Hier en découvrant que Polanski, les César, blablabla vous l'avez tous vu, j'étais atterrée. Indignée, écœurée, blablabla, je vous la fais courte.

Après avoir terminé de travailler, j'ai éteint mon ordinateur, et j'ai vaqué à d'autres occupations. Je ruminais cette nouvelle outrageante, quand tout à coup, sortie de je ne sais où, m'est revenue cette phrase, une phrase un peu bateau, un peu simplette, mais une phrase qui ne me passe pas par la tête tous les quatre matins et qui a choisi cette occasion-là pour me rendre visite.

Si vous ne faites pas partie de la solution, vous faites partie du problème.

Ce matin, en cherchant un peu, pas bien loin, j'ai trouvé une pétition qui réclame qu'on évite de faire honneur à ce "très grand réalisateur" et qu'on en trouve un autre, de préférence pas un violeur, ou alors au moins un qu'aurait payé sa dette à la société, voyez...

J'ai signé ; vous vous en doutiez non ? Un jour il faudra que je raconte comment je suis devenue une mémère à pétitions (comme d'autres sont des mémères à chats).

Bon enfin je vous raconte ça pour en venir à un truc tout con, mon plaisir des jeux de gestion. J'aime quand la vie est gamifiée (ouais j'utilise d'horribles anglicismes, ça va, j'ai posé ma casquette de traductrice pour aujourd'hui).

Et mon idle game du jour, ça a été de rafraîchir régulièrement la page pour voir le nombre de signatures monter, monter, monter... Je ne peux pas prédire que ça changera les choses, mais ça me donne au moins la satisfaction de voir que 16 720 personnes, à l'heure où je vous écris, en ont marre au même moment que moi de cette promotion de la culture du viol et souhaitent que les choses changent.