Aha ! J'ai réussi à faire court ce soir ! En pompant comme une porcasse, certes, mais enfin je vais pas réinventer l'eau tiède tous les jours non plus hein.

Pour une ville plus vivable (vu que la moitié de la population mondiale y vit, et que je la pratique moi-même au quotidien, j'ai forcément davantage d'idées pour celle-ci que pour la campagne), après l'augmentation des framboisiers, je verrais bien la diminution - mais alors, drastique - de la publicité.

Pourquoi ? Tout est dans le manifeste de l'association RAP (Résistance à l'agression publicitaire) : Omniprésente et manipulatrice, dogmatique et dangereuse, liberticide, inégalitaire, inutile et coûteuse... Je cite : La publicité ne s’adresse qu’aux consommateurs au détriment des citoyens éveillés et responsables. A la publicité nous préférons la culture, le paysage et les arts (qui embelliront nos villes et nous divertiront sans arrière-pensée commerciale), la philosophie, la poésie, l’humour et la littérature, les associations, la politique locale et les initiatives sociales, l’expression libre, individuelle et gratuite.

Une de leurs dernières actions en date : porter plainte contre l'immense bâche installée à Bastille pour... profanation de sépulture (eh ouais, le saviez-vous ? Y a des morts sous la colonne de Juillet...)

Pour le moment, à part Grenoble et Sao Paulo, peu de villes se sont mises à décrocher les panneaux publicitaires. Une chercheuse en socio-économie a élaboré une intéressante proposition pour Montréal ; en voici deux-trois extraits (parce qu'il est déjà 21h47 et que mon oreiller m'appelle) :

Ce qui est certain, c’est que les publicités qui accaparent les panneaux d’affichage extérieurs montréalais invitent rarement à acheter des produits faits localement ou à fréquenter une entreprise indépendante. Retirer ces annonces permettrait, d’une certaine manière, de mettre tous les commerces sur un même pied d’égalité : celui de la proximité et de l’accessibilité.

En Suisse, Genève a été le siège d’une étonnante expérience lors de la transition de la gestion des espaces publicitaires entre deux entreprises. Pendant une semaine, les panneaux vides se sont fait prendre d’assaut par des artistes de tout genre. L’initiative a tellement plu que certains résident·e·s se sont mobilisés pour que la Ville soit libérée à l’année.

Plutôt que d’encourager à acheter et consommer, pourquoi ne pas plutôt sensibiliser à l’existence de services d’aide et d’accompagnement dans les quartiers ? Alors que le taux record de l’endettement des ménages revient continuellement dans l’actualité, ne serait-il pas plus pertinent de renseigner sur la présence d’une association coopérative d’économie familiale (ACEF) à proximité, plutôt que sur celle d’un nouveau type de crédit bancaire ?

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Aujourd'hui c'est l'anniversaire de ce blog. Il a 15 ans ! Bigre.