... Bien sûr, à partir de la mi-août, on va commencer à reprendre le rythme et à se coucher tôt pour qu'elle soit en forme à la rentrée...

Qu'on lui avait dit, à la directrice de l'école maternelle, en mai dernier.

Haha ! On n'était pas complètement hypocrites bien sûr, mais bon, entre cette petite qui a hérité du sommeil de merde de ses parents et nos difficultés à respecter ce genre de cadre (j'angoisse depuis 6 mois à l'idée de la course contre la montre qui se jouera tous les soirs pour réussir à la coucher à 20h - oh mon Dieu, mais à quelle heure il faut commencer l'apéro si on veut s'en sortir ?), on se doutait que ce ne serait pas si facile.

De fait, à 4 jours de la rentrée, la Poupette ne s'est endormie qu'aux alentours de... minuit. HUM.

Et ce matin, après un gros mois de cocon familial exclusivement, retour à la collectivité ; nous avons accompagné notre petite Chérie au centre de loisirs (avec le sentiment de la mener à l'abattoir en ce qui me concerne). Violent, le contraste. D'ailleurs, si je suis ici ce matin au lieu de me mettre au boulot, c'est que j'ai besoin de m'épancher un peu... J'essaie de me rappeler que ça n'a pas de sens de projeter mes émotions de petite fille (sauvage, ombrageuse, n'aimant pas quitter ma maison ni mes parents - OK, relou - ) sur cette petite fille-là qui n'a heureusement pas mon caractère. Alors que du temps de la crèche, j'ai toujours profité de ma liberté retrouvée sans arrière-pensée, là, j'attends 17h30 avec anxiété et je sens bien que cette journée, je vais l'occuper au lieu de la vivre.

Eh, c'est déjà pas mal, d'avoir attendu 3 ans et demi pour devenir une mère angoissée, non ?

Allez, je vais chialer un coup et puis je cuisinerai un gâteau chocolat-banane pour me réconforter. (Waouh, je reviens à la compulsion alimentaire ? C'est carrément le mode survie qui est enclenché, là.)