Quelle journée merdique ! Mais d'une manière originale, ce qui est mieux que les jours juste nuls.

Aujourd'hui le photographe qui oeuvrait sur le plateau auquel j'étais assignée était tout simplement mauvais, un éclairage moche, des compositions sans intérêt... Et puis, sur un plateau, c'est le photographe qui décide de la bande-son (parce que, vous comprenez, nous sommes des hârtistes, alors nous avons besoin d'écouter de la musique pour travailler) ; et celui-ci n'a qu'un seul, unique goût musical : la house (ou le house ? Je m'en fous). Qu'il nous a imposée, à un volume couvrant le bruit d'un karcher, pendant neuf heures d'affilée. C'est très long, neuf heures de techno-house (whatever) quand on n'est pas dans une rave ou à Ibiza et surtout, qu'on n'a pas pris d'ecstasy pour le supporter.

L'assistant-plateau, le régisseur numérique, la maquilleuse, le modèle, le styliste et moi-même avons dû réfréner nos besoins de perforation mutuelle de tympans car il n'y avait pas de tisonnier dans la pièce. Il a été cependant plus difficile de tenir l'Ipod maudit à l'écart de tous les objets contondants qui me passaient dans les mains... Seul l'assistant du photographe ne bronchait pas ; peut-être à cause de son régime végétalien (il doit lui manquer des nutriments pour faire coller la myéline aux neurones) qui nous a forcés à manger de bêtes pâtes à la tomate, sans crème, à midi. Dur !

Dans l'après-midi, message de Mère : j'ai été désignée jurée d'assises (je vous avais dit que c'était original). Je m'y vois mal... bon, bref, je n'y connais pas grand-chose mais d'après ce que j'ai pu lire, il n'est pas encore certain que je serai obligée de regarder des photos de gens éventrés.

Tard, très tard, trop tard, le photographe de l'enfer est parti, à peu près au moment où le plateau d'à côté était investi par une bande de supporters du psg, ma foi très fidèles à l'image peu reluisante qu'on peut avoir d'eux. Nous sommes donc passés au heavy metal, le temps de finir de ranger notre côté... Lovely.