Semaine horrible, parce que la fatigue s'accumule et parce que j'ai fait le choix, le weekend dernier, d'aller passer 28 heures à Biniou pour une réunion de famille. Partir en weekend, quelle très mauvaise idée : on bosse trois heures au lieu de huit, du coup il faut rajouter ces heures-là les soirs de semaine et ne dormir que 5 heures alors que déjà en temps normal on s'arrête à 23h, ou bien, bâcler le travail et le payer le lendemain, parce qu'une journée merdique, les gamins te la font bien sentir... (et du coup, le soir t'es encore plus fatiguée, et c'est le cercle vicieux qui s'installe...).

(Je ne m'applique pas beaucoup pour écrire parce qu'il serait temps que je me mette au travail.)

Je fais la grève mardi, évidemment. Plus pour dormir et travailler que pour protester (même si je proteste quand même bien sûr). Et ceux qui trouvent que les fonctionnaires se foutent de la gueule du monde, je les emmerde, qu'ils aillent se faire tous bien foutre (chuis vulgaire, tant mieux).

Mon moral est passé de "bof-bof" à "sponsorisé par Kleenex". Ça devient compliqué à gérer quand les larmes montent au beau milieu de la cour de récré ; occupée avec les gosses je me croyais immunisée et en fait non.

Je ne comprends pas, je n'ai jamais compris la corrélation entre le moral des ménages et la consommation. Moi c'est quand je suis déprimée que je claque du pognon à tout va. Je n'ai jamais gagné autant de fric, je n'ai jamais été aussi malheureuse (et pourtant, dieu sait si je me suis souvent dégoûtée).

Ah et pis je vous ai pas raconté la visite surprise de l'inspectrice... Elle m'a cassée, comme Brice de Nice, parce que je ne fais pas bien mes V majuscules. Quel modèle effroyable je fais pour les enfants.