Nous avons la chance folle de vivre dans un appartement doté d'une fabuleuse terrasse. A défaut de pleine nature, elle compense pas trop mal mes besoins de grand air, lors de la belle saison : j'y vais pour boire mon café certains matins, touiller un peu mon lombricomposteur, examiner mes plantations (presque tout crève, j'ai pas la main verte mais je persiste, l'espoir fait vivre), étendre le linge (l'odeur du linge séché dehors, une de mes préférées au monde), profiter de la lumière du soir, regarder les hirondelles...

Deux bonheurs du jour d'hier y ont eu lieu : j'ai planté le chèvrefeuille (le troisième... cf. ma main pas verte, hum) que ma maman avait fait marcotter pour moi, et je lui ai construit une jolie petite barrière avec 4 bouts de bois qui trainaient et les tiges sèches de ma verveine de Buenos Aires, la seule plante qui se plaise vraiment chez nous. Bonheur toujours renouvelé de faire quelque chose de mes mains, bonheur de sentir le soleil sur mon dos, bonheur de patouiller dans la terre.

Et puis nous avons dîné dehors ; le nouveau Tigre était rentré suffisamment tôt pour ça (2 ans et demi qu'on est là et toujours pas d'éclairage sur cette fameuse terrasse, nous restons fidèles à nous-mêmes), la petite avait déjà dîné et a joué sagement avec ses petits personnages pendant que nous nous régalions de coquillettes oignons-jambon-crème fraîche. On était bien, et c'était peut-être le dernier dîner en terrasse de la saison ; c'était encore plus agréable d'en avoir conscience.

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La fameuse verveine de Buenos Aires !