Hier, consultation post-op : tout va bien - mon chirurgien est une personne concise - et c'est donc la fin officielle de ma convalescence.

Je récupère le compte-rendu opératoire. Je passe sur l'étage sus-mésocolique (suce mes quoi ?), l'implantation du trocart de FIG (du trocart de qui ??), blablabla... Ah ! Le contenu du kyste est citrin avec un volume de 3 litres.

TROIS LITRES !!!... Ma parole, ce n'est plus un kyste, c'est une bon dieu d'outre ! Un f*cking Jéroboam ! (et du coup, je suis déçue de n'avoir perdu qu'un kilo et demi dans l'histoire... Je me sens lésée.)

La paroi de ce kyste est peu épaisse, souple, lisse, nacrée - cherchez pas, l'outre a été mise en beauté par Estée Lauder...

... Non mais quand même, trois litres. Je visualise trois briques de jus de pomme, je me demande comment j'ai pu tenir six mois comme ça - bon, ok, ça tournait à l'obsession, mais plutôt du type "Zut, il va falloir que je fasse des abdos" que "Zut, il va falloir que je me fasse hospitaliser". Les mécanismes qui se sont mis en place dans ma tête pour m'empêcher de penser que ce qui m'arrivait était pathologique me fascinent.

... Mais avant l'épilogue, il y a Le Retour de la Vengeance du Kyste : l'intrusion chirurgicale et les flots de bétadine qui s'ensuivent n'ont guère été appréciés par les populations locales, qui se sont rebellées en choisissant Dame Cystite comme figure de proue.
Je ne la connaissais pas, elle est attachante... voire collante... ok j'ai toutes les peines du monde à la faire dégager.
Du coup, avec les médocs, je pisse vert fluo, c'est, ... hum, distrayant.