Billet rédigé dans la même pièce que Hiboute qui babillait et pas relu... No comment.

La domination masculine m'évoque la domination de la voiture sur le citadin, qu'il soit piéton ou cycliste.

L'intersection de ces domaines, d'ailleurs, me fait penser à deux statistiques : 1. En France, quand une rue met une personnalité à l’honneur, c’est un homme dans 94% des cas. 2. A Paris en 2012, trois quarts des accidents recensés ont été provoqués par des hommes. Ces deux faits peuvent paraître éloignés, mais pour moi, ils sont simplement deux des innombrables facettes du système dans lequel nous baignons.

Brrrref j'étais pas venue pour parler féminisme au départ, scusez la digression.

Je reviens à mon point de départ : on a, dans les villes françaises, une organisation qui favorise la voiture au détriment des autres modes de transport, quand bien même ceux-ci sont majoritaires (je ne retrouve plus les chiffres, mais en très gros c'est toujours un peu la règle des 80/20 : 80% de la surface des rues est allouée à la voiture alors qu'elle ne représente que 20 % des déplacements - un truc dans le genre). Sur Twitter, je vois les copains cyclistes se faire empiéter leurs voies par les voitures ; en tant que piétonne, je veux récupérer l'espace qui me revient (et instaurer une loi qui rend les piétons systématiquement prioritaires sur les voitures en cas de pluie ou de grand froid)(rho ça va on peu plus être un tyran 2 minutes)(mais quand même, attendre que le feu piéton passe au vert quand il drache ce que ça me gonfle), bref, il y a un partage de l'espace à revoir.

Bon évidemment, limiter les voitures nécessite d'avoir d'autres moyens pour se déplacer avec fluidité ; et là clairement, nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne (hein les toulousains ?). Ma copine de Nîmes qui a fait le choix de ne pas avoir de voiture a besoin de bien plus de volonté que moi qui suis peinarde avec mes milliers de bus de métros de rer de trams de vélos d'autolib... Cela dit, Paris reste en retard sur d'autres points : toujours une seule ligne de métro accessible en fauteuil roulant par exemple.

En attendant, les villes croumies de bagnoles me font l'effet de lieux démodés, en retard sur leur époque, très XXe siècle (Marseille m'a frappée à ce propos, quand je l'ai découverte cet automne). Je sais bien qu'il y a ce fameux confort de l'automobile, mais aujourd'hui, c'est difficile de ne pas le mettre en regard avec le confort respiratoire des poumons fragiles et autres asthmatiques.

Puisque les journées sans voiture ou de circulation alternée brillent par leur insuccès, je suppose que ce sont d'autres dispositifs qui aideront à faire évoluer les faits. L'exemple de Barcelone et le principe des "superblocs" est très intéressant, à cet égard.

avent16.JPG

Donc, d'après l'autrice, ceci est le plan d'une ville.