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mer. 26 octobre 2016

Matière à réflexion

Un billet du mois dernier que j'ai trouvé très intéressant sur le réflexe plus ou moins systématique qu'on a de s'en prendre aux victimes :

Le victim-blaming (ou pourquoi j’ai grondé mon chat après lui avoir marché sur la queue)

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image tirée de l'article en question, par Marine S.

mar. 25 octobre 2016

Vous êtes plutôt bouderie d'automne, ou dépression saisonnière ?

Je ne me risque plus à faire étendre des machines sur la terrasse, ça devient trop compliqué... on entre dans la saison où le linge va mettre des plombes à sécher, ne plus sentir bon l'air frais, et où le tankarville va nous encombrer à l'intérieur. J'aime pas.

Et j'aime pas ce sentiment de glisser vers la nuit, le froid. Recommencer à mettre des chaussettes, claquer des dents en se mettant au lit, ça me blase.

J'essaie de me dire "Non mais, les bougies ?" mais franchement, pour qui ça compense VRAIMENT, les bougies ?

Les arbres jolis, l'air qui sent le feu de cheminée, le potimarron, les poches du manteau qui évitent de trimballer un sac, certes. Le problème, c'est que ça dure trop longtemps (3 mois de froid, ça me suffirait) et que j'ai l'impression de quitter un état normal, naturel, qui n'est d'actualité finalement que 4 ou 5 mois, 6 les bonnes années. Est-ce la ville qui me déconnecte trop des saisons ? Est-ce parce que mon harmonie thermobiologique se situe au sud de la Loire ?

ven. 21 octobre 2016

Bonheur optique

Soudain sur l'avenue du général Leclerc, entre deux averses, entre le ciel de plomb et le soleil de craie, un spectre poétique :

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jeu. 20 octobre 2016

Quartier libre

Mes beaux-parents ont embarqué leurs trois petits-enfants pour cinq jours : Hiboute, 3 ans et demi, son cousin de 6 ans et sa cousine de 18 mois.
Nous autres parents avons intérêt à en profiter à fond, car il est évident qu'ils ne nous feront plus jamais cette proposition - rien qu'après le voyage en train, ils ont dû se mordre les doigts d'avoir eu une idée pareille. On le sait, parce que déjà un apéro avec les trois zébulons, il faudrait un weekend de thalasso pour s'en remettre. Alors cinq jours... On se demande dans quel état on va récupérer la troupe, mardi.

Enfin. Pour l'heure, le chat semble ravi de m'avoir pour lui tout seul (ou alors c'est que je n'ai pas monté assez les radiateurs). Quant à moi, je savoure. Ma fille me manque, mais les siestes aussi, en fait !

mer. 19 octobre 2016

Sainte Isabelle Filliozat, priez pour nous

Hiboute a une bonne amie depuis la crèche, O.

Elles ne se sont pas retrouvées dans la même classe, mais se cherchent pour être ensemble dès qu'elles sont dans la cour de récréation. Quand j'arrive le soir et qu'O est déjà partie, Hiboute est souvent désemparée ; elle s'est fait d'autres copines mais en quelques semaines, évidemment, le degré d'intimité n'est pas le même. La fatigue de la journée aidant, je crois qu'elle n'a tout simplement pas la force de traîner avec ces copines toutes neuves...

Bref. Comme on s'entend bien, la mère de O et moi, il nous arrive d'embarquer chacune notre tour les deux filles pour qu'elles se voient un peu plus chez l'une ou chez l'autre. Quand c'est chez O, tout se passe très bien. Mais quand c'est chez nous, misère ! C'est l'horreur. O est ultra-cool, mais Hiboute se transforme en furie, en créature tyrannique qui malmène sa copine, ne supporte pas de la voir s'amuser avec un de ses jouets, veut tout ce à quoi l'autre fait mine de s'intéresser, pique des crises monumentales (alors qu'elle est plutôt sereine habituellement), etc.

On termine épuisées toutes les deux, je ne sais pas quoi faire, quoi dire pour l'aider à être plus zen. Je ne sais pas dans quelle mesure c'est mon attitude à moi qui attise cette tension (je me sens sur la corde raide quand je la vois commencer à déraper : elle a besoin d'être rassurée, clairement, mais je ne peux pas lui caresser les cheveux en lui murmurant à l'oreille que tout va bien quand elle s'apprête à crever les yeux de sa copine avec le crayon vert que l'autre a eu le culot de prendre pour colorier son bonhomme), ou si c'est elle qui subit des conflits intérieurs que je ne pourrai de toute façon pas lui épargner. Je vois bien qu'elle est désemparée elle aussi, que par moments elle tente de se dominer mais que c'est trop dur.

Bref, je crois que je vais laisser passer quelques semaines avant de proposer à nouveau qu'on invite O à la maison... (et, donc, je vais voir si Isabelle Filliozat a quelque chose à me suggérer...)

mar. 18 octobre 2016

Lu et approuvé

Un bon petit roman comme je les aime, frais, pétillant et malin :

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(le bonheur dans le bonheur, c'est que j'ai pu le lire quasiment d'une traite, à la faveur d'un dimanche sans enfant. C'était merveilleux.)

lun. 17 octobre 2016

Demain, je m'y mets.

Aujourd'hui, j'ai :

  • dévissé le siphon de l'évier de la salle de bains pour le déboucher
  • répondu à plein de mails en souffrance
  • plié du linge, lancé une machine, étendu une machine
  • appelé ma mère pour un coup de fil dont je savais qu'il serait long et douloureux (on avait anticipé que le retour de ma grand-mère serait compliqué, et en fait il est très compliqué)
  • commandé un livre pour réussir à bien travailler de chez soi
  • grignoté toute la journée

Bref, la panoplie complète de la procrastinatrice de compétition. Seigneur, aurais-je oublié comment on fait pour travailler, au bout d'à peine 4 semaines ? Heureusement que j'ai commandé mon bouquin. Y a plus qu'à attendre maintenant.

ven. 14 octobre 2016

Mets de l'huile

Ça fait longtemps que je n'ai pas parlé de bouffe ici, non ?

Je voulais juste partager avec vous une recette de mayonnaise vegan (une "véganaise", me souffle-t-on dans l'oreillette depuis Montréal) que je trouve extra, et même, qui plaît au Nouveau Tigre alors qu'au départ, le soja et lui, c'est vraiment pas la grande histoire d'amour.

LA mayonnaise (vegan)

Je m'en sers pour faire une sorte de coleslaw : carottes et chou râpé, une bonne louche de la mayo en question, une cuillerée à soupe de sucre, un peu de gomasio, du persil et pour les amateurs, quelques raisins secs en supplément.

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Et s'il vous en reste un peu, allongez-la avec un jus de citron (vert éventuellement), ça fait une petite sauce extra avec le chou romanesco vapeur, par exemple.

(Je parle de ça alors qu'avec le froid qui s'est installé on a plutôt envie de soupes, je suis d'accord. Mais bon, avec ma soupe potiron-oignon-muscade-crème-fraîche d'hier, j'ai pas tellement réinventé le fil à couper l'eau tiède, hein.)

jeu. 13 octobre 2016

Un dossier qui pue

Hier j'écoutais cette enquête en deux parties sur les algues vertes en Bretagne.

L'enquête est très bien menée, on a l'impression d'écouter un véritable polar, sauf que tout est vrai (ou bien : et en plus, tout est vrai).

Depuis le temps que ça traîne, cette histoire, je me demande, quand même :

  • soit le coût du ramassage d'algues estimé à 1 million d'euros par an (au bas mot) ;
  • sachant que pour éviter leur formation, il faudrait élever les cochons sur de la paille et non plus du ciment (je ne pense pas vous l'apprendre, mais au cas où : merde de cochon + paille = bon fumier ; merde de cochon + ciment = vilain lisier qui sert de nourriture aux algues)
  • est-ce qu'on en aurait pour 1 million d'euros de paille, si on cherchait à régler le problème en amont ? Ou plus ? Ou moins ? Est-ce qu'on pourrait faire le test, une année, pour voir ?

Si quelqu'un a des informations là-dessus, ça m'intéresse.

(Après, je l'ai bien entendu, aussi, le patron de cette société qui s'occupe de ramasser les algues, raconter comment telle année sans trop d'algues échouées avait été catastrophique pour sa boîte. Comment on pourrait les employer différemment, les ouvriers payés à ramasser ces fichues algues ?)

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Photo piquée sur le site de Télérama, pas trouvé le nom du photographe.

mer. 12 octobre 2016

Mère-grand go home !

C'est la très bonne nouvelle du jour : ma grand-mère s'est suffisamment retapée pour rentrer chez elle, enfin, après 3 mois et demi d'hôpital.

Hier soir, en traversant le parc désert de la Pitié-Salpêtrière pour aller lui dire au revoir, je me sentais euphorique, comme si c'était moi qui allais enfin retrouver la douceur de mon foyer. J'avais bien envie de partager une coupette de champagne avec elle, mais nous nous sommes contentées de papoter à voix basse et d'évoquer Trésor, le petit chat qu'elle désire ardemment depuis quelques semaines, et qu'elle a nommé ainsi avant même qu'on le lui dégote.

Ce chat, c'est ce qui me fait le plus plaisir : il y a dix ou quinze ans (ma grand-mère était alors une fringante septuagénaire), quand le dernier de leurs animaux domestiques est mort (chat, chien ou perroquet ? je ne sais plus), elle avait pris la décision de ne pas en prendre d'autre. Elle partait du principe qu'elle mourrait avant et ne voulait pas nous laisser la charge d'un orphelin.

Alors je trouve émouvant ce revirement de situation sur le tard : il y a des tas de choses qu'elle aimait et qu'elle ne peut plus faire, mais avoir un chat sur les genoux, ça c'est encore possible, et elle n'a aucune raison de se priver de ce plaisir.

La vie est trop longue pour ça.

La vie est trop courte pour ça.

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Illustration pas complètement pertinente, mais suffisamment : une vieille dame, un animal, et tellement de mignonnerie !

mar. 11 octobre 2016

Pourquoi, pourquoi pas

Dimanche après le square, on s'arrête à la boulangerie histoire de s'offrir une petite fougasse pour le goûter. Hiboute en réclame aussitôt un morceau, à quoi je réponds, en bonne mère en perpétuelle croisade contre les vilains microbes : tututut, on va se laver les mains d'abord.

Couinements de frustration. Je défends ma position :

- Enfin, chérie... Si tu ne te laves pas les mains d'abord, tu peux tomber malade !

La boulangère intervient :

- Ou plutôt, si tu ne te laves pas les mains d'abord, ben t'en auras pas !

Deux visions de l'éducation.

Par réflexe, je suis le plus souvent dans la première, mais par fatigue ou par manque de temps, ou quand la première ne donne rien sur le moment, je peux verser dans la seconde, parfois plus efficace à court terme, mais pas hyper stimulante à mon sens.

Hiboute n'est ni plus ni moins disciplinée que les autres, mais je pense qu'à terme, il est plus fécond de lui présenter un monde avec des causes et des conséquences logiques, plutôt que des autorisations et des interdictions en apparence arbitraires. Et de toute façon, impossible d'ignorer ses "pourquoi ?" systématiques. C'est stimulant aussi pour moi, car ça m'oblige à expliciter (et parfois à remettre en question) le bien-fondé de ce que je lui demande de faire ou de ne pas faire. Pourquoi je veux bien qu'elle commence son repas par le yaourt mais pas par le chocolat, par exemple. Mais il est certain que c'est plus long et plus fatigant.

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En ce moment, elle est dans une phase Terres et soleils à gogo.

lun. 10 octobre 2016

Mon entretien annuel professionnel avec ma direction (= moi)

Je reprends le travail aujourd'hui. Ce sera mon quatrième (et sans doute dernier) livre de l'année, il y aura eu :

  • une espèce de thriller plus ou moins psychologique
  • un porno
  • un livre de yoga
  • et donc ce roman, quoi, jeunesse ? Jeunes adultes ? Ambiance lycée américain en tous cas.

Les choses se sont enchaînées avec une fluidité incroyable (enfin sauf cet été pour cause de Mère-grand subclaquante, mais ça va mieux), et j'ai même pu prendre des vacances. Je me sens immensément reconnaissante, envers le Tigre bien sûr, qui m'a mis le pied à l'étrier et continue de m'aider, mais aussi envers une somme de choses plus floues : les gens cool avec qui je travaille, les projets qui arrivent au bon moment, le fait de pouvoir travailler en pyjama depuis mon canapé, et puis moi aussi, qui parviens à mener ma barque, à rendre les projets à l'heure, à trouver de l'intérêt à ce que je fais même quand le texte ne casse pas des briques.

Tout n'est pas encore parfait :

  • J'aimerais réussir à travailler plus vite, et plus régulièrement (il y a encore trop de jours sans et de jours bof, même si je sens bien qu'on ne peut pas complètement les éradiquer).
  • Je voudrais prendre le temps de lire davantage - évidemment, ça nourrit ma langue.
  • Arrêter d'angoisser à l'idée de ne pas être dans les temps, surtout quand j'ai 5 semaines d'avance sur mon planning.
  • Peut-être prendre des cours d'anglais avancé ? Et / ou de linguistique ? Parce qu'autant j'ai parfois le sentiment d'être exactement à ma place, autant régulièrement c'est le sentiment d'imposture qui l'emporte. Et comme j'ai encore et toujours envie d'apprendre...

Mais bon, j'ai aussi des tas d'autres envies et des tas de lessives à faire.

ven. 07 octobre 2016

Guillaume et nous

Ces temps-ci avec le nouveau Tigre, une fois qu'on a réussi à coucher notre insomniaque, on se fait des soirées années 1930, comprenez : on écoute la radio.

Notre spécialité, c'est de tout découvrir avec un siècle de retard. Ce qui est génial pour le binge-watching de séries, pas besoin d'attendre la semaine suivante pour voir le prochain épisode ! Même si bon, avec ma résistance au sommeil, en fait de binge-watching on ne dépasse jamais les deux épisodes et demi...

Bref, en ce moment on se fait l'intégrale des chroniques de Guillaume Meurice sur France Inter, qu'on a découvert il y a seulement quelques jours. Il nous fait rigoler de choses qui prêtent plutôt à pleurer (Wauquiez, NDDL, le cumul des mandats, etc. Oui. C'est un affreux gauchiste), même si parfois on le trouve un brin de mauvaise foi (on n'est pas toujours d'accord là-dessus). Et puis, ça me va parfaitement de ne pas passer la soirée rivée à l'écran, vu que je le suis déjà toute la journée.

Bref, je vous le conseille.

Toutes ses chroniques sont ici : Le moment Meurice

Et voici la dernière :

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jeu. 06 octobre 2016

On a gagné !

Le bonheur du jour d'hier soir : les Boîtes à Jouer ont été retenues au budget participatif !

Je suis très contente.

Si vous débarquez, j'avais raconté de quoi il s'agit il y a quelques jours.
Bonne journée !

mer. 05 octobre 2016

Debout depuis 4h du matin



mar. 04 octobre 2016

(Je pourrais faire une rubrique entière appelée "Merdouilles ramassées dans la rue")

Hiboute réclamait un ordinateur depuis longtemps, et en chemin pour la maison, je suis tombée sur cet objet qui m'a permis de prendre cette photo délicieusement anachronique :

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Comme elle a l'habitude de nous voir fermer nos ordinateurs portables, elle a eu le même geste de rabattre l'écran du Minitel sur le clavier : j'adore voir ce genre de petit clash rigolo entre la technologie et les habitudes de l'esprit humain (comme quand ma belle-mère essaie de zoomer avec les doigts sur le moniteur de mon appareil photo vieux de 10 ans, ou que mon neveu cherche le moniteur en question sur un appareil argentique).

lun. 03 octobre 2016

Preuve objective de l'existence de Dieu

Ce weekend, nous avons retrouvé l'énorme araignée qui avait traumatisé le Tigre un mois plus tôt en atterrissant chez nous par la fenêtre ouverte suite à un coup de vent ("BOUM !").

Elle était toujours en vie. Opération expulsion, je piège la bête (fâchée, ouh là là) entre notre verre doseur et un carton. La répartition des tâches au sein de notre foyer veut que ce soit A. qui s'occupe de mettre dehors les araignées (il n'en a ni plus ni moins peur que moi, mais je n'en démords pas.).

Courageusement, l'amour de ma vie se saisit donc de la captive pour l'emporter sur le balcon. Il cafouille un peu au moment de la relâcher et manque laisser tomber le verre doseur du cinquième étage (le carton, lui, a été balancé avec l'araignée).

Nous nous remettons de nos émotions et retournons vaquer à nos occupations. Une demi-heure plus tard, j'entends un jbling ! retentissant : Hiboute a fait tomber le fameux verre doseur qui avait réchappé de justesse à la chute au bas de l'immeuble, il est en mille morceaux.

Nous avons pensé à ces gens qui évitent la catastrophe aérienne en ratant leur avion, pour succomber quelques jours plus tard à un bête accident de voiture. Le destin de ce verre doseur était manifestement écrit : il devait terminer son existence d'auxiliaire de cuisine ce samedi.

ven. 30 septembre 2016

La dernière séance

Vu hier :
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Une sorte de Demain ! des modèles sociaux. Sans doute caricatural, mais intéressant, comme autant de pistes à explorer plus avant : l'école finlandaise, les prisons norvégiennes, les lois et la police portugaises, le traitement de la crise en Islande... (bon en écrivant ça je constate que 90% des bonnes idées évoquées dans le film, je les connaissais déjà. Mais ça me donne envie quand même d'approfondir.)

De Michael Moore, je me rappelle surtout Bowling for Columbine, qui m'avait fait une forte impression, qui avait fait forte impression. Et pourtant, 14 ans plus tard, les États-Unis n'ont pas tellement avancé sur la question des armes à feu il me semble ; est-ce que Moore avait quand même réussi à faire avancer le schmilblick, ou pas du tout ?

Est-ce que ce film-là, est-ce que la somme de ses films fait évoluer les mentalités, fait bouger les choses ? Je l'espère.

jeu. 29 septembre 2016

Ma botte secrète pour le petit déj

Choses que la Poupette a envie de manger le matin :

  • des croûtes de fromage (authentique)
  • des gnocchis ou de la pizza restants de la veille
  • une tartine ou des galettes de riz (vu qu'on ne pense jamais à acheter le pain dans cette maison, j'ai toujours ce plan B)
  • des biscuits (quand il ne reste que les dégueus à l'huile de palme, je prétends qu'on n'en a plus)
  • des pancakes

Et alors là pour les pancakes mes amis, j'ai ma routine, tellement bien huilée que des fois j'arrive à les préparer le matin même, entre 7h32 et 7h56 (bon ça arrive rarement, mais dans ce cas-là, je me fais l'effet d'une mère parfaite dans sa jolie maison blanche du Connecticut).

La recette, celle que je fais depuis des années, c'est celle de Deborah d'Absofruitly : pancakes à la banane. J'ai toujours une banane en train de pourrir dans la coupe à fruits donc c'est toujours le moment idéal pour faire cette recette.

Et puis, comme ça fait toujours trop et que le pancake vieux de deux jours, c'est pas dingue, je congèle ce qui reste. Non seulement ça se décongèle très facilement d'un coup de grille-pain, mais en plus, ils sont encore meilleurs comme ça : au lieu d'être tout mous de partout, ils deviennent légèrement croustillants à l'extérieur, un régal. Essayez, vous m'en direz des nouvelles.

L'astuce pour congeler votre pile de pancakes afin de pouvoir les ressortir ensuite un par un sans galérer ni y passer trois plombes : vous les intercalez avec une bande de papier sulfurisé repliée en accordéon, comme ça :

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Je vous laisse, je vais déposer le brevet.

Dernier avantage (et non des moindres) par rapport à la tartine, à la galette de riz ou aux biscuits : un pancake ne fait pas de MIETTES. Et comme la petite chérie mange rarement assise à table, la Monica qui est en moi approuve grave.

mer. 28 septembre 2016

Plus que 4 jours pour sauver le monde (ou presque)

Y a-t-il des parisiens parmi vous ? J'ai quelque chose à vous demander. (si vous n'êtes pas parisien, lisez quand même, et faites suivre aux concernés ! Je parle d'un truc que j'aimerais voir s'étendre à toute la France, il faut bien que ça commence quelque part).

Avez-vous voté pour le budget participatif de la ville de Paris ? (oui, je sais, comme entrée en matière, on a fait plus glamour)

Telle une vendeuse d'encyclopédie en porte-à-porte, j'ai fait la promo autour de moi ces derniers jours, parce que même si rien de révolutionnaire ne se joue (encore) là, je trouve l'initiative quand même chouette.

Je vous raconte en deux mots :

Le budget participatif, c'est 100 millions d'euros du budget de la ville, mis à disposition des Parisiens pour réaliser leurs projets. Par le peuple et pour le peuple, vous voyez le genre ? Tous les parisiens peuvent proposer un projet, et tous peuvent voter (pas besoin d'être majeur, pas besoin d'être français de souche : il suffit d'une adresse mail et d'une déclaration de bonne foi).

On peut voter pour 10 projets en tout : 5 pour le Tout Paris, 5 pour l'arrondissement de son choix.

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Des exemples, au hasard

Ce sont des projets souvent très concrets, liés à l'amélioration du cadre de vie (rajouter des bancs, végétaliser de diverses manières, piétonniser certaines rues quelques heures par jour pour les gosses, diminuer les nuisances sonores, etc). Il y a aussi des initiatives tournées vers le social, la jeunesse, la culture, le sport...

Une association que j'aime beaucoup a proposé un projet cette année. Il s'agit de l'association Jouer pour Vivre, qui diffuse un truc appelé la Boîte à Jouer : des cabanes remplies de trucs et de machins (mais vraiment : des pneus, des tissus, des cordes, des tubes en carton) pour que les écoliers puissent jouer librement dans la cour, à l'heure de la cantine (deux heures à ne pas savoir quoi faire de sa peau, c'est long).


Ça donne ce genre de joyeux bordel.

J'ai discuté assez longuement avec les fondateurs de cette association, et je partage complètement leur philosophie et leur vision de l'enfance, et de ce qu'on peut, de ce qu'on doit donner aux enfants pour leur permettre de devenir des gens bien, intelligents et bien dans leur peau. Mais oui, carrément ! J'y crois vraiment. Je ne veux pas détailler trop puisque donc, les votes seront clos le 2 octobre, mais j'en reparlerai plus longuement à l'occasion (si je décide de rebloguer régulièrement ici, l'occasion se présentera vite).

Alors, évidemment, moi, j'ai voté pour leur projet, qui consiste à installer ces Boîtes à Jouer dans une dizaine d'écoles de quartiers populaires. Et maintenant, j'aimerais bien que vous en fassiez autant, si le cœur vous en dit.

Je ne suis pas franchement une ambassadrice de choc, mais si j'ai réussi à convaincre ne serait-ce qu'une personne de soutenir ce projet, je serai déjà ravie ! (et si je compte mon beau-frère et la voisine du rez-de-chaussée que j'ai bassinés la semaine dernière avec ça, j'aurai donc un total de trois embrigadés à mon actif, c'est formidable).

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