En voilà un sujet qui me tient à cœur, mais comme j'ai l'impression d'en parler tout le temps, ce billet ne sera pas forcément très complet. Le monde d'après aura nécessairement connu une réforme profonde de l'agriculture, car le modèle actuel est en bout de course (il vous faut vraiment des références ?).

J'ai trouvé ce débat intéressant, plutôt constructif et pas trop crêpage de chignon (imaginez: vous avez un paysan converti à l'agriculture biologique d'un côté de la table, et de l'autre, la présidente du FNSEA ; c'était quand même pas gagné). Bon cette émission a été enregistrée avant que l'Europe resigne pour 5 ans de glyphosate...
Mais ce n'est qu'une bataille de perdue. Parce que de tous côtés, les mentalités évoluent : la part de marché du bio augmente tous les ans, tout comme la part de terres cultivées de cette manière. Le mouvement Terre de Liens fait son petit bonhomme de chemin ; les projets de supermarchés coopératifs se multiplient ; on commence à en avoir marre d'être pris pour des jambons quand il faut payer la pollution des ressources aquatiques à la place de l'agriculture intensive ; les associations luttant pour interdire l'élevage en batterie poursuivent leur travail de sape, et finiront par gagner, j'en suis convaincue.

Il faudrait que tout ça aille juste un peu plus vite. Je sais bien que consommer bio a un certain coût (ou du moins, c'est une ventilation différente du budget) et que tout le monde ne peut pas se le permettre (1) (C'est d'ailleurs pour ça que le Réseau Cocagne fait un super travail, allez voir.) En ce qui me concerne, moi la bobo parisienne privilégiée qui fait ses courses à la Biocoop, je considère ce surcoût comme une sorte d'investissement, de loto écologique ; sauf que le jour où mes numéros sortiront, on aura tous gagné, héhé !

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(1) ou pense ne pas pouvoir se le permettre, pour certains ; tandis que pour d'autres, ce n'est tout simplement pas une priorité, ce que je peux concevoir aussi, bien entendu.