(J'essaie encore une fois de faire court, d'abord parce que plus j'échoue plus j'ai de chances d'y arriver, ensuite parce qu'on a été en vadrouille toute la journée et que là j'ai surtout envie d'aller lire des bédés dans le lit avec mon amoureux). edit : caramba, encore raté !

Le monde d'après serait un monde où on marcherait moins sur la tête, notamment dans la gestion des déchets (depuis l'année dernière, vous savez que je suis la pasionaria des poubelles), et plus précisément des biodéchets : les peaux de banane, restes de nouilles et autres carcasses de poulet. Parce que pour le moment, tout ça part à l'incinérateur, et faire brûler des trognons de chou dont le taux d'humidité avoisine les 80 %, c'est tellement... Les mots me manquent. Faire brûler de l'eau, quoi. Et après ça se prétend source d'énergie propre... Si on se chauffait à l'absurdité, oui je dis pas, mais là... Bref.

Globalement, on va plutôt dans le bon sens. (Il faudrait juste qu'on presse un peu le pas...). La loi de transition énergétique votée en 2015 prévoit la généralisation du tri des biodéchets en 2025 ; et il existe depuis le Grenelle une obligation de tri et de valorisation (par la méthanisation par exemple) des déchets alimentaires dans les établissements de restauration.

Mais il y a déjà plein de communes qui pratiquent la collecte des biodéchets en France (et dans le monde, Parme ou San Francisco notamment). Parfois en couplant avec une redevance incitative (plus ta poubelle est légère, moins tu raques), comme à Besançon.

La demande citoyenne est forte, et il faut juste que ça se sorte les doigts du cul chez les décisionnaires : à défaut (1) de collecte des biodéchets, à Paris les composteurs collectifs se sont multipliés, mais ils affichent complet et il y a carrément des listes d'attente pour avoir le droit d'y déposer sa salade flétrie. En ce qui me concerne, j'ai commencé le lombricompost il y a 5 ans pour montrer le principe à ma classe de CE2, et aujourd'hui c'est clairement en attendant le bac bio que je continue. En tous les cas, j'ai désormais un mal fou à jeter des cosses de petits pois à la poubelle normale, ça me fait trop mal au cœur (oui, il m'est déjà arrivé de rapporter des épluchures de carotte de chez ma belle-mère - je la salue pour son flegme, d'ailleurs).

Et puis, il y a un effet Kiss Cool sur le tri des biodéchets : une fois qu'il est en place, on observe une meilleure performance de tri global sur le reste des déchets (parce que pour le moment, je ne sais plus si c'est en France ou en région parisienne, mais 42 % des déchets recyclables partent aussi à l'incinérateur).

Un article sur le compost en pied d'immeuble.

Pour se lancer dans le lombricompost : VersLaTerre ou Plus2Vers

Et sinon, il y a aussi la solution des poules.

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Pèlerins se rendant au bac de compost pour honorer le dieu Humus.

(1) à défaut, parce que l'avantage avec ce type de collecte, c'est qu'on peut y mettre aussi ses déchets carnés et ses coquilles d'huîtres, alors que le compost ne tolèrera que le strictement végétal - et le lombricompost est encore plus restrictif. Mais bien entendu, c'est mieux que rien.