Avertissement : je crois que ce qui va suivre n'intéresse personne, seulement moi je ne peux pas m'empêcher d'en parler.

J'en ai parlé l'année dernière, ici et .

Je résume pour ceux qui ont la flemme d'aller relire : gamine, j'ai pendant environ trois ans fait partie d'une petite bande de copines et je garde de ces années-là un goût de miel et de citron (c'était doux mais ça piquait parfois). La petite bande en question était composée de cing gamines, âgées de 8 à 13 ans environ : Iris et sa grande soeur Nikita ; Lucie, leur "fausse" soeur, la fille de leur beau-père ; et puis ma propre soeur et enfin moi. Nous avons fait les 400 coups ensemble, c'était une partie très exaltante de mon enfance.

J'étais en totale admiration devant la blonde Nikita, de deux ans mon aînée : c'était elle qui avait le plus d'imagination, de talent, d'inventivité, et d'intelligence aussi je crois. Mais c'était également elle qui avait déjà, à l'époque, un petit grain, et d'autres personnes de son entourage lui préféraient sa soeur Iris, plus gentille, d'un tempérament moins volcanique.

Les années et l'enfance ont passé, les filles ont déménagé, je n'ai plus eu de nouvelles que de loin en loin, et elles n'étaient pas bonnes : Nikita à une époque se droguait, à une autre était sdf, à une autre encore avait disparu de la circulation... Je me désolais, elle que je trouvais si brillante quand nous étions gamines.

Et puis l'année dernière, le coup de grâce : Nikita était en fait schizophrène, elle avait donné naissance à un garçon quelques mois plutôt et c'était sa mère qui en avait la garde.

(bon tu parles d'un résumé, je ne sais pas être rapide avec cette personne de ma vie)

Il se trouve que mes parents ont revu les siens (enfin, sa mère et son beau-père) il y a quelques jours. J'ai pressé ma mère de questions, qui a raconté du mieux qu'elle a pu cette drôle de soirée, je vais tâcher de m'en tenir aux faits qui nous intéressent :

_ Nikita est sortie de l'hôpital psychiatrique, mais nie sa maladie (ne prend donc pas de traitement et ne risque pas de voir son état s'améliorer)

_ Elle vit à N., loin de son fils, de ses parents, de ses soeurs... elle est à nouveau enceinte et ne l'a pas déclaré, ne voulant pas se faire enlever son enfant une nouvelle fois (je ne sais pas dans quelle mesure elle serait capable d'avoir une vie de famille, je crois pas trop)

_ D'après ce que j'ai lu, plusieurs facteurs peuvent déclencher cette maladie, mais Nikita souffre d'une lourde hérédité puisque deux des oncles de sa mère ont eu cette maladie - avant de se suicider... brrr

_ Il paraît que ça lui ferait plaisir de nous revoir, ma soeur et moi. Quand nous l'avons appris, nous avons bondi toutes les deux : on y va ! Bon c'est pas encore fait, il faut voir. Je sais que je risque d'être très déçue, mais maintenant que ça semble possible et que ça semble bientôt, je crève d'envie de la revoir (sans avoir la moindre idée de la tournure que pourrait prendre cette rencontre).

Une dernière chose ; je rêvais d'elle, de nos retrouvailles, deux à trois fois par an depuis mon adolescence. Depuis l'été dernier, pas une seule fois son souvenir est venu s'incruster dans mes nuits. Cette absence m'amène à penser que je suis prête à la retrouver, pour de vrai.

Je vous tiendrai au courant (que vous le vouliez ou non)