Vous avez probablement entendu parler de la polémique au sujet du Grand Prix d'Angoulême (si non : 30 nominés, zéro femme. Vous voyez le tableau.)

Histoire de me démoraliser un peu plus après le sexisme du cinéma, la sous-représentation des femmes dans les musées autrement qu'en guise de modèles, et leur absence criante année après année dans la liste des œuvres du bac (oui je vous en ai déjà parlé, je me rappelle), j'ai lu quelques articles sur ce qui se passe dans la BD.

J'y ai découvert l'existence du Collectif de créatrices de bandes dessinées contre le sexisme et de leurs échanges avec les organisateurs du festival d'Angoulême.

Dans un de ses mails, le Collectif parle d'autrices de BD.

Depuis longtemps, j'ai pris l'habitude d'utiliser "auteure", et "autrice" me déplaisait franchement. Je m'apprêtais donc à tweeter sur le mode "Hé, je vous soutiens à fond, mais vraiment, "autrice" ? Beurk !".

Mais quelque chose m'a retenue de le faire instantanément, et par acquit de conscience, j'ai voulu d'abord faire une petite recherche.

Bon déjà, dans le match Google, "auteure" perd, et de loin : quatre millions de résultats contre dix pour "autrice".

Grmbl, ah bon mais vraiment c'est moche quand même autrice, bougonnais-je en prenant rapidement connaissance des premiers résultats. Et puis je suis tombée sur cet article : Auteure ou autrice ? Un mot qui dérange.

Au sortir de cette lecture, je n'étais pas très confortable dans ma caboche, mais au final, le bonheur dans tout ça, c'est la petite fierté d'avoir - pour une fois - pris le temps de réfléchir avant de dire une bêtise... Et de m'être couchée un peu moins ignare.

(Je reste quand même un peu embêtée sur le choix de la position à prendre, pour le moment. Musicalement je continue de mieux aimer auteure, mais politiquement, autrice est préférable, il me semble... Faut que je décante. Cela dit, le doute n'est pas une position inintéressante.)

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un extrait de l'article en question