Drew Barrymore
Par Milky le mer. 10 juin 2009, 18:24 - Journal - Lien permanent
Rencontré ce fringant jeune homme un peu loufoque, qui nous préparait des
cocktails horriblement forts (mais c'est une autre histoire) ; il
m'apprend que cela fait douze ans qu'il est sobre.
_ Oh là là, mais tu as l'air drôlement jeune pour avoir eu le temps d'être
sobre pendant 12 ans déjà !...
_ J'ai trente ans.
_ ... Oui, c'est bien ce que je dis ! Mais depuis combien de temps tu
étais alcoolique ? Trois, quatre ans ?
Je dis trois quatre ans en trouvant déjà que j'exagère, et pourtant, il
m'assomme :
_ J'ai commencé à boire à neuf ans...
Et puis devant mon air effaré, il ajoute, avec un sourire très doux, qui me
fait une peine immense :
_ Ma mère était alcoolique, so...
Comme si ça justifiait quoi que ce soit.
Il avait l'air d'aller très bien, et ce n'était sans doute pas de la comédie.
Commentaires
tant mieux s'il a réussi à arrêter !
Ah oui, ça calme tout de suite…
Zut alors, je ne comprends pas le rapport entre le titre et le billet ? Lui ressemblait-il ?
Lili : certes, mais quel genre d'adolescence il a dû avoir ? (déjà que c'est pas toujours drôle en temps normal...)
Satsuki : dans le lot de gens que j'ai rencontrés ce soir-là, il y en avait pas mal que la vie avait déjà bien cabossés alors qu'ils avaient moins de 30 ans...
Gilda : physiquement non, mais alcooliquement, il a commencé au même âge... (et je pense qu'il en est sorti à peu près au même moment aussi)
Hé bé, drôlement solide l'homo americus...
Mais quand même, ça fait peine.
Vaut mieux sombrer dans l'alcoolisme à la retraite.
Ca fait moins cher que fournir AUSSI pour les gamins...
J'ignorais que DB fût alcoolique ou l'avait été. En même temps je ne vois pas trop pourquoi je le saurais.
Peut-être que pour l'adolescence d'une façon, ça aide (tu traverses tout dans un brouillard, sans bien te rendre compte ? et tout ce que tu rates ou fais de travers tu peux le mettre sur le compte de) ? - Euh, je dis pas ça pour inciter les jeunes à picoler (ou pire), hein, je dis ça pour essayer de piger.
Tu sais qu'on rencontre aussi des alcooliques qui ont commencé à 9 ans en France...
Le goût ; oui, un mélange de peine et d'admiration...
Gilda : elle avait sorti un bouquin là-dessus il me semble, il y a qqs années... Et sinon je me suis fait la même réflexion, l'adolescence c'est tellement pénible parfois que oui, peut-être que d'une certaine manière c'est plus simple de la traverser torché. Cela dit, la mienne était loin d'être géniale, mais j'ai quand même connu quelques bons moments, que je n'aimerais pas avoir oubliés pour cause d'éthylisme...
HB : je n'ai dit nulle part que c'était une rencontre typiquement américaine - même si je crois que c'est un peu plus fréquent ici tout de même.
j'ai entendu ce genre d'histoires très svt par des collègues profs qui ont bossé dans les campagnes françaises, c'est terrible, des ados ou pré-ados qui arrivaient ivres au collège dès le matin...