Finalement il semblerait qu'ils ne souhaitent pas me remercier. Je crois qu'ils ont fini par s'apercevoir qu'ils ne trouveraient jamais le superman du sandwich qu'ils cherchaient. Ce qui m'embête un petit peu, parce que maintenant c'est à moi que revient la décision de rester ou non dans cette turne. (Je sais, c'est très mal, mais vous n'avez jamais envie, parfois, que les choses se décident à votre place ?)

J'essaye de faire des listes de pour et de contre mais ça ne marche pas tellement, mes arguments étant plutôt disparates (c'est un peu comme comparer des poireaux avec des chaises).

Par exemple, dans les pour, il y a qu'on me nourrit (et plutôt bien) ; c'est ridicule mais ça me rassure, j'ai dû crever de faim dans une vie antérieure ou bien c'est simplement ma mère qui m'a transmis sa peur de manquer (ma mère, c'est quelqu'un qui cachait des morceaux de sucre dans une boîte d'allumettes sous son oreiller quand elle était petite...).

Dans les contre, il y a que je me demande si je vais finir par réussir à tirer parti de ce rythme (je commence à 7h le matin, je suis libre après 14h30, pour mes projets encore moins lucratifs). C'est un peu difficile à concilier avec une vie sociale et je ne vais pas tarder à faire peur aux petits enfants dans la rue avec ma tête de vieux cadavre pas frais.

Dans les pour, j'ai des gentils collègues, pas trop de pimbêches, ça compte. Enfin c'est plutôt un "pas contre" qu'un pour franc.

Contre : c'est totalement inintéressant.

Pour : ça me fait un peu de blé.

Mais en étant au chômage je pourrais commencer un bilan de compétences (à partir du moment où tu travailles, même si c'est manifestement un job alimentaire, on ne te paye plus le fameux bilan...)

Et je n'ai pas tellement non plus le temps d'attendre de voir. Il semblerait que j'aie eu trop recours à cette solution ces dernières années ; j'ai un peu de mal à faire cohabiter le long et le court terme...