Le Chou, peu au fait de ma relation "élastique de vieux slip confortable" avec ce blog, me demande : Tu l'as abandonné ?

Meuh non. Depuis 12 ans et quelques que ça dure cette histoire, je le délaisse et le réinvestis au gré de mon humeur et de mes envies, mais l'abandonner, ça jamais !

C'est juste qu'en ce moment, je sens bien mon énergie (pas très Duracell, dois-je le rappeler) tournée vers d'autres projets, d'autres nourritures.

Et en parlant de nourriture, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas parlé bouffe ici, non ?

J'ai testé le Gâteau Magique. Je ne sais plus quel canard à la con je feuilletais en attendant le dentiste, toujours est-il que j'appris à l'occasion que c'était LE gâteau à la mode ces temps-ci ; bon, cette lecture date d'octobre (mais le magazine aussi, mon dentiste et ses associés sont chics et riches, les magazines sont récents dans leur salle d'attente) donc je suis peut-être déjà has been une fois de plus, las !

Mais bon j'ai testé quand même. Le principe est rigolo : c'est un gâteau qui se déphase à la cuisson, révélant à la fin trois couches bien distinctes de textures différentes : un flan tout en bas, une crème un peu pâtissière au milieu, et au-dessus, une génoise aérienne.

Bien entendu, "rigolo" n'est pas la première caractéristique recherchée en cuisine, mais que voulez-vous, aux fourneaux j'ai plus le profil du savant fou que celui de l'artisan perfectionniste.

Pour ce qui est du résultat espéré, j'ai parfaitement réussi le coup des trois couches, matez plutôt :

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Après dégustation, le verdict est plus mitigé. Ce n'est pas fondamentalement mauvais, mais il faut être amateur de flan pâtissier pour apprécier. Mézenfin, peut-être qu'à l'occasion je testerai avec autre chose que de la vanille, parfumé à un truc un peu plus pêchu ça doit commencer à pouvoir être plus intéressant.

Si quelqu'un est tenté, j'ajouterai la recette...

edit : il y a des amateurs ! Et moi entretemps, j'ai trouvé que le gâteau s'était bonifié, le lendemain matin au petit dej avec le café, c'était top.

La recette du gâteau magique, donc. Ici, à la vanille.

  • Faites chauffer 1/2 litre de lait avec une gousse de vanille fendue dont vous avez tendrement gratouillé les parois. Quand ça a gentiment bouillonné, mettez de côté et laissez infuser - longtemps, c'est mieux.
  • Séparez quatre œufs en deux équipes : les blancs, qui pour l'instant restent sur la touche, et les jaunes, à fouetter ardemment avec 130 grammes de sucre en poudre et un sachet de sucre vanillé. Quand c'est bien crémeux, ajoutez 125 grammes de beurre fondu, une pincée de sel, 110 grammes de farine et fouettez encore avec toute votre fougue.
  • Versez dans ce mélange le lait infusé à la vanille (dont vous aurez bien entendu ôté la gousse), petit à petit, toujours en fouettant (c'est un gâteau sportif qui demande un peu de hargne).
  • Montez les blancs en neige (à ce propos, si vous les montez au robot comme moi, je viens de découvrir en lisant le mode d'emploi - oui avec trois ans de retard - qu'il faut retirer le poussoir de la goulotte, faute de quoi vos blancs manqueront d'air et ne monteront pas bien) et incorporez-les à la préparation.
  • Versez le tout dans un moule rond de 24 cm de diamètre (s'il en fait 23 ou 25, vous êtes mort), beurré ou chemisé, lissez le dessus au couteau (ah tiens ça j'avais pas vu, j'ai pas fait) et enfournez 50 minutes à 150°C.
  • Ne démoulez surtout pas tout de suite ! Il lui faut le temps de se figer, 2h au réfrigérateur (ou sur un rebord de fenêtre, à cette saison ça marche aussi très bien et ça fait des vacances à votre frigo). Et après, pour que ce soit bon, il faut encore lui donner le temps de se remettre à température ambiante. Bref, c'est pas un gâteau de dernière minute.