Forme physique : j'encaisse mieux, indéniablement (ce n'était pas difficile, vu comme j'ai été tout de suite au bout du rouleau en septembre)

Agitation des gosses : maximale. Il paraît que c'est normal. Ne nous énervons pas.

Forme morale : hum. Différente. Je passe sur la rentrée à côté de mes pompes, où j'étais tellement à la ramasse que j'ai eu 2 minutes de panique dans la matinée en croyant que j'avais loupé la récré (ah non, c'est l'horloge de la classe qui n'a pas changé d'heure toute seule).

Mais je sens un certain glissement dans mon attitude face à la préparation, aux journées de classe. C'est un peu flou, j'ai le sentiment de faire moins d'efforts, par fatigue ou par paresse ? et je ne sais pas si objectivement c'est vrai. J'ai l'esprit occupé par l'école presque en permanence, ça ne compte pas vraiment comme du travail mais ça l'est un peu tout de même. Il faudrait faire autrement peut-être, j'en suis incapable pour le moment.

A part les 50 heures où j'étais à Biniou City pendant les vacances, j'ai travaillé tous les jours. Pas de 8h à 18h bien sûr, mais 2 ou 3 heures quotidiennes, parfois plus. Pourtant je n'ai pas pris d'avance sur le déroulé des journées (je n'avais que jeudi et vendredi de prêts). J'ai plutôt axé mon travail sur le fait d'avoir de la visibilité à moyen terme (comprenez qu'après Noël, je ne sais pas du tout ce qu'on va faire).

Peut-être que c'est cette visibilité qui me donne la sensation d'avoir lâché un peu de lest.

Ce lest qui tantôt me semble juste (les formateurs, les collègues me martèlent qu'on ne peut pas tout faire... toute l’ambiguïté de ce discours réside dans le tabou de ce qu'on ne fait pas, ou peu, ou mal), tantôt m'apparait comme de la paresse : je pourrais, je devrais en faire plus. Ou plutôt, en faire mieux : je dépense beaucoup d'énergie à éviter les tâches difficiles en passant beaucoup de temps à fignoler les autres, qui ne sont pas sans intérêt mais quand même, je sais bien que je ne suis pas réglo. Que je me fous un peu du monde...

Bon, c'est pas clair. On verra.

Grosso modo, quand même, j'ai arrêté de fantasmer sur un retour à un job de merde, moins payé mais moins prise de tête. Maintenant, je fantasme sur un mi-temps (j'en reparlerai...).