J'ai fini la traduction proprement dite ; les dernières pages valent leur pesant de godemichés, c'est moi qui vous le dis. J'en suis aux dernières relectures.

Il faut savoir que mon intromission (oui je ne choisis plus aucun mot sans arrière-pensée) dans le monde merveilleux du mommy porn, je la dois au Tigre-Chou, qui entre deux traductions plus prestigieuses doit quand même gagner de quoi nous payer l'apéro. Cela doit bien faire six mois, donc, que dans notre home sweet home, on parle cul à d'autres moments et en d'autres lieux que sur l'oreiller.

Évidemment, ça craint de parler boulot devant la chouquette, alors on se censure. L'autre jour, on faisait des relectures à voix haute - eh ouais les mecs, comme Flaubert... bon, d'accord, pas exactement comme Flaubert. Ok c'est bon, pas DU TOUT comme Flaubert.

En fait, on débite le texte platement, comme pour une italienne. Moins pour entendre comment ça sonne que pour être sûrs qu'on lit vraiment et pas qu'on pense à autre chose... et comme la petite chérie était à portée d'oreille, on a pris des mesures, ce qui a donné des résultats plutôt rigolos (Il introduisit son gros schtroumpf tout dur dans ma schtroumpf brûlante de désir, et se mit à me schtroumpfer en grondant d'une voix rauque "Tu aimes ça, hein, schtroumpfette ?" etc.)

On n'est pas payés cher mais on se marre bien.