Pour le monde d'après, je verrais bien la fin du patriarcat, pas vous ?

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Évidemment, parce qu'un monde sans inégalités de salaire ni violences conjugales, on ne cracherait pas dessus.

Mais aussi parce que ça permettrait aux gosses d'être un peu libres de faire et d'être ce qui leur plaît. Vous imaginez ? Les filles pas mignonnes ni sages ni gracieuses ni douces et les garçons pas costauds ni courageux ni aventureux ni sportifs, à qui ont ficherait enfin la paix ? Et les parents de ces enfants hors casting, comme ils pourraient être plus détendus ?

Bien sûr, certains vivent très bien que leur enfant ne soit pas conforme aux normes dictées par la société, mais ce n'est pas le cas de tous. Je me rappelle le récit de cette animatrice pour les anniversaires et autres réjouissances enfantines, qui avait face à elle un garçonnet désireux d'être maquillé en papillon, et la mère du môme qui n'en démordait pas : ce serait Spiderman, un squelette ou rien. Et je crois que je vous avais déjà raconté cette nana qui lors d'un panel de consommateurs avait trouvé que le graphisme de l'emballage de la purée -une locomotive - était un peu trop "garçon" pour sa fille... La purée a un sexe, et on ne le savait pas dis donc.

Bref, il y a quelques semaines, une blogueuse et twitteuse (@MamanRodarde) dont le fils aime le vernis à ongles cherchait une manière de l'aider à se "défendre" face, notamment, aux adultes qui lui soutenaient mordicus que le vernis, c'était pour les filles. Elle a eu l'idée de créer des petits dépliants anti-sexistes à dégainer pour argumenter, et tout un tas de profs, de bibliothécaires et de parents se sont enthousiasmés pour le concept. La blogueuse a invité les gens à mettre leur grain de sel ou à apporter un coup de pouce pour améliorer les dépliants. Et comme elle est généreuse, elle a partagé le résultat que vous pouvez voir ici :

Pour que les petits garçons puissent être et aimer ce qu’ils veulent, sans qu’on les emmerde (version 4)

Pour que les petites filles puissent être et aimer ce qu’elles veulent, sans qu’on les emmerde (parties 1 et 2)

Bénie soit-elle !