En matière de cuisine, je n'aime pas trop les puristes - je crois vous avoir déjà dit que j'adorais les brochettes de bœuf au fromage des restos semi-japonais. Et j'ai du mal à suivre une recette à la lettre - je n'ai que récemment fait l'acquisition d'une balance, jusqu'à présent je dosais toujours au pif.

Le blog de Floriana aurait donc dû franchement me déplaire, parce que je n'ai jamais lu une telle facho de la cuisine italienne. Elle ne rigole pas du tout avec la cuisine italienne, Floriana. Et en même temps, elle est irrésistible de drôlerie et de passion (sacrément documentée, en plus, comme passion) pour son pays. C'est simple, j'ai jamais vu quelqu'un d'aussi amoureux. Chaque billet me fait tomber amoureuse, moi aussi, et rêver de panini, de gelato et d'antipasti.

Alors, dans ces conditions, pour une fois, je veux bien qu'on me donne des ordres et qu'on me menace de mort si j'envisage de mettre de la crème fraîche dans la Carbonara (alors oui, c'est une grande découverte pour moi, dans la Carbonara, y a pas de crème fraîche. Pas de lardons non plus. Dingue, non ?)

Grâce à Floriana, je fais désormais des lasagnes à tomber par terre (tout le secret est dans le Ragù). Encore mieux : le Tigre-Chou est lui aussi tombé amoureux, et il a appris à cuisiner les lasagnes : pendant que je flâne dehors avec la petite, lui sue en cuisine et quand je rentre, je n'ai plus qu'à me régaler. Bon OK, j'emploie un présent d'habitude et c'est arrivé deux fois (et la première, j'ai pas flâné, j'ai expliqué). Disons que c'est un présent d'habitude performatif, d'accord Chéri ?

Si vous aussi vous avez besoin d'amour, c'est par ici : Mangiare Ridere. De rien.

Moi, la prochaine fois, je tente l'authentique "Tire-moi vers le haut"...