Les arbres commencent à rouquiner sérieusement, et le soir, quand les voitures cessent d'êtres incessantes, ça sent le feu de bois dans ma rue...

Après avoir traversé le gros de septembre comme un zombie, j'ai enfin l'impression de sortir du marécage pénible où je me dissolvais.

Je me suis gavée de soleil tant que j'ai pu ce weekend ; c'est pas le tout d'avoir sombré pendant 3 semaines, j'ai perdu beaucoup de temps et j'ai du travail... (Mais non, pas du travail qui rapporte de l'argent, voyons, vous êtes fous)

Ce soir, test de voix et de solfège pour me placer dans la bonne chorale au bon pupitre ; j'ai constaté avec surprise que j'étais nettement moins timide-rougissante-mains moites pour sortir des gammes que pour décliner mes noms et qualités devant une assemblée de 25 personnes ; c'est bizarre, non ? Le chef de choeur m'a appris que j'étais une Soprano 2 (Ze return of the Soprano).
Je suis drôlement contente, au milieu de cette vie où j'ai tant de mal à savoir qui je suis, où je vais et ainsi de suite, de connaître au moins ma tessiture, et je frétille bêtement de fierté parce qu'il paraît qu'elle est grande (large ? je n'y connais rien en vocabulaire de chant). Mon solfège est un peu rouillé mais je devrais m'en sortir en travaillant.