Hier, j'ai travaillé au café. J'en ai un pas loin de chez moi, service onctueux, musique pas forte, avec un coin tranquille où je peux m'installer pour plusieurs heures.

Parfois le matin, avant le réveil de la maisonnée - autant dire à l'aube - je vole une petite heure de travail. Cette heure-là est incomparable, exquise.

Je peux travailler en pouilleuse : pyjama, peignoir en polaire, grosses chaussettes de laine moelleuse. Plus de problème de décence, plus de T-shirt enfilé à l'envers, plus d'auréoles de transpiration, plus de chaussures qui font mal aux pieds.

Je peux aller au cinéma en semaine quand il n'y a personne, et travailler le samedi soir si ça me chante. Et j'en profite largement. (un peu trop même, en octobre : étourdie par cette liberté toute neuve, j'ai dépensé un peu trop d'argent et de temps... bah, faut bien s'ajuster)

Je travaille assise à mon bureau, affalée dans le canapé, calée dans le lit avec mes oreillers. Je fais des pauses quand ça me chante, je n'ai pas besoin d'attendre la récré pour aller faire pipi.

Évidemment, je n'ai toujours pas de tickets restaurant, et je crois bien que je n'en aurai jamais.

Évidemment, je n'ai pas la sécurité de l'emploi, mais elle me coûtait beaucoup trop cher. Et peut-être que je savourerais moins ma chance si je la savais acquise pour toujours.

En bonus : un truc qui m'a fait rire sur Twitter cette semaine :
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via @TechnicallyRon