Ce calendrier atteint le point Miss France : je souhaite la paix dans le monde. Est-ce qu'on peut souhaiter ça sans ricaner en pensant à un maillot de bain barré d'une écharpe tricolore ? Non, je ne crois pas. Bah, ricanons tout en la souhaitant quand même !

Même si, bon, franchement : un monde sans violence ? Je ne suis même pas sûre que ce soit possible ; désolée, je n'ai pas philosophé assez longtemps sur la nature humaine pour avoir un avis tranché sur la question (1). En revanche, un monde avec moins de violence, ça oui, c'est non seulement possible, mais c'est même exactement ce qui se passe. Et c'est évidemment souhaitable.

Le problème, c'est que c'est pas si facile de faire baisser consciemment, chacun de son côté, le niveau de violence. Moi qui vous parle, je suis dans la théorie absolument, totalement et irrémédiablement non-violente. Et puis dans la pratique, pas plus tard que la semaine dernière, je me suis pris le chou avec un ado - qui faisait n'importe nawak, certes, mais j'ai tenu environ 7 secondes avant de perdre minablement tout mon sang-froid... Hum.

Et pourtant, je l'ai lu le bouquin de Marshall Rosenberg (enfin, « le ». Il en a écrit une palanquée, en fait) sur la communication non-violente. Et j'ai essayé d'appliquer un peu les principes. Les quelques fois où ça a marché, c'est vrai que c'était cool. Mais j'ai compté davantage d'échecs que de succès. Il est possible que ce soit parce que je fais pas intimement la distinction entre violence et colère... Apprendre à communiquer de cette manière, c'est vraiment du boulot, ce n'est pas instinctif. D'ailleurs ce n'est pas pour rien qu'il existe aussi des formations.

Et il y a d'autres courants de promotion de la non-violence, parfois mis en œuvre avec semble-t-il un certain succès dans les écoles : les messages clairs, par exemple.

Il faudrait sans doute aussi réussir à diminuer les violences éducatives, bien sûr. Et pourquoi pas se servir plus largement de la méditation, qui permet de développer l'empathie (et d'autres trucs cools).

Et puis, faire en sorte que la notion de bienveillance reste à la mode sans être galvaudée. Pas seulement parce que c'est plus agréable, mais aussi parce que ça permet d'avancer : les administratrices du groupe FB Gestion Budgétaire, Entraide et Minimalisme (dont je vous ai déjà parlé) considèrent la bienveillance comme un outil à part entière, transversal, qui permet de décupler l'efficacité des discours. Et ça marche.


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(1) Cela dit, cette expérience – très émouvante, ma foi - avec des bébés de trois mois (dans la 2e moitié de la vidéo) semble prouver que l'altruisme est quand même plutôt un truc inné.