J'avais renoncé à l'expo Bonnard à cause de la foule, et puis, de façon tout à fait improbable, j'ai eu la chance de pouvoir m'y rendre dans des conditions privilégiées (= pas trop de monde). Joie ! Avant d'apprendre que Joann Sfar avait pondu un catalogue bis de l'expo, j'avais été amusée de constater que l'une des figures féminines du peintre avait vraiment une tête de nana dessinée par Sfar.

Et du coup, entre cette petite coïncidence et le fait que Hiboute a l'âge de sa fille à l'époque, j'ai eu envie de relire ses Carnets de la collection Côtelette. J'y prends beaucoup de plaisir, presque autant que la première fois qui avait été un vrai choc artistique.


Côté boulot, si je ne sais pas ce qu'est le contraire d'une chaise ou le contraire d'une fleur, en revanche, je suis désormais en mesure de vous affirmer que le contraire EXACT du mommy porn, ce sont des articles de droit international humanitaire. Voilà ce que je traduis en ce moment : des phrases imbitables de 10 lignes de long bourrées de résolutions de Conseil de sécurité de l'ONU, de faits internationalement illicites, de parties à un conflit et de jargon juridique qui me fait écarquiller les yeux de perplexité à tout bout de champ.

Inexplicablement, j'arrive quand même à m'en dépatouiller à peu près, puisqu'on m'a commandé la traduction d'autres articles. Mais je te raconte pas les nœuds au cerveau ; la première nuit qui a suivi ce nouveau boulot, tellement j'étais vidée, j'ai dormi d'une traite, sans bouger d'un millimètre, me réveillant le lendemain matin dans la position exacte où je m'étais endormie.