Il y a une idée que je trouve très excitante, c'est celle que la pauvreté n'est pas une fatalité, et qu'on pourrait l'éradiquer – si on voulait bien. (Je ne sais pas si c'est compatible avec un système capitaliste mais justement, le capitalisme, hein... Je pressens que j'aurai l'occasion d'en reparler ce mois-ci.)

Il y a quelques années, si je connaissais vaguement l'association ATD Quart Monde de nom, j'ignorais en revanche totalement ce qu'elle fabriquait. Tu m'aurais dit les Restos du Coeur ou eux, pour moi c'était kif-kif, c'est dire si j'étais pointue. Et puis, un jour, Florence m'a proposé des spritz en échange d'un don pour ATD (une proposition toujours d'actualité cette année, voir par ici si ça vous intéresse. Ce serait cool de battre le record de l'année dernière !). Le cœur je sais pas, mais ce qui est sûr c'est que j'ai l'estomac sur la main, donc j'ai dit banco.

Résultat, ATD m'a d'office abonnée à son journal, qu'au début, j'avoue, je ne parcourais que superficiellement. Et puis un jour, le journal en question a évoqué plus précisément les missions et la philosophie de l'association. J'ai découvert que j'étais complètement à côté de la plaque : leur objectif consiste non pas à "bêtement" porter assistance aux démunis (ce qui est déjà tout à fait louable, bien entendu), mais à – carrément – abolir la misère et lutter contre l'exclusion qu'elle engendre, en associant les personnes concernées à cette lutte et en travaillant avec les institutions (le RMI, la CMU, le DALO entre autres, c'est notamment grâce à eux). J'aime bien cette approche, très complémentaire d'autres associations qui pareront plutôt au plus urgent, mais beaucoup moins connue (car moins identifiable ?), j'ai l'impression. Et pourtant, ça me paraît beaucoup plus motivant, d'une certaine manière, cette idée d'accomplir un travail avec pour horizon : ne plus avoir de raison d'être.

avent03.JPG