Aujourd'hui c'était pique-nique au bois de Vincennes avec des tas de gens très bien, ce qui m'a laissé un goût de dimanche jusqu'à ce que je retourne à la civilisation - rue du faubourg St-Antoine un samedi, même si vous êtes pas Johnny le bain de foule est assuré...

Nous avions parlé de The Brassens (un chanteur qui reprend des tubes à la manière de Georges, c'est très rigolo), alors ce soir j'écoute un peu et prise de nostalgie je vais dégoter quelques vidéos de l'authentique Brassens, comme un écho du concert diffusé par France 5 il y a quelques soirs.

Ce qui me fait craquer chez lui, regardez bien les images, c'est cette façon qu'il a de sourire de ses propres textes, un sourire réjoui et presque gêné parfois, irrésistiblement joyeux (ça ne marche pas avec L'Auvergnat, essayez plutôt avec Le Gorille ou Quatre-quinze fois sur cent), ça m'emplit de tendresse pour lui. Dans un autre genre ça me rappelle cette rencontre avec Philippe Pollet-Villard, le bibliothécaire avait lu au public un extrait de son livre, et lui, se marrait comme une baleine, sans pouvoir s'en empêcher, son heureux caractère me l'avait tout de suite rendu très sympathique !

C'est curieux parce qu'en dépit des apparences, c'est très différent de ces personnes très contentes d'elles-même, celles-là sont agaçantes ou bien drôles à force de ridicule.

Après réflexion, il me semble que la différence, c'est que Brassens était aussi talentueux que modeste... (j'avais vu un très très très bon documentaire sur lui il y a quelques étés sur rha zut c'est quoi déjà cette chaîne, ah oui TV5, un docu que j'aimerais bien revoir d'ailleurs - cette façon désarmante qu'il avait de dire qu'il écrivait ses textes comme n'importe qui de pas trop con aurait pu le faire...) Et Pollet-Villard aussi, c'est un type modeste. Oui ça doit être ça, qui les rend si adorables.