En exil dans le 17e arrondissement l'autre jour, je déjeune d'une salade et d'un gâteau à la carotte (avec l'épaisse couche de glaçage à la cannelle, mmmh) à la cafétéria de Mounouprix, et puis j'ai envie d'un café, et avec mon café, d'un journal. Je me dirige vers le kiosque à journaux et j'hésite un peu avant de choisir un Courrier International (est-ce que j'aurai précisé le titre si j'avais choisi Cosmo ? Ah, un des grands mystères de la vie) que je me propose de payer d'un billet de 20.

_ Je n'ai plus de monnaie, moi ! proteste le vendeur. Allez donc boire votre café, vous reviendrez me payer après.

_ Bin dites donc, vous avez drôlement confiance, pour un parisien !

Je suis donc partie avec mon canard sous le bras, et revenue trois quarts d'heure plus tard avec mes pièces de monnaie, et lui semblait m'avoir quasiment oubliée... Il y a quelque chose d'infiniment gracieux dans la confiance qu'on est capable d'accorder (surtout quand on a eu raison de l'accorder, certes)

Mais heureusement, l'univers a rapidement rétabli l'équilibre entre le yin et le yang, et ce matin, un con plein d'aigreur m'a agressée dans le métro...

Je repense au vendeur du kiosque, et je me demande si plus bêtement, il ne m'a pas prise pour une habituée, avec ma tête qui rappelle toujours quelqu'un à bien du monde...