On discutait avec mon amie Couac, elle me disait que l'époque qu'on vivait lui paraissait aussi terrifiante que galvanisante (tu me corriges si j'ai déformé tes propos, hein ?). Et c'est vrai qu'à bien des égards, on se sent tout au bord du précipice (coucou la guerre nucléaire, le réchauffement climatique et l'effondrement de la biodiversité). Mais du coup, c'est aussi le moment ou jamais de tenter des trucs, de faire autrement.

Le Monde publie une très chouette série de portraits de gens comme ça, qui se lancent, qui estiment qu'on n'est pas obligé de tout accepter comme une fatalité. Au delà des idées que ça peut faire germer chez les lecteurs, je crois à l'effet d'entraînement ou d'émulation ou de bascule ou je ne sais quoi (un phénomène de psychologie sociale qui porte sûrement un nom, mais lequel ?) : lire des articles sur des gens qui essaient de faire différemment, plutôt que des horribles faits-divers ou bien des constats d'échecs rageants ou déprimants, non seulement c'est meilleur pour le moral, mais je pense que ça installe de bonnes machines dans la tête : ça inspire l'enthousiasme plutôt que le découragement.

Bien sûr, ça n'empêche qu'il faut connaître ses ennemis. Mais c'est important aussi de connaître ses alliés, et de se sentir entraîné par le peloton. Parfois à la lecture de certains articles, on devine qu'on ne serait pas forcément pile sur la même longueur d'ondes que les gens dont le portrait est brossé. Ce n'est pas plus mal. Ça permet de se rappeler que même si on ne sera jamais d'accord sur tout, on est quand même nombreux à vouloir aller dans le même sens.

La saison 1 de la série #CeuxQuiFont est ici. Vous y trouverez par exemple l'histoire de Malika Bellaribi Le Moal, une cantatrice qui anime des ateliers auprès de femmes des quartiers populaires.

La saison 2 est , tout aussi riche.

Et dans la même veine si vous êtes plutôt radio, il y a dans l'émission Les pieds sur Terre (sur France Culture) une super minisérie aussi (dont j'ai déjà cité certains épisodes ici), qui s'appelle Des citoyens qui changent le monde. Ma tendresse va notamment à l'épisode 1 où on récupère ce que Bolloré (entre autres) s'était approprié (ambiance nananananèreuh) et à l'épisode 5 qui me fait GRAVE fantasmer (une école dans la forêt !!).

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Notre fille, ce mélange fascinant de rigueur et fantaisie.