Appelons-la Nikita
Par Milky le sam. 18 août 2007, 19:27 - Journal - Lien permanent
Avertissement : je crois que ce qui va suivre n'intéresse personne,
seulement moi je ne peux pas m'empêcher d'en parler.
J'en ai parlé l'année dernière, ici et là.
Je résume pour ceux qui ont la flemme d'aller relire : gamine, j'ai
pendant environ trois ans fait partie d'une petite bande de copines et je garde
de ces années-là un goût de miel et de citron (c'était doux mais ça piquait
parfois). La petite bande en question était composée de cing gamines, âgées de
8 à 13 ans environ : Iris et sa grande soeur Nikita ; Lucie, leur
"fausse" soeur, la fille de leur beau-père ; et puis ma propre soeur et
enfin moi. Nous avons fait les 400 coups ensemble, c'était une partie très
exaltante de mon enfance.
J'étais en totale admiration devant la blonde Nikita, de deux ans mon
aînée : c'était elle qui avait le plus d'imagination, de talent,
d'inventivité, et d'intelligence aussi je crois. Mais c'était également elle
qui avait déjà, à l'époque, un petit grain, et d'autres personnes de son
entourage lui préféraient sa soeur Iris, plus gentille, d'un tempérament moins
volcanique.
Les années et l'enfance ont passé, les filles ont déménagé, je n'ai plus eu
de nouvelles que de loin en loin, et elles n'étaient pas bonnes : Nikita à
une époque se droguait, à une autre était sdf, à une autre encore avait disparu
de la circulation... Je me désolais, elle que je trouvais si brillante quand
nous étions gamines.
Et puis l'année dernière, le coup de grâce : Nikita était en fait
schizophrène, elle avait donné naissance à un garçon quelques mois plutôt et
c'était sa mère qui en avait la garde.
(bon tu parles d'un résumé, je ne sais pas être rapide avec cette personne
de ma vie)
Il se trouve que mes parents ont revu les siens (enfin, sa mère et son
beau-père) il y a quelques jours. J'ai pressé ma mère de questions, qui a
raconté du mieux qu'elle a pu cette drôle de soirée, je vais tâcher de m'en
tenir aux faits qui nous intéressent :
_ Nikita est sortie de l'hôpital psychiatrique, mais nie sa maladie (ne
prend donc pas de traitement et ne risque pas de voir son état
s'améliorer)
_ Elle vit à N., loin de son fils, de ses parents, de ses soeurs... elle est
à nouveau enceinte et ne l'a pas déclaré, ne voulant pas se faire enlever son
enfant une nouvelle fois (je ne sais pas dans quelle mesure elle serait capable
d'avoir une vie de famille, je crois pas trop)
_ D'après ce que j'ai lu, plusieurs facteurs peuvent déclencher cette maladie, mais Nikita souffre d'une lourde hérédité puisque deux des oncles de sa mère ont eu cette maladie - avant de se suicider... brrr
_ Il paraît que ça lui ferait plaisir de nous revoir, ma soeur et moi. Quand
nous l'avons appris, nous avons bondi toutes les deux : on y va ! Bon
c'est pas encore fait, il faut voir. Je sais que je risque d'être très déçue,
mais maintenant que ça semble possible et que ça semble bientôt, je crève
d'envie de la revoir (sans avoir la moindre idée de la tournure que pourrait
prendre cette rencontre).
Une dernière chose ; je rêvais d'elle, de nos retrouvailles, deux à trois
fois par an depuis mon adolescence. Depuis l'été dernier, pas une seule fois
son souvenir est venu s'incruster dans mes nuits. Cette absence m'amène à
penser que je suis prête à la retrouver, pour de vrai.
Je vous tiendrai au courant (que vous le vouliez ou non)
Commentaires
ben moi j'le veux. J'ai vécu une amitié singulière similaire mais n'ai jamais eu l'opportunité de "revoir ma Nikita" - et désormais, ça ne sera plus possible, paix à son âme tourmentée - ( Ne pas l'avoir revue... je n'arrête pas de me demander si c'est mieux comme ça...)
Ca ne sera peut-être pas facile de la retrouver, elle aura surement beaucoup changer, mais ça peut aussi être des retrouvailles formidables.
Dans mon grand romantismes des situations, j'ai toujours aimé ce genre d'histoire. J'ai moi même retrouvé une copine que je n'avais pas vu depuis le lycée. Ca ne fait pas si longtemps mais quand même. Je savais ce qu'elle devenait (les gens qui ont une carière se suivent sur internet) et je suis donc passée la voir à tout hasard où elle travaille à Berlin quand j'étais de passage.
De chouettes retrouvailles mais pas la résurection de notre amitié. Nous avons toutes les deux changé. C'est simplement agréable de voir une amie heureuse.
FOnce retrouver Nikita, ça vous fera surement beaucoup de bien !
Monette : je crois que l'occasion est pour très bientôt...
Elo : moi aussi je suis une incorrigible romantique, mais là depuis que je sais qu'elle est malade, je le suis un peu moins ; cette rencontre ne changera pas grand-chose, ni pour elle ni pour moi, mais à une petite échelle ça sera quand même bien, je crois, j'espère.
Bien sur que ça nous intéresse l'histoire de Nikita, dommage qu'elle soit si triste, Nikita avait certainement tout pour réussir mais la vie en a décidé autrement. Tu as raison de vouloir la revoir, même si rien ne sera comme avant. Vous avez changé toutes les deux, vous n'avez surement plus les mêmes attentes et ne regardez plus dans la même direction, mais l'amitié
demeure malgré tout. J'attends l'histoire des
retrouvailles avec impatience.
un peu q'ça nous interesse on a tous vecu des trucs + ou- semblables et les schizo sont + nombreux que tu le crois (mais la plupart se soignent)et p'têt que t'arriveras à la convaincre pour le trt bonne chance...
j'attends le récit de la rencontre...
Vous serez prudentes !!!