Il y a des tas de sujets que j'ai envie d'aborder mais que je repousse à plus tard parce qu'il y a douze articles que j'aimerais lire avant. Et même quand je me dis "Allez, aujourd'hui je fais court", je finis par faire long. Aujourd'hui donc, je vais essayer de faire vraiment court.

OK si on excepte les 90 minutes que j'ai passées à quand même lire plein de trucs.

Bon, je vais faire très général et très particulier à la fois.

Le général : un peu dans la lignée de ce que je racontais hier - biodiversité économique tout ça - il me semble qu'il y a une certaine famille d'acteurs économiques bons pour la santé de tout le monde, et pas seulement du portefeuille de quelques actionnaires : ceux de l'économie sociale et solidaire (ESS).

Qu'est-ce que c'est, l'ESS ? La page gouvernementale y répond très bien, donc hop je copie-colle :

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La question de l'utilité sociale m'interpelle et me rappelle les travaux de trois chercheuses britanniques évoqués par Mona Chollet dans Chez Soi, qui comparent "la rémunération de certains métiers, sélectionnés aux deux extrémités de l’échelle des revenus, à la « valeur sociale » qu’engendre leur exercice" (le début de l'article du Monde Diplo est ici). C'est un changement de perspective qui m'avait beaucoup marquée ; j'avais trouvé ça rafraîchissant et stimulant. Bon, quand j'avais raconté l'idée à cette personne de mon entourage qui constitue ma référence sur ce qu'on pense à droite (notez la périphrase tortueuse pour préserver son anonymat), je n'avais eu pour toute réaction qu'un sourire narquois. J'aurais bien aimé en savoir un peu plus long sur ce qu'il en pensait (toujours le fameux know your enemy) (ah ben à me relire je pense que c'est la deuxième phrase que j'ai surlignée qui le faisait marrer).

Je suis en train de dériver sur les réflexions au sujet du travail en soi, qui auront lieu mais qui ne devaient pas intervenir dans le billet du jour, rha ! Tout ce que je voulais faire, une fois ce préambule de dix plombes torché, c'était citer deux-trois entreprises ESS-friendly (le volet "particulier" que j'avais annoncé en début de billet) :

ApiUp, parce qu'ils recyclent les palettes et que donc vous connaissez désormais ma déviance avec les planches de bois qui traînent dans la rue.

Carton Plein, parce que je pourrais avoir la même déviance avec le carton. J'ai vraiment le sentiment qu'on jette des ressources (donc du fric) par les fenêtres quand j'en vois traîner sur le trottoir. Dans les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett, le personnage auquel je m'identifie le plus, c'est Henri Roi, parce que c'est le boss absolu du recyclage, qui ne voit aucun déchet nulle part, que des ressources partout. (Ce qui est rigolo - et hors-sujet mais tant pis - c'est que le Chou quant à lui a surtout retenu de ce personnage qu'il était un mafieux de première. Marrant, non ?)

Et enfin 1336, une Scop qui a une bien belle histoire (cousine de David contre Goliath).

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