Mon amoureux m'a offert l'autre jour Miss Charity, de ma chère, chère Marie-Aude Murail. Pas son plus récent, mais je ne l'avais pas lu... Je l'ai dévoré (1) en un weekend, et quand je l'ai eu terminé, j'ai ressenti un tel vide (une dépression, littéralement) que je n'ai trouvé qu'une solution : le relire aussitôt. Et je me régale, de nouveau.

Charity Tiddler, c'est le double fictif de Beatrix Potter, et nous la suivons de son enfance à sa jeunesse, à Londres et dans la campagne anglaise en pleine époque victorienne. Cet univers a quelque chose de si romanesque... Et Marie-Aude Murail écrit si bien ; peut-être parce qu'elle traite "avec sérieux les choses légères, et avec légèreté les choses sérieuses".

Je n'ai pas tellement analysé pourquoi j'avais un tel désir, un tel besoin de rester immergée là-dedans, mais voilà, j'avais envie de le partager avec vous.
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(1) Un peu comme ces polars qui vous tiennent éveillé jusqu'à deux heures du matin alors que vous piquez du nez à 22h45 habituellement, mais sans le polar, justement. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas forcée à éteindre parce qu'il était vraiment tard ; d'habitude je ne force rien du tout, ou alors mes yeux à rester ouverts, péniblement, jusqu'à la fin du paragraphe - fût-il passionnant.