Je suis dans une drôle de période, où mes heures travaillées peuvent me rapporter du simple au décuple (le plus intéressant n'étant bien sûr pas forcément le mieux payé...)

Je voulais abandonner la photo professionnelle, mais c'est elle qui ne me lâche pas (tout à fait). Oh, je ne gagne pas de quoi vivre (ni même rembourser les frais engagés dans cette coûteuse voie), mais contre toute attente, il arrive parfois qu'on me sollicite encore.

Dans ma position, l'avantage est que je n'attends pas après l'argent que ces rares commandes sont censées me rapporter (oui, c'est mal, je l'avoue, je me démène fort peu pour réclamer mon dû). Les chèques, quand ils arrivent, sont considérés comme autant d'heureuses surprises, sans lien véritable avec le travail fourni quelques semaines plus tôt.

Il y a un autre cas de figure : le job qui ne paiera peut-être (voire sans doute) pas, dans lequel je m'investis bien volontiers, mais pour lequel je n'ai pas à fournir d'efforts de "vente" : ce sont d'autres personnes qui essaient de le placer, si ça marche, tant mieux, si ça ne marche pas, il m'aura été épargné d'essuyer des critiques pénibles et douloureuses (Il te faudrait un agent, quoi, a conclu le garçon vers qui mon cœur penche).

C'est comme ça que je veux bien faire de la photo : sans prise de tête.