"Un kilomètre de TGV, c'est 20 millions d'euros ; moderniser une ligne, 2 millions"
Par Milky le dim. 23 août 2009, 15:40 - Canard Lacté (expériences bio) - Lien permanent
Je ne sais pas si
cet article restera en ligne très longtemps, mais il décrit une politique
du train qui me gonfle depuis bien longtemps :
le TGV et ses clients sont rois, tandis que les pauvres cons qui n'ont que des
trains minables genre TER à emprunter peuvent aller se faire foutre (dans le
désordre, pour se faire rembourser quelques pièces quand le train a du retard,
pour utiliser leurs points de fidélité, pour faire 250 km en moins de quatre
heures- sans même une machine à café !, pour obtenir une voiture supplémentaire
quand les trois quarts des clients voyagent debout, etc).
Alors voilà, comme c'est les vacances, c'est moins fatigant de lier un article que de gueuler soi-même.
Commentaires
C'est marrant, quand le TGV est né, les écologistes ont appaludi à cette concurrence non polluante au transport aérien.
Maintenant que le TGV est entré dans le paysage, il ne faudrait plus faire de voies dédiées...
Voie TGV, ça veut dire caténaire différente, profil de parcours avec peu de courbes et courbes adoucies, tunnels plus larges pour cause de variation de pression (si l'entrée dans un tunnel rend sourd la moitié des passager, t'es pas franchement gagnant) etc...
Puis-je leur faire remarquer qu'un TGV qui ne dispose pas de voie dédiée doit donc se contenter d'être "T" et plus "GV" ?
Que devient alors l'alternative non polluante à l'avion ? Hmmm ?
Cette querelle serait donc une tentative de relancer le transport aérien en difficulté ?
Le goût : Euh, tu as lu l'article ? Sans réclamer de la grande vitesse, je trouverais plus juste que mon petit train profite de voies rénovées lui permettant d'aller à un peu plus de 50km/h, avant qu'on s'occupe de rajouter des voies bien plus chères là où il y en a déjà. (oui, c'est un peu parce que je vois midi à ma porte, mais pas que)
Bien sûr que j'ai lu l'article.
Bien sûr aussi que j'apprécierais que tous les bleds auxquels j'avais accès en train, train qui pouvait rouler entre 90 et 138 km/h de moyenne, quand les voies étaient entretenues, puissent continuer à être accessibles sans que je sois obligé de descendre à Montargis ou Melun et continuer en bus...
Je conçois bien que le train, fut-il tortillard pollue bien moins que la nuée de cars qui le remplacent.
Mais mon propos n'était pas initialement là, pas plus que le propos initial des écologistes qui ont perdu de vue le but initial qui les avait conduits à ovationner debout le TGV.
Et encore, attends qu'ils s'aperçoivent que pour faire rouler tous ces trains électriques, eh ben, faut des centrales nucléaires, tu vas les voir promouvoir les centrales à gaz en oubliant l'effet de serre, etc...
Je les sens bien, d'ici deux ans, proposer le train à pédales avec un mécano qui maniera le dérailleur géeant et une paire de pédales face à chaque siège.
Un train qui ne pourra partir que plein et qui fera comme les avions: pas d'arrêt en cours de route. (pour éviter au voyageur flemmard de descendre à Laroche-Migennes alors qu'il a pris un train pour Dijon.)
"qui le remplace", bien sûr, le sujet c'est "nuée", pas "cars", pfff...
Quel nullard ce gout-des-autres.
Je ne te rejoins pas dans ta politique, il vaut mieux bosser sur les petites lignes que sur les grandes.
Mais juste pour dire, un aller-retour Paris - Avignon (je prends ce trajet très souvent) c'est peut-être 2h40 mais c'est surtout 120 euros de moyenne parce que c'est le week-end (avec pourtant la carte 12-25 ...) là où c'était 90euros max il y a deux ans.
La SNCF a réagi "Prenez d'autres horaires de trains, on préfère que le flux soit réparti, ça nous arrange"... Mais normalement ce n'est pas à l'entreprise de s'adapter à ses clients ... et non le contraire ?
Jérémy : j'ai pas dû être claire, c'est ce qui me semble le mieux, bosser sur les petites lignes avant d'attaquer les grandes...