Une joie craquante
Par Milky le sam. 21 juillet 2007, 22:00 - Journal - Lien permanent
Aujourd'hui c'était pique-nique au bois de Vincennes avec des tas de gens
très bien, ce qui m'a laissé un goût de dimanche jusqu'à ce que je retourne à
la civilisation - rue du faubourg St-Antoine un samedi, même si vous êtes pas
Johnny le bain de foule est assuré...
Nous avions parlé de The Brassens (un chanteur qui reprend des tubes à la manière
de Georges, c'est très rigolo), alors ce soir j'écoute un peu et prise de
nostalgie je vais dégoter quelques vidéos de l'authentique Brassens, comme un
écho du concert diffusé par France 5 il y a quelques soirs.
Ce qui me fait craquer chez lui, regardez bien les images, c'est cette façon
qu'il a de sourire de ses propres textes, un sourire réjoui et presque gêné
parfois, irrésistiblement joyeux (ça ne marche pas avec L'Auvergnat, essayez
plutôt avec Le Gorille ou Quatre-quinze fois sur cent), ça m'emplit de
tendresse pour lui. Dans un autre genre ça me rappelle cette rencontre
avec Philippe Pollet-Villard, le bibliothécaire avait lu au public un
extrait de son livre, et lui, se marrait comme une baleine, sans pouvoir s'en
empêcher, son heureux caractère me l'avait tout de suite rendu très sympathique
!
C'est curieux parce qu'en dépit des apparences, c'est très différent de ces
personnes très contentes d'elles-même, celles-là sont agaçantes ou bien drôles
à force de ridicule.
Après réflexion, il me semble que la différence, c'est que Brassens était aussi talentueux que modeste... (j'avais vu un très très très bon documentaire sur lui il y a quelques étés sur rha zut c'est quoi déjà cette chaîne, ah oui TV5, un docu que j'aimerais bien revoir d'ailleurs - cette façon désarmante qu'il avait de dire qu'il écrivait ses textes comme n'importe qui de pas trop con aurait pu le faire...) Et Pollet-Villard aussi, c'est un type modeste. Oui ça doit être ça, qui les rend si adorables.
Commentaires
Il existe aussi des faux modestes je me laisse facilement piéger (Brassens n'en est pas, je le sais) et aussi des faux qui-s'la-pète mais masquent ainsi une timidité.
A La Rochelle dans l'orchestra di Piazza Vittorio j'ai aussi vu un vrai frimeur (un chanteur) mais qui l'était de façon si parfaite que ça l'en rendait sympa (il était désarmant de frimosité).
A la réflexion je crois qu'on peut repérer un vrai modeste d'un faux à ce que si on a une conversation avec lui il t'écoute vraiment et ne fait pas que suivre son propre chemin sans tenir compte de toi. Ce n'est pas non plus si simple il y en a qui savent écouter mais uniquement dans l'idée de tenter de glanner des infos pour savoir à quelle fin ils pourront t'utiliser.
Je suis née trop tard, il est mort trop jeune mais je reste persuadée que Brassens était un type bien, du genre fidèle en amitié, sur qui les potes pouvaient compter.
moi aussi j'adore ce sourire, cet amusement, moi aussi ça me fait craquer...Me suis achetée le cd du disque que j'écoutais quand j'étais petite, je l'écoute beaucoup -en voiture.
Tu es bien placée pour savoir que Brassens à une place dans nos coeurs...
Ferai-je des envieuses si je dis que j'ai eu la chance de le voir sur scène et que ce fût un pur moment de bonheur ?
Catherine : en effet !...
HB : oui, c'était une bonne soirée qu'on a passée avec lui.
Lili : je cherche si le documentaire que j'avais vu n'existe pas en dvd, pour l'instant c'est pas fructueux...
Gilda : j'en suis également persuadée, le docu qui n'était pas complaisant m'encourage dans ce sens. En ce qui concerne les modestes (les vrais, car effectivement la contrefaçon est répandue), bien sûr ce n'est pas l'unique façon d'être attachant...