prochaine, je serai chômeuse, et heureuse !

mar. 10 novembre 2009

Desperate DRH

Envoyé une candidature chez Acadoumia pour donner des cours de soutien. Dans le formulaire qu'il est demandé de remplir, j'ai précisé que je souhaitais dans les 25 heures par semaine, que j'habitais à Paris et que j'étais disponible du lundi au vendredi.

La nana du recrutement m'a appelée aujourd'hui pour me proposer 8 heures par semaine, le weekend exclusivement, dans le Jura ou la Corrèze (mais à Paris bof). Franchement, je l'aurais mordue (elle m'avait donné des faux espoirs cette nulle).

jeu. 05 novembre 2009

Amiens-Paris-Lyon (I'm such a globe-trotteuse)

Je suis rentrée ce soir de deux jours à Lyon, où je photographiais le spectacle musical d'une amie ; la fille qui devait lire le petit texte d'introduction n'étant pas assez en avance, c'est moi qui m'y suis collée (la dernière fois où j'ai lu en public remonte à, pfiou, la fac ?) et j'étais drôlement fière de jouer un rôle à l'opéra (oui parce que c'était à l'opéra de Lyon cette histoire).

Nous avons également assisté au spectacle d'une clown-danseuse qui m'a fait mourir de rire, Zellegi elle s'appelle (enfin son vrai nom c'est Stéphanie Chevarin) et elle est drôôôôôôle ! Vraiment douée, touchante, et puis un sacré culot, et ce sens du minuscule détail qui fait mouche. Juste deux-trois petites choses dans la mise en scène que Amélie et moi on n'aurait pas vues comme ça, mais trois fois rien, non vraiment, c'était génial, si vous avez l'occasion de voir ce Balai romantique, n'hésitez pas !

Quant à l'identification à son personnage, elle est en ce qui me concerne totale - sauf que quand c'est elle ça me fait rire, alors que quand c'est moi ça donne plutôt envie de pleurer (ce qui me laisse penser que rire ou pleurer finalement souvent c'est un peu pareil). Bref je crois que cette fille va avoir beaucoup de succès, et j'ai hâte de voir les spectacles qui suivront...

Avant ça j'étais à Amiens avec Couac et Couacman, le temps d'un samedi qui a débordé sur le dimanche ; on a commencé par un pique-nique royal dans le train (largement sponsorisé par Kiki, il faut bien qu'il y ait quelques avantages à ce boulot...) qu'on nous aurait sans doute envié jusqu'en première classe. Après, on a fait une pause café devant la gare, il y avait un chat dans le bistrot - typiquement le détail qui rajoute 10 point de sympathie au lieu pour moi - et un habitué qui a commandé son pastaga vers 10h40 (on n'est pas des mauviettes en Picardie).

Après, le temps de faire un petit tour et de regarder les dessins réjouissants de Couac, c'était l'heure de la pause déjeuner, au Beffroi (à côté des Halles) que je vous recommande chaudement, on y a mangé un saumon fondant comme tout avec des frites super bonnes, le tout arrosé de Picon-bière, on était comme des rois (les profiteroles des îles ne me laisseront pas un souvenir impérissable en revanche, mais c'était à prévoir).

Puis nous avons visité un peu, et Couac a eu la phrase du weekend devant la cathédrale : "De toute la France, c'est la seule qui n'a pas d'échafaudages" et c'était vrai et du coup on l'a visitée.

A l'intérieur, le choc ! Sainte Rita, la patronne des causes désespérées, était là (enfin, sa statue). Depuis Séraphine, j'ai beaucoup de sympathie pour elle, mais je ne l'avais jamais rencontrée. Du coup, j'ai acheté un cierge (le plus gros) pour me mettre sous son aile. Les psys, les coachs, tout ça c'est de la connerie, désormais je m'en remets à Sainte Rita et à l'heure qu'il est, je ne suis pas loin de croire qu'elle a déjà commencé à s'occuper de moi (mais comme à vrai dire je n'y connais rien du tout en piété, et que j'ignore la durée d'action d'un cierge, je ne sais pas quand il faudra que j'y retourne en mettre un autre).

Ensuite, juste avant la tombée de la nuit, nous avons fait une promenade en barque sur les canaux de la Somme, baignés de ce brouillard picard qui m'évoque une ouate hors du temps mais aussi un drame qui a bousillé ma famille (et dont l'anniversaire concorde justement avec cette visite amiennoise, je ne m'en aperçois que maintenant). La balade, au milieu du silence, avait un goût de fin du monde ou bien de polar nordique, et puis soudain un chat ou un lapin apparaissait sur les berges (assis dans la barque, nos yeux sont à la hauteur des leurs) et apportait un peu de réalité à cette étrange demi-heure.

Nous avions essuyé nos sièges avec le torchon du petit-déjeuner, que j'ai ensuite trimballé le restant de l'après-midi comme un doudou (moi qui n'en ai jamais eu) en attendant vainement qu'il sèche.

Après la pause-goûter, lorsque nous nous sommes aperçus que je ne pourrais pas rentrer à Paris le soir même, nous avons réservé une chambre supplémentaire (elle était un peu moins pourrie que celle des Couacs et j'y ai merveilleusement bien dormi) et nous sommes partis au cinéma.

Le lendemain matin, j'ai encore joué un peu les prolongations et je suis finalement repartie, le coeur plein de ces 24 heures ensemble...

Et nous sommes à présent jeudi soir, j'attends Christinotchka pour notre dernière soirée ensemble. Ouh ça va me faire bizarre quand elle sera partie !

(Octobre aura été le mois des amis que je ne vois pas souvent, cette année)

ven. 30 octobre 2009

Bzziiii

L'un des meilleurs aspects de ma cohabitation avec Christinotchka concerne nos nuits ; elle est le meilleur anti-moustique que j'aie jamais testé ! Pour moi hein, pas pour elle, qui les attire comme le miel les mouches. J'ignore si c'est ma peau de brune qui les repousse, ou sa peau de rousse qui les séduit, mais alors, pour dormir depuis qu'elle est là, je suis tranquiiiiiille !

En revanche pour les courses on n'est pas au point, car un peu trop pareilles... On revient toutes les deux avec du pain, du fenouil et des noix de cajou - on a deux miches au congélo et plus de beurre, c'est malin.

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