Il faut que je pense à râler chez Et*m, où j'avais acheté l'an dernier un soutien-gorge (du genre pas du tout soldé) et qui a déjà perdu ses deux baleines, manquant me bousiller la machine à laver - hommes, vous n'avez pas idée de la simplicité de votre vie.

Mercredi, j'ai commis l'erreur de vouloir tout de même porter ledit soutien-gorge, réintégrant les baleines en les faisant simplement coulisser dans leur gaine, sans rajouter un point de couture.

Toutes les filles qui ont déjà fait ça vous assureront de la bêtise de cette tentative : la baleine, quand elle s'est échappée une fois, n'aspire plus qu'à recommencer, au mépris des excroissances féminines qu'elle est censée servir (à croire que c'est pas une vie d'être une baleine de soutien-gorge).

Mercredi donc, ça n'a pas loupé, au bout d'une heure, dans le métro, j'ai senti les affreuses commencer leur travail de sape et me meurtrir les nénés.

Quand en bout de ligne la foule s'est clairsemée, j'ai d'un geste aussi naturel que possible, extrait les coupables pour les glisser dans mon sac à dos.

L'après-midi, au labo noir et blanc, quand je me suis retrouvée devant l'agrandisseur, face à un tirage compliqué et que j'ai eu besoin d'un bidouillou pour retenir un peu la lumière au centre de l'image, qu'est-ce que j'ai fait, à votre avis ?
Bin j'ai sorti une baleine, un bout de scotch en papier, un morceau de canson noir et j'ai fabriqué le bidouillou approprié...

Pas de morale à cette histoire, si ce n'est que finalement, la vie de baleine n'est pas toujours forcément monotone.