Si vous avez un peu de temps à Paris d'ici le 28 septembre, foncez à la galerie du Jeu de Paume, métro Concorde, pour voir la très très chouette expo des photos de Richard Avedon (ne manquez pas le petit film d'un quart d'heure où il évoque son travail, avant l'entrée, à gauche). Je ne conçois pas qu'on ne puisse pas admirer son talent de portraitiste (mais il paraît que je suis un peu despotique). Les tirages sont magnifiques, ce qui ne gâche rien.

Ses portraits m'éblouissent... Bon évidemment c'est problématique, parce que ça me donne irrésistiblement envie de faire du sous-Avedon, je ne sais pas encore comment je vais réussir à me dépatouiller de son influence...

Dans un autre genre je suis allée au cinéma voir Kung-Fu Panda ; cela faisait bien longtemps que je n'étais pas allée voir un Disney/Pixar/Dreamworks quelconque, eh bin mes amis, ça baisse.
Oh, pour l'animation, ils sont forts, c'en est même ennuyeux tellement maintenant ils font tous de l'animation-qu'on-dirait-que-c'est-en vrai tellement c'est réussi. L'histoire est efficace, les gags itou. Les personnages sont peut-être un petit peu plats mais comme c'est du kung-fu, ils sont très gracieux.

Non, ce qu'il y a de gênant là-dedans, c'est la façon dont on traite, dont on évacue devrais-je plutôt dire, la question de la mort. Dans le film (attention spoiler), il y a deux morts : un gentil, et un méchant. Le gentil meurt de vieillesse de la façon suivante : il s'envole dans un tourbillon de pétales de fleurs et se désagrège très proprement en particules invisibles. C'est un sort enviable, n'est-ce pas ?

Quant au méchant, (que j'ai bien eu du mal à assimiler comme complètement méchant, j'étais bien contente qu'il s'échappe de sa prison, et pour la fin j'espérais une rédemption, un repentir quelconques...) on n'assiste à sa mort qu'indirectement, en observant de loin la déflagration qui la cause. Et quand on se rapproche, a pu méchant ! Parti le vilain minou !

Les personnages ne meurent pas, ils disparaissent. Ca ne me plaît pas trop. Ils pensent quoi les scénaristes ? "Si on fait comme ça n'existait pas, alors peut-être que ça n'existera pas" ? Est-ce qu'ils se croient rassurants ? Tsst.