Le Chou réclamait un sapin de Noël tous les ans avant même la naissance de la Chouquette.

Les premières années, je me suis contentée d'opposer une inertie telle qu'il n'y a pas eu de sapin (mais à l'époque, je me cassais pour faire des chouettes calendriers de l'avent). Ensuite, j'ai bien voulu faire un romarin de Noël. Et puis l'année dernière, j'ai cédé, et on a acheté un sapin.

Sauf que ! Ailleurs je ne sais pas, mais à Paris, le moindre petit sapinou pelé coûte une blinde. Et ça m'a arraché la gueule de payer aussi cher pour un truc purement décoratif (non) dont la durée de vie ne dépasse pas 3 semaines. C'est bien simple, poser les yeux sur lui me mettait le moral à zéro au lieu de réchauffer mon esprit de fête.

Bref, cette année on fait un ficus de Noël, je suis ravie et (j'espère que) le Chou n'est pas trop frustré (Hiboute a l'air contente). Cette plante qui me paraissait un peu austère, un peu tristounette jusque là semble révéler sa personnalité tout à coup, comme les gens qui s'épanouissent en commençant à se travestir.

On a gardé les boules et les guirlandes que le Chou avait achetées l'année dernière, à mon grand dam (nos avis esthétiques divergent parfois douloureusement) (en gros, il est allé les acheter en 1987). Depuis, j'ai eu le temps de digérer les paillettes, et j'éprouve finalement une tendresse amusée pour ces décorations trrrès légèrement kitsch. D'autant qu'on y a ajouté la suspension papillons réalisée par la prunelle de nos yeux au centre de loisirs (autant dire l'Académie du Bon Goût).

Cette année, quand mon regard tombe sur ce "sapin", j'ai une bouffée d'amour pour notre petite famille. C'est donc un arbre de Noël plutôt réussi, finalement !

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