Dans les tâches qui incombent aux stagiaires, il y a : tous les matins, aller acheter des fruits chez le primeur. Quand c'est moi qui m'y colle, je constate avec désarroi que manifestement le pétrole est toujours trop bon marché : les pommes viennent du Chili, et les poires d'Argentine ! A côté, les fraises belges et la pastèque espagnole semblent presque écologiques...

En parlant de fraises, chez ce primeur je n'ai point rencontré la fameuse ibérique, insipide pour ceux qui la goûtent, toxique pour ceux qui la cultivent ; cette année il semblerait qu'elle soit cultivée au Portugal. Elle a effectivement un peu plus de goût que sa voisine espagnole, mais je suppose que dans quatre ou cinq ans, quand sa culture aura bien épuisé la terre et qu'on la fera pousser hors-sol, elle deviendra tout aussi infecte.