Bonjour, je m'appelle Milky et je n'ai pas bu d'alcool été monomaniaque du travail depuis dix jours.

Ça n'allait plus parce que je pensais tout le temps au boulot ; sous la douche, dans mon lit, tout le temps, tout le temps. Lentement mais sûrement, je commençais à péter les plombs et il a fallu prendre des mesures ; je disais il y a 10 jours que je n'en étais pas capable, et c'est toujours difficile, mais je fais désormais de gros efforts pour cloisonner, et arrêter d'avoir tout le temps une veilleuse enseignante branchée au cerveau. Il était temps ; je n'en pouvais plus.

C'était vicieux parce que j'avais l'impression que c'était une habitude de prof consciencieuse, et que mes inspecteurs allaient me donner des bons points d'élève investie dans son travail... Alors que si on y réfléchit deux minutes, pourquoi, grands dieux pourquoi me féliciteraient-ils d'être psychotique ?

Au début, je ne m'apercevais même pas que j'étais en train de penser au boulot depuis cinq minutes, tellement c'était devenu dévorant. Il y a eu des matins où je me suis levée au lieu de grasse-matiner, parce que j'étais encore trop endormie pour contrôler mes divagations envahissantes. Le secours de la fiction (Terry Pratchett pour le papier, Philippe Caubère pour l'écran) est devenu précieux pour m'oublier un peu.

Et ce soir, pour la première fois, je n'ai pas eu à faire d'efforts pour chasser les pensées obsédantes alors que j'épluchais les carottes. J'ai réalisé seulement après que ça ne m'avait pas traversé l'esprit...

Bon et maintenant que la tête va mieux, c'est le corps qui commence à flancher (les gosses sont des usines à virus). Et c'est pas le mois qui m'attend qui va arranger les choses... Allez chut, on n'y pense plus.