Refermer après usage

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

ven 14 mars 2008

Une ptite chaîne sympathique

La chouette Couac m'a proposé de raconter trois choses qui me font plaisir au quotidien, ou presque. Allons-y !

_ Il y a le sandwich canapé - moi - plaid - Gretchen (en partant du dessous). C'est comme ça qu'on communie le mieux...

_ Il y a le ménage ; c'est très paradoxal, je suis une grande bordélique, mais c'est seulement que je dérange et salis davantage que je ne range et nettoie, car presque tous les jours je fais du tri, ou je passe un coup de balai, ou je plie du linge... Et ça me fait toujours très plaisir, l'évier vide, les paires de chaussures alignées et les ordures disparues.

_ Il y a le moment de me mettre au lit, et je le bénis chaque soir. Je ne saurais décrire l'immense, l'intense plaisir qu'il me procure ; naturellement c'est tout aussi vital que manger ou respirer, mais dormir ! Ah, dormir... Juste, j'adore. (plus que manger, et ça n'a pas toujours été le cas, loin de là)

edit : j'ai oublié de relayer à Heure Bleue, Le Goût des autres et Fauvette, allez !

mer 12 mars 2008

Un petit caillou

Fini le dossier pour la première épreuve d'admissibilité au concours des Zardéco.... C'était trop bien. Je n'ai pas rendu un truc parfait (je manque parfois un peu de maîtrise plastique, faute d'entraînement, et j'ai démarré lentement, alors la fin est un peu queue de poisson), mais je suis contente de moi. Et contente tout court, c'est vraiment tout ce que j'aime faire, cette école...

Dur de retourner en classe après six semaines d'un stage extra ; rha cette fille dans ma classe qui parle tout le temps à tout le monde et donc malheureusement aussi à moi, je ne la supporte plus !

Elle est comme Ingrid Chauvin (comment, vous ne vous souvenez pas de notre catastrophique colocation à Sarajevo ?), si on ne manifeste pas un enthousiasme dément à son égard, elle prend ça immédiatement pour de l'hostilité ; et moi j'étais tout juste capable de laconisme aujourd'hui, entre la fatigue et la mauvaise grâce.

Je rêve d'avoir une queue comme les labradors ; je pourrais la remuer et alors elle me ficherait la paix, peut-être.

sam 08 mars 2008

J'ai rêvé qu'on m'offrait un chien, un petit chien très laid mais gentil

J'ai 24 ans aujourd'hui. Et tout ce que je me souhaite, c'est de l'inspiration !

jeu 06 mars 2008

Du bon sentiment à la pelle

Je croyais que j'avais beaucoup parlé de cinéma ces temps-ci, et puis en vérifiant mes dernières notes, je m'aperçois que pas tant que ça, finalement.
Ouf, je vais pouvoir m'extasier tranquillement sur There will be blood, le dernier film du réalisateur qu'on ne retrouve jamais deux fois de suite au même endroit, Paul Thomas Anderson (en plus d'être ultra talentueux, ce type est foutrement beau - bien sûr que vous vous en fichez, mais moi je ne peux pas m'empêcher de le souligner, ce sont mes tendances esthètes qui veulent ça).

There will be blood compte 2 heures et 40 minutes, mais comment aurait-il pu durer moins ?
Le mot "saga" employé fréquemment à son égard ne me plaît pas tellement, il est pour moi tellement plus aride, plus intime et plus puissant qu'une bête "saga". La famille y est réduite au strict minimum : un père, un fils.

Le père cherche du pétrole et il en trouve, de plus en plus ; sa puissance et sa fragilité s'en trouvent accrues, façon exponentielle. Je pourrais aussi parler de son ennemi intime, le curé de grande envergure, ou de sa relation compliquée avec son fils, la petite gueule d'ange qui encaissera beaucoup, mais je raconte mal, il vaudrait mieux que vous voyiez ça de vous-mêmes.

Daniel Day-Lewis mérite largement l'oscar reçu pour ce film, il y est épatant, énorme, à couper le souffle (et pourtant je ne suis pas amoureuse de lui). Quant à la musique farouche de Jonny Greenwood (vous savez, celui de Radiohead qui n'est pas Thom Yorke, ni les autres), elle est simplement en parfaite symbiose avec le film.
Paul Thomas Anderson gère bien, super bien en plus du reste, les scènes d'action, ou de catastrophe, enfin ces scènes normalement réservées aux blockbusters, vous voyez le genre.

Et moi je suis très heureuse d'avoir vu tous ces bons films dans un si petit laps de temps. Reconnaissante, même !

Pour finir, mon chouchou, Philippe Pollet-Villard, a gagné le césar ET l'oscar du meilleur court-métrage pour son Mozart des pickpockets (entre nous, j'ai préféré ses deux précédents, mais ça me fait drôlement plaisir pour lui, il doit être si content !)

lun 03 mars 2008

La puissance des rêves

Il y a les mauvais rêves, les rêves érotiques, les rêves prémonitoires, les beaux rêves, les rêves récurrents...

Mais avez-vous déjà expérimenté le rêve farceur ?

Le mien, le plus fréquent, procède comme suit :

Juste après la sonnerie du réveil, je m'accorde cinq minutes de grâce sous la couette.
Naturellement, je resombre aussi sec, mais je rêve alors que je me lève, et que je mets de l'eau à chauffer pour mon petit déjeuner ; puis que je me rends à la salle de bains pour quelques ablutions ; enfin que je choisis et enfile des vêtements propres.
C'est un rêve si réaliste que je marche à fond, et profite d'un sommeil d'autant plus serein que je me crois dans les temps. Vingt minutes plus tard, quand j'entrouvre une paupière pour m'apercevoir que rien de tout cela n'est encore arrivé, aïe aïe aïe...
Comment vous dire le trouble, le bref désespoir, l'immense déception et la cavalcade qui s'ensuivent ? Quant à expliquer mon retard le matin, personne ne semble croire que je puisse tomber dans ce panneau plusieurs fois par semaine - et pourtant !...

J'en ai quelques autres genres en stock, semblant aussi réels, me mettant dans l'embarras de tas de façons plus rigolotes les unes que les autres : lettres postées uniquement dans mon sommeil, courses dont seul mon inconscient s'est occupé, objets n'ayant transité que dans mon esprit et demeurant parfaitement introuvables une fois le jour commencé...

mer 27 février 2008

Un petit bijou !

Vu (en projo de presse, d'où l'avance) A bord du Darjeeling Limited, le nouveau film de Wes Anderson. Avant celui-là, je m'étais profondément ennuyée à La vie aquatique, et j'avais plutôt apprécié La Famille Tenenbaum ; mais ce Darjeeling, waouh ! Un super film, acteurs extra, superbe photo, décors au petit poil, BO impec...
La patte d'Anderson, loufoque et mélancolique, avec un petit lest en plus (la collaboration scénaristique de Jason Schwartzman peut-être ?) qui lui évite de s'évaporer dans l'ennui.

Et puis, (aparté hormonal, comme d'habitude) le personnage d'Adrien Brody, RHAA LOVELY !! Je précise bien qu'il s'agit de son personnage, car Adrien ne m'avait jamais fait tellement d'effet jusqu'à ce film. Mais là ! Là... Adrien et ses longues mains, Adrien en caleçon, Adrien et son grand nez et ses lèvres fines qui me font penser à John Lennon, Adrien en train de courir nonchalamment (sisi) après le train dans son costume en lin... Yummy yummy !
Parenthèse people, il paraît qu'il est avec l'ex-copine de Mickaël Youn, vous ne trouvez pas étrange, vous, qu'une fille passe d'un beauf hystérique à un acteur super-classe ?

jeu 21 février 2008

The light side of Cha

On ne peut pas faire de lien directement sur ses notes, mais les trois dernières de Cha racontent son action (groupée, pacifique) contre la chasse à courre - je ne savais même pas que cette horreur était autorisée en France.

Et moi ? Rien de palpitant à raconter. Bu une bière dans le genre de bar que j'exècre ; le patron qui fait un peu pression pour que je m'installe dehors (sous les parasols chauffants, mais quand même), me sert une blanche tiède sans sous-bock (attention à ne pas poser les coudes dans la bière), m'installe dans un courant d'air et rechigne à fermer la porte :

"_ Vous avez vraiment froid ?

_ Bin on est en février, quoi...

_ Je vais voir ce que je peux faire" (ferme la porte, la rouvre une demi-heure plus tard - un peu le même esprit que les petits connards de serveurs qui consentent à baisser leur musique de merde parce qu'on ne s'entend pas, pour remonter le volume dix minutes plus tard)
Depuis que j'ai moi-même travaillé dans un bar, je laisse toujours un pourboire, mais là, zobi la mouche (et après, ils vont se plaindre que la clientèle n'est pas sympa).

lun 18 février 2008

I had a dream

Je me réveillais dans une maison dont je pourrais dessiner le plan tellement mon rêve était précis.

On était en 2003, quelques part aux Zétazunis, j'étais tombée dans un univers parallèle au mien, j'en avais une conscience aiguë, mais les gens autour de moi ne voyaient rien d'anormal à ma présence parmi eux.

Je me demandais vaguement comment j'allais pouvoir rejoindre mon univers à moi, Paris 2008, par une porte ou par une formule magique ? Mais en même temps je n'étais pas pressée ni inquiète, c'était amusant d'explorer toute cette nouveauté, de déambuler dans cette grande maison pleine de choses très américaines (batte de base-ball, couvre-lits en patchwork, collines californiennes derrière la baie vitrée).

Comment j'interprète ? Eh bien, ça fait un an et demi que je suis rentrée à Paris et ça y est, l'envie de bouger revient me faire des petites chatouilles. Je ne serais pas étonnée si un nouvel exil se profilait dans les deux prochaines années...

jeu 14 février 2008

Encore une tranche de canard lacté

Il y a depuis quelques temps un Clan du Néon qui s'amuse très sérieusement à éteindre les néons des enseignes de magasins la nuit. L'idée : supprimer une pollution visuelle (marre de la pub à tout bout de champ), lumineuse (depuis quand vous n'avez pas vu les étoiles en ville ?) et nucléaire (oh, c'est vrai, les néons consomment, ou plutôt gaspillent de l'électricité !)
Une idée simple, non-violente, qui ne dégrade rien et aide à la prise de conscience : que demander de mieux ?

Voici leur traité fondateur, et le blog est , plein de vidéos les montrant en action, et alertant des nouveaux groupes rejoignant leur mouvement un peu partout en France.

Youpi !

J'ai reçu mon bac à compost pour le jardin, enfin !

Je méditais depuis au moins un an sur la question, j'avais envisagé le bac en plastique (beaucoup moins cher, mais moins écologique aussi...), la fabrication de mon propre bac (mais le bois coûte cher, quant au bois de récup, avec le magasin de pianos à côté, les palettes ne manquaient pas, mais mes compétences de menuisière et les bons outils, si) ("scie", haha).

Et très peu de boîtes de jardinage vendent des composteurs en bois, ce n'est donc qu'au terme d'une longue recherche que j'ai trouvé celui-ci, chez le british Suttons. Il se monte comme un gros lego, en dix minutes (vingt-cinq quand, comme moi, vous rentrez du boulot à la nuit tombée mais que vous êtes trop impatient pour attendre le weekend et que vous l'installez dans le noir).

Il est beau, il est bio, et je l'ai étrenné immédiatement après son érection avec des épluchures de fenouil cru (j'adore croquer dans du fenouil cru, mais il faut enlever la première couche).

Il est un peu cher mais je partage les frais avec ma voisine, et puis c'est un investissement... Je suis bien contente.

mar 12 février 2008

Ils m'ont eue, même moi je me mets à parler d'eux (mais pas que, ouf)

Dans mon stage et bien malgré moi, je suis amenée à poser les yeux sur un torchon people, dont la dernière couverture portait encore sur notre pie de petit président (1) et sa femme, qui serait, tenez-vous bien, enceinte (usage magistral du point d'interrogation dans le titre pour accrocher sans être accusé de diffamation).

Sur quoi fonder une telle rumeur ? Apprenez qu'on l'aurait vue sortir du service gynécologique d'un hôpital... A ce compte-là, ça peut bien tout simplement être une bonne mycose (fou rire de dix minutes cet après-midi à imaginer toutes les maladies vénériennes que pourrait se partager le couple).

Vu Paris, de Klapisch hier. Pas le meilleur, un peu trop foutraque, pas tellement d'interactions entre les nombreux personnages (or je croyais que c'était l'intérêt d'un film choral), une paire de scènes qui me restent en travers de la gorge (mais je ne veux pas trop raconter pour ceux qui ne l'ont pas encore vu).
Mais, comme toujours, Klapisch capte quelque chose de nos vies de vraiment authentique, et ils sont peu nombreux, les réalisateurs qui réussissent ça. Quelques morceaux de dialogues vraiment extra, et puis Fabrice Luchini, ah oui, je sais qu'il en agace certains, mais il me fait hurler de rire dans ce film.

Ce type, il apporte vraiment quelque chose de spécial ; par exemple, sans lui, je pense que Jean-Philippe n'aurait été qu'une petite comédie un peu vulgaire ; sa préciosité en fait un petit bijou.

Sinon, bin Romain Duris dirigé par Klapisch, c'est vraiment toujours la même chose. J'adore Klapisch mais c'est dommage qu'il ne change pas d'acteur fétiche... (Duris dans De battre mon coeur s'est arrêté, ça c'est un acteur !)

(1) Merci à qui-elle-sait pour le lien vers cette vidéo révélatrice... ps : je sais pas pourquoi le lien marche pas (j'espère qu'il fonctionne chez vous), mais c'est juste exactement la même adresse, sans tous les "% 20" qui s'intercalent sans que je sache pourquoi... allez je tente comme ça : http://www.rue89. com/2008/ 02/08/canal- epingle-la- gourmandise- de-sarkozy

jeu 07 février 2008

Looove, loove, love

Vu Juno au cinéma l'autre soir, c'est vraiment une petite comédie bien sympathique - mais j'ai vu qu'on la comparait souvent à Little Miss Sunshine, et si vous y allez en attendant quelque chose d'aussi bien, vous serez déçus, car il lui manque un petit quelque chose pour être au même niveau.

Presque tous les personnages ont de la profondeur et quelque chose d'authentique, on rit souvent, la BO est très "cinéma indépendant américain", et il y a de l'amour.
J'allais écrire amûûûr, mais c'est reposant parfois de laisser tomber un petit peu le cynisme, alors oui voilà soyons premier degré ce soir : il y a de l'amour et ça fait du bien, all you need is love, ils avaient bien raison mes copains de Liverpool.

mer 06 février 2008

Quelques perspectives pour les mois à venir

(post peut-être inintéressant pour vous mes chéris, mais parfois j'éprouve le besoin de semer des petits cailloux pour moi-même sur ce blog)

Il m'arrive d'assez bons gags au stage, mais je ne vois vraiment pas comment vous en parler en restant parfaitement anonyme... Les plus anciens lecteurs connaissent mon super-pouvoir de démasquée dès que je bosse plus de quinze jours au même endroit, j'essaie de m'en débarrasser en ne racontant plus rien mais ça me manque !

Sinon j'ai eu une révélation ce weekend : ce sont Lézards Déco que je veux faire comme école (Heure Bleue se marrant : "J'aurais dû parier avec le Bibelot que tu trouverais un moyen de continuer tes études l'année prochaine !").
Sauf que le quota de candidats admis est ridiculement faible, que la plupart des admis a suivi une préparation artistique au concours et que c'est la dernière année où j'ai le droit de passer le concours (do you realize that ? Je serai trop VIEILLE l'an prochain !). Mais bon, allez hop, je vais tenter quand même (je n'ai rien à perdre à part les 46 euros de frais d'inscription).

Et tant que j'y suis, bin je vais aussi tenter l'école de photo d'Arles (Commentaire du Goût : "Je t'INTERDIS de déménager !"), et puis aussi le truc prévu au départ mais qui me fait un peu moins envie depuis l'épiphanie Lézards. Ca fait beaucoup, hein ? C'est ma voisine qui m'a donné cette fièvre de concours et d'écoles.

Sachant que je ne serais peut-être prise nulle part mais que ce n'est pas très grave (j'ai envie de continuer à étudier mais j'ai aussi envie de commencer à essayer de travailler...)

ven 01 février 2008

Avant de passer à la webcam...

Comme ma petite Gretchen me manque, ma mère (chez qui elle est pensionnaire) m'a envoyé des petites vidéos d'elle...

Gretchen Salade

J'ai franchi un cap, je ne me contente plus de mettre des photos de mon chat sur mon blog, maintenant je passe aux vidéos, c'est vraiment de la lose. Allez hop, tant pis j'assume.

jeu 31 janvier 2008

Un cadeau

Quelqu'un souhaiterait-il m'accompagner au concert (slam et jazz) d'Abd Al Malik samedi soir à 20h30 ?

Mon amie dont les pouvoirs d'ubiquité sont franchement faiblards m'a offert les deux places auxquelles elle a dû renoncer, et moi, eh bien je suis une et pas deux.

Voilà, donc si samedi soir, au lieu de regarder des épisodes de Friends (même en VO) vous vouliez bien vous ébrouer jusqu'au 16-18 Allée Léon Gambetta, au théâtre Rutebeuf de Clichy-la-Garenne (métro Mairie de Clichy me semble-t-il), eh bien vous pourriez assister à ce qu'on m'a promis être un chouette concert.

Anthropophagie

Notre rue, à Heure Bleue, Le goût et moi, est pleine de poètes et/ou analphabètes rigolos.

Ainsi, à peu près en face de la boucherie qui vend du filet de beauf, se trouve un bistrot au menu duquel on peut trouver du magret de connard.

Etonnant, non ?

mer 30 janvier 2008

(oui j'ai caché mes yeux pendant les scènes sanglantes)

Je suis allée voir Sweeney Todd ce soir, et je suis fort déçue.
C'est de ma faute aussi, je suis naïve, quand je lis partout " le meilleur Tim Burton", je finis par le croire.

Johnny Depp est extraordinaire, Helena Bonham-Carter pas mal non plus, cela dit (j'ai également apprécié Sacha Baron Cohen et son pantalon moule-burne, c'est mon petit penchant pour les plaisirs simples de l'existence).

Mais pour l'histoire, moi qui suis pourtant très bon public, ne soupçonnant jamais le dénouement de rien (un manque d'intuition souvent à la limite de l'encéphalogramme plat), là j'ai tout deviné tout de suite, et rien de plus ennuyeux que d'observer le héros tomber dans les pièges que vous auriez su éviter...

Bon, je ne blâmerai pas la comédie musicale en elle-même puisque j'étais prévenue, mais j'ai beau faire, quelques West Side exceptions mises à part, vraiment je raffole pas de ce genre.

edit : et je ne suis pas la seule à trouver ça nul !

lun 28 janvier 2008

C'est fou ce qu'on trouve dans les rues de nos jours

Des chiens efflanqués, des chats orphelins, ça, oui, j'en ai ramassé dans la rue, et puis ensuite, gardé chez moi ou laissé repartir.

Mais enfin tout de même, un môme, c'était la première fois.

Ousmane a huit ans et il a fugué, ne veut pas raconter pourquoi, la nuit est frisquette, et moi je ne sais pas trop quoi faire, alors je le ramène à la maison le temps de trouver.

Nous arrivons chez moi, tu as faim ? Non. Tu as soif, tu veux du jus d'orange ? Non. Je me trouve bien désemparée, et mon instinct de mère (hahaha) nourricière est frustré comme tout.

Bon, il veut bien dessiner, je sors le papier, la boîte de crayons et je pars éplucher des légumes à la cuisine. Je le surveille du coin de l'oeil, il a vite lâché le stylo pour feuilleter le livre qui traînait sur la table, et je ne sais toujours pas quoi faire. (Catherine, arrivée sur ces entrefaites, non plus)

Je lui propose des bédés de son âge, plutôt que les récits de guerre de Patrick Chauvel, sur lesquelles il se jette avidement.

Appeler la police, évidemment, oui ; mais si ses parents n'ont pas de papiers ? C'est pas pour dramatiser mais je me vois mal collaborer au régime... Et pourquoi n'auraient-ils pas de papiers ? Eh bien, rien de tangible, mais le gosse semble ne pas toujours bien comprendre le français, qu'il parle avec un petit accent et il n'a pas de chaussettes alors que nous sommes en janvier.

Et puis, pourquoi ne veut-il pas rentrer chez lui ? Il a peut-être juste la trouille d'une engueulade bien méritée, mais peut-être que ses parents ont la main leste, aussi... Il faut le ramener auprès d'adultes qui le tabassent ? Mais le tabassent-ils vraiment ?...

... Vous voyez que c'est compliqué !

Finalement, avec le nom de son école et la magie d'internet, on a trouvé la solution, le moyen de le ramener dans sa famille et de s'assurer que des yeux bienveillants seront gardés sur lui.

Je suis émue qu'il ait eu l'air aussi gourmand de livres, j'espère que la suite ne lui en fera pas perdre le goût, qu'il y aura toujours accès et qu'ils lui apporteront toujours du réconfort.

sam 26 janvier 2008

Affreux jojos

Il y a dans ma classe, comme dans toutes les classes, une fille que personne n'aime.

La pauvre, pour sa défense, souffre d'un contexte familial des plus pénibles, de quelques problèmes de santé et de goûts musicaux qui prêtent aux sourires narquois des adolescents ; elle est responsable en revanche de ses propos totalement inintéressants, centrés sur sa vie ennuyeuse et articulés d'une voix traînante, de son ego surdimensionné, de son attitude de courge et de son haleine de labrador.

Parmi les défauts auxquels elle ne peut rien, son sourire moins blanc que rose, dû à sa dentition de jument. Mes petits camarades, d'une cruauté irrésistible, l'ont pour cela tout simplement surnommée "Gencive" : sans appel, n'est-ce pas ?!...(oui, j'avoue, je me suis étranglée de rire, vous voyez bien que je suis méchante)

... Vous ne serez pas étonnés si je vous avoue que très franchement, je préfère ne pas savoir comment ils m'appellent, moi.

Voilà, c'est probablement la dernière fois pour les six semaines à venir que je vous parle de ces jeunes gens : mon stage débute lundi, hiiiii !

jeu 24 janvier 2008

MacGyver, c'est moi

Il faut que je pense à râler chez Et*m, où j'avais acheté l'an dernier un soutien-gorge (du genre pas du tout soldé) et qui a déjà perdu ses deux baleines, manquant me bousiller la machine à laver - hommes, vous n'avez pas idée de la simplicité de votre vie.

Mercredi, j'ai commis l'erreur de vouloir tout de même porter ledit soutien-gorge, réintégrant les baleines en les faisant simplement coulisser dans leur gaine, sans rajouter un point de couture.

Toutes les filles qui ont déjà fait ça vous assureront de la bêtise de cette tentative : la baleine, quand elle s'est échappée une fois, n'aspire plus qu'à recommencer, au mépris des excroissances féminines qu'elle est censée servir (à croire que c'est pas une vie d'être une baleine de soutien-gorge).

Mercredi donc, ça n'a pas loupé, au bout d'une heure, dans le métro, j'ai senti les affreuses commencer leur travail de sape et me meurtrir les nénés.

Quand en bout de ligne la foule s'est clairsemée, j'ai d'un geste aussi naturel que possible, extrait les coupables pour les glisser dans mon sac à dos.

L'après-midi, au labo noir et blanc, quand je me suis retrouvée devant l'agrandisseur, face à un tirage compliqué et que j'ai eu besoin d'un bidouillou pour retenir un peu la lumière au centre de l'image, qu'est-ce que j'ai fait, à votre avis ?
Bin j'ai sorti une baleine, un bout de scotch en papier, un morceau de canson noir et j'ai fabriqué le bidouillou approprié...

Pas de morale à cette histoire, si ce n'est que finalement, la vie de baleine n'est pas toujours forcément monotone.

- page 3 de 11 -