C'est dimanche, pourquoi ne pas se faire plaisir avec un petit questionnaire
sur les livres ?
Quatre livres de mon enfance
Tous ceux de l'Ecole des loisirs, Dieu la bénisse.
Les contes de la Folie-Méricourt, de Pierre Gripari (fait
amusant, quelques années plus tard, ma frangine habita la fameuse
rue...)
Tous les Boule et Bill, tous les Lucky Luke et tous les Astérix (et de mon
enfance un peu plus tardive, tous les Gotlib et tous les Reiser)
Toutes les créatures du bon dieu, de James Herriot
(l'histoire d'un véto des années 30 dans le nord de l'Angleterre)
Quatre livres à relire sans me lasser
La Promesse de l'aube, de Romain Gary ; mais justement
j'évite de le relire trop souvent, j'ai peur que la magie finisse par en
disparaître.
Sans moi, de Marie Desplechin ; lui c'est le contraire,
plus je le lis et moins il s'use. C'est mystérieux...
L'Epopée du buveur d'eau, de John Irving ; mais tous les
Irving d'une manière générale, et même ceux que je n'ai jamais lus, c'est comme
si je les relisais, tellement c'est toujours la même chose, mais justement
c'est ça qui me plaît, ces infinies variations sur les mêmes thèmes.
Aux enfants de la lune, de Stéphane Frattini ; ce n'est
pas un roman, c'est une sorte d'herbier des années 60, tout ce qui faisait la
vie des gosses de cette époque, a priori c'est surtout pour la génération de
mes parents donc, mais à moi qui ne me remets pas d'avoir loupé les Beatles, ça
procure également beaucoup de plaisir.
Quatre livres que je ne lirai plus
Retour à Brooklyn, d'Hubert Selby Jr ; c'était excellent
mais je n'ai pas les épaules pour encaisser. D'une manière générale, depuis
cette expérience éprouvante, j'évite prudemment tous les Selby (quoiqu'il
paraît que son dernier est apaisé...)
L'Homme-boîte, de Kôbô Abé ; c'est un de mes élèves
japonais, adorable, qui me l'avait offert, aussi je l'ai lu, mais en dépit de
ma bonne volonté, je n'ai strictement RIEN compris !
Les bouquins de cuisine en général ; j'arrive pas à m'intéresser à
l'histoire (malgré toute la bonne volonté que j'y mets, encore une
fois).
La plupart des livres que j'ai lus à Sarajevo parce que je n'avais rien
d'autre à me mettre sous la dent mais qui me furent d'un ennui
prodigieux ; je me suis empressée d'oublier les titres et les noms,
attendez voir, il y avait entre autres Asiles de fous de Régis Jauffret, non mais quelle souffrance
je me suis infligée là quand j'y repense...
Quatre livres que j'emporterais sur une île déserte
Je déteste le coup de l'île déserte ! Allez, l'intégrale de Roald Dahl,
celle de Boris Vian, Baudelaire et Brétécher.
Quatre livres dans ma pile
Chroniques d'ici et d'ailleurs, de Florence Miailhe et Marie Desplechin,
dont je n'ai eu le temps de lire que l'intro pour le moment.
Le Rajah bourbon, de Michel de Grèce, la totale inconnue, un
cadeau, je verrai bien.
Les petits Riens de la vie, de Grace Paley, déniché à 1 euro
chez Book Off en attendant une copine pour déjeuner chez le japonais d'en face,
rue St Augustin.
De toutes les Couleurs de Angela Huth, qu'Heure bleue m'a
refilé, mais c'est vraiment trop tarte, écrit avec les pieds en plus, (je n'en
ai lu qu'un peu mais c'était suffisant) il faut que je m'en
débarrasse.
Quatre derniers mots de La Promesse de l'aube :
"... museau affectueux... J'ai vécu."