Quelles sont les nouvelles ?

Après un printemps trèèèèès calme niveau boulot, je suis de nouveau submergée pour jusque novembre. Je savais qu'il fallait en profiter et j'en ai bien profité.

Je n'ai pas beaucoup envie de bloguer, au grand dam du Chou. Pour me soigner de Twitter, j'ai ouvert un compte Instagram (si ça ressemble à une blague, ce n'est pas totalement fortuit).

Je suis retombée dans une vieille addiction, les jeux vidéo (enfin plutôt les jeux flash ?). Un équivalent de Candy Crush, mais en mieux fichu. Et en certainement plus addictif. Tous les 3 ou 4 ans, je tombe sur un nouveau jeu et deviens toxico jusqu'à l'os pendant 6-8 mois, et puis j'arrête tout, je reste sagement à l'écart des sites de jeux ; et un jour de faiblesse, ça repart pour un tour. J'ai l'habitude.

Là ce qui est nouveau, c'est que contre toute attente, j'ai réussi à tirer parti de cette addiction, en la croisant avec un outil de travail assez connu des indépendants, appelé "pomodoro" : la méthode pomodoro, c'est se servir d'un minuteur pour alterner des phases de travail avec des temps de pause. Quelque chose comme 25 min - 5 min, et au bout de 4 cycles, une vraie pause. Je n'y arrivais pas trop, j'oubliais de remettre le minuteur, ou alors je me disais attends encore 3 min j'ai pas fini et tout se décalait (tu vois Chaplin avec ses boulons à l'usine ?), bref ça ne marchait pas et ça m'épuisait.

Là, avec le jeu, quand je n'ai plus de vies, je dois attendre 15 minutes pour en récupérer une. Du coup, je joue 3 min, puis je travaille 12 min en attendant de pouvoir jouer de nouveau, et ainsi de suite. (On notera que le système ne fonctionne que tant que je perds : si je gagne la partie, la pause de 3 min peut voir sa durée multipliée par 2, 3, 4...). Je précise qu'il m'arrive aussi de faire des pauses sans écran, hein ! Aller voir du côté du frigo s'il n'y a pas un truc à grignoter, arracher 2-3 mauvaises herbes sur la terrasse, faire un chien tête en bas, plier du linge...

Je ne me berce pas d'illusions : je sais que je perds malgré tout beaucoup de temps dans la journée à cause du jeu. Mais ce système me permet de sauver les meubles. Avant je faisais des pauses sur Twitter et 1. c'était littéralement sans fin, pour arrêter il fallait que ça vienne de moi (or j'ai très peu d'autodiscipline) 2. Ça m'exposait trop violemment au monde et je baignais dans une ambiance terriblement cafardeuse d'impuissance et de désolation (je n'arrive pas à garder QUE des gens qui me font rigoler sur mon fil Twitter). Mon jeu à la con n'est pas particulièrement positif, il est neutre et c'est déjà pas mal, en fait. Tant pis pour le monde. Un jour j'arrêterai de jouer, un jour je re-sortirai de ma bulle, mais pas tout de suite.