Je fomentais mon coup depuis un moment mais j'avais loupé le coche de son anniversaire ; heureusement cette vieille manie qu'on a de se faire des cadeaux à Noël m'a servi, en partenariat avec mes parents, à offrir à ma frangine... un lombricomposteur (1) ! (tronche de mon beauf).

Elle est ravie et moi aussi. J'ai aidé hier soir à l'installation du machin, nous étions bien plus excitées en déballant le paquet de vers de terre qu'en déchirant l'emballage d'un bête DVD... On m'a demandé quel était l'intérêt d'avoir chez soi un lombricomposteur si l'on n'avait pas de jardin à nourrir avec le compost et l'engrais liquide que produit la chose.
J'avoue que j'ai dû réfléchir quelques secondes avant de trouver la réponse, qui coule pourtant de source : ça sert notamment, ou bien surtout (c'est selon vos intérêts et vos préoccupations) à réduire le volume de ses déchets : le contenu de la poubelle "normale" part en général à l'incinérateur, qui produit certes de l'énergie pour nos foyers, mais laisse également échapper dans l'atmosphère beaucoup (trop) de CO2 (sans compter celui des camions qui collectent les ordures). Or le CO2, rappelons-le à toutes fins utiles, lorsqu'il est en trop grande quantité dans l'atmosphère, nous bousille notre cher climat tempéré...

Alors voilà : est-ce que c'est pas un peu dommage et illogique d'envoyer à l'incinérateur des déchets organiques (donc constitués en majorité... d'eau !) alors qu'on peut les donner à recycler directement chez soi à de gentils lombrics qui ne réclament d'un peu de place et d'obscurité ?
Quant au compost et à l'engrais, si l'on n'a même pas de jardinières à ses fenêtres, on peut toujours en faire don à ses amis ou à ses voisins qui seront ravis !

(1) Qu'est-ce qu'un lombricomposteur ? C'est, pour faire vite, un empilage de grosses gamelles (en général 2 ou 3) qui permet de fabriquer du compost à partir de ses déchets ménagers, avec l'aide des vers de terre, qui excellent en la matière (organique, ouarf ouarf). Voici le blog fort sympathique d'une famille qui relate son expérience de cohabitation avec leur "HLM à lombrics"