En vrac (accumulations)
Par Milky le ven. 05 juin 2009, 23:02 - Journal - Lien permanent
Il y a, à la pointe sud-est de Central Park, un énorme magasin de jouets
fantastique ; d'ailleurs, je pense qu'il ne faut surtout pas y
emmener des enfants...
En tous cas, je sais que moi, à huit ans j'aurais fait une crise d'épilepsie
là-dedans, suffoquée par l'envie de tout posséder :
- Les peluches de tous les animaux de la création (des rhinocéros à taille réelle, des loutres, des panthères, des tortues, des orang-outans...)
- Le petit train au circuit de 3 mètres de diamètre
- Le rayon entier de Playmobil
- Les costumes de cow-boy, d'astronaute et de princesse
- Les chevaux et les éléphants à bascule
- La boîte surdimensionnée du Petit Chimiste
- Les instruments de musique miniature
- Le kit à cup cakes
- Les maisons de poupée victoriennes
Et puis, bien sûr, enfin, le piano géant - oui, oui, le même que celui de Tom Hanks dans Big !
(Rayon bouquins plutôt décevant, en revanche...)

Et les rollers Barbie, ils ne vous font pas craquer les rollers
Barbie ? A 30$ la paire, je suis à deux doigts de m'en offrir
une...
Quand je marche dans la rue, j'ai souvent le réflexe avorté de saisir mon
enregistreur pour capter... les senteurs de la ville. Les brochettes et les
cacahouètes grillées des marchands de rue, le caoutchouc chaud du métro, les
étals de poisson séché de Chinatown, l'herbe mouillée (au parfum curieusement
provençal) de Bryant Park, l'iode et le graillon de Coney Island, le crottin
des chevaux qui tractent des calèches à touristes au bord de Central Park, le
mélange entêtant d'essence, de goudron fondu et de javel à certains carrefours
de Midtown...Mais le capteur d'odeurs n'existe pas encore et y a pas marqué
Patrick Süskind ici, donc on fera sans.
L'autre jour, alors que je me promenais le long de l'Hudson, j'ai croisé
cette sculpture :

Pour un sujet très imaginaire, j'ai trouvé la tendresse incroyablement
palpable entre les deux personnages.

Mercredi, Museum of Modern Art. Contrairement à la Tate Modern de Londres,
ce musée-là n'est pas gratuit, loin de là : 20$ l'entrée, et ce n'est pas
qu'une suggestion de donation comme au Met... (ok, je suis de mauvaise foi, il
y a le vendredi soir où l'entrée est gratuite à partir de 17h)
Un tarif pareil, ça dessert l'art : vous voulez en avoir pour votre
argent alors vous essayez d'en voir le plus possible, mais comme vous êtes
humains, au bout de deux ou trois heures vous n'en pouvez plus, alors soit vous
parcourez les salles jusqu'à la cafétéria, à toute vitesse en jetant un oeil
par-ci par-là, soit vous vous gavez avec obstination jusqu'à ce que mort
s'ensuive, en finissant par détester tous ces connards d'artistes qui ont
produit autant de choses inégalement intéressantes...
20 dollars, jes les payerais avec plus d'enthousiasme si c'était pour un ticket valable trois semaines, par exemple. Là, j'ai eu l'impression de consommer de l'art, avec la même stupidité qu'un participant à un concours de mangeurs de hot-dogs...
Commentaires
OK pour le MOMA, quant au magasin de jouets, on avait commis l'erreur (tragique et very expensive) d'y emmener Emmanuel en 1983, il avait 11 ans.
Notre Amex de l'époque en frémit encore...
J'adore la statue.. Tu aimes la vie la bas, non ?...
c'est un chat et un singe, non ?
FAO Schwarz ! L'un de mes meilleurs souvenirs de New York ! (Et pourtant, j'étais déjà une grande fille quand j'y suis allée mais là, je suis retombée en enfance avec bonheur… tu as vu le rayon bonbons, à l'étage ?)
Le goût : bah voilà, qu'est-ce que je disais !
HB : moi aussi j'adore cette statue... je me sens bien ici oui, même si les conditions de vie n'y sont pas pour rien...
Lili : oui
Satsuki : oui c'est terrible comme magasin hein ! Sinon ils ont peut-être remanié la géographie des lieux, car le rayon bonbons était au rdc... (j'ai bien repéré deux-trois gourmandises amusantes, mais je kiffe davantage les bonbecs zarbi de chinatown...)
oh oui, oh oui, les rollers barbie ! pas pour barbie, bien sur mais ils sont sublimes.